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Publié par le 04.05.2018

Saison bucolique en perspective pour ce 61ème numéro qui célèbre l’aboutissement d’une passion. Celle de l’autodidacte de la photo, Samuel Zeller. Un artiste symptomatique d’une ville qui voit ses talents bourgeonner à l’image de ses expositions. A commencer par celle du MEG qui se consacre à dévoiler les religions de l’extase en Afrique. Prenant à contrepied les tragédies confessionnelles, elle souffle un vent d’espoir en rappelant que la nébuleuse des croyances qu’elle recèle se rejoignent toutes dans cette soif de transcendance qui définit chaque être humain. Loin des dogmes et des barrières. Un postulat auquel l’art adhère pleinement en continuant de briser les barrières de la perception. Une dynamique que prône à tambour battant Serge Vuille, le nouveau directeur de l’Ensemble Contrechamp pour qui la musique contemporaine ne saurait être pleinement vécue sans briser les cloisons qu’inspire sa complexité apparente.

 Côté Quartier des Bains, la mousson printanière s’apprête à s’abattre sur les galeries du coin avec un Vernissage en Commun agencé le 17 mai. L’occasion de précéder l’événement en esquissant un crochet au Musée Rath pour présenter ses hommages à l’un des monuments de la peinture suisse : Ferdinand Hodler. Hors de la ville de Genève, le bourgeonnement continue, notamment au Boléro à Versoix pour une session déambulatoire entre usines Renault, paysans d’URSS et shootings mode pour Vogue en compagnie du photographe Robert Doisneau. Point d’atterrissage devenu coutumier, le Festival de Théâtre aux Jardins reprend à nouveau vie sous la baguette de la pétillante Pascale Méla. L’occasion de s’imbiber des multiples subtilités de la langue, revoir des classiques et peut-être y découvrir une dystopie.

À vous de jeter vos clés, sortir et ne plus jamais rentrer.

Mina Sidi Ali et Mabrouk Hosni Ibn Aleya