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	<title>Mathieu Roux | Go Out!</title>
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	<description>Le magazine culturel genevois</description>
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		<title>La preuve par 3</title>
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				<pubDate>Tue, 08 Mar 2022 17:11:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Roux]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>Origines &#38; préférences Centre sportif du Bout-du-Monde, 18 janvier 2022, 19h20. La météo hivernale n’épargne pas la cité de Calvin. Une fois la nuit tombée, la morsure du froid se fait encore plus insistante. Le rendez-vous est fixé juste après l’entraînement des trois championnes, devant un plan situé à une extrémité du pavillon couvert, un long bâtiment gris et jaune ... <a href="https://gooutmag.ch/la-preuve-par-3/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><b>Origines &amp; préférences</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Centre sportif du Bout-du-Monde, 18 janvier 2022, 19h20. La météo hivernale n’épargne pas la cité de Calvin. Une fois la nuit tombée, la morsure du froid se fait encore plus insistante. Le rendez-vous est fixé juste après l’entraînement des trois championnes, devant un plan situé à une extrémité du pavillon couvert, un long bâtiment gris et jaune abritant des salles de sport. À la faveur d’un lampadaire, le panneau indique, à l’aide de chiffres, l’emplacement des aménagements sportifs du complexe. La piste d’athlétisme, au numéro dix-sept, se trouve seulement à quelques foulées&#8230;le temps pour Alexia, Laura, et Rebecca d’enjamber la barrière qui borde le revêtement ocre avant d’expliquer : </span><i><span style="font-weight: 400;">« Nous nous entraînons ensemble ici à la course à pied les mardis et jeudis soir</span></i><span style="font-weight: 400;">. » Une précision importante sachant qu’elles exercent deux, voire trois autres activités physiques durant la semaine en parallèle de leurs cursus scolaires (natation, course, vélo et parfois gymnastique). Un quotidien atypique et intense qui impressionne d’autant plus en connaissant leurs niveaux: Mondial pour Rebecca et national pour Laura et Alexia. Mais en fait, de quoi parle-t-on? Direction la salle de presse du pavillon pour en savoir plus.</span></p>
<div id="attachment_20529" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-20529" class="wp-image-20529 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Portrait-357x500.jpg" alt="" width="357" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Portrait-357x500.jpg 357w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Portrait-768x1075.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Portrait-731x1024.jpg 731w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Portrait-100x140.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Portrait-1464x2050.jpg 1464w" sizes="(max-width: 357px) 100vw, 357px" />
<p id="caption-attachment-20529" class="wp-caption-text">Le trio de soeurs sportives : Alexia (17 ans), Laura (17 ans) et Rebecca Beti (19 ans) ©Fabien Scotti</p>
</div>
<p><span style="font-weight: 400;">Au commencement, les pères américains du triathlon, Jack Johnston et Don Shanahan, y voyaient </span><i><span style="font-weight: 400;">quelque chose de nouveau</span></i><span style="font-weight: 400;">. Peut-être que la pratique d’un seul sport, en 1974, leur paraissait trop banal et ne les satisfaisaient plus. Les deux californiens eurent alors l’idée retorse de créer un triptyque explosif, garanti par l’enchaînement de trois épreuves: la natation, le cyclisme et la course à pied. Toujours placées dans cet ordre lors des compétitions. Plusieurs arguments pourraient expliquer cette disposition, mais le meilleur reste le pragmatisme d’Alexia : </span><i><span style="font-weight: 400;">«</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">C’est une question de logique</span></i><span style="font-weight: 400;">, </span><i><span style="font-weight: 400;">ça serait trop compliqué de commencer par le vélo et ensuite d’enfiler la combinaison pour nager.»</span></i><span style="font-weight: 400;"> Du bon sens partagé par le trinôme qui considère cet agencement comme l’ordre naturel des choses. Une forme d’évidence qui se retrouve dans l’attention accordée aux trois sports: il faut bien entendu performer dans chacun d’eux pour réussir. Elles doivent donc les appréhender séparément. Si la natation remporte les faveurs des jumelles, ce n’est pas le cas pour Rebecca: </span><i><span style="font-weight: 400;">« Contrairement à elles, c’est là où je suis la moins forte, je préfère la course à pied. »</span></i><span style="font-weight: 400;"> En compétition, les distances varient selon le sport et le format. Dans leurs catégories, la « Distance sprint » leur font parcourir huit cents mètres de natation, vingt kilomètres de vélo et cinq kilomètres de course. Alors finalement, le triathlon ne serait qu’une suite de disciplines mises bout à bout? Ça aurait pu l’être, sans les transitions: ces instants où il faut passer le plus rapidement possible d’une épreuve</span> <span style="font-weight: 400;">à l’autre.</span></p>
<p><b> Transitions &amp; débuts  </b></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">«</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">Les transitions sont considérées comme le 4ᵉ sport du triathlon. Elles sont importantes dans l’enchaînement des disciplines. Ça nous est déjà arrivé de rater une compétition à cause d’elles.» </span></i><span style="font-weight: 400;">précise Laura. Quelques secondes transformées en véritable enjeu, à mesure que le niveau s’améliore. Entre les deux transitions dites T1 et T2, respectivement nage-vélo et vélo-course à pied, laquelle est la plus importante? La réponse fait l’unanimité: </span><i><span style="font-weight: 400;">« La première, parce que le fait de rater le groupe vélo te laisse toute seule ou pire, à devoir attendre celui d’après. » </span></i><span style="font-weight: 400;">Aujourd’hui, après des années d’exercice,</span> <span style="font-weight: 400;">les trois sœurs les considèrent comme des automatismes. Elles évoquent, sur le ton d’une habitude acquise depuis longtemps, des détails précis comme l’intérieur des chaussures enduites de vaseline pour les enfiler plus rapidement ou les lanières du casque déjà positionnées vers l’extérieur pour gagner du temps. Une familiarisation qui remonte à l’enfance, une période charnière où la suite se dessinait déjà. Et forcément, c’est l’aînée qui a ouvert le bal: </span><i><span style="font-weight: 400;">« A sept ans, j’ai commencé à courir avec une amie qui faisait du triathlon. Un jour, je suis allée la voir en compétition et j’ai bien aimé. Par la suite, j’en ai aussi fait un que j’ai gagné. Ça a sûrement dû contribuer à ma motivation [Rires]. » </span></i><span style="font-weight: 400;">Concernant Alexia et Laura, elles n’eurent qu’à suivre les traces de leur grande sœur qui leur avait considérablement ouvert la voie: </span><i><span style="font-weight: 400;">« On a suivi l’exemple de Rebecca et tenté notre premier triathlon dès qu’on a pu, à six ans. C’était un format pour les petits: On avait couru dans une pataugeoire au lieu de nager et fait le tour d’un stade en vélo à roulettes [Rires]. » </span></i><span style="font-weight: 400;">Si elles confient s’être rendues aux entraînements pour s’amuser étant petites,</span><i><span style="font-weight: 400;"> </span></i><span style="font-weight: 400;">la suite s’est révélée nettement plus sérieuse. </span><i><span style="font-weight: 400;">« C’est clair qu’il existe différentes étapes. Notre rapport au sport a changé avec l’âge. A l’adolescence, par exemple, il faut s’accrocher et faire des sacrifices. Beaucoup développent d’autres centres d’intérêts et du coup arrêtent. En plus, il faut avoir les capacités pour continuer à haut niveau. À ce moment-là, les résultats ont conditionné notre envie de continuer. On a aussi besoin de ça pour avancer. »</span></i><span style="font-weight: 400;"> conclut Rebecca.</span></p>
<div id="attachment_20530" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-20530" class="wp-image-20530 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Horloges-357x500.jpg" alt="" width="357" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Horloges-357x500.jpg 357w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Horloges-768x1075.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Horloges-731x1024.jpg 731w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Horloges-100x140.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Horloges-1464x2050.jpg 1464w" sizes="(max-width: 357px) 100vw, 357px" />
<p id="caption-attachment-20530" class="wp-caption-text">Le centre sportif du Bout-du-Monde  ©Fabien Scotti</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Soutiens &amp; formation</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Parfois, les coups du sort viennent assombrir le tableau et le mental de vainqueur ne suffit plus. L’aide extérieure est alors essentielle. Un rôle endossé par les entraîneurs, dont Rebecca tient à souligner le travail: </span><i><span style="font-weight: 400;">« Mon coach Jean-Marc sera toujours là pour me réconforter et il l’a fait dernièrement aux championnats du monde lorsque je suis tombée. C’était vraiment important tout ce qu’il m’a dit. »</span></i><span style="font-weight: 400;"> Leurs parents ont également apporté leur pierre à l’édifice en faisant preuve d’une implication de tous les instants. Plus surprenante, en revanche, la zone grise qui régit leurs rapports à l’entraînement: </span><i><span style="font-weight: 400;">« Le fait que l’on soit proche et que l’on puisse s’encourager, c’est un avantage, évidemment. Par contre, on est toujours ensemble et ça implique des désaccords » </span></i><span style="font-weight: 400;">selon Alexia. Même son de cloche chez Rebecca: </span><i><span style="font-weight: 400;">« Ce n’est pas forcément un atout d’être trois aux entraînements: c’est possible que la démotivation de l’une ou des deux autres tirent la dernière vers le bas. »      </span></i></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">[À ce moment-là de l’entretien, Rebecca se lève pour aller rejoindre Thomas leur petit frère et reviendra plus tard. J’en profite pour aborder la relation entre les jumelles].      </span></i></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">« Nous avons ce lien où on peut se comprendre en quelques mots. Avant les compétitions, on s’isole, on discute et on s’échauffe ensemble. » </span></i><span style="font-weight: 400;">Leur bonne entente ne les empêche pas de devenir des concurrentes lors d’une course, mais la rivalité s’estompe une fois la ligne d’arrivée franchie. Elles font remarquer qu’elles ont le même niveau et que ce sont plutôt les gens qui les comparent et les opposent. Une aubaine dans le cadre sportif: </span><i><span style="font-weight: 400;">«</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">Qui est la plus forte d’entre nous deux? On nous le demande tout le temps.» </span></i><span style="font-weight: 400;">Et pour finir, comment parviennent-elles à concilier école et triathlon? </span><i><span style="font-weight: 400;">«</span></i><span style="font-weight: 400;"> </span><i><span style="font-weight: 400;">Il faut une organisation assez extraordinaire, ce n’est pas évident. Je suis en 3ᵉ du collège et je fais mon année en deux ans. » </span></i><span style="font-weight: 400;">commence Rebecca. </span><i><span style="font-weight: 400;">« Nous, on est à l’ECG. Laura fait sa 3ᵉ année en deux ans et moi je suis en 2ᵉ, parce que j’ai redoublé et je la fais à plein temps.» </span></i><span style="font-weight: 400;">ajoute Alexia</span> <span style="font-weight: 400;">pour clôturer l’entretien enregistré au chaud dans la salle de presse. Trois vies bien remplies pour des carrières qu’on leur souhaite longues et fructueuses.</span> <span style="font-weight: 400;">Après l’arrêt de l’enregistreur vocal et les salutations d’usage, le moment est venu de replonger dans l’hiver polaire genevois. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Club de vin local</title>
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				<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 09:50:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Roux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Gastronomie & Vin]]></category>
		<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Bonjour Sandro, quel est votre parcours? Je travaille au département du territoire du canton de Genève. Après un master à HEC Lausanne, il y a un peu plus de dix ans, j’ai travaillé trois ans dans le privé avant de rejoindre l’administration publique. J’ai toujours été passionné par le vin et pour approfondir mes connaissances, j’ai entrepris la formation auprès ... <a href="https://gooutmag.ch/club-de-vin-local/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><b>Bonjour Sandro, quel est votre parcours?<br />
</b>Je travaille au département du territoire du canton de Genève. Après un master à HEC Lausanne, il y a un peu plus de dix ans, j’ai travaillé trois ans dans le privé avant de rejoindre l’administration publique. J’ai toujours été passionné par le vin et pour approfondir mes connaissances, j’ai entrepris la formation auprès du « <i>Wines &amp; Spirits Education Trust</i> » (WSET). Cette formation délivre des connaissances en viticulture et vinification, aborde en profondeur les différents styles de vins du monde et contient un module pratique qui traite de l’analyse sensorielle des vins, permettant de déterminer le cépage, le millésime ainsi que la région de provenance des vins, à l’aveugle. Actuellement, il me reste à passer le quatrième et dernier niveau du cursus.</p>
<p><b>D’où est venu votre intérêt pour le vin?<br />
</b>Un soir, avec des amis, j’ai participé à un soirée dégustation: on nous a expliqué comment goûter un vin, ce que l’on recherche, les critères d’évaluation de la qualité, etc.  Ça m’a beaucoup intrigué. J’ai commencé à me documenter sur le sujet en lisant à peu près tout ce qui me passait sous la main. A partir de là, j’ai voulu continuer à explorer cet univers. Ce qui est fascinant c’est que chaque bouteille raconte une histoire, avec des gens, des anecdotes, dans des langues différentes. Chaque bouteille peut être mise dans un contexte historique, géographique, climatique. Boire du vin, c’est faire appel à tous nos sens. Et vous pouvez goûter un vin et vous en souvenir pour toujours : la bouteille a disparu mais le moment reste là, à jamais.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo1.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-19794 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo1-375x500.jpg" alt="" width="375" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo1-375x500.jpg 375w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo1-768x1024.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo1-100x133.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo1-1464x1952.jpg 1464w" sizes="(max-width: 375px) 100vw, 375px" /></a></p>
<p><b>Pour entrer dans le vif du sujet : d’où vous est venu cette idée de site internet?<br />
</b>A travers la formation que j’ai suivie, je me suis dit que c’était bien d’accumuler des connaissances mais que ce serait encore mieux de pouvoir les utiliser pour en faire quelque chose. Je savais qu’aux Etats-Unis il existait un concept de box mensuelles auxquelles on pouvait s’abonner pour recevoir à la maison à peu près tout ce qu’on voulait (vins, légumes, produits cosmétiques, etc.). Ça a été une inspiration pour élaborer mon projet. Et pourquoi la box de vins genevois?  Une année, j’ai participé à la Sélection des vins de Genève, un concours qui classe les vins présentés par les vigneron.nes selon certains critères qualitatifs. J’ai découvert des vins exceptionnels et l’idée est partie de là.</p>
<p>Les vins locaux gagnent à être connus et contrairement à l’idée reçue, je trouve qu’il y a un rapport qualité/prix hors du commun. Si je peux contribuer à ma modeste échelle à faire découvrir le terroir genevois, alors je serai très content. J’ai bu du vin comme j’ai voyagé: j’ai fait le tour du monde avant d’aller voir le Cervin. J’avoue que j’ai d’abord pensé à créer un club avec des vins du monde, mais ça m’a rappelé cette histoire du tailleur de pierre à qui on demandait pourquoi il ne voyageait jamais et il répondait: à quoi bon voyager quand je ne connais pas tous les cailloux de ma commune.</p>
<p>Concernant les boîtes, elles sont en carton recyclé et produites en Suisse. J’ai essayé de réduire au maximum l’empreinte carbone en n’imprimant aucun papier supplémentaire. Un QR Code disponible dans la boîte donne accès à des informations sur l’histoire du domaine, le contenu de la box, une description de la structure des vins, des arômes dominants ainsi que des anecdotes et des conseils d’accords mets-vins.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><b>Ne pas choisir ses vins et se laisser surprendre par votre sélection, c’est plutôt audacieux comme procédé…<br />
</b>C’est ça l’idée: recevoir à la maison une boîte surprise qui varie selon les mois et les domaines viticoles. Donc il faut être prêt à recevoir du rouge, du blanc, du rosé, voire de l’orange <i>[Vin issu de cépages blancs dont le processus de vinification a comme particularité de laisser en contact le jus de raisin et la peau pour une durée plus ou moins longue. Également appelé vin blanc de macération, NDR] </i>ou un mélange. Je sélectionne les vins en fonction des spécificités de chaque domaine et des styles pour amener de la diversité. Donc, dans une boîte, il y aura trois vins différents d’un domaine . Le mois d’après, trois autres vins d’un autre domaine et ainsi de suite…<a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo4.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-19795 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo4-400x500.jpg" alt="" width="400" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo4-400x500.jpg 400w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo4-768x960.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo4-819x1024.jpg 819w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo4-100x125.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo4.jpg 1440w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p><b>Pourquoi trois bouteilles?<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p>J’aime bien le chiffre trois. Il revient un peu partout, tout le temps : les trois dimensions, les Rois mages, les Trois petits cochons…<i>[Rires].</i></p>
<p><b>En off, tout à l’heure, vous me parliez de développement durable avec ce projet. En plus d’une empreinte carbone minimale, y-a-t-il autre chose?<br />
</b>Oui, une partie du prix de l’abonnement est reversé à une société suisse (REBO) qui lutte contre la pollution de l’environnement à travers des programmes de récupération pour collecter les bouteilles en plastiques sur les rives et dans les océans.</p>
<p><b>Un petit mot pour la fin?<br />
</b>Ne pas oublier l’objectif principal qui est de faire connaître le terroir local et ses vignerons car ce sont eux les stars de la fête.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo2.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-19797 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo2-500x500.jpg" alt="" width="500" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo2-500x500.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo2-150x150.jpg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo2-768x768.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo2-1024x1024.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo2-100x100.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/photo2.jpg 1440w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
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		<title>VALIDE(E): Saison 2</title>
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				<pubDate>Fri, 08 Oct 2021 10:45:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Roux]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>Ce que j’ai trouvé bien dans la Saison une, c’est qu’elle déconstruisait pas mal de clichés et prenait le spectateur à contre-pied. [M’adressant à S. Camara, NDR]. Votre personnage, par exemple, ne dealait pas, ne cherchait pas à percer dans le sport ou la musique [William fait des livraisons pour payer ses études, NDR]. Par rapport à ça, est-ce que ... <a href="https://gooutmag.ch/validee-saison-2/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><b>Ce que j’ai trouvé bien dans la Saison une, c’est qu’elle déconstruisait pas mal de clichés et prenait le spectateur à contre-pied. <i>[M’adressant à S. Camara, NDR]</i>. Votre personnage, par exemple, ne dealait pas, ne cherchait pas à percer dans le sport ou la musique <i>[William fait des livraisons pour payer ses études, NDR]</i>. Par rapport à ça, est-ce que la saison deux suit la même ligne directrice?</b></p>
<p>Je ne saurais pas comment répondre à cette question dans le sens où je ne pense pas que le personnage de William ait été créé pour ça. Personnellement dans ma vie, dans mon quartier à Saint-Denis, j’en connais plein des William. C’est cool que ça ait donné cet effet-là, mais ça n’a pas été fait dans cette optique. Par rapport à la saison 2, on déconstruit des poncifs puisque l’univers du rap est lui-même plein de clichés. Donc on le fait naturellement en montrant la vérité, je pense.</p>
<div id="attachment_19717" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-19717" class="wp-image-19717 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2021-10-08-à-12.56.23-500x402.png" alt="" width="500" height="402" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2021-10-08-à-12.56.23-500x402.png 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2021-10-08-à-12.56.23-768x618.png 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2021-10-08-à-12.56.23-1024x824.png 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2021-10-08-à-12.56.23-100x80.png 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2021-10-08-à-12.56.23-1464x1177.png 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-19717" class="wp-caption-text">SAÏDOU CAMARA (WILLIAM) et LAËTITIA KERFA (LALPHA)</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>J’ai regardé la série il n’y a pas si longtemps parce que justement, je redoutais la caricature. Finalement, j’ai beaucoup aimé et retenu l’amitié entre les trois personnages centraux: William, Clément, Brahim et…le lancer de casquette. Ça m’a fait éclater de rire. C’est vous qui la jetez Saïdou ?<i>[Une casquette est jetée hors champs depuis l’entrée d’une chambre pour arriver en pleine figure de Brahim qui dort, NDR]</i>. Plus sérieusement, est-ce que l’on retrouve une dynamique similaire basée sur l’amitié dans la saison deux?</b></p>
<p>Oui c’est moi qui l’ai lancée. On l’a refaite quelques fois. Je lui ai fait un peu mal à l’arcade, pour l’anecdote, mais oui c’est bien moi. Et oui clairement, il y a beaucoup de bienveillance entre les personnages à l’instar de ce que l’on a pu voir dans la saison une. Là, le rapport est différent parce qu’il rencontre une femme et qu’il s’attache à elle au fur et à mesure. Or dans la saison une, il était question d’une amitié entre des personnes qui se connaissent depuis quinze ans. Mais il y a toujours ces liens très forts entre les protagonistes principaux.</p>
<p><b>Saïdou, j’ai lu que vous vous étiez présenté à un casting sauvage avant d’être retenu pour la saison une. Vous, Laëtitia, comment ça s’est fait?<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p><b>T</b>out a commencé au théâtre de la Commune à Aubervilliers, où je jouais une pièce de théâtre qui s’appelait <i>Du Sale</i>! De Marion Siefert. J’interprétais pendant une heure et demie Laeti <i>[Son pseudonyme de rappeuse, NDR]</i> et un personnage que j’avais créé moi-même. Richard Bismuth, fondateur de <i>Daymolition</i>, est venu un jour me voir. Il a kiffé la pièce, en a parlé à Franck qui est venu à son tour. En sortant de la pièce ce jour-là, Franck m’a dit qu’il préparait une série et qu’il fallait que je passe des castings.</p>
<p><b>É</b><b>tant donné que c’était votre première expérience devant une caméra Laëtitia, comment avez-vous géré les attentes, le jeu…bref la pression?</b></p>
<p><b>L. Kerfa:</b> En étant bien entourée….de Brahim, de Saïdou, qui étaient là autour de moi pour me conseiller. Je me suis sentie bien intégrée. Parfois bien sûr, j’ai eu la pression: c’était la première fois, il y avait un enjeu et il a fallu être à la hauteur. Mais ça m’a apporté aussi beaucoup de bonheur.</p>
<p><b>S. Camara: </b>Tout est basé sur une relation humaine, de soutien. Nous, on a vécu la même chose, huit ou neuf mois avant elle. Et le fait de se voir à travers elle, c’était un truc de fou. Et peut-être que je lui disais des trucs que l’on a pas forcément pu nous dire sur le tournage de la première saison. J’ai retrouvé chez elle des réactions que j’avais eu auparavant.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><b>Comment était l’ambiance sur le tournage de la saison 2?</b></p>
<p><b>S. Camara: </b>Cool, hein. Moi j’aime beaucoup travailler sur la série. Et pareil que l’année dernière, j’étais avec des gens qui ont mon âge, qui ont les mêmes centres d’intérêts que moi, donc forcément, on a de quoi discuter. Après ça reste un travail, il y a des journées plus difficiles que d’autres, suivant les périodes, les lieux…tout dépend de la courbe du personnage. Des semaines où il y a des tartines. C’est-à-dire beaucoup de textes. Il faut être concentré et pas dans l’état d’esprit de rigoler avec les autres à côté.</p>
<p><b>Et sinon, il est cool Franck Gastambide?</b></p>
<p><b>S. Camara: </b>Ben maintenant que tu m’en parles <i>[Rires]</i>…</p>
<p><b>L. Kerfa: </b><i>[Rires]</i> Ah mais pas du tout! <i>[Rires]</i>. Non mais au-delà du fait que ce soit quelqu’un d’extraordinaire, ce que je préfère par-dessus tout, c’est qu’il donne vraiment la chance aux gens qui ne viennent pas de ce milieu, qui n’ont pas fait d’écoles de cinéma. Et ça, c’est grandiose. Parce que c’est quand même un pari. Nous ne sommes pas certifiés, il y a du challenge et lui il le fait, il y va.</p>
<p><b>S. Camara: </b>Tu parlais de déconstruire les clichés et là, il y a un vrai truc. Nous dans nos têtes, lorsque nous regardions la télé avant, on imaginait que les acteurs avaient tous fait de longues études. Et aujourd’hui, t’as un mec qui vient nous voir pour nous dire que nous serons les rôles principaux d’une création originale Canal+. Ça ouvre la porte à d’autres qui peuvent s’identifier. Il y a une nouvelle dynamique qui se crée par rapport à ça je trouve.</p>
<p><b>Je souhaite à cette deuxième saison autant de succès que la première. Si ça arrive Laëtitia, êtes-vous préparée au raz-de-marée <i>Validé</i>?</b></p>
<p>Mes proches essaient de m’y préparer, mais je pense qu’on ne l’est jamais tant que ça ne nous ait pas tombé pas dessus. J’essaie de me battre au jour le jour, de travailler dur et de me dire que je verrai. Pas d’affolement, on prend pas le melon, on continue les projets comme d’habitude.</p>
<div id="attachment_19706" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/2021005_002.jpg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-19706" class="size-medium wp-image-19706" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/2021005_002-500x333.jpg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/2021005_002-500x333.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/2021005_002-768x512.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/2021005_002-1024x683.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/2021005_002-100x67.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/2021005_002-1464x976.jpg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/2021005_002-1200x800.jpg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>
<p id="caption-attachment-19706" class="wp-caption-text"> Saïdou Camara (William), Franck Gastambide (Sno), Laëtitia Kerfa (Lalpha) et Brahim Bouhlel (Brahim)</p>
</div>
<p><b>Teasez ou pitchez-moi la deuxième saison!</b></p>
<p><b>L. Kerfa: </b>Une femme qui arrive dans le rap, un milieu très compliqué. Heureusement, elle a deux super potos qui vont l’aider. Il y a beaucoup d’humour, beaucoup d’aventures, beaucoup de rappeurs et de la pression. Et il y a aussi beaucoup d’émotions vis-à-vis de l’Alpha, son enfant et de sa place<span class="Apple-converted-space">  </span>de femme dans le milieu du rap. Le tout fait une trame de fou, donc faut la regarder!</p>
<p><b>S. Camara: </b>C’est la suite de la mort d’Apash. Faut le dire, il est mort. Que tout le monde le sache. Brahim et William montent une maison de disque pour lui rendre hommage et cherchent un jeune talent. Ce n’est pas très facile, surtout qu’ils n’ont pas beaucoup d’argent à ce moment-là et qu’il faut trouver et investir sur une pépite. Puis Inès <i>[Le personnage joué par Sabrina Ouazani, NDR]</i> nous met sur la trace de la star de la saison qui est Sarah.</p>
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		<title>Exploitation de sauterelles</title>
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				<pubDate>Wed, 08 Sep 2021 08:39:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Roux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[film d'horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Just Philippot]]></category>
		<category><![CDATA[La Nuée]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Etude genre « La Nuée » se situerait plutôt au croisement du cinéma d’auteur et d’exploitation. Soit une œuvre reflétant une vision artistique et privilégiant des coûts de production minimes. « La Nuée » confirme la règle sans en être l’exception, puisque son budget avoisine les 2,5 millions d’euros pour 35 jours de tournage. Sauf que ce type de cinéma s’accompagne habituellement d’un versant ... <a href="https://gooutmag.ch/exploitation-de-sauterelles/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><b>Etude genre</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">« La Nuée » se situerait plutôt au croisement du cinéma d’auteur et d’exploitation. Soit une œuvre reflétant une vision artistique et privilégiant des coûts de production minimes. « La Nuée » confirme la règle sans en être l’exception, puisque son budget avoisine les 2,5 millions d’euros pour 35 jours de tournage. Sauf que ce type de cinéma s’accompagne habituellement d’un versant péjoratif, celui d’avoir en point de mire des bénéfices rapides, au détriment de la qualité. Ce n’est évidemment pas le cas ici. Alors si la vision et le savoir-faire du réalisateur sont bien au rendez-vous, que nous raconte-il?</span></p>
<div id="attachment_19438" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-19438" class="wp-image-19438 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2021-09-08-à-17.05.15-500x283.png" alt="" width="500" height="283" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2021-09-08-à-17.05.15-500x283.png 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2021-09-08-à-17.05.15-768x434.png 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2021-09-08-à-17.05.15-1024x579.png 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2021-09-08-à-17.05.15-100x57.png 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2021-09-08-à-17.05.15-1464x828.png 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-19438" class="wp-caption-text">Virginie (Suliane Brahim) parmi ses protégées – Photographie: The Jokers / Capricci</p>
</div>
<p><b>Chronique sociale sanglante</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’intrigue prend place de nos jours et s’articule autour de Virginie, mère célibataire et agricultrice, qui élève à la campagne ses deux enfants et beaucoup plus de sauterelles qu’elle considère comme la nourriture de demain: « </span><i><span style="font-weight: 400;">Bientôt y aura plus à bouffer et vous êtes trop cons pour vous en apercevoir </span></i><span style="font-weight: 400;">». Le film aborde, entre autres, le travail pénible, stressant et insuffisamment rémunéré des agriculteurs.trices en France. Avec comme conséquence directe l’impact négatif sur la vie de famille. Virginie vit des crises à répétition avec sa fille et peine à joindre les deux bouts. Néanmoins, elle garde le cap et s’accroche du mieux qu’elle peut. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais comme un malheur n’arrive jamais seul, elle constate assez vite que son élevage traîne la patte, les insectes perdant en robustesse. Par le fruit du hasard, Virginie remarque que les sauterelles s’enhardissent et prolifèrent après avoir goûté au sang humain ou animal. Dès lors, le glissement (raisonnable) vers le genre fantastique s’opère: la productivité augmente de façon exponentiel à l’aide de stratagèmes que le.la spectateur.trice se fera une joie de découvrir.  Une aubaine qui, malheureusement, tournera à l’obsession macabre, puis mortifère. Jusqu’au dénouement implacable, suivi d’un final particulièrement sobre et bienvenu.</span></p>
<p><b>La menace comme outil</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Comme dans beaucoup de films d’horreur, le menace (ici les sauterelles) cristallise une peur, un malaise ou grossit le trait d’un phénomène de société. Elle possède une fonction figurative. Selon le talent du ou de la réalisateur.trice, le procédé sera plus ou moins bien amené et plus ou moins subtile. On pense aux morts-vivants de George A. Romero qui renvoient à la société de consommation débilitante. Ou au mal absolu incarné par le personnage de Michael Myers dans le premier « Halloween » de John Carpenter. « La Nuée » suit les traces de ces monuments cinématographiques avec une écriture aboutie pour amener, à sa manière, une glaçante allégorie du monde du travail. N’en jetez plus! Courez ou même volez le voir.</span><img class="aligncenter wp-image-19404 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1424401-375x500.jpg" alt="" width="375" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1424401-375x500.jpg 375w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1424401-768x1024.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1424401-100x133.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1424401.jpg 1200w" sizes="(max-width: 375px) 100vw, 375px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>SE FAIRE UN CINÉ EN PETIT COMITÉ</title>
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				<pubDate>Sun, 04 Jul 2021 09:56:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Roux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gooutmag.ch/se-faire-un-cine-en-petit-comite/" data-wpel-link="internal">SE FAIRE UN CINÉ EN PETIT COMITÉ</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gooutmag.ch" data-wpel-link="internal">Go Out!</a>.</p>
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		<title>OVNI(s) : Objet Visuel Non Identifié</title>
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				<pubDate>Sun, 04 Apr 2021 18:11:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Roux]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>« Regardez ! Là-haut dans le ciel ! c’est…» Un oiseau? Un avion? Non, un ovni! Pour Objet Volant Non Identifié. D’ailleurs, il est pratiquement inutile de rappeler la signification de l’acronyme, tant les soucoupes volantes et les petits hommes verts ont pénétré la culture populaire. De nombreuses œuvres télévisuelles ont traité le sujet, dont la plus célèbre pourrait être la série « X-Files ». ... <a href="https://gooutmag.ch/ovnis-objet-visuel-non-identifie/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><b>« Regardez ! Là-haut dans le ciel ! c’est…»</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un oiseau? Un avion? Non, un ovni! Pour Objet Volant Non Identifié. D’ailleurs, il est pratiquement inutile de rappeler la signification de l’acronyme, tant les soucoupes volantes et les petits hommes verts ont pénétré la culture populaire. De nombreuses œuvres télévisuelles ont traité le sujet, dont la plus célèbre pourrait être la série « X-Files ». Depuis, les zombies et les narcotrafiquants ont pris le relais, reléguant le thème aux oubliettes. Si bien qu’en 2021, reprendre cette thématique semblait incongru. Mais c’était sans compter sur le principe cyclique infini de Lavoisier: Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. En lieu et place d’une série fantastique lorgnant du côté de l’horreur (l’épisode </span><i><span style="font-weight: 400;">Home</span></i><span style="font-weight: 400;"> de « X-Files » ne sera pas rediffusé par la Fox), « Ovni(s) » penche complètement vers la comédie loufoque.</span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ovni-s-serie-loufoque.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-18278 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ovni-s-serie-loufoque-500x350.jpg" alt="" width="500" height="350" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ovni-s-serie-loufoque-500x350.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ovni-s-serie-loufoque-768x537.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ovni-s-serie-loufoque-1024x716.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ovni-s-serie-loufoque-100x70.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ovni-s-serie-loufoque.jpg 1098w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p><b>Rigolades &amp; Gaudrioles</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">« Ovni(s) » fonctionne sur le principe du « poisson hors de l’eau ». Cela signifie qu’un personnage est catapulté dans un milieu inconnu, adoptant si possible un point de vue opposé au sien. C’est ainsi que le pragmatique scientifique Didier Mathure (incarné par Melvil Poupaud) intègre contre sa volonté le « Geipan », un service peuplé d’illuminés (d’où le « s » du titre) chargés d’enquêter sur des phénomènes spatiaux non identifiés. Un pari pas évident dans un genre où l’écriture et le rythme priment. Heureusement, « Ovni(s) » remplit haut la main ce cahier des charges. Scénario, personnages, dialogues : la maitrise est quasi-totale (petit bémol sur la toute fin) et confère au tout un ton burlesque bienvenu. La reconstitution fidèle des années septante ainsi que le casting aux petits oignons place sans aucun doute « Ovni (s) » parmi les séries à suivre en 2021.</span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/raw.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-18279 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/raw-500x281.jpeg" alt="" width="500" height="281" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/raw-500x281.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/raw-768x432.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/raw-1024x576.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/raw-100x56.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/raw-1464x824.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p><b>Le Geipan, un service bien réel</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est lui, l’autre bizarrerie de la série. Le « Geipan », pour Groupe d’Etude et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés a été créé à Toulouse en 1977. Dépendant du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), son objectif est d’étudier sérieusement ces phénomènes dénommés « Pan ». Sur le site du service*, en date du 5 mars 2021, des statistiques classent les 2897 cas en catégories correspondant aux quatre premières lettres de l’alphabet. </span><span style="font-weight: 400;">661 cas de la catégorie A correspondent à des phénomènes parfaitement identifiés (22,8%). la catégorie B et ses 1164 cas correspondent à des phénomènes probablement identifiés (40,2%). 973 cas de la catégorie C renvoient à des phénomènes non identifiés par manque de données (33,6%). Et la dernière catégorie, la D, fait état de 99 cas de phénomènes non identifiés, après enquête. Soit 3,4% des cas. Une catégorie qui aurait fait le bonheur de Mulder &amp; Scully, assurément.</span></p>
<p>*<a href="https://www.cnes-geipan.fr/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">https://www.cnes-geipan.fr/</a><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Affiche-1.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-18277 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Affiche-1-337x500.jpg" alt="" width="337" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Affiche-1-337x500.jpg 337w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Affiche-1-768x1139.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Affiche-1-691x1024.jpg 691w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Affiche-1-100x148.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Affiche-1.jpg 1079w" sizes="(max-width: 337px) 100vw, 337px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Raz-de-marée en série</title>
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				<pubDate>Sun, 24 Jan 2021 20:16:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Roux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Arte France]]></category>
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		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[HBO]]></category>
		<category><![CDATA[moloch]]></category>
		<category><![CDATA[saison]]></category>
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		<category><![CDATA[succession]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>1. Succession, drame familial [HBO/ 2 saisons (10épisodes X 60min)/ 2018- En production] Les sériephiles auront vite repéré le sigle aux trois lettres, garant d’une qualité souvent imitée, jamais égalée. La chaîne payante américaine et son tout nouveau service de streaming HBO Max (disponible courant 2021 en Europe) proposent parmi les meilleurs titres tous genres confondus (True Detective, Les Sopranos, The ... <a href="https://gooutmag.ch/raz-de-maree-en-serie/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><strong>1. </strong><b><i>Succession</i>, drame familial</b></p>
<p>[HBO/ 2 saisons (10épisodes X 60min)/ 2018- En production]</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Succession.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-17554 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Succession-500x281.jpg" alt="" width="500" height="281" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Succession-500x281.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Succession-768x432.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Succession-1024x576.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Succession-100x56.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Succession-1464x824.jpg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Succession.jpg 1584w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p>Les sériephiles auront vite repéré le sigle aux trois lettres, garant d’une qualité souvent imitée, jamais égalée. La chaîne payante américaine et son tout nouveau service de <i>streaming</i> HBO Max (disponible courant 2021 en Europe) proposent parmi les meilleurs titres tous genres confondus (<i>True Detective</i>, <i>Les Sopranos, The Wire,</i> <i>SFU,…</i>).</p>
<p>Ici il est question d’une famille américaine à la tête de laquelle règne un patriarche possédant un immense conglomérat médiatique. Si on osait la comparaison avec le monde réel, il se retrouverait parmi les puissants de ce monde, quelqu’un avec assez de pouvoir pour négocier directement avec le président des Etats-Unis…rien que ça. Mais <i>Succession</i> est loin de faire la promotion de ce type de prédateur financier, bien au contraire. La série s’attarde sur les dynamiques familiales dysfonctionnelles encore accentuées par la question épineuse de l’héritage. Enjeux de pouvoirs, rapports de domination, voire d’humiliation…la série brosse un portrait peu reluisant de personnalités souvent pathologiques, à tendance sociopathes. Grâce à une écriture globale de haute volée (personnages, scénario) et un excellent casting (Brian Cox en tête), <i>Succession</i> ne force jamais le trait. Si bien que l’on imagine sans peine certaines situations se retrouver dans la vraie vie. Inévitablement, un sentiment d’incompréhension mêlé d’effroi traversera le spectateur ou la spectatrice, à un moment ou à un autre. Excellente nouvelle, une troisième saison est prévue pour cette année.</p>
<p><b>2.</b> <b><i>Sharp Objects</i>, thriller psychologique</b></p>
<p>[HBO/ 1 saison (8 x 50min)/ 2018]<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Sharp-Objects-©-HBO.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-17552 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Sharp-Objects-©-HBO-500x281.jpg" alt="" width="500" height="281" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Sharp-Objects-©-HBO-500x281.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Sharp-Objects-©-HBO-768x432.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Sharp-Objects-©-HBO-1024x576.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Sharp-Objects-©-HBO-100x56.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Sharp-Objects-©-HBO-1464x824.jpg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p>Toujours sur HBO (la RTS a diffusé la série en 2019), <i>Sharp Objects</i> enfonce le clou du malaise en invitant au cœur du récit la maltraitance et les troubles psy (décidément). Tout concourt à rendre la série parfaitement glauque: L’atmosphère poisseuse et oppressante d’une petite ville du Missouri, une héroïne autodestructrice renouant avec sa cellule familiale ainsi qu’une enquête sur la disparition d’adolescentes. Pourtant, impossible de lâcher le récit une fois embarqué.e dans les méninges torturés de la journaliste Camille Preaker, incarnée par Amy Adams. Malgré le succès de la série, l’actrice n’a pas souhaité renouer avec son personnage pour une deuxième saison, évoquant le fait qu’il était complexe et (trop) sombre. Heureusement, le scénario se boucle à la fin de ces huit épisodes. En prime, sur l’un des meilleurs dénouement post-générique jamais réalisé. Brutal et époustouflant.</p>
<p><b>3. <i>Moloch</i></b>, <b>thriller fantastique</b></p>
<p>[Arte France/ 1 saison (6 x 52min)/ 2020]<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Moloch.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-17550 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Moloch-500x272.jpg" alt="" width="500" height="272" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Moloch-500x272.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Moloch-768x418.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Moloch-1024x558.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Moloch-100x54.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Moloch-1464x797.jpg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p>On ne l’écrit jamais assez, mais la chaîne Arte a musclé son jeu au fil du temps. Ce qui pouvait encore signifier, dans la conscience collective, ennuis et somnolence il y a quelques années; se traduit aujourd’hui par « qualité ». Et c’est bien Arte qui produit <i>Moloch</i>, une série fantastique française. Fait assez rare pour être souligné.</p>
<p>Quelque part dans une ville côtière, des phénomènes de combustion spontanée embrasent la quiétude du lieu et finissent par troubler l’ordre social. Une aspirante journaliste et un psychiatre endeuillé unissent leurs forces pour mener l’enquête. Le tour de force de <i>Moloch</i> consiste à maintenir une ambiance anxiogène et mystérieuse tout au long des six épisodes grâce à une réalisation sans failles. A commencer par la singularité du <i>pitch</i> qui se heurte au à l’esprit cartésien des personnages. Puis, de nous embarquer progressivement avec eux dans le doute et la possibilité qu’une part d’irrationalité puisse s’immiscer dans un monde rationnel. C’est sur ce fil fantastique et envoûtant qu’est construit la série. Le jeu des acteurs.trices, le rythme des dialogues et la photo magnifique (il faut voir la plage balayée par les bourrasques de vent sous un ciel gris ou les gens prendre feu dans la nuit) participent à cette atmosphère pesante, voire désolante, parfois hors du temps. Jusqu’au final sobre et magnifique. Sans doute parmi les œuvres télévisuelles françaises les plus captivantes.</p>
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		<title>BLACK MOVIE : SUR FOND D&#8217;APOCALYPSE</title>
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				<pubDate>Sun, 03 Jan 2021 15:46:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Roux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[asiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Blackmovie]]></category>
		<category><![CDATA[BM]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma coréen]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Gull]]></category>
		<category><![CDATA[Hong Songsoo]]></category>
		<category><![CDATA[Kim Mi-jo]]></category>
		<category><![CDATA[Kim Yong-hoon]]></category>
		<category><![CDATA[Lucky Strike]]></category>
		<category><![CDATA[Neo Neo]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>« Soleil vert sur ciel orange, au-dessus du Lignon » pourrait-on titrer l’affiche de cette édition. Tant le film de 1973, « Soleil Vert », rappelle étrangement la période à laquelle nous vivons. Concernant le pitch, sachez qu’il raconte notre Terre en 2022, dont l’Homme aurait épuisé les ressources naturelles. Seule une sorte de pastille verte et ronde nourrit le restant de l’Humanité. Le ... <a href="https://gooutmag.ch/black-movie-sur-fond-dapocalypse/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">« Soleil vert sur ciel orange, au-dessus du Lignon » pourrait-on titrer l’affiche de cette édition. Tant le film de 1973, « Soleil Vert », rappelle étrangement la période à laquelle nous vivons. Concernant le pitch, sachez qu’il raconte notre Terre en 2022, dont l’Homme aurait épuisé les ressources naturelles. Seule une sorte de pastille verte et ronde nourrit le restant de l’Humanité. Le ciel orange, quant à lui, renvoie à la phrase d’un mystérieux poète marseillais: « </span><i><span style="font-weight: 400;">Quand j&rsquo;vois le ciel orange, j&rsquo;repense à la fin du monde</span></i><span style="font-weight: 400;"> ». Un avant-goût de l’enfer, assurément. Rassurant et optimiste.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais au milieu de ce marasme ambiant, il existe bel et bien des poches de joie de vivre. Les fêtes de fin d’année en sont une, la sortie de Cyberpunk 2077 (décidément), le 10 décembre, en est une autre. Et bien évidemment, le </span><i><span style="font-weight: 400;">Black Movie</span></i><span style="font-weight: 400;">. Festival unique en son genre, « petit » parmi les grands, qui continue années après années de proposer des œuvres récentes (2019-2020) issues du monde entier. Autant déchiffreur de réalités considérées comme secondaires et oubliées, que défricheur de talents.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Comme toujours, il y en aura pour tous les goûts et de tous les styles. Fictions, documentaires ou films de femmes « à la caméra ». Malheureusement (ou peut-être l’inverse), étant donné que la sélection de la présentation d’un type de cinéma dépend en partie de celui qui l’écrit, il sera ici question de films sud-coréens. Bien entendu, le Mexique, le Kenya, la Russie, l’Argentine, la Roumanie et d’autres pays ont droit au chapitre. De plus, il serait bête de réduire le BM à des projections de cinéma coréen. Mais force est de constater que ce dernier a pris beaucoup d’ampleur ces dernières années.</span></p>
<div id="attachment_17410" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/bm21-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-17410" class="wp-image-17410 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/bm21-2-353x500.jpg" alt="" width="353" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/bm21-2-353x500.jpg 353w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/bm21-2-724x1024.jpg 724w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/bm21-2-100x141.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/bm21-2.jpg 750w" sizes="(max-width: 353px) 100vw, 353px" /></a>
<p id="caption-attachment-17410" class="wp-caption-text">La superbe affiche du Blackmovie conçue par Neo Neo</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>«Féfé sur les Champs, pas louée»</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est autour d’un sac rempli de billets que se croisent et s’entre-tuent des personnages dans le thriller </span><i><span style="font-weight: 400;">Lucky Strike</span></i><span style="font-weight: 400;">. Un moyen, pour le réalisateur Kim Yong-hoon, de critiquer une société coréenne marquée par la course au fric et le matérialisme. N’en déplaise aux détracteurs.trices de ce genre de film qui ne voient dans les polars violents et (un peu) sanglants qu’un divertissement de plus. </span></p>
<p><b>«Fatiguée mais debout»</b></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Gull</span></i><span style="font-weight: 400;">, qui signifie la mouette en français, s’attarde sur les questions de genre dans la société sud-coréenne et questionne, plus précisément, la place des femmes. Mais au lieu de traiter le sujet de manière convenue (égalité hommes/femmes), le film de la réalisatrice Kim Mi-jo se sert d’une statistique à la marge de la norme: celle du viol d’une femme d’âge mûre. Ainsi, à partir d’un crime peu répandu et presque invisible, Kim Mi-jo fait ressortir d’autant plus fortement l’incapacité de l’entourage de la victime, Obok, à gérer une situation perçue comme taboue. Incompréhension, responsabilité déplacée sur la victime, impossibilité de confronter l’auteur et obtenir le soutien de témoins: tout prend alors la tournure d’un parcours de la combattante. Et Obok de s’enfoncer petit à petit dans la dépression…La réalisatrice, également scénariste, eut l’idée d’écrire ce script alors qu’elle avait observé un homme suivre une dame âgée dans la rue. À ce moment, elle fût saisie par un sentiment de danger lorsque la femme lui rappela sa mère. L’incident la fît s’interroger sur les questions de genre en Corée du Sud. Pas étonnant, donc, que l’on retrouve ce film dans la section « Femme à la caméra ».</span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/2k6pO_4f.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-17412 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/2k6pO_4f-353x500.jpg" alt="" width="353" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/2k6pO_4f-353x500.jpg 353w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/2k6pO_4f-768x1086.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/2k6pO_4f-724x1024.jpg 724w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/2k6pO_4f-100x141.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/2k6pO_4f.jpg 900w" sizes="(max-width: 353px) 100vw, 353px" /></a></p>
<p><b>«J’ai jeté la bague à Tchikito»</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Enfin, le dernier film retenu se concentre exclusivement sur quatre femmes. L’une d’entre elles, Gan-Hee, rend visite aux trois autres qu’elle n’a pas vu depuis longtemps. Elle-même profite de l’absence de son mari pour les rencontrer dans différents endroits de Séoul. S’ensuit des discussions entre femmes, perturbées les trois fois par la maladresse des hommes. Manifeste féministe, le film de Hong Songsoo (vingt-quatre films en vingt-quatre ans) laisse l’espace et la parole aux femmes, tout en examinant la solidarité qui les uni, au gré d’expériences et de vécus différents.</span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LaFemmeQuiDisparait-Banniere-800x445.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-17413 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LaFemmeQuiDisparait-Banniere-800x445-500x278.jpg" alt="" width="500" height="278" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LaFemmeQuiDisparait-Banniere-800x445-500x278.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LaFemmeQuiDisparait-Banniere-800x445-768x427.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LaFemmeQuiDisparait-Banniere-800x445-100x56.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LaFemmeQuiDisparait-Banniere-800x445.jpg 800w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>KRUMP: Aux origines quasi-mystiques d’une pratique bien réelle</title>
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				<pubDate>Wed, 14 Oct 2020 08:33:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Roux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Los Angeles, South Central. Années 1990. Localisation: sud/sud-est de Los Angeles, 300 000 habitant.e.s. Une région paupérisée, tristement célèbre pour sa violence endémique. Rien d’inhabituel, malheureusement, sur les avenues de la Cité des Anges. La ville n’échappe pas aux troubles sociaux liés aux grands centres urbains américains: ségrégation, délinquance, abus policiers, chômage… À cette poudrière instable s’ajoutent les tensions raciales ... <a href="https://gooutmag.ch/krump-aux-origines-quasi-mystiques-dune-pratique-bien-reelle/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><b>Los Angeles, South Central</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Années 1990. Localisation: sud/sud-est de Los Angeles, 300 000 habitant.e.s. Une région paupérisée, tristement célèbre pour sa violence endémique. Rien d’inhabituel, malheureusement, sur les avenues de la Cité des Anges. La ville n’échappe pas aux troubles sociaux liés aux grands centres urbains américains: ségrégation, délinquance, abus policiers, chômage… À cette poudrière instable s’ajoutent les tensions raciales suite à l’arrivée, dans les années 1980, des populations hispaniques et coréennes dans le secteur. C’est dans ce climat explosif qu’une bavure policière, entre autres incidents, influera sur le cours des événements</span><span style="font-weight: 400;">2</span><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un soir de 1991, une course-poursuite s’engage entre le </span><i><span style="font-weight: 400;">LAPD</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">Los Angeles Police Department</span></i><span style="font-weight: 400;">) et trois hommes noirs à bord d’un véhicule. La voiture finit par s’arrêter sur le bas-côté après treize kilomètres de fuite. Encerclés par les forces de l’ordre, deux des trois passagers se soumettent aux injonctions policières et sortent du véhicule, tandis que le troisième refuse d’obtempérer. Sous la menace d’une arme, ce dernier finit par obéir et se couche à plat ventre sur la route, à côté de la voiture. Quatre hommes tentent de le neutraliser, en vain. L’homme se débat tant et si bien que les policiers se replient. Face à l’individu non maitrisé, le sergent Stacey Koon dégaine alors son taser et tire une première fois. L’homme tombe à genoux mais se relève. Koon recommence: un deuxième tir atteint l’homme et le projette au sol. Conscient mais hagard, il se redresse de tout son long jusqu’à tenir debout, une fois de plus, du haut de son mètre nonante-et-un. Une pluie de coups s’abat alors sur l’inarrêtable machine qui finit par chuter. Les officiers Laurence Powell et Timothy Wind utilisent leur bâton. L’officier Briseno portera un violent coup de pied à la tête de la victime. La vingtaine de policiers dépêchés entre temps sur les lieux n’interviendront pas. Rodney King subira ce soir-là cinquante-six coups de bâton et six coups de pied.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Par chance, George Holliday, habitant du quartier et </span><i><span style="font-weight: 400;">copwatcher</span></i><i><span style="font-weight: 400;">3</span></i> <span style="font-weight: 400;">avant l’heure, filmera une partie de la scène :</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">https://www.youtube.com/watch?v=icZV1w5uLcE</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En mars 1992 débute le procès des quatre policiers inculpés. Accusés d’« usage excessif de la force », ils sont acquittés le 29 avril, après sept jours de délibération. C’en est trop, les soupapes communautaires ne parviennent pas à réguler et contenir le trop-plein de colère populaire. Moins de deux heures après le verdict, des émeutes éclatent à Los Angeles. Six jours, cinquante-cinq morts, quelques 3&rsquo;600 incendies. La ville est à feu et à sang</span><span style="font-weight: 400;">4</span><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Exutoire &amp; positivité</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La même année au même endroit, comme une réponse positive face au déterminisme chaotique, Thomas Johnson propose une alternative en plein désastre ambiant. Citoyen de South Central, il devient « </span><i><span style="font-weight: 400;">Tommy the Clown</span></i><span style="font-weight: 400;"> », animateur le temps d’un goûter d’anniversaire. Grimé et maquillé pour l’occasion, il invente une danse appelée le </span><i><span style="font-weight: 400;">clowning</span></i><span style="font-weight: 400;"> afin de divertir les enfants. Ils ne le savaient pas encore, mais deux gamins alors âgés de sept ans, spectateurs amusés, deviendront créateurs du </span><i><span style="font-weight: 400;">Krump</span></i><span style="font-weight: 400;"> en se réappropriant ses mouvements. C’est parfois au milieu des pires tempêtes que les éclaircies se font les plus perçantes.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Clowning</span></i><span style="font-weight: 400;">:</span></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=_CbqrGNw3bY" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link"><span style="font-weight: 400;">https://www.youtube.com/watch?v=_CbqrGNw3bY</span></a></p>
<div id="attachment_16864" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-16864" class="wp-image-16864 size-large" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image-2-1024x768.jpeg" alt="" width="1024" height="768" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image-2-1024x768.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image-2-500x375.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image-2-768x576.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image-2-100x75.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image-2.jpeg 1386w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />
<p id="caption-attachment-16864" class="wp-caption-text">« Alix aka Bad Liks », ©️Alix M.</p>
</div>
<p><span style="font-weight: 400;">Années 2000. En ados aguerris, Tight Eyez</span> <span style="font-weight: 400;">et</span> <span style="font-weight: 400;">Big Mijo</span> <span style="font-weight: 400;">développent une nouvelle forme d’expression basée sur la « danse du clown ». Ils y apportent une touche spirituelle personnelle en la rebaptisant </span><i><span style="font-weight: 400;">Krump</span></i><span style="font-weight: 400;">. Danser serait une façon d’exprimer ses louanges et se rapprocher du divin. Il n’en demeure pas moins que sa fonction principale réside dans la sublimation. Véritable purge émotionnelle, le </span><i><span style="font-weight: 400;">Krump</span></i><span style="font-weight: 400;"> canalise et extériorise les sentiments négatifs. La danse évite ainsi de retourner la violence intériorisée contre soi ou autrui et offre un cadre préventif face aux problématiques délinquantes. Un dernier rempart, un garde-fou avant l’engrenage vers une spirale infernale. Une nécessité doublement bénéfique.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La dimension cathartique du </span><i><span style="font-weight: 400;">Krump </span></i><span style="font-weight: 400;">en fait une danse explosive et expressive de premier choix. Les mouvements sont énergiques, saccadés et amples. Ces derniers sont improvisés sur la base de quatre mouvements qui se déclinent de différentes façons. Il s’agit du </span><i><span style="font-weight: 400;">stomp</span></i><span style="font-weight: 400;"> (taper des pieds sur le sol), du </span><i><span style="font-weight: 400;">chest pop</span></i><span style="font-weight: 400;"> (mouvement convulsif du torse vers l’avant ou l’arrière), du </span><i><span style="font-weight: 400;">arm swing</span></i><span style="font-weight: 400;"> (jet des bras) ainsi que du </span><i><span style="font-weight: 400;">jab</span></i><span style="font-weight: 400;"> (jet puis arrêt du mouvement)</span><span style="font-weight: 400;">5</span><span style="font-weight: 400;">. Malgré le lexique combatif et l‘apparent défouloir, aucune agressivité ne transparaît. Juste le principe de transformer l’énergie négative en positive, à l’instar du socle philosophique qui accompagnait le Hip Hop à ses débuts: De la violence des blocs aux </span><i><span style="font-weight: 400;">Block Parties</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le </span><i><span style="font-weight: 400;">Krump</span></i><span style="font-weight: 400;"> implique avant tout une notion de partage. Les krumpers et krumpeuses évoluent en collectivité, en familles, appelées </span><i><span style="font-weight: 400;">fam</span></i><span style="font-weight: 400;">. Chacun.e obtient un </span><i><span style="font-weight: 400;">blaze</span></i><span style="font-weight: 400;"> (un alias écrit) octroyé par la personne créatrice de ladite </span><i><span style="font-weight: 400;">family</span></i><span style="font-weight: 400;">. La pratique peut varier dans la forme : il peut s’agir de « sessions » pratiquées au sein d’un même </span><i><span style="font-weight: 400;">crew</span></i><span style="font-weight: 400;"> ou de </span><i><span style="font-weight: 400;">battles</span></i><span style="font-weight: 400;">, dont l’objectif consiste à se mesurer à des participant.e.s d’autres </span><i><span style="font-weight: 400;">crews</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span> <span style="font-weight: 400;">Toujours est-il que tout se fait en groupe, aux sons de la </span><i><span style="font-weight: 400;">hype</span></i><span style="font-weight: 400;"> (les cris) encourageant la personne en train de danser. L’échange d’énergie se fait à tous les niveaux</span><span style="font-weight: 400;">6</span><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Best of Tight Eyez:</span></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=_cA9DAVfniI" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link"><span style="font-weight: 400;">https://www.youtube.com/watch?v=_cA9DAVfniI</span></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Suisse</b></p>
<p>2020. Localisation: Europe centrale, 8.6 millions d’habitant.e.s Un pays éloigné tant géographiquement que sociologiquement du berceau de la <i>Krump</i>. Pourtant, la danse trouve ici une résonance particulière. Qui en sont les instigateurs et quelles peuvent bien en être les raisons? Regards croisés avec Alix alias « Bad Liks » et Solie alias « Girl Mainevent »,deux figures de leur génération.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Débuts d’explications avec Alix, 34 ans, fondateur du mouvement </span><i><span style="font-weight: 400;">Krump</span></i><span style="font-weight: 400;"> avec son </span><i><span style="font-weight: 400;">crew</span></i><span style="font-weight: 400;"> les Warriorz. « Au début, nous n’étions que deux sur Genève, Chris « Dakodak » et moi. Nous avions vu une vidéo des </span><i><span style="font-weight: 400;">MTV Awards</span></i><span style="font-weight: 400;"> en 2004, au cours de laquelle des krumpeurs dansaient. On a été scotché alors qu’ils n’avaient dansé qu’une minute!  Et comme on avait enregistré l’événement sur cassettes VHS, on arrêtait pas de se repasser le moment. On adorait ». Puis, l’envie de reproduire les mouvements fera le reste. La pratique était encore balbutiante jusqu’à ce que les Yatouman, le nom de leur premier </span><i><span style="font-weight: 400;">crew</span></i><span style="font-weight: 400;">, entendent parler de deux autres krumpeurs établis à Bienne, Jaques « Yar Jack » et Salim « Dream » . C’est ainsi que les Warriorz naissent en 2004. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">A partir de là, l’envie de partager leur passion s’étend à toute la Suisse: Entraînements en commun, voyages, compétitions. Une communauté éclot aux quatre coins du pays. En 2008, les Warriorz gagnent les championnats d’Europe et se produisent à un rythme soutenu, les événements occupent tout leur temps. Ils choisissent alors de lever le pied pour former la nouvelle génération. Un autre élément déterminant sera le documentaire </span><i><span style="font-weight: 400;">Rize</span></i><i><span style="font-weight: 400;">7</span></i><span style="font-weight: 400;">, sorti en 2005, qui authentifiera leur pratique du </span><i><span style="font-weight: 400;">Krump</span></i><span style="font-weight: 400;">: « Dès que Rize est sorti, nous avons eu une meilleure vision, on savait que ce nous faisions était juste ». </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Même son de cloche chez Solie, 27 ans, championne du monde de </span><i><span style="font-weight: 400;">Krump</span></i><span style="font-weight: 400;"> en 2019. Elle raconte avoir été </span><i><span style="font-weight: 400;">envoûtée</span></i><span style="font-weight: 400;"> par le film. S&rsquo;il fallait dresser l’arbre généalogique suisse du </span><i><span style="font-weight: 400;">Krump</span></i><span style="font-weight: 400;">, Solie pourrait être considérée comme la petite fille d’Alix. « J’ai formé la personne qui l’a formée » précise-t-il.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La danseuse, établie à Martigny, insiste sur le travail fourni. Une notion occupant une place importante au sein d’une communauté assidue à la tâche: «C’est parce que depuis le départ de ce mouvement, nous nous entraînons tous les week-ends, nous voyageons pour des compétitions, nous organisons un événement de danse en Valais, nous avons obtenu des résultats de tout notre travail, ce qui nous a fait connaître internationalement ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Switzerland vs Japan | Crew Final | EBS World Final 2019:</span></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Z2FJUWYK_qo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link"><span style="font-weight: 400;">https://www.youtube.com/watch?v=Z2FJUWYK_qo</span></a></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et comme pour confirmer les dires d’Alix, Solie évoque également un milieu rassembleur et ouvert: « Dès le départ (…), il y avait des danseurs d’ailleurs, c’est-à-dire Fribourg, Neuchâtel, Lausanne, le Haut-Valais, etc. Donc il n’y a pas uniquement des Valaisan.ne.s» </span></p>
<div id="attachment_16862" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-16862" class="wp-image-16862 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2020-10-06-at-16.01.55.jpeg" alt="" width="960" height="540" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2020-10-06-at-16.01.55.jpeg 960w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2020-10-06-at-16.01.55-500x281.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2020-10-06-at-16.01.55-768x432.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2020-10-06-at-16.01.55-100x56.jpeg 100w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" />
<p id="caption-attachment-16862" class="wp-caption-text">« Alix aka Bad Liks » en pleine performance ©️Alix M.</p>
</div>
<p><span style="font-weight: 400;">Avant de conclure: «Il y a tellement d’amour, de respect, d’entraide, de rigolade dans notre groupe que les gens le sentent et y restent en général ».</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour la recette de l’engouement, prenez donc un à un les ingrédients tels que le travail acharné, une implication sans faille, une communauté soudée, une passion intacte ainsi qu’une franche camaraderie. Mélangez le tout et vous obtiendrez un mouvement suisse de </span><i><span style="font-weight: 400;">Krump</span></i><span style="font-weight: 400;">, solide à tous points de vue.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Queen Twiggz vs Girl Mainevent | Female Final | EBS World Final 2019:</span></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Ahy97zw-smg" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link"><span style="font-weight: 400;">https://www.youtube.com/watch?v=Ahy97zw-smg</span></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">1</span><span style="font-weight: 400;">Bien que présente au début, la dimension spirituelle est petit à petit laissée au second plan. De nos jours, elle est jugée optionnelle par les adeptes du </span><i><span style="font-weight: 400;">krump</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">2</span><span style="font-weight: 400;">Cynthia Ghorra-Gobin. Multiculturalisme et marginalisation à Los Angeles. De Watts (1965) à South Central (1992). In: </span><i><span style="font-weight: 400;">Vingtième Siècle, revue d&rsquo;histoire</span></i><span style="font-weight: 400;">, n°40, octobre-décembre 1993. pp. 23-32.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">3</span><span style="font-weight: 400;">Littéralement: « Observateur de flics ». Le plus souvent un.e citoyen.ne qui parvient à capturer en photo ou vidéo les images d’agressions policières. Illustré récemment par la tristement célèbre affaire Georges Floyd. En France, le réalisateur Ladj Ly pratiquait le </span><i><span style="font-weight: 400;">copwatching</span></i><span style="font-weight: 400;"> dans les années 2000.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">4</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Martel" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link"><span style="font-weight: 400;">Frédéric Martel</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><i><span style="font-weight: 400;">De la culture en Amérique</span></i><span style="font-weight: 400;">, Paris, Gallimard, 2006, (</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/International_Standard_Book_Number" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link"><span style="font-weight: 400;">ISBN</span></a><span style="font-weight: 400;"> </span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9cial:Ouvrages_de_r%C3%A9f%C3%A9rence/2070779319" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link"><span style="font-weight: 400;">2070779319</span></a><span style="font-weight: 400;">), p. 455</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">5</span><span style="font-weight: 400;">https://www.lemonde.fr/scenes/article/2018/01/29/le-krump-des-ghettos-de-los-angeles-a-l-opera-de-paris_5248561_1654999.html</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">6</span><span style="font-weight: 400;">https://www.lenouvelliste.ch/articles/valais/canton/danse-ils-sont-valaisans-dansent-le-krump-et-nous-posent-les-bases-827201</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">7</span><span style="font-weight: 400;">Film documentaire retraçant l’origine de plusieurs danses, dont le Krump. Réalisé par David Lachapelle, </span><i><span style="font-weight: 400;">Rize</span></i><span style="font-weight: 400;"> agit comme un véritable détonateur à sa sortie en 2005 et inspire de nombreux.ses aspirants.tes danseurs.ses à travers le monde.</span></p>
<div id="attachment_16866" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-16866" class="wp-image-16866 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image-3.jpeg" alt="" width="605" height="960" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image-3.jpeg 605w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image-3-315x500.jpeg 315w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image-3-100x159.jpeg 100w" sizes="(max-width: 605px) 100vw, 605px" />
<p id="caption-attachment-16866" class="wp-caption-text">Solie aka “Girl Mainevent”</p>
</div>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gooutmag.ch/krump-aux-origines-quasi-mystiques-dune-pratique-bien-reelle/" data-wpel-link="internal">KRUMP: Aux origines quasi-mystiques d’une pratique bien réelle</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gooutmag.ch" data-wpel-link="internal">Go Out!</a>.</p>
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		<title>13EME ART MUSIC: UN LABEL MARSEILLAIS A VOCATION SOCIALE</title>
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				<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 09:30:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Roux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[13ème art]]></category>
		<category><![CDATA[Castellival]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>En plus de la musique à proprement parler, j’ai lu que le label avait également une portée sociale. Pourriez-vous revenir sur cet aspect du label? A la base je n’ai pas commencé dans la musique. J’ai grandi à la Castellane, c’était moi l’éducateur jeunesse là-bas. J’ai commencé à 17 ans, animateur BAFA. D’années en années, j’ai pris des responsabilités: le ... <a href="https://gooutmag.ch/13eme-art-music-un-label-marseillais-a-vocation-sociale/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><b>En plus de la musique à proprement parler, j’ai lu que le label avait également une portée sociale. Pourriez-vous revenir sur cet aspect du label?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">A la base je n’ai pas commencé dans la musique. J’ai grandi à la Castellane, c’était moi l’éducateur jeunesse là-bas. J’ai commencé à 17 ans, animateur BAFA. D’années en années, j’ai pris des responsabilités: le pôle jeunesse et puis le pôle jeunesse adulte. Comme je suis attaché au quartier, j’ai eu envie de faire des choses pour les jeunes, voilà comment j’ai intégré 13</span><span style="font-weight: 400;">ème</span><span style="font-weight: 400;"> Art Music. Parce que dans le label, les trois-quarts sont issus de la Castellane et ça me tenait à cœur de leur faire plaisir. </span></p>
<p><b>Au sujet du Castellival, j’ai l’impression que peu de médias locaux en parlent. Est-ce lié à la situation des Quartiers Nords, un secteur un peu oublié?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Non concernant le Festival, c’est un choix, on ne voulait pas trop communiquer non plus. Il faut gérer aussi le flux de personnes le soir des concerts. Ils sont gratuits, il y a des têtes d’affiche. S’il y a trop de monde, c’est ingérable. Ça peut devenir dangereux s’il y a un mouvement de foule par exemple. L’aspect sécuritaire, c’est le principal. L’année dernière, il y a eu 12&rsquo;000 personnes sur les trois jours. A la base dans le quartier, il y a plus de 5&rsquo;000 habitants. Alors tout le monde ne  va pas venir, mais il faut compter sur les gens extérieurs. Il y en a qui venaient de Toulouse, de Toulon, de Nice, tout le Sud. Mais pour revenir aux médias, c’est vrai que j’ai beaucoup travaillé à la Castellane, j’ai fait des grosses actions et il n’y en avait pas un qui venait. Par contre, si il y a une voiture volée, ils sont là. Tu vois un peu la gamberge? A Marseille les médias aiment bien appuyer sur le côté gangster, kalash. Alors que c’est comme dans toutes les grandes villes. Et à force de dire aux gens que tu es le vilain petit canard, tu commences à le penser. Une fois, j’avais créé un championnat de foot à la Castellane avec les fédérations et tout, j’étais content. J’ai fait venir un journaliste qui a vu les petits s’entraîner, il assisté au truc. Le lendemain, qu’est-ce qu’il écrit dans le journal ? : « Entre kalashs et ballons ». J’ai pété une durite. Si il y avait eu ne serait-ce qu’une petite bagarre lors du Castellival l’année dernière, ça serait ressorti. </span></p>
<p><img class="aligncenter wp-image-16600 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/13eme_art.jpg" alt="" width="566" height="566" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/13eme_art.jpg 566w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/13eme_art-150x150.jpg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/13eme_art-500x500.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/13eme_art-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 566px) 100vw, 566px" /></p>
<p><b>Et le bilan de la dernière édition du coup?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Nickel. Aucun problème, au contraire. La première journée, appelée « Kstekermesse » était dédiée aux enfants, c’est comme une kermesse: il y avait des châteaux gonflables, des stands de pêche à la ligne, des goûters pour les petits, des box de bonbons à offrir aux enfants. Ensuite il y a la deuxième journée, intitulée « Kste Family », organisée avec les mamans et les jeunes: c’est un grand repas avec la mise en avant des associations sportives, culturelles. Il y avait des démos de sport, des défilés de mode. Surtout le plus beau, c’était le bal de promo, ça c’est mon bébé: je récompense tous les diplômés de la Castellane. On les habille un peu à l’américaine avec les chapeaux, en bleu, blanc et rouge. On fait en sorte que ça représente une action citoyenne, on est tous français. En plus c’est tombé sur la journée où il y avait la finale de la Coupe d’Afrique des Nations Algérie-Sénégal. Retransmission en direct avec un repas et plus de mille couverts. C’était  vraiment quelque chose. Après je te montre des vidéos [</span><i><span style="font-weight: 400;">Effectivement, une grosse organisation pour un évènement festif et convivial. Pour les genevois/es, imaginez le parc des bastions un jour de fête de la musique, NDLR</span></i><span style="font-weight: 400;">]. Et le dernier soir, il y a les « Ksteconcerts » dont je parlais avant. Pour moi le plus important, ce sont les deux premiers jours. C’est pour faire plaisir à tout le monde des plus petits jusqu’aux séniors. Dans beaucoup de quartiers en France la situation se dégrade, donc ça fait plaisir de ramener des sourires, ça fait du bien et on en a besoin. Et on donne de la lumière aux autres, « Venez-vous mettre en avant ! ». Les petits créateurs d’habits de la Casté’, faites votre défilé de mode, les petits chanteurs, lancez-vous aussi. Tout ce que l’on peut mettre en avant, on le met en avant. Après mon rêve serait que le Castellival devienne LE festival de culture urbaine à Marseille. Des ateliers graffs d’un côté, des battles par-ci, des défilés de mode, des concerts…</span></p>
<p><b>Y-a-t-il d’autres projets qui gravitent autour du Castellival?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Oui, ça ne se termine pas comme ça. Il y a les trois jours de fête plus des sorties. En partenariat avec la mairie, on fait une sortie avec les mamans pour les remercier. Et ensuite, une sortie pour les jeunes. J’ai ramené cent vingt jeunes à Aqualand l’année passée. En fait, il y a toute une dynamique sur presque six mois. Il y a l’avant où on prépare avec les jeunes, il y a les trois jours et après on remercie les gens. C’est bien que les gens s’investissent mais c’est bien aussi qu’on les remercie. C’est un bon concept. C’est pour ça que je suis venu à 13</span><span style="font-weight: 400;">ème</span><span style="font-weight: 400;"> Art. C’est pour développer cette partie sociale. </span></p>
<p><b>Et par rapport à la musique du coup, vous vous occupez de quelque chose ou de quelqu’un en particulier?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Je suis chargé du projet de Bayssou, je l’accompagne. Il a besoin d’être entouré : « Occupe-toi de ta musique, nous on gère le reste ». Gérer les réseaux sociaux, faire de la promo. Je suis aussi un peu garant de l’organisation générale du label: quels sont les objectifs ? Si on doit recruter un petit, se séparer d’un autre, se lancer dans l’organisation de concerts. On va faire une boutade, mais je suis un peu un couteau suisse [</span><i><span style="font-weight: 400;">Rires</span></i><span style="font-weight: 400;">].</span></p>
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		<title>Mourir Jeune Music (MJM): La vitalité à l’état brut</title>
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				<pubDate>Wed, 03 Jun 2020 09:34:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Roux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Genève]]></category>
		<category><![CDATA[Goon Kid]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
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		<category><![CDATA[MJM]]></category>
		<category><![CDATA[Mourir Jeune Music]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Mourir Jeune Music, qu’est-ce que c’est ? Comment ce label a-t-il été créé et quelle est sa ligne ? Si je voulais signer dessus en tant que joueur de hautbois, est-ce que les portes me seraient ouvertes? Mourir Jeune Music est un label de production et édition musicale indépendant, basé à Genève. Pour commencer, je suis Goon Kid (autrefois connu ... <a href="https://gooutmag.ch/mourir-jeune-music-mjm-la-vitalite-a-letat-brut/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><b>Mourir Jeune Music, qu’est-ce que c’est ? Comment ce label a-t-il été créé et quelle est sa ligne ? Si je voulais signer dessus en tant que joueur de hautbois, est-ce que les portes me seraient ouvertes?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mourir Jeune Music est un label de production et édition musicale indépendant, basé à Genève. Pour commencer, je suis Goon Kid (autrefois connu sous le nom de Kid Rolex), DJ, producteur de beats et de musique électronique, et maintenant manager de Mourir Jeune Music. J&rsquo;ai commencé la production musicale à la fin des années 90, notamment au sein du label Villa Magica de 2002 à 2008. À cette époque, je me situais dans la première vague d&rsquo;artistes qui mélangeaient rap et électro dans leurs productions et leurs DJ mixes, avec une influence du rap du Sud des États-Unis: en gros, l&rsquo;ère du mashup et de Myspace. En 2008, des déboires légaux avec les représentants de la firme Rolex m&rsquo;ont mis un gros coup dans l&rsquo;aile, et m&rsquo;ont amené à mettre la musique en standby quelque temps. Petite ellipse : il y a trois ans environ, Zippy (par l&rsquo;entremise de Saphir le Joaillier) et Sournoise Boy sont venus me solliciter, simultanément et indépendamment, pour me proposer de travailler avec eux. Ça tombait bien, parce que je venais de perdre mon job et que j&rsquo;avais donc un peu de temps libre. Résultat : ils ont réussi à me convaincre de me remettre à la musique après mon hiatus.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À partir de là, on s&rsquo;est lancé dans une expérience de collaboration, mais aussi de coaching artistique, avec l&rsquo;objectif de créer de la musique underground originale et orientée vers le futur. On a mis près de deux ans à finir les deux premiers EPs, parce qu&rsquo;on a pris le temps de développer une méthode de travail exigeante, qui nous pousse à dépasser nos limites autant au niveau technique que créatif et conceptuel. Une fois les deux EPs terminés, c&rsquo;était comme sortir de la Salle du Temps (© Akira Toriyama) après des mois et des mois d&rsquo;entraînement: on était tellement chaud qu&rsquo;on a posé 15 nouveaux titres en trois mois, sur lesquels on a invité plein de gens, ce qui a donné notre album collectif « ASTRONEF ». C&rsquo;est aussi à cette occasion qu&rsquo;on a commencé à recruter d&rsquo;autres artistes, au fil des collaborations.</span></p>
<div id="attachment_15928" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-15928" class="wp-image-15928 size-large" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Goon-Kid_©GabrielBalagué-684x1024.png" alt="" width="684" height="1024" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Goon-Kid_©GabrielBalagué-684x1024.png 684w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Goon-Kid_©GabrielBalagué-334x500.png 334w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Goon-Kid_©GabrielBalagué-768x1150.png 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Goon-Kid_©GabrielBalagué-100x150.png 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Goon-Kid_©GabrielBalagué-1464x2193.png 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Goon-Kid_©GabrielBalagué.png 1483w" sizes="(max-width: 684px) 100vw, 684px" />
<p id="caption-attachment-15928" class="wp-caption-text">Goon Kid, ©Gabriel Balagué</p>
</div>
<p><span style="font-weight: 400;">La ligne du label, c&rsquo;est de proposer à des artistes un peu marginaux et parfois aussi un peu cassés par la vie (comme on l&rsquo;est tous) de sublimer leur talent et de l&rsquo;amener à un autre niveau. Côté public, on veut proposer des alternatives à un paysage musical de plus en plus aseptisé et formaté, et où la prise de risque est découragée plutôt que valorisée. En privilégiant l&rsquo;originalité et l&rsquo;innovation, on espère s&rsquo;éviter les pièges de l&rsquo;émulation anonyme et du passéisme. Du coup, pour ton hypothétique projet de hautbois, ça dépend: je voudrais commencer à publier de la musique instrumentale aussi, donc si le projet est frais, pourquoi pas!  Mais il faudrait que tu sois prêt à passer par une sorte de marathon </span><i><span style="font-weight: 400;">Iron Man</span></i><span style="font-weight: 400;"> de la musique qui pourrait potentiellement remettre en question tout ton système de valeurs&#8230; Ce n’est pas pour tout le monde !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Le nom du label est plutôt nihiliste, j’espère que vos artistes ne sont pas superstitieux… Est-ce qu’il y a une influence du club des 27 derrière? Et vous n’avez pas peur d’avoir des problèmes avec certaines associations de prévention?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors oui, l&rsquo;idée du nom était bien de donner un côté punk et provocateur à notre concept, en l&rsquo;associant à un tabou sociétal très fort, la mort associée à la jeunesse. Parce que ce qui gêne percute, et parce que ça nous tient à cœur de nous positionner par rapport à la frilosité qui règne dans le Zeitgeist actuel, et à la censure qui en résulte. Cela dit, il y a plusieurs interprétations possibles: mourir jeune n&rsquo;est pas seulement synonyme de brûler la vie par les deux bouts, ça évoque aussi l&rsquo;idée de rester jeune et libre dans son âme et son esprit, et de le rester jusqu&rsquo;au bout de sa vie. C&rsquo;est notre credo, il est à mon avis très clair si on prend le temps d&rsquo;écouter notre musique. Certains le comprennent tout de suite, d&rsquo;autres ne voient que l&rsquo;interprétation littérale, et y ajoutent leur symbolisme: je trouve assez intéressant de laisser cette liberté de lecture aux gens. Et puis quelque part, ça nous permet de faire le tri.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Parlez-nous du travail concret, comment se déroule l’intégration au sein du label, le suivi des artistes?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour la deuxième volée de recrues, soit Segen, Abi2spee et V&amp;W (Vinnie et Ciflow), les choses ont été un peu différentes qu&rsquo;avec la première: d&rsquo;abord on ne se connaissait pas de réputation depuis des années, comme c&rsquo;était le cas avec Zippy et Sournoise Boy: on s&rsquo;est rencontrés en studio, pour réaliser « ASTRONEF » ensemble. Ensuite, mon but était à ce moment-là de trouver comment appliquer les méthodes et outils développés avec les autres à ces nouvelles personnalités. On a donc pris les choses une à la fois: trouver les beats appropriés au projet, adapter la méthode de travail, etc. On a dû apprendre à saisir la vision et le potentiel de l&rsquo;autre, pour comprendre comment l&rsquo;appliquer à notre projet personnel afin qu&rsquo;il devienne un projet commun. C&rsquo;est un travail long et coûteux, que tout le monde n&rsquo;est pas capable de faire: mais à la fin, c&rsquo;est extrêmement satisfaisant, on a tous grandi au passage, et le résultat est là pour le montrer. Notre collaboration est aussi devenue plus fluide et naturelle avec le temps.</span></p>
<div id="attachment_15930" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-15930" class="wp-image-15930 size-large" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1.-Various-Artists-ASTRONEF-album-artwork-3000x3000-1024x1024.jpg" alt="" width="1024" height="1024" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1.-Various-Artists-ASTRONEF-album-artwork-3000x3000-1024x1024.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1.-Various-Artists-ASTRONEF-album-artwork-3000x3000-150x150.jpg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1.-Various-Artists-ASTRONEF-album-artwork-3000x3000-500x500.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1.-Various-Artists-ASTRONEF-album-artwork-3000x3000-768x768.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1.-Various-Artists-ASTRONEF-album-artwork-3000x3000-100x100.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1.-Various-Artists-ASTRONEF-album-artwork-3000x3000-1464x1464.jpg 1464w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />
<p id="caption-attachment-15930" class="wp-caption-text">Astronef Album Art work</p>
</div>
<p><b>Qui sont-ils/elles ? Je me rappelle avoir écouté Segen sur votre page qui a une belle voix et un concept « chant urbain » plutôt novateur.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Zippy est arrivé dans le </span><i><span style="font-weight: 400;">game</span></i><span style="font-weight: 400;"> pendant la deuxième vague du rap francophone tendant vers l&rsquo;électro, celle de l&rsquo;époque du début de la </span><i><span style="font-weight: 400;">grime </span></i><span style="font-weight: 400;">et du Soundcloud rap. Très prolifique, il compte déjà plusieurs albums à son actif, en solo et avec son premier collectif, Chimical Droogies. Il a déjà collaboré avec quasiment tous les rappeurs de la région genevoise, sur plusieurs générations. Il est aussi membre du collectif de rap alternatif L&rsquo;Axe Du Mal. En plus de ses apparitions sur « ASTRONEF », on peut écouter son EP « Multivers » sur toutes les plateformes, et voir son clip « Appelle-Moi Zippy » sur notre chaîne YouTube. Parallèlement à son travail avec MJM, il a sorti un projet avec Mikilabellevie en 2019, « Transat Store ».</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sournoise Boy est un rappeur genevois qui est également comédien de théâtre. Ancré dans la scène alternative (Il est aussi membre de L&rsquo;Axe Du Mal), il propose un rap décalé et provocateur, et change régulièrement de nom de scène (Anklature, Takeshi Mohamed,&#8230;). Il a quitté Mourir Jeune Music après la sortie de son EP « Intérieur Nuit » (disponible partout). En plus de cet album et de ses nombreuses collaborations sur « ASTRONEF », il nous a laissé un très beau clip, « Comme De L&rsquo;Eau ».</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Segen est une artiste vocale genevoise avec une expérience variée et atypique: d&rsquo;abord chanteuse lyrique, elle est ensuite passée par la folk et le piano-voix, pour s&rsquo;essayer au R&amp;B et à la Soul dans son projet avec MJM. Son EP « Incipit » va sortir le 6 juin, on peut déjà voir son clip « gual sheytan » sur notre chaîne YouTube (single bientôt disponible). Un deuxième single, « Petite Mort », sera disponible le 9 mai.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Abi2spee est un artiste genevois, déjà actif au sein du collectif CLR. Proche de la nébuleuse Rive Magenta, il a plusieurs projets et collaborations sous l&rsquo;aile. Oscillant entre le rap de rue et le rap festif, il propose une musique à la fois rafraîchissante et puissante, où la mélodie et la </span><i><span style="font-weight: 400;">punchline</span></i><span style="font-weight: 400;"> règnent. On peut écouter ses deux derniers projets, « Wavyfunkysummerdaysauquartier » (2019) avec Conanlegrosbarbare, et « Roi Des Rats » (2020), avec le label genevois Milfranc Suisse. Une série de singles de son projet avec MJM sont prévus pour cet été.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">V&amp;W est un duo d&rsquo;artistes de la région franco-genevoise, Vinnie et CIflow, également actifs au sein du collectif/label VDRT. Chargés d&rsquo;une énergie incroyable, ils s&rsquo;opposent et se complémentent comme le rouge et le bleu, l&rsquo;électricité et l&rsquo;eau, ou encore Sonic et Knuckles. On peut écouter leur dernière collaboration avec MiréMiré, « CHIRAC », sur le Soundcloud de VDRT.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour finir, la production: en plus de mes beats, pour l&rsquo;instant, les artistes MJM ont accès à des prods exclusives de DJ Raze (Genève), DONK€Y (Lausanne), Monsieur Connard (Vichy), Conanlegrosbarbare (Fribourg) et Mikilabellevie (Meyrin).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Le logo est super bien vu. Les lettres « M », « J », « M » qui forment ensemble une onde sonore, ça ne pouvait pas mieux tomber. Devons-nous sa confection à l’artiste Rylsee ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Rylsee est bien un proche de plusieurs artistes du label (il a d&rsquo;ailleurs contribué à la cover du EP de Sournoise Boy, « Intérieur Nuit »), mais ce n&rsquo;est pas lui qui a fait le logo. À l&rsquo;origine, c&rsquo;est une idée de deux amies artistes, Céline Dulord et Laura Richoz-Grosjean. Je les avais sollicitées parce que je peinais à trouver un concept qui soit parlant: à la fois futuriste et élégant, tout en restant clairement musical. Mes premiers jets ressemblaient à des logos de centres d&rsquo;arts martiaux! On a donc repris leur concept pour le développer longuement avec Zippy (qui est graphiste de formation), et on a fini par arriver à ce résultat étonnant. C&rsquo;était à l&rsquo;image de notre processus musical, en somme.</span></p>
<div id="attachment_15929" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-15929" class="wp-image-15929 size-large" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/évolution-logo-1024x163.jpg" alt="" width="1024" height="163" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/évolution-logo-1024x163.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/évolution-logo-500x79.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/évolution-logo-768x122.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/évolution-logo-100x16.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/évolution-logo-1464x233.jpg 1464w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />
<p id="caption-attachment-15929" class="wp-caption-text">Evolution Logo</p>
</div>
<p><b>Je suppose que le confinement a ralenti vos activités…qu’en est-il des projets déjà sortis et ceux à venir?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C&rsquo;est sûr qu&rsquo;on a dû revoir notre stratégie, surtout parce qu&rsquo;on espérait commencer à investir les salles de concert et les festivals cette année&#8230; On a aussi plusieurs tournages de clips qui ont dû être reportés. On s&rsquo;est donc tourné vers une stratégie de singles pour développer notre visibilité sur les plateformes de </span><i><span style="font-weight: 400;">streaming</span></i><span style="font-weight: 400;">, notamment Spotify.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les projets à venir sont le premier EP de Segen, « Incipit » (6 juin), qui sera précédé de deux singles, puis une série de singles d&rsquo;Abi2spee et de V&amp;W durant l&rsquo;été. Zippy nous prépare aussi de nouvelles choses, et on va commencer la production de nouveaux contenus, comme des DJ mixes, des événements live en ligne, des interviews, des remixes, et plein d&rsquo;autres choses encore! À suivre sur notre site et nos réseaux !</span></p>
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		<title>Alpha Saliou Diallo: le couteau suisse du game</title>
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				<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 17:15:11 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[<p>De vous, on ne connaît pas grand-chose, à part que vous gérez le blog LEGROSTASDEZIK, que vous vendez des habits et que vous faîtes de la radio. Ainsi, on va vraiment commencer par le début. Où êtes-vous né, où avez-vous grandi ? Bref, quel est votre parcours? Je suis né à Bourgoin Jallieu en Isère mais j’ai grandi au quartier des ... <a href="https://gooutmag.ch/alpha-saliou-diallo-le-couteau-suisse-du-game/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gooutmag.ch/alpha-saliou-diallo-le-couteau-suisse-du-game/" data-wpel-link="internal">Alpha Saliou Diallo: le couteau suisse du game</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gooutmag.ch" data-wpel-link="internal">Go Out!</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><b>De vous, on ne connaît pas grand-chose, à part que vous gérez le blog LEGROSTASDEZIK, que vous vendez des habits et que vous faîtes de la radio. Ainsi, on va vraiment commencer par le début. Où êtes-vous né, où avez-vous grandi ? Bref, quel est votre parcours?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Je suis né à Bourgoin Jallieu en Isère mais j’ai grandi au quartier des Minguettes à Vénissieux (banlieue lyonnaise). J’ai développé très tôt une passion pour la musique via des cousins rappeurs/</span><i><span style="font-weight: 400;">beatmakers </span></i><span style="font-weight: 400;">qui ont roulé leur bosse. J’ai découvert très tôt le rap avec le Wu-Tang, Gang Starr, KRS via la collection de mon cousin avant d’entamer mes propres exploration. De fil en aiguille j’ai commencé dans la radio associative, en tant que chroniqueur puis co-animateur et animateur. De cette activité bénévole s’est créée une activité salariale.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Radio Charpennes Tonkin, la radio dans laquelle j’ai fait mes débuts a été reprise pour devenir Radio Capsao, une radio latine, ce faisant je n’avais plus la liberté de parler de rap dans sa globalité et c’est ainsi qu’est né LEGROSTASDEZIK (ou LGTDZ). A la base, de juste un blog où je mettais les albums qui ne correspondaient pas au format de la radio, c’est devenu au fil des années un média à part entière. Par la suite RTU, une autre radio où je travaillais depuis 2014 a été approchée par Radio Nova puis est devenue son antenne lyonnaise en 2017.  A ce moment-là j’ai décidé de pleinement me consacrer à LGTDZ, car ayant plus de retour/liberté/considération dessus et parce que le blog avait rassemblé des personnes avec un vrai respect et une passion pour la culture.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">J’ai aussi récemment co-fondé le podcast Neck-Cliché avec mon camarade Figub Brazlevic, immense producteur berlinois hyper-actif.</span></p>
<p><img class="aligncenter wp-image-15570 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image1-1-e1587380216449.jpg" alt="" width="338" height="422" /></p>
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<p><b>J’ai mes sources et on vous dit hyper-passionné. Mais de quoi, plus précisément? </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Me concernant, tout part du hip-hop (boom-bap/</span><i><span style="font-weight: 400;">east coast</span></i><span style="font-weight: 400;"> 90s pour être plus précis). Par la suite en s&rsquo;intéressant aux samples, au parcours des artistes et leur évolution, des ponts entre les genres et les époques, on se rend vite compte que les étiquettes ne veulent rien dire, qu’il y a juste de la musique qui nous parle ou pas. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Je pense que la particularité de LGTDZ est de ne jamais avoir fait la moindre concession et d’avoir toujours été hors des logiques de promotion/visibilité. Raison aussi pour laquelle il est rare de trouver dans le site des projets d’artistes connus. Même si ça tourne autour du rap, jazz, funk, soul, il y a aucun réel périmètre dans le champ des musiques que je peux couvrir. Il faut surtout qu’il y ait un groove, un minimum de rigueur et un feeling.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Selon moi le but premier d’un média est de mettre en lumière les artistes et projets qui collent à sa ligne éditoriale mais beaucoup trop sont dans le repompage mutuel ou dans la course après des trains déjà en marche, voire d’autres qui prennent de fausses postures de “prescripteurs” sans réel rapport avec la musique ni de réelles recherches personnelles.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il en est de même au sein du groupe. Il est ouvert à tous mais les gens juste là pour vomir de la promo sont d’office exclus. On favorise l’échange entre passionnés de divers horizons (artistes, journalistes, label manager, programmateurs de festival, </span><i><span style="font-weight: 400;">diggers</span></i><span style="font-weight: 400;">), chose qui amène des échange aussi productifs que enrichissants car tout le monde à quelque chose à raconter et un vrai cheminement perso en rapport avec tout ce qui est posté.</span></p>
<p><b>J’ai en tête une phrase du rappeur Vîrus (décidément) qui dit: </b><b><i>« Passionné de musique, forcément orphelin d’autres choses </i></b><b>». Autrement dit le fait de s’investir par passion dans la musique, le ferait passer consciemment à côté de quelque chose. Que ce soit dans la musique ou un autre domaine d’ailleurs. Qu’en pensez-vous ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Premièrement, des sacrifices par rapport à des choix personnels au niveau des études et de l’orientation. D’avoir rejeté “le réseautage pour le réseautage” et aussi de préférer la compagnie d’une niche de personnes réellement impliquées et passionnées que dépenser de l&rsquo;énergie pour une foule à qui ma démarche ne parle pas.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Également sur le plan social où les goûts musicaux façonnent aussi les activités et le choix de l’entourage. Quand on tient une certaine distance avec ce qui est “populaire” en tant que lycéen/étudiant, ça se répercute sur les soirées et les sorties.</span></p>
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<p><b>Vous détenez un partenariat avec Champion pour votre ligne de vêtements, ce qui n’est pas rien…</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il ne s’agit pas d’un partenariat direct avec Champion, sinon je serais dans les abribus (rires), mais via une structure intermédiaire (elle-même partenaire de Champion) qui s’occupe de la distribution des goodies.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Merci pour vos réponses, bonne continuation.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Merci de l’intérêt porté à ce que je fais et BIG UP à vous et toutes les personnes qui vivent leur musique et leur culture !</span></p>
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