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	<description>Le magazine culturel genevois</description>
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		<title>Béchir Boussandel : des racines et des ailes</title>
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				<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 09:15:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class="s7"><strong><span class="s6">Deux rives, un même rivage<br />
</span></strong>Chez Béchir Boussandel, la géographie ne se découpe pas : elle se dépose. Une strate après l’autre, un souvenir sur une lumière, une rive sur l’autre. France, Tunisie, Europe, Afrique : moins des territoires à départager qu’une cartographie intime à recomposer. Longtemps, l’artiste peint dans le nord de la France puis à Paris. Jusqu’à ce que la Tunisie fasse irruption dans son travail et en bouleverse presque toute la grammaire. « Mon travail a complètement changé dès l’instant où j’ai commencé à travailler en Tunisie », confie-t-il. La lumière réchauffe sa palette, la couleur gagne du terrain, la chaleur transforme son geste. Même l’architecture s’en mêle.</p>
<div id="attachment_34407" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34407" class="wp-image-34407 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.51.00-2-333x500.jpeg" alt="" width="333" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.51.00-2-333x500.jpeg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.51.00-2-768x1152.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.51.00-2-683x1024.jpeg 683w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.51.00-2-100x150.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.51.00-2-1464x2196.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 333px) 100vw, 333px" />
<p id="caption-attachment-34407" class="wp-caption-text">Béchir Boussandel devant sa nuée : un oiseau par jour, comme un rituel pour prendre le large ©DR</p>
</div>
<p class="s9"><span class="s8">À Bizerte, les toits plats deviennent atelier à ciel ouvert. Boussandel y déploie ses toiles, travaille avec l’eau et laisse soleil, chaleur et air provoquer leur propre alchimie. Le climat n’est plus seulement autour de l’œuvre : il entre dedans. Le territoire cesse d’être décor pour devenir co-auteur. Pendant longtemps, les toiles commencent ainsi leur existence en Tunisie avant d’être roulées et emportées jusqu’à Paris, où l’artiste les reprend à l’huile. Elles voyagent donc avant même de parler du voyage. Bizerte dans leurs fibres, Paris dans leurs pigments, et entre les deux cette traversée qui imprègne déjà la matière. Aujourd’hui, Boussandel vit davantage à Tunis et y accomplit l’ensemble du processus. Mais ce mouvement initial demeure comme une mémoire enfouie sous la peinture.</span></p>
<p class="s7"><strong><span class="s6">Se perdre pour mieux peindre<br />
</span></strong>Le toit n’est pourtant que le premier souffle de l’œuvre. « Cette partie me donne vraiment le dessin, la dynamique du tableau », précise-t-il. Une fois revenu à l’atelier, il reprend la toile, intensifie les couleurs, en change parfois totalement la tonalité. Puis apparaissent les personnages, les objets, les soleils. Et enfin l’ombre. Elle est ce fil sombre qui recoud ses deux langages, celui de l’abstraction et celui de la figuration. Une couture entre ce que l’on reconnaît et ce que l’on ressent.</p>
<div id="attachment_34413" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34413" class="wp-image-34413 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Claire-de-lune-huile-et-acrilyque-sur-toile-100X130-CM-500x383.jpg" alt="" width="500" height="383" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Claire-de-lune-huile-et-acrilyque-sur-toile-100X130-CM-500x383.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Claire-de-lune-huile-et-acrilyque-sur-toile-100X130-CM-768x588.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Claire-de-lune-huile-et-acrilyque-sur-toile-100X130-CM-1024x784.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Claire-de-lune-huile-et-acrilyque-sur-toile-100X130-CM-100x77.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Claire-de-lune-huile-et-acrilyque-sur-toile-100X130-CM-1464x1121.jpg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34413" class="wp-caption-text">Quand l’abstraction prend de la hauteur, le paysage perd ses frontières ©DR Claire de lune huile et acrilyque sur toile 100X130 CM</p>
</div>
<p class="s9"><span class="s8">Reste l’éternelle question du peintre : quand s’arrêter ? Boussandel n’a pas vraiment de réponse. Et c’est peut-être précisément là que commence sa recherche. Il aime que l’œuvre lui échappe suffisamment pour encore pouvoir le surprendre. Dans ses bas-reliefs aussi, la couleur dicte progressivement le pli, la courbe, le mouvement, sans qu’il sache exactement quelle forme apparaîtra. « Pour un artiste, c’est vraiment intéressant de ne pas savoir », glisse-t-il. Une profession de foi presque. Chez Boussandel, perdre le nord n’empêche jamais de trouver sa voie.</span></p>
<p class="s7"><strong><span class="s6">Quand le soleil fait de l’ombre<br />
</span></strong><span class="s8">Même le titre de l’exposition chez Tribe joue à désorienter : L’ombre du soleil. Un paradoxe que l’artiste savoure puisque, rappelle-t-il, « le soleil n’a pas d’ombre. C’est nous qui avons une ombre grâce à lui ». Mais derrière la pirouette poétique se cache une vraie problématique picturale. Boussandel a fait disparaître la ligne d’horizon. Ses territoires sont vus d’en haut. Sans horizon, plus de ciel. Et sans ciel, où placer le soleil ? </span><span class="s8">Plutôt que résoudre l’équation, il dérègle les astres. Dans certaines œuvres, deux soleils cohabitent. Les ombres s’élancent dans des directions contradictoires comme si plusieurs heures, plusieurs lieux et plusieurs lumières s’étaient glissés dans le même instant. Une sorte de décalage horaire pictural, qui résonne forcément avec la trajectoire d’un artiste partagé entre plusieurs géographies.</span></p>
<div id="attachment_34406" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34406" class="wp-image-34406 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.51.00-1-333x500.jpeg" alt="" width="333" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.51.00-1-333x500.jpeg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.51.00-1-768x1152.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.51.00-1-683x1024.jpeg 683w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.51.00-1-100x150.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.51.00-1-1464x2196.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 333px) 100vw, 333px" />
<p id="caption-attachment-34406" class="wp-caption-text">Deux toiles, plusieurs soleils : chez Boussandel, même les ombres perdent le nord et l&rsquo;orient ©DR</p>
</div>
<p class="s9"><span class="s8">Mais « partagé » serait presque le mauvais mot. Car Boussandel ne vit pas cette pluralité comme une fracture. Lorsqu’il évoque ses appartenances, il parle plutôt de « sédiments », de quelque chose « qui s’accumule », une richesse qu’il considère comme « une chance et une force ». Pas de moitié française contre une moitié tunisienne, donc. Des couches qui s’ajoutent jusqu’à fabriquer un territoire nouveau.</span></p>
<p class="s7"><strong><span class="s6">Prendre de la hauteur, perdre les frontières<br />
</span></strong>Cette géographie intime explique peut-être pourquoi ses territoires semblent ne jamais vouloir finir. Les silhouettes humaines y sont minuscules, presque avalées par la couleur. Non pour raconter l’insignifiance de l’homme, mais pour donner davantage d’espace au mouvement, à la matière et à cette étrange quiétude que recherche l’artiste. Boussandel bouleverse surtout notre position de spectateur. Formé à une tradition occidentale où le paysage se construit à hauteur d’homme, il retire la ligne d’horizon et nous fait symboliquement décoller. À vol d’oiseau, la perspective change. Et les frontières avec elle.</p>
<p class="s9"><span class="s8">Lors d’un vol entre Tunis et Alger, raconte-t-il, rien dans le paysage ne permet de savoir précisément où finit la Tunisie et où commence l’Algérie. Les reliefs demeurent, la terre continue, mais la ligne politique s’évapore. Vue du ciel, la géographie subsiste. La frontière, elle, perd pied. Ses tableaux obéissent au même principe. Ils pourraient se prolonger au-delà de leur cadre puisque, comme il le dit joliment, « la seule chose qui les arrête, c’est le bord du tableau ». Et lorsqu’on lui demande ce qui demeure après avoir supprimé horizon et frontières, Boussandel revient à l’essentiel : « La peinture. La couleur et la peinture. »</span></p>
<div id="attachment_34399" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34399" class="wp-image-34399 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.50.58-1-333x500.jpeg" alt="" width="333" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.50.58-1-333x500.jpeg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.50.58-1-768x1151.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.50.58-1-683x1024.jpeg 683w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.50.58-1-100x150.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.50.58-1.jpeg 1366w" sizes="(max-width: 333px) 100vw, 333px" />
<p id="caption-attachment-34399" class="wp-caption-text">La couleur prend forme, se plie, se déploie : la peinture sort du cadre ©DR</p>
</div>
<p class="s7"><strong><span class="s6">La Méditerranée pour territoire<br />
</span></strong>Entre l’Afrique et l’Europe coule pourtant une mer que l’on s’obstine à regarder tantôt comme une séparation, tantôt comme un passage. Pour Boussandel, la question est presque plus simple : « La Méditerranée, c’est vraiment mon territoire. » Une mer pour maison. Plusieurs rives pour racines.</p>
<p class="s9"><span class="s8">Cette fascination cartographique déborde désormais du tableau. À partir de briques rouges semblables à celles que l’on retrouve en Tunisie, l’artiste recompose des cartes. Après avoir travaillé sur les pays africains, il imagine aujourd’hui la Méditerranée. Avec une petite subversion chromatique : lui retirer son bleu. Privée de la couleur par laquelle nous avons appris à l’identifier, la mer devient soudain une forme familière et pourtant étrangère. L’œil reconnaît une carte sans immédiatement savoir ce qu’il regarde. Changer la couleur pour brouiller la carte. Brouiller la carte pour déplacer nos certitudes.</span></p>
<p class="s7"><strong><span class="s6">Adossés au vide<br />
</span></strong>Ce déplacement se retrouve jusque dans ses sculptures. Des silhouettes adoptent la posture familière de celui qui s’appuie contre un mur. Sauf qu’il n’y a plus de mur. Boussandel l’a retiré. Ne reste que le corps, suspendu dans son attente. Une temporalité qui l’obsède depuis longtemps. Étudiant, il travaillait déjà autour des cages d’escalier et des arrêts de bus, ces lieux conçus pour passer mais que l’on détourne parfois pour rester. Il observe ces jeunes qui s’installent dans un abribus sans attendre le moindre bus. À Marrakech, lors d’une résidence, c’est un vieil homme accroupi pendant des heures au même endroit qui capte son attention. Une manière, dit-il, de « faire partie du monde sans en faire partie ». En supprimant le mur de ses sculptures, il pousse l’idée plus loin encore. Plus d’architecture à laquelle appartenir, plus de maison pour assigner le corps à une adresse. Le lieu devient simplement celui où l’on se trouve. Un homme, du vide et toute la place du monde.</p>
<div id="attachment_34405" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34405" class="wp-image-34405 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.50.59-333x500.jpeg" alt="" width="333" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.50.59-333x500.jpeg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.50.59-768x1152.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.50.59-683x1024.jpeg 683w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.50.59-100x150.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/WhatsApp-Image-2026-09-27-at-19.50.59-1464x2196.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 333px) 100vw, 333px" />
<p id="caption-attachment-34405" class="wp-caption-text">Adossé au vide : quand le mur disparaît, l’attente devient territoire ©DR</p>
</div>
<p class="s7"><strong><span class="s6">Mille oiseaux pour prendre le large<br />
</span></strong>Puis soudain, sur le mur de TRIBE Gallery, le territoire prend des ailes. Près d’une centaine d’oiseaux s’y déploient. Une fraction seulement d’une nuée commencée il y a environ deux ans et demi, lorsqu’une résidence ne permet pas à Boussandel de peindre comme il en a l’habitude. Il s’impose alors un rituel : un oiseau par jour, au minimum. Depuis, à la sortie de sa chambre à Tunis, une table et quelques aquarelles l’attendent chaque matin. Avant le café, avant les appels, parfois même avant d’avoir complètement atterri de la veille, il peint son oiseau. Certains jours en voient naître quatre ou cinq. Plus d’un millier auraient aujourd’hui pris leur envol.</p>
<p class="s9"><span class="s8">Tous sont datés. Certains légers et délicats, d’autres plus nerveux. Des sortes de météos intérieures dont l’artiste ne découvre parfois le climat qu’après coup. Mais derrière la poésie du rituel affleure encore cette obsession des territoires. La série naît précisément au moment où Boussandel travaille sur les frontières de la Méditerranée. L’oiseau devient alors un délicieux contrebandier géographique. Il traverse. Sans visa. Sans douane. Sans demander à quelle rive il appartient. Une diaspora de papier, une migration à l’aquarelle.</span></p>
<div id="attachment_34415" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34415" class="wp-image-34415 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/GLOBAL-359x500.jpeg" alt="" width="359" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/GLOBAL-359x500.jpeg 359w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/GLOBAL-768x1069.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/GLOBAL-736x1024.jpeg 736w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/GLOBAL-100x139.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/GLOBAL.jpeg 998w" sizes="(max-width: 359px) 100vw, 359px" />
<p id="caption-attachment-34415" class="wp-caption-text">Une diaspora de papier : des oiseaux sans visa, sans douane, sans frontière ©DR</p>
</div>
<p class="s7"><strong><span class="s6">Politique en sourdine, poésie en pleine lumière<br />
</span></strong>Il serait facile de lire tout cela comme un manifeste politique. Migration, identité, territoire, frontières : le vocabulaire est là. Mais Boussandel préfère déplacer plutôt que dénoncer, suggérer plutôt qu’asséner. « Je suis plutôt du côté de la poésie que du côté de la politique », insiste-t-il. Et c’est peut-être précisément ce qui rend son œuvre politique malgré elle. Rien n’y est martelé. Les idées circulent sous la surface, comme les courants sous la Méditerranée.</p>
<p class="s9"><span class="s8">À Genève, pour sa première exposition suisse, cette géographie mouvante trouve un écho presque malicieusement approprié. Ville internationale, diplomatique, bardée de frontières symboliques autant qu’administratives, elle accueille un artiste qui passe son temps à les dissoudre. Lui retient surtout autre chose du vernissage : la diversité des visiteurs et la manière dont des personnes venues d’horizons différents ont projeté leur propre histoire sur ses œuvres. Plus ses territoires deviennent anonymes, plus ils deviennent universels.</span></p>
<div id="attachment_34416" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34416" class="wp-image-34416 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/OISEAUX-1-337x500.jpg" alt="" width="337" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/OISEAUX-1-337x500.jpg 337w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/OISEAUX-1-768x1138.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/OISEAUX-1-691x1024.jpg 691w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/OISEAUX-1-100x148.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/OISEAUX-1-1464x2169.jpg 1464w" sizes="(max-width: 337px) 100vw, 337px" />
<p id="caption-attachment-34416" class="wp-caption-text">Un jour, un oiseau, une émotion : Boussandel donne des ailes à ses humeurs ©DR</p>
</div>
<p class="s7"><strong><span class="s6">L’ombre lui va si bien<br />
</span></strong>Reste une dernière frontière à soumettre à Béchir Boussandel. S’il pouvait en effacer une ? Cette fois, pas d’abstraction : « Celle entre l’Afrique et l’Europe, c’est sûr. » Et entre l’ombre et le soleil, où se situe-t-il lui-même ? L’artiste se dit plutôt homme de l’ombre. Ironie lumineuse : il a choisi un métier qui l’oblige à s’exposer. Alors il cherche l’entre-deux. Cet endroit où semblent également vivre ses œuvres, quelque part entre abstraction et figuration, France et Tunisie, départ et attente, maîtrise et hasard, ombre et lumière.</p>
<p class="s9"><span class="s8">Béchir Boussandel ne peint finalement peut-être ni un pays ni un paysage. Il peint ce qui demeure lorsque les lignes s’effacent : des mémoires qui se sédimentent, des couleurs qui dérivent, des origines qui se mêlent sans jamais se renier. Un monde où appartenir ne signifie plus choisir, où l’ailleurs peut aussi être chez soi, où l’horizon disparaît pour mieux laisser l’infini entrer dans la toile. Car les frontières sont peut-être moins des lignes qui séparent les terres que celles que les hommes dessinent dans leurs têtes. Et tandis que nous persistons à découper le monde pour tenter de le posséder, ses oiseaux nous rappellent, d’un battement d’ailes que certaines frontières n’existent finalement que parce que nous avons décidé d’y croire.</span></p>
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		<title>kakinuma : 20 ans, l’archipel fidèle</title>
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				<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 07:30:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Gastronomie & Vin]]></category>
		<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[20 ans]]></category>
		<category><![CDATA[cuisine japonaise]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Le goût du retour Le Japon ne se quitte jamais tout à fait. Il reste une saveur en sourdine, une nostalgie qui se réveille à table, un petit pays logé sous la langue. Pour qui y a vécu, retrouver cette justesse loin de l’archipel relève presque de la reconnaissance amoureuse. Le palais se souvient avant les mots. Rue Henri-Blanvalet, Kakinuma ... <a href="https://gooutmag.ch/kakinuma-20-ans-larchipel-fidele/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class=""><span class="s1"><b>Le goût du retour<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Le Japon ne se quitte jamais tout à fait. Il reste une saveur en sourdine, une nostalgie qui se réveille à table, un petit pays logé sous la langue. Pour qui y a vécu, retrouver cette justesse loin de l’archipel relève presque de la reconnaissance amoureuse. Le palais se souvient avant les mots.</span></p>
<p class="p2">Rue Henri-Blanvalet, Kakinuma sait parler cette langue-là. Celle du détail qui compte, du plaisir qui prend son temps, de l’attention qui n’attend pas d’applaudissements. Une adresse inscrite dans ce carnet très court des tables auxquelles on confie ses envies les yeux fermés et la bouche béante. On pousse la porte à Genève. Quelque chose, déjà, est rentré au Japon.</p>
<div id="attachment_34392" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34392" class="wp-image-34392 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20154033.jpg-2-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20154033.jpg-2-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20154033.jpg-2-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20154033.jpg-2-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20154033.jpg-2-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20154033.jpg-2-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20154033.jpg-2-1200x800.jpeg 1200w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20154033.jpg-2.jpeg 1500w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34392" class="wp-caption-text">Un sourire de porcelaine, quelques pétales : le Japon habite aussi les détails © Kakinuma</p>
</div>
<p class=""><span class="s1"><b>De père en repères<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">En 2006, Shinya Kakinuma quitte son poste de chef sushi chez Uchino, à Versoix, pour reprendre le Yamakawa avec son épouse Sho. Le couple y installe son nom, ses convictions, son quotidien. Une maison se construit ainsi : à force de journées entières consacrées à quelques heures de bonheur pour les autres.</span></p>
<p class="p2">Leurs fils, Yosuke et Kohei, grandissent entre les tables avant de se former à l’École hôtelière de Lausanne. Aujourd’hui, ils prolongent l’histoire familiale. L’enfance a changé de place, passant de la salle aux responsabilités ; le fil, lui, ne s’est pas rompu. À quatre mains hier, à plusieurs aujourd’hui, les Kakinuma donnent à la transmission une saveur bien vivante.</p>
<div id="attachment_34393" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34393" class="wp-image-34393 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20161116.jpg-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20161116.jpg-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20161116.jpg-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20161116.jpg-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20161116.jpg-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20161116.jpg-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20161116.jpg-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34393" class="wp-caption-text">Shinya et Sho, entourés de leurs fils Yosuke et Kohei : deux générations, vingt ans, le même goût de transmettre © Kakinuma</p>
</div>
<p class=""><span class="s1"><b>De soie et de feu<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Le voyage commence à petites bouchées. Thon rouge et poireaux à la sauce sumiso ouvrent la conversation ; l’escabèche de poisson à la japonaise lui donne du relief. Des entrées qui aiguisent l’appétit et la curiosité, jusqu’à cette délicieuse indécision : prolonger la bouchée ou découvrir la suivante ? </span>Puis le chaud prend la relève. L’agedashi rejoint les fidèles du cœur, le chawanmushi, flan d’œuf salé à la japonaise, invite à ralentir. La cuillère entre en scène, les baguettes prennent une pause. Côté grillades, le feu écrit la suite. Le black cod, mariné à la lie de saké puis grillé, dialogue avec le filet de bœuf Wagyu, cuit au charbon de bois. Deux façons de faire monter la gourmandise d’un ton, sans couvrir la voix du produit. La braise signe, la saveur persiste.</p>
<p class=""><span class="s1"><b>Le bonheur tient à un grain<br />
</b></span>Viennent les nigiri. Le thon gras, le saumon aburi (passé au chalumeau), la crevette cuite, le loup de mer, la palourde japonaise et cette manière de ramener tout le plaisir à une bouchée. Quelques grains de riz portent soudain beaucoup plus qu’eux-mêmes : une envie ancienne, un souvenir de voyage, la promesse très concrète d’en reprendre un.</p>
<p class="p2">L’unagi garde une place à part dans cette géographie gourmande. Un de ces goûts que l’on retrouve comme une chanson dont on connaît chaque détour, et qui fait pourtant son effet à chaque fois. À table, la fidélité a parfois du bon : elle permet de mesurer combien un plaisir familier peut rester intact.</p>
<div id="attachment_34394" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34394" class="wp-image-34394 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20163321.jpg-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20163321.jpg-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20163321.jpg-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20163321.jpg-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20163321.jpg-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20163321.jpg-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Photo12.02.20163321.jpg-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34394" class="wp-caption-text">Un pan de tissu, un pays tout entier. Aux Eaux-Vives, le Japon se trouve à un seuil d’ici © Kakinuma</p>
</div>
<p class=""><span class="s1"><b>Une maison, des horizons<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Avec le Temaki Bar, Sando &amp; Saoko et la reprise de Namura, la famille a ouvert d’autres chapitres. Rue Henri-Blanvalet, la maison historique demeure le point d’attache. C’est autour d’elle que les forces se sont resserrées pendant la pandémie, avec une offre à emporter lancée dès le premier jour du confinement. Une adresse pour tenir, puis pour repartir. </span></p>
<p class="">Vingt ans se lisent ainsi dans les liens autant que dans les assiettes. Des enfants devenus passeurs, des clients devenus habitués, des envies devenues rendez-vous. Et ce privilège discret : pouvoir retrouver, au détour d’une rue genevoise, un pays que l’on croyait avoir quitté. Ainsi, Kakinuma garde ce don rare : faire du lointain un lieu familier. Le Japon au bout des baguettes, et l’envie de revenir avant même de repartir.</p>
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		<title>La vie en strass</title>
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				<pubDate>Sun, 27 Sep 2026 04:56:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Lisa Lorenzelli]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Beauté]]></category>
		<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[Mode]]></category>
		<category><![CDATA[Kylie Jenner]]></category>
		<category><![CDATA[whimsy]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Le phénomène de whimsy a gagné en visibilité après les 29 ans de Kylie Jenner. Pour son anniversaire, la star a imaginé une soirée digne d’un rêve de princesse version années 2000 : rose à profusion, plumes, diadèmes et gâteaux spectaculaires, dont l’un entièrement recouvert de strass. Un décor qui convoque immédiatement l’imaginaire de Britney Spears, Paris Hilton et des ... <a href="https://gooutmag.ch/la-vie-en-strass/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p>Le phénomène de <i>whimsy </i>a gagné en visibilité après les 29 ans de Kylie Jenner. Pour son anniversaire, la star a imaginé une soirée digne d’un rêve de princesse version années 2000 : rose à profusion, plumes, diadèmes et gâteaux spectaculaires, dont l’un entièrement recouvert de strass. Un décor qui convoque immédiatement l’imaginaire de Britney Spears, Paris Hilton et des goûters d’anniversaire où l’on sortait les stickers les plus précieux du tiroir. Depuis, l’esthétique s’est propagée bien au-delà des soirées à thème. Les strass s’invitent désormais sur les produits de beauté, les accessoires et même les gobelets de café.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Instagram-@kyliejenner.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-34377" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Instagram-@kyliejenner-373x500.jpeg" alt="" width="373" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Instagram-@kyliejenner-373x500.jpeg 373w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Instagram-@kyliejenner-768x1028.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Instagram-@kyliejenner-765x1024.jpeg 765w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Instagram-@kyliejenner-100x134.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Instagram-@kyliejenner.jpeg 1092w" sizes="(max-width: 373px) 100vw, 373px" /></a></p>
<p><b>Trop, c’est précisément le concept<br />
</b>Pendant plusieurs saisons, la mode nous avait habitués à chuchoter. Du beige, des coupes parfaites, des logos invisibles et un <i>quiet luxury</i> transformé en véritable art de vivre. Avec le <i>whimsy</i>, changement radical d’ambiance : on ressort les bijoux fantaisie, les textures irisées, les maquillages colorés et tout ce qui pourrait vaguement réfléchir la lumière.</p>
<p>La tendance s’inscrit dans un mouvement plus large de retour vers une mode joyeuse et décomplexée. Sur scène, certaines pop stars en ont déjà fait leur terrain de prédilection. Zara Larsson multiplie les silhouettes scintillantes et les maquillages hauts en couleur, tandis que Sabrina Carpenter cultive depuis plusieurs saisons cette allure de princesse glamour, quelque part entre pin-up, poupée et héroïne de comédie romantique. Une esthétique aux antipodes du minimalisme clinique qui a longtemps dominé Instagram.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Le principe du <i>whimsy</i> est finalement assez simple : partir d’un objet parfaitement banal et lui offrir une deuxième vie, beaucoup moins raisonnable. Un miroir ? On lui colle des cristaux. Une paire de lunettes ? Quelques charms. Une manucure ? Des perles, des étoiles et des strass, évidemment. Même le gobelet du café du matin peut devenir un petit objet de collection. C’est excessif, parfois franchement kitsch, mais c’est justement ce qui fait tout son charme. Là où le minimalisme cherche l’équilibre parfait, le <i>whimsy</i> préfère l’accumulation. Il n’essaie pas vraiment d’être chic. Il essaie surtout d’être fun.</p>
<p>Sur TikTok, cette envie de tout customiser est devenue suffisamment importante pour transformer le <i>whimsy</i> en véritable micro-tendance. Vogue relevait en août que le hashtag comptabilisait déjà plus de 600 000 vidéos. Une esthétique facile à adopter, puisqu’elle ne demande finalement qu’un peu de colle, quelques strass et une bonne dose de lâcher-prise.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/kylie-cosmetics.png" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-34374" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/kylie-cosmetics-357x500.png" alt="" width="357" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/kylie-cosmetics-357x500.png 357w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/kylie-cosmetics-100x140.png 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/kylie-cosmetics.png 440w" sizes="(max-width: 357px) 100vw, 357px" /></a></p>
<p><b>Retour vers 2005<br />
</b>Difficile également de parler de <i>whimsy</i> sans évoquer la gigantesque machine à nostalgie qu’est devenue la mode ces dernières années. Après les jeans taille basse, les ballerines, les charms de téléphone ou encore le retour improbable des feuilles Diddl, la Gen Z continue de fouiller dans les souvenirs des années 2000. Le <i>whimsy</i> touche peut-être justement quelque chose de plus intime que la simple tendance mode. Il rappelle les trousses couvertes de stickers, les carnets décorés au gel pailleté, les ateliers scrapbooking et toutes ces heures passées à personnaliser absolument tout ce qui pouvait l’être.</p>
<p><b>Une forme de DIY sentimental, en somme<br />
</b>Car derrière les strass se cache aussi une envie très contemporaine : retrouver des objets qui ne ressemblent pas à ceux de tout le monde. À l’heure où les mêmes vêtements, les mêmes cafés et les mêmes intérieurs circulent en boucle sur nos feeds, personnaliser devient presque une petite manière de reprendre le contrôle.La règle non officielle pourrait tenir en une phrase : si quelque chose peut être décoré, alors pourquoi le laisser tranquille ? Le téléphone, le sac, le miroir de poche et même les écouteurs deviennent alors de minuscules supports d’expression. Pas besoin de révolutionner son dressing : parfois, cinq strass et une breloque en forme de cerise suffisent.</p>
<p><b>Une tendance qui refuse de grandir<br />
</b>Il y a aussi quelque chose de délicieusement enfantin dans cette obsession du brillant. Et ce n’est probablement pas un hasard. La Gen Z entretient depuis plusieurs années une relation très libre avec les codes de l’enfance : peluches accrochées aux sacs, bijoux en plastique, barrettes colorées, figurines à collectionner ou accessoires dignes d’un coffre à jouets. Le bon goût traditionnel laisse progressivement la place à quelque chose de beaucoup plus affectif. Un objet peut être absurde, inutile ou légèrement ridicule et malgré tout devenir désirable simplement parce qu’il provoque une émotion.</p>
<p>Le <i>whimsy</i> fonctionne exactement comme cela. Il autorise à aimer quelque chose uniquement parce que c’est joli, drôle ou réconfortant. Pas besoin de discours très sérieux sur l’élégance intemporelle. Et finalement, il y a peut-être quelque chose d’assez libérateur dans cette manière de remettre la fantaisie au centre. Après plusieurs années dominées par le minimalisme, le <i>clean girl look</i> et les dressings parfaitement coordonnés, la tendance semble dire qu’on peut aussi avoir envie d’être un peu trop. Trop brillante, trop rose, trop chargée. Et alors ?</p>
<p><b>Mettre des paillettes dans son mardi<br />
</b>Le véritable succès du <i>whimsy</i> tient peut-être là : il ne transforme pas seulement notre manière de nous habiller, mais surtout notre manière de regarder les petites choses. Mettre des strass sur son gobelet ne changera probablement pas le monde. Mais cela peut rendre le café de 8 h 12 légèrement plus amusant. Ajouter trois étoiles sur son maquillage ne résoudra aucun problème existentiel, mais fera peut-être sourire dans le miroir avant de sortir. Et dans une époque où tout semble devoir être utile, rentable, esthétique et parfaitement optimisé, faire quelque chose simplement parce que cela nous amuse paraît presque subversif.</p>
<p>Alors oui, le <i>whimsy</i> est kitsch. Oui, il rappelle parfois le rayon loisirs créatifs d’une papeterie en 2006. Et oui, certaines créations mériteraient probablement d’être vues uniquement avec des lunettes de soleil. Mais c’est précisément pour ça qu’on l’aime.</p>
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		<title>manucurist : dix ans, du vernis et du cran</title>
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				<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 08:47:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Beauté]]></category>
		<category><![CDATA[Bien être]]></category>
		<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[anniversaire]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>De mère en matière 1996, Paris. Fanny ouvre son premier salon de manucure. Les mains s’y posent, les mots s’y déposent. Sa fille Gaëlle grandit dans ce ballet de gestes et de confidences, avant de passer par la mode puis de reprendre l’entreprise familiale en 2016. Elle connaît la force d’un rouge qui affirme, d’un nude qui suggère, d’une couleur ... <a href="https://gooutmag.ch/manucurist-dix-ans-du-vernis-et-du-cran/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p class=""><span class="s1"><b>De mère en matière<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">1996, Paris. Fanny ouvre son premier salon de manucure. Les mains s’y posent, les mots s’y déposent. Sa fille Gaëlle grandit dans ce ballet de gestes et de confidences, avant de passer par la mode puis de reprendre l’entreprise familiale en 2016. Elle connaît la force d’un rouge qui affirme, d’un nude qui suggère, d’une couleur choisie pour se donner du courage. Elle connaît aussi le revers du décor : le vernis qu’on adore porter, puis qu’on redoute de retirer.</span></p>
<div id="attachment_34360" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34360" class="wp-image-34360 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ffff8eb5bc4d1ede0f3a5f6afde651-500x286.jpg" alt="" width="500" height="286" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ffff8eb5bc4d1ede0f3a5f6afde651-500x286.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ffff8eb5bc4d1ede0f3a5f6afde651-100x57.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ffff8eb5bc4d1ede0f3a5f6afde651.jpg 700w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34360" class="wp-caption-text">Green Flash : trois flacons, mille façons de sortir les griffes © Manucurist</p>
</div>
<p class="p2">Gaëlle décide de changer la donne, formule après formule. Green ouvre le bal en 2017 avec des vernis biosourcés. Green Flash prend le relais : un semi-permanent LED dont la dépose se fait à la maison, sans acétone. En 2024, Active glisse le soin sous la couleur pour les jours où l’on veut briller à voix basse. <a href="http://manucurist.com⁠" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Manucuris</a>t transforme ainsi un geste de beauté en terrain de jeu : assez de tenue pour en profiter, assez de liberté pour changer d’idée.</p>
<p class=""><span class="s1"><b>Matcha mania<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Dix ans plus tard, les flacons voyagent dans plus de 40 pays et la marque revendique plus d’1,5 million d’utilisatrices. Une belle récolte pour une histoire née autour d’une table de manucure. Mais cet anniversaire se raconte mieux en couleur qu’en chiffres.</span></p>
<div id="attachment_34359" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34359" class="wp-image-34359 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/600x600_milkymatcha3-500x500.jpg" alt="" width="500" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/600x600_milkymatcha3-500x500.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/600x600_milkymatcha3-150x150.jpg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/600x600_milkymatcha3-100x100.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/600x600_milkymatcha3.jpg 600w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34359" class="wp-caption-text">Milky Matcha : un latte dans la main, son vert au bout des doigts ©Manucurist</p>
</div>
<p class="p2">Voici donc <span class="s1"><i>Milky Matcha</i></span><span class="s2">. Un vert laiteux emprunté au matcha latte, tendre au premier regard, plus audacieux une fois posé. La nuance se décline en édition limitée en Green et Green Flash. Elle apporte au bout des doigts ce petit grain de fantaisie qui change l’allure d’un geste, sans faire de bruit. </span>De la mère à la fille, du salon au monde entier, <a href="http://manucurist.com⁠" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Manucurist</a> a gardé le même fil : une main tendue vers la suivante. Dix ans de couleurs plus tard, l’histoire continue de s’écrire à même les ongles. Et manifestement, Gaëlle n’a pas fini d’en tourner les pages.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gooutmag.ch/manucurist-dix-ans-du-vernis-et-du-cran/" data-wpel-link="internal">manucurist : dix ans, du vernis et du cran</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gooutmag.ch" data-wpel-link="internal">Go Out!</a>.</p>
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		<title>belle luce : les alpes dans les yeux</title>
		<link>https://gooutmag.ch/belle-luce-les-alpes-dans-les-yeux/</link>
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				<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 06:37:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Beauté]]></category>
		<category><![CDATA[Bien être]]></category>
		<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[beauté suisse]]></category>
		<category><![CDATA[Belle Luce]]></category>
		<category><![CDATA[contour des yeux]]></category>
		<category><![CDATA[cosmétique naturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Edelweiss]]></category>
		<category><![CDATA[Mildred Dandelot]]></category>
		<category><![CDATA[Valais]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>La terre en héritage Avant les flacons, les sillons. Avant les soins, un jardin. Genevoise d’enfance, Valaisanne de famille, Mildred Dandelot quitte le design et le marketing en 2020 pour se consacrer aux plantes alpines. Dans le val de Bagnes, elle réhabilite avec les siens les terres de sa grand-mère Augusta Baillifard. À 900 mètres d’altitude, la reconversion prend racine ... <a href="https://gooutmag.ch/belle-luce-les-alpes-dans-les-yeux/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><b>La terre en héritage<br />
</b>Avant les flacons, les sillons. Avant les soins, un jardin. Genevoise d’enfance, Valaisanne de famille, Mildred Dandelot quitte le design et le marketing en 2020 pour se consacrer aux plantes alpines. Dans le val de Bagnes, elle réhabilite avec les siens les terres de sa grand-mère Augusta Baillifard. À 900 mètres d’altitude, la reconversion prend racine : cultiver, comprendre, transformer. Changer de terrain pour trouver le sien.</p>
<p class="p2">De cet héritage germe <a href="https://www.belleluce.ch/products/elixir-edelweiss-contour-des-yeux-anti-age" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Belle Luce</a>. La fondatrice se forme à la cosmétologie naturelle, approfondit ses connaissances auprès d’herboristes, de distillateurs et d’horticulteurs, puis s’entoure de compétences scientifiques. Le jardin nourrit l’intuition ; le laboratoire précise la formulation. Entre terre et éprouvette, la marque cherche le point de rencontre entre savoir transmis et savoir acquis. Une botanique qui a de la suite dans les idées.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/bellelucepackshotlifestyle_1600x.jpg.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-34383" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/bellelucepackshotlifestyle_1600x.jpg-500x500.jpeg" alt="" width="500" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/bellelucepackshotlifestyle_1600x.jpg-500x500.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/bellelucepackshotlifestyle_1600x.jpg-150x150.jpeg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/bellelucepackshotlifestyle_1600x.jpg-768x768.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/bellelucepackshotlifestyle_1600x.jpg-1024x1024.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/bellelucepackshotlifestyle_1600x.jpg-100x100.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/bellelucepackshotlifestyle_1600x.jpg-1464x1464.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/bellelucepackshotlifestyle_1600x.jpg.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p class="p1"><b>Une étoile dans le viseur<br />
</b>L’edelweiss aurait pu rester une fleur de carte postale. Chez <a href="https://www.belleluce.ch/products/elixir-edelweiss-contour-des-yeux-anti-age" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Belle Luce</a>, elle quitte le paysage pour entrer dans la composition. Son intérêt tient notamment à ses composés antioxydants, dont l’acide léontopodique. Derrière le duvet délicat, une chimie de la résistance : les plantes alpines développent des moyens de défense face aux contraintes de leur environnement, notamment à l’exposition aux UV. Des mécanismes que la recherche explore pour la cosmétique.</p>
<p class="p2">Toute la démarche consiste à passer de la fleur à la formule. Car mettre une montagne sur une étiquette est une chose ; travailler ses ressources en est une autre. Belle Luce collabore avec des producteurs valaisans et des spécialistes des plantes alpines pour élaborer ses extraits et ses soins. Le terroir devient matière à recherche, autant que matière à récit.</p>
<p class="p1"><b>Droit dans les yeux<br />
</b>C’est l’Élixir Contour des Yeux à l’edelweiss qui a fait l’objet du test à la rédaction. Quinze millilitres pour déplacer le regard vers cette petite maison suisse. Dans sa formule, l’extrait d’edelweiss biologique rencontre un complexe bio-technologique d’origine naturelle breveté. La marque annonce 99,7 % de naturalité et une fabrication suisse, avec une attention portée aux peaux sensibles.</p>
<p class="p2">Son ambition cosmétique : apporter du confort et aider à atténuer l’apparence des rides. <a href="https://www.belleluce.ch/products/elixir-edelweiss-contour-des-yeux-anti-age" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Belle Luce</a> décrit une texture fluide, non collante, à appliquer en quelques gouttes, matin et soir, par un massage délicat. Le geste tient en peu de mots, et presque aussi peu de mouvements. Une parenthèse au bord des cils, là où les journées déposent parfois leurs points de suspension.</p>
<p class="p1"><b>L’œil du jury<br />
</b>Ce petit flacon a aussi attiré d’autres regards. Après deux ans et demi de développement, l’élixir a reçu un prix d’excellence aux European Natural Beauty Awards 2025. Une reconnaissance qui donne de la visibilité à une marque encore discrète, dans un secteur où les grandes promesses occupent volontiers tout le champ de vision.</p>
<p class="p2">De son jardin valaisan à cette distinction européenne, <a href="https://www.belleluce.ch/products/elixir-edelweiss-contour-des-yeux-anti-age" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Belle Luce</a> trace un chemin à sa mesure. Celui d’une fondatrice qui a changé de vie pour regarder de plus près ce qui poussait près d’elle. Et rappeler, au passage, qu’à force de chercher la beauté à perte de vue, on oublie parfois de baisser les yeux.</p>
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		<title>BYD Seal 6 DM-i : le plein de bon sens</title>
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				<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 09:35:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yessine Sidi Ali]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Automobile]]></category>
		<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[BYD]]></category>
		<category><![CDATA[électrification]]></category>
		<category><![CDATA[essai automobile]]></category>
		<category><![CDATA[Genève]]></category>
		<category><![CDATA[hybride rechargeable]]></category>
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		<category><![CDATA[Seal 6 DM-i]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Retour vers le futur L’époque aime les camps. Thermique contre électrique. Essence contre batterie. Les anciens contre les modernes. Et, comme souvent lorsqu’on oblige tout le monde à choisir entre A et B, la réponse intéressante se trouve peut-être à C. Chez BYD, cette troisième voie porte trois lettres : DM-i, pour Dual Mode Intelligent. Une architecture hybride rechargeable dont ... <a href="https://gooutmag.ch/byd-seal-6-dm-i-le-plein-de-bon-sens/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class=""><span class="s1"><b>Retour vers le futur<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">L’époque aime les camps. Thermique contre électrique. Essence contre batterie. Les anciens contre les modernes. Et, comme souvent lorsqu’on oblige tout le monde à choisir entre A et B, la réponse intéressante se trouve peut-être à C. </span>Chez <a href="https://byd-harmonyauto.ch/byd-geneve-sud" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">BYD</a>, cette troisième voie porte trois lettres : <span class="s1">DM-i</span><span class="s2">, pour </span><span class="s1"><i>Dual Mode Intelligent</i></span><span class="s2">. Une architecture hybride rechargeable dont l’intérêt tient moins à l’addition de deux motorisations qu’à l’intelligence avec laquelle elles se distribuent les rôles.</span></p>
<p class="p2">Ici, l’électrique ne fait pas de la figuration. Il tient le premier rôle. Le thermique joue plutôt la doublure expérimentée : discret tant qu’on n’a pas besoin de lui, indispensable lorsque le scénario se complique. Batterie chargée, la consommation peut descendre autour de <span class="s1">2,5 à 3 l/100 km</span><span class="s2"> selon les conditions d’utilisation. Et lorsque les électrons ont quitté la salle, notre consommation urbaine n’a jamais dépassé environ </span><span class="s1">5,3 l/100 km</span><span class="s2">. </span>Et surtout, la Seal 6 DM-i sait faire disparaître complètement le thermique du générique. Un mode dédié permet de rouler exclusivement à l’électricité et, lors de notre essai, <span class="s1">d’approcher les 100 kilomètres réels sans réveiller le moteur essence</span><span class="s2">. </span>Pas besoin de DeLorean pour entrevoir le futur : il ressemble peut-être simplement à une voiture assez intelligente pour ne pas mettre tous ses électrons dans le même panier.</p>
<div id="attachment_34351" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34351" class="wp-image-34351 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/byd-seal-6-dmi-touring-exterior-01-xl-500x250.jpeg" alt="" width="500" height="250" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/byd-seal-6-dmi-touring-exterior-01-xl-500x250.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/byd-seal-6-dmi-touring-exterior-01-xl-768x384.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/byd-seal-6-dmi-touring-exterior-01-xl-1024x512.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/byd-seal-6-dmi-touring-exterior-01-xl-100x50.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/byd-seal-6-dmi-touring-exterior-01-xl-1464x732.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34351" class="wp-caption-text">Road movie sans suspense. Près de 100 km en électrique au quotidien, plus de 1 200 km d’autonomie cumulée pour voir défiler le générique très loin de la maison © BYD</p>
</div>
<p class=""><span class="s1"><b>Mad Max peut attendre<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Car le nerf de la guerre reste l’autonomie. </span>La révolution électrique a engendré son propre genre cinématographique : le road movie avec planificateur d’itinéraire. On ne se demande plus seulement où déjeuner ou dormir. On étudie les bornes, leur puissance, leur disponibilité, leur opérateur et parfois leur humeur. Un simple départ en vacances peut prendre des airs de mission préparée par Ethan Hunt. La Seal 6 DM-i coupe court au suspense.</p>
<p class="p2">En ville et sur les trajets quotidiens, l’électrique assure l’essentiel du spectacle. Lorsque la batterie s’épuise ou que l’autoroute commence à dérouler son interminable travelling, le thermique entre en scène sans rupture de rythme. Avec batterie et réservoir pleins, <span class="s1">l’autonomie cumulée peut dépasser les 1 200 kilomètres</span><span class="s2">, selon la version et les conditions de conduite. </span>Pas de détour absurde pour récupérer quelques pourcents. Pas de déjeuner imposé sur une aire d’autoroute parce qu’une borne annoncée « rapide » pratique soudain le cinéma d’auteur. On recharge quand on peut. On roule quand on veut. Dans l’automobile électrifiée contemporaine, cette liberté commence presque à ressembler à un luxe.</p>
<p class=""><span class="s1"><b>Cinémascope à bord<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Avec ses proportions généreuses, la Seal 6 DM-i préfère clairement le Cinémascope au format de poche. </span>Et contrairement à certaines voitures dont les centimètres supplémentaires semblent principalement destinés à compliquer les créneaux, son gabarit profite réellement à l’habitabilité. L’empattement généreux libère beaucoup d’espace à bord. À l’avant comme à l’arrière, les passagers voyagent confortablement, les jambes s’allongent et personne n’est relégué au rang de figurant.</p>
<p class="p2">Sur longue distance, cette sensation d’espace prend tout son sens. La Seal 6 DM-i ne se contente pas d’être une hybride efficace pour le quotidien : elle possède les attributs d’une véritable routière. Une voiture capable de jouer les scènes urbaines en semaine et de passer au road movie le week-end sans changer de casting.</p>
<div id="attachment_34349" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34349" class="wp-image-34349 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/byd-seal-6-dm-i-touring-interni-e-bagagliaio-500x281.jpg" alt="" width="500" height="281" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/byd-seal-6-dm-i-touring-interni-e-bagagliaio-500x281.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/byd-seal-6-dm-i-touring-interni-e-bagagliaio-768x432.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/byd-seal-6-dm-i-touring-interni-e-bagagliaio-1024x576.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/byd-seal-6-dm-i-touring-interni-e-bagagliaio-100x56.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/byd-seal-6-dm-i-touring-interni-e-bagagliaio.jpg 1280w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34349" class="wp-caption-text">Cinémascope à bord. Habitacle généreux, confort au premier rang comme au second © BYD</p>
</div>
<p class=""><span class="s1"><b>Fast, mais pas Furious<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">L’hybridation n’a pas seulement vocation à faire baisser les chiffres affichés à la pompe. </span>Elle se ressent aussi sous le pied droit. Le couple instantané délivré par les moteurs électriques donne à la Seal 6 DM-i des reprises franches. Lorsqu’il faut s’insérer, relancer ou dépasser, la réponse arrive immédiatement.</p>
<p class="p3"><b>Cut. Accélérateur. Action.<br />
</b>Pas de réunion diplomatique interminable entre thermique et électrique avant de décider qui prend la parole. La poussée est disponible quand on la réclame, sans pour autant transformer chaque départementale en casting sauvage pour <span class="s1"><i>Fast &amp; Furious</i></span><span class="s2">. </span>C’est précisément ce qui fonctionne : les performances restent au service de l’agrément et de la sécurité plutôt que de la démonstration. La voiture conserve du répondant tout en maintenant une consommation mesurée. Elle sait montrer les muscles sans vider le réservoir pour le prouver.</p>
<p class=""><span class="s1"><b>There Will Be… moins de pétrole<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Difficile pourtant d’essayer cette voiture aujourd’hui sans regarder quelques secondes au-delà du pare-brise. </span><i>There Will Be Blood</i><span class="s2"> racontait le pétrole comme instrument de fortune, de pouvoir et de domination. Plus d’un siècle après les premières grandes ruées vers l’or noir, le casting a changé, mais l’intrigue reste étrangement familière. </span>Le pétrole n’est toujours pas une simple matière première. Il demeure un levier économique, diplomatique et stratégique.</p>
<p class="p2">Une crise éclate, un détroit se crispe, une sanction tombe, quelques déclarations s’enveniment et le baril s’agite. Puis la géopolitique mondiale finit, avec une ponctualité remarquable, par apparaître en petits chiffres lumineux sur le panneau de la station-service. C’est ici que la proposition de <a href="https://byd-harmonyauto.ch/byd-geneve-sud" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">BYD</a> dépasse la simple question technique : <span class="s1">réduire sa dépendance au carburant sans transférer toute sa dépendance vers une borne. </span>Ni renoncer aux avantages de l’électrique, ni subir ses contraintes lorsqu’il faut traverser un pays. Dans ce grand <span class="s1"><i>There Will Be Blood</i></span><span class="s2"> énergétique, la Seal 6 DM-i préfère manifestement qu’il y ait surtout… </span><span class="s1">moins de pétrole.</span></p>
<p class=""><span class="s1"><b>Le bon scénario<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">La vraie force de la Seal 6 DM-i, c’est qu’elle ne se contente pas de jongler intelligemment entre ses deux motorisations. Elle laisse aussi le conducteur prendre la main sur le scénario. </span>Une pression sur un bouton suffit pour passer en <span class="s1">mode 100 % électrique</span><span class="s2">. Et pour qui dispose d’une borne à domicile et peut recharger chaque soir, l’hybride rechargeable change presque de nature : au quotidien, le moteur thermique peut rester dans les coulisses. </span>Sur le papier, les chiffres constructeurs annoncent davantage. Dans la vraie vie, celle des feux rouges, des accélérations et de la climatisation, <span class="s1">nous avons pu approcher les 100 kilomètres en mode entièrement électrique</span><span class="s2">. De quoi couvrir largement la plupart des trajets quotidiens sans brûler une goutte d’essence.</span></p>
<p class="p2">Et c’est peut-être là que le scénario devient le plus convaincant : la Seal 6 DM-i peut se comporter comme une électrique tant que l’usage le permet, sans imposer son principal suspense dès que la route s’allonge. Elle prend à l’électrique son silence, son couple et sa sobriété. Au thermique, elle conserve l’endurance et la liberté des longues distances. Mais surtout, <span class="s1">elle laisse le conducteur décider qui entre en scène et quand. </span>Pas de dogme. Pas de guerre de chapelles. Pas besoin de connaître la fin du film avant d’acheter son billet. Dans le grand blockbuster de l’électrification, la <a href="https://byd-harmonyauto.ch/byd-geneve-sud" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">BYD</a> Seal 6 DM-i ne choisit pas entre deux scénarios : elle permet de changer de film en cours de route.</p>
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		<title>Dafné Kritharas, sacrée Méditerranée</title>
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				<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 10:38:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[Dafné Kritharas]]></category>
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		<category><![CDATA[Plan-les-ouates]]></category>
		<category><![CDATA[Prayer & Sin]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>La méditerranée dans les veines Chez Dafné Kritharas, la géographie n’a jamais vraiment appris à respecter les frontières. Tant mieux. Franco-grecque, bercée par la Crète et les étés dans l’archipel, elle grandit entre plusieurs rives, plusieurs langues, plusieurs mémoires. Les grandes voix grecques croisent les musiques arabes et africaines, les chants soufis répondent aux Balkans, le rébétiko flirte avec le ... <a href="https://gooutmag.ch/dafne-kritharas-sacree-mediterranee/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class=""><span class="s1"><b>La méditerranée dans les veines<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Chez Dafné Kritharas, la géographie n’a jamais vraiment appris à respecter les frontières. Tant mieux. </span>Franco-grecque, bercée par la Crète et les étés dans l’archipel, elle grandit entre plusieurs rives, plusieurs langues, plusieurs mémoires. Les grandes voix grecques croisent les musiques arabes et africaines, les chants soufis répondent aux Balkans, le rébétiko flirte avec le jazz et l’électronique vient joyeusement déranger les ancêtres. Un métissage qui pourrait ressembler à un inventaire. Dans sa bouche, il devient une langue.</p>
<p class="p2">Car Dafné Kritharas ne collectionne pas les influences : elle les digère. Sa voix passe du murmure à la morsure, de la plainte à l’envolée, avec cette façon presque insolente de donner l’impression qu’elle chante depuis plusieurs siècles et exactement maintenant.</p>
<p class=""><span class="s1"><b>Prier, pécher, recommencer<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Avec </span><span class="s1" style="font-size: 16px;"><i>Prayer &amp; Sin</i></span><span class="s2" style="font-size: 16px;">, son troisième album, le titre donne déjà le ton : prière et péché sont invités à la même table. </span>Le sacré se frotte au charnel, la ferveur au désir, les instruments acoustiques aux pulsations contemporaines. Piano, guitare, cordes et sonorités orientales construisent un territoire mouvant où les étiquettes deviennent vite encombrantes.</p>
<p class="p2">Ses chansons convoquent des femmes blessées, des amantes, des exilés, des marins, des morts et quelques fantômes mythologiques. Des histoires qui semblent parfois avoir traversé les siècles avant de venir nous souffler quelque chose de terriblement actuel à l’oreille. Chez elle, les mythes ne prennent pas la poussière. Ils transpirent.</p>
<p class=""><span class="s1"><b>De la tragédie à la transe<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Sur scène, Dafné Kritharas ne se contente pas de chanter. Elle raconte, incarne, convoque. </span>Une histoire précède parfois une chanson, quelques mots ouvrent une brèche, puis la voix s’y engouffre. Grave, cristalline, fragile puis soudain féroce. On croit entrer dans une complainte et l’on finit presque dans une fête de village grecque.</p>
<p class="p2">Les <span class="s1"><i>panigyria</i></span><span class="s2">, ces célébrations populaires qui ont accompagné ses étés helléniques, rôdent d’ailleurs derrière sa musique. Car chez Dafné, même la mélancolie possède un sens du rythme. Le chagrin danse, la joie garde ses cicatrices et la tragédie finit toujours par trouver un tambour.</span></p>
<p class=""><span class="s1"><b>L’odyssée fait escale à Plan-les-Ouates<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Le 2 octobre, cette Méditerranée-là accoste à l’Espace Vélodrome de Plan-les-Ouates dans le cadre de la Saison culturelle, en collaboration avec JazzContreBand. </span>Entourée de Camille El Bacha au piano, Milan Tabak à la batterie, Pierre-Antoine Despatures à la contrebasse et Louis Desseigne à la guitare, Dafné Kritharas y déploiera <span class="s1"><i>Prayer &amp; Sin</i></span><span class="s2"> pendant une heure trente.</span></p>
<p class="p2">Pas besoin de billet pour Athènes. Ce soir-là, quelques accords devraient suffire pour faire dériver Genève vers le sud. Et quelque part entre la prière et le péché, il faudra surtout éviter de choisir.</p>
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		<title>50 Best Hotels : Badrutt’s met la Suisse au sommet</title>
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				<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 11:18:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[The World’s 50 Best Hotels]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Paris vaut bien une nuit Sous les voûtes du Carrousel du Louvre, la planète palace avait rendez-vous avec son firmament. Hong Kong croise Bangkok, Tokyo tutoie Marrakech, Côme trinque avec São Paulo et Saint-Moritz descend de ses montagnes. Un atlas du luxe en smoking, où les frontières fondent au rythme des coupes qui tintent. Pour sa quatrième édition, The World’s ... <a href="https://gooutmag.ch/50-best-hotels-badrutts-met-la-suisse-au-sommet/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class=""><span class="s1"><b>Paris vaut bien une nuit<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Sous les voûtes du Carrousel du Louvre, la planète palace avait rendez-vous avec son firmament. Hong Kong croise Bangkok, Tokyo tutoie Marrakech, Côme trinque avec São Paulo et Saint-Moritz descend de ses montagnes. Un atlas du luxe en smoking, où les frontières fondent au rythme des coupes qui tintent.</span></p>
<p class="p2">Pour sa quatrième édition, The World’s 50 Best Hotels change de chambre et, surtout, d’adresse. Après trois cérémonies londoniennes, le classement traverse la Manche pour poser pour la première fois ses valises à Paris. Go Out! était dans la salle. Et derrière la mécanique millimétrée d’une cérémonie internationale, quelque chose déborde très vite du protocole : l’émotion. Les numéros défilent à rebours. Les regards se cherchent. Les mains se serrent. Puis un nom tombe et une table explose. On se lève, on s’enlace, parfois on pleure. Ceux qui passent leur vie à orchestrer les émotions des autres se retrouvent soudain submergés par les leurs. Le luxe perd alors un peu de son lustre pour gagner beaucoup d’humanité.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/T50BH26_listings_1920x1080_v35.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-34323" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/T50BH26_listings_1920x1080_v35-500x281.jpg" alt="" width="500" height="281" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/T50BH26_listings_1920x1080_v35-500x281.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/T50BH26_listings_1920x1080_v35-768x432.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/T50BH26_listings_1920x1080_v35-1024x576.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/T50BH26_listings_1920x1080_v35-100x56.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/T50BH26_listings_1920x1080_v35-1464x824.jpg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p class="intertitre "><span class="s1"><b>Hong kong, toujours plus haut<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Au sommet, Rosewood Hong Kong refuse de rendre sa couronne. </span><span style="font-size: 16px;">Déjà numéro un en 2025, le géant posé au-dessus de Victoria Harbour conserve son titre de World’s Best Hotel. Soixante-cinq étages, 413 chambres et suites, onze restaurants et bars, un vaste espace bien-être Asaya : l’adresse imaginée par Tony Chi ne se contente plus de tutoyer le ciel, elle semble y avoir pris résidence.</span></p>
<p class="p2">Bangkok lui souffle pourtant dans le cou. Capella Bangkok prend la deuxième place tandis que Four Seasons Bangkok at Chao Phraya River complète le podium. L’Asie impose 18 établissements dans le Top 50, mais l’Europe joue les grandes dames avec 21 adresses classées. L’Italie et la France en comptent chacune six. Passalacqua, perle posée sur le lac de Côme, atteint la cinquième place et conserve pour la troisième année son Best Boutique Hotel Award. Un bal de géants, donc. Puis les Alpes entrent dans la danse.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/T50BH26-No.1-shot_high-res.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-34322" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/T50BH26-No.1-shot_high-res-500x333.jpg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/T50BH26-No.1-shot_high-res-500x333.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/T50BH26-No.1-shot_high-res-768x511.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/T50BH26-No.1-shot_high-res-1024x681.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/T50BH26-No.1-shot_high-res-100x67.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/T50BH26-No.1-shot_high-res-1464x974.jpg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/T50BH26-No.1-shot_high-res-1200x800.jpg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p class="intertitre "><span class="s1"><b>Un palace, un pays, un frisson<br />
</b></span>Badrutt’s Palace. Saint-Moritz. Numéro 36. Quelques mots sur un écran et notre cœur helvétique prend soudain de l’altitude. Seul établissement suisse à intégrer le Top 50 cette année, le palace grison aurait déjà pu savourer son entrée dans ce cercle très serré. Mais Paris lui réservait un supplément d’âme : le <span class="s1">SeiBellissimi Art of Hospitality Award</span><span class="s2">, qui récompense l’excellence du service, le souci du détail et l’expérience offerte aux hôtes. </span>Une première pour une adresse suisse.</p>
<p class="p2">Et c’est peut-être là que le prix devient particulièrement beau. Dans une industrie capable de compter les suites, les étoiles, les mètres carrés et parfois jusqu’aux fils des draps, Badrutt’s est distingué pour ce qui ne se mesure presque pas. Un geste. Un regard. Une attention. Cette science subtile d’être présent sans peser, de prévoir sans paraître, de transformer un séjour en souvenir avant même que l’on ait compris pourquoi. Car recevoir est un métier. <span class="s1">Faire se sentir attendu est un art.</span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Badrutts-Palace-1.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-34324" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Badrutts-Palace-1-500x333.jpg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Badrutts-Palace-1-500x333.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Badrutts-Palace-1-768x512.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Badrutts-Palace-1-1024x683.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Badrutts-Palace-1-100x67.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Badrutts-Palace-1-1464x976.jpg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Badrutts-Palace-1-1200x800.jpg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p class=""><span class="s1"><b>La précision sans la partition<br />
</b></span>Ouvert en 1896, Badrutt’s Palace pourrait facilement se contenter de son histoire. Plus d’un siècle face au lac de Saint-Moritz, une silhouette de château devenue icône, des générations de têtes couronnées, d’artistes et de voyageurs passées sous ses plafonds. Mais une légende qui se contente de se regarder vieillir finit en musée. Badrutt’s préfère le mouvement.</p>
<p class="p2">Ici, l’héritage ne s’empaille pas, il s’incarne. Le cérémonial conserve son panache sans prendre la poussière. La précision reste suisse, mais jamais froide. Et derrière le décor de conte alpin se joue chaque jour une chorégraphie presque invisible, portée par celles et ceux qui savent que le véritable luxe commence souvent là où l’effort disparaît. Pas besoin d’en faire des tonnes quand chaque détail pèse son gramme d’or.</p>
<p class="intertitre "><span class="s1"><b>Cinquante nuances de nuit<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Pendant ce temps, la planète palace poursuit sa révolution. </span><span style="font-size: 16px;">Rosewood São Paulo bondit jusqu’à la sixième place. Casa Maria Luigia, l’univers de Massimo Bottura à Modène, signe la plus haute nouvelle entrée en surgissant directement au 18e rang. Patina Osaka, 33e, repart avec le Best New Hotel Award. </span>Atlantis The Royal à Dubaï, quatrième mondial, décroche le Best Beach Hotel Award. Au Mexique, Chablé Yucatán, neuvième, reçoit l’Eco Hotel Award, tandis que Las Ventanas al Paraíso réalise une envolée de dix-neuf places pour atteindre le 25e rang.</p>
<p class="p2">Et Paris ne se contente pas de prêter ses ors à la cérémonie. Hôtel de Crillon grimpe jusqu’à la 14e place, Le Bristol se pose au 19e rang, Cheval Blanc Paris au 20e, tandis que Plaza Athénée fait son entrée dans le classement à la 41e place. Cinquante hôtels. Six continents. Autant de manières de réinventer cette vieille obsession humaine : partir ailleurs pour se sentir, quelques nuits, exactement à sa place.</p>
<p class=""><span class="s1"><b>Derrière les étoiles, des humains<br />
</b></span>The World’s 50 Best Hotels repose sur les votes d’une Academy de plus de 800 membres répartis dans treize régions du monde : hôteliers, journalistes spécialisés, professionnels du secteur et voyageurs aguerris. Chaque votant choisit ses adresses à partir de séjours réellement effectués au cours des trois années précédentes. Deloitte intervient comme adjudicateur indépendant du processus.</p>
<p class="p2">Voilà pour les chiffres. Dans la salle, ils finissent pourtant par devenir secondaires. Ce que l’on emporte de Paris tient davantage dans les visages. Dans cette seconde suspendue avant qu’un nom ne soit prononcé. Dans les bras qui se nouent lorsque le verdict tombe. Dans les larmes discrètes de ceux qui savent combien de nuits de travail se cachent derrière une nuit parfaite. Et puis cette image : Badrutt’s Palace montant chercher son prix. Pendant quelques minutes, sous les ors du Louvre, Saint-Moritz semblait avoir déplacé ses montagnes jusqu’à Paris.</p>
<p class="p1">Ce soir-là, les Alpes avaient déplacé leurs sommets jusqu’à Paris. Pour rappeler qu’au royaume des mille étoiles, <span class="s2">le plus grand luxe reste peut-être celui qui ne se compte pas : une attention qui touche juste et laisse une empreinte longtemps après que la porte s’est refermée.</span></p>
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		<title>Finlande : Helsinki, à fond les formes</title>
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				<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 07:42:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Pichon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Design]]></category>
		<category><![CDATA[Destinations]]></category>
		<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[design]]></category>
		<category><![CDATA[Finnair]]></category>
		<category><![CDATA[Helsinki]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Pied-à-terre Il serait regrettable, toutefois, de ne pas s’accorder un « stop over » dans la capitale finlandaise, qu’un impeccable métro relie en 35 minutes. Et vous voilà directement à l’hôtel le plus emblématique de la ville. Le Scandic Grand Central a été conçu par l&#8217;agence Futudesign dans l&#8217;aile nord de la gare édifiée entre 1909 et 1919 par Eliel ... <a href="https://gooutmag.ch/finlande-helsinki-a-fond-les-formes/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><b>Pied-à-terre<span class="Apple-converted-space"><br />
</span></b>Il serait regrettable, toutefois, de ne pas s’accorder un « stop over » dans la capitale finlandaise, qu’un impeccable métro relie en 35 minutes. Et vous voilà directement à l’hôtel le plus emblématique de la ville.</p>
<p>Le Scandic Grand Central a été conçu par l&rsquo;agence Futudesign dans l&rsquo;aile nord de la gare édifiée entre 1909 et 1919 par Eliel Saarinen, pape de l&rsquo;Art nouveau finlandais. L&rsquo;agence a su respecter l’ADN de l’immense bâtiment anciennement administratif, tout en lui apportant une touche de modernité.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><b>Gigantisme<span class="Apple-converted-space"><br />
</span></b>En arrivant, on est saisi par les voisines façades et statues de granit très “Gotham City”. Mais la décoration des quelque 500 chambres imaginée par l&rsquo;architecte d&rsquo;intérieur Jaako Puro a tôt fait d’adoucir cette première impression.</p>
<div id="attachment_34294" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34294" class="wp-image-34294 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/montage-hôtel-500x250.jpg" alt="" width="500" height="250" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/montage-hôtel-500x250.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/montage-hôtel-768x384.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/montage-hôtel-1024x512.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/montage-hôtel-100x50.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/montage-hôtel-1464x732.jpg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34294" class="wp-caption-text">L&rsquo;hôtel ©Bernard Pichon</p>
</div>
<p><b>Explorer</b><span class="Apple-converted-space"><br />
</span>De l&rsquo;hôtel, les artères les plus commerçantes &#8211; comme l’Esplanade, l’emblématique place du Sénat, le port et le vieux marché couvert &#8211; ne sont qu&rsquo;à quelques minutes de marche. Il n’en faut pas davantage pour arpenter le « quartier du design » (comme si ce dernier y était confiné !)</p>
<p>En fait, pléthore d’écrins &#8211; lieux culturels, restaurants et bars tendance &#8211; se dévouent à la même quête d’esthétisme. Faut-il y voir une résistance face à l’austérité de certaines constructions aux allures un peu soviétiques ?<span class="Apple-converted-space"> </span>On peut s’attarder au musée de l’Architecture et du Design (ADM), qui regroupe des dizaines de milliers d&rsquo;objets, du mobilier fonctionnel aux textiles historiques.</p>
<p><b>Années folles</b><br />
Les édifices Art Nouveau aux ornements inspirés de la faune et de la flore finnoises rappellent que la nature n&rsquo;est jamais loin. L&rsquo;architecture fonctionnaliste du génial Alvar Aalto se fond à merveille dans cet environnement. Ses lignes pures restent la référence pour la jeune génération de designers et d&rsquo;architectes nationaux.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<div id="attachment_34295" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34295" class="wp-image-34295 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/montage-grotesque-500x225.jpg" alt="" width="500" height="225" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/montage-grotesque-500x225.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/montage-grotesque-768x346.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/montage-grotesque-1024x461.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/montage-grotesque-100x45.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/montage-grotesque-1464x659.jpg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34295" class="wp-caption-text">©Bernard Pichon</p>
</div>
<p><b>Métamorphose<br />
</b>Dans la proche périphérie, Kaapelitehdas &#8211; une ancienne câblerie réhabilitée comme tant de friches industrielles à travers le monde &#8211; offre aux artistes des espaces de créativité. Avec un peu de chance, on peut y dénicher des œuvres plus abordables qu’au centre-ville, où le moindre objet design entraîne une surchauffe des cartes de crédit.</p>
<p><b>Iconique<span class="Apple-converted-space"><br />
</span></b>Avec sa silhouette de paquebot, la bibliothèque Oodi est devenue emblématique de l’identité contemporaine finlandaise. En plus des livres, ses usagers peuvent emprunter des liseuses numériques, fréquenter des studios audiovisuels ou utiliser gratuitement des machines à coudre ou à tricoter, des imprimantes et des scanners 3D. La fréquentation quotidienne de ce lieu unique est estimée à 10.000 usagers, apparemment conquis.</p>
<p>Décidément, en Finlande, on pourrait croire au Père Noël de Rovaniemi !</p>
<div id="attachment_34296" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34296" class="wp-image-34296 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Eglise-500x346.jpg" alt="" width="500" height="346" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Eglise-500x346.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Eglise-768x531.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Eglise-1024x709.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Eglise-100x69.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Eglise-1464x1013.jpg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34296" class="wp-caption-text">L&rsquo;église ©Bernard Pichon</p>
</div>
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		<title>Alexandra Nine prolonge notre été avec « Et même après »</title>
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				<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 14:45:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Lisa Lorenzelli]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandra Nine]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Comment est née l’idée de cette histoire « Et même après »? L’idée est venue du personnage d’Andréas. C’est un personnage qui aime les autres plus que lui-même, au point d’être prêt à sacrifier son propre bonheur. C’est vraiment lui qui a été à l’origine de l’histoire et qui m’a donné envie de développer cette intrigue autour de lui. Vic, Andréas ... <a href="https://gooutmag.ch/alexandra-nine-prolonge-notre-ete-avec-et-meme-apres/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><b>Comment est née l’idée de cette histoire<span class="Apple-converted-space"> </span>« Et même après »?<br />
</b>L’idée est venue du personnage d’Andréas. C’est un personnage qui aime les autres plus que lui-même, au point d’être prêt à sacrifier son propre bonheur. C’est vraiment lui qui a été à l’origine de l’histoire et qui m’a donné envie de développer cette intrigue autour de lui.</p>
<p><b>Vic, Andréas ou Tim : lequel vous ressemble le plus ?<br />
</b>Je dirais Vic, notamment dans sa façon de ressentir les choses et d’être loyale. Je me retrouve aussi dans la manière dont elle en veut à Andréas. J’ai mis une partie de mon caractère dans ce personnage, notamment dans sa façon de vivre et d’exprimer ses émotions.</p>
<p><b>« Et même après », c’est une histoire en trois mots ?<br />
</b>Émouvante, intense et estivale. L’histoire se déroule à Hossegor, ce qui lui donne forcément une atmosphère très estivale. Malgré les thèmes parfois difficiles abordés dans le roman, c’est une histoire qui sent l’été et qui permet, d’une certaine manière, de le prolonger.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2026-09-16-à-16.40.21.png" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-34277" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2026-09-16-à-16.40.21-356x500.png" alt="" width="356" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2026-09-16-à-16.40.21-356x500.png 356w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2026-09-16-à-16.40.21-768x1077.png 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2026-09-16-à-16.40.21-730x1024.png 730w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2026-09-16-à-16.40.21-100x140.png 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2026-09-16-à-16.40.21.png 884w" sizes="(max-width: 356px) 100vw, 356px" /></a></p>
<p><b>Quel personnage avez-vous préféré écrire ?<br />
</b>J’hésite entre Tim et Andréas. Andréas pour sa façon d’aimer : c’est quelque chose que je trouve magnifique, mais qui fait aussi ressentir beaucoup de peine. Il y a beaucoup d’émotions à travers sa manière d’aimer. Et puis il y a Tim, parce qu’on l’aime aussi dans sa douleur. Je le trouve bouleversant à sa façon. Ce sont donc deux personnages très différents, mais auxquels je me suis attachée pour des raisons différentes.</p>
<p><b>Y a-t-il une scène qui vous a particulièrement marquée pendant l’écriture ?<br />
</b>La scène de la dispute sur la plage. J’aime écrire ce genre de scènes, parce qu’elles permettent de faire ressortir beaucoup de choses entre les personnages et de travailler leurs émotions.</p>
<p><b>Si vous deviez donner une seule raison de lire « Et même après », laquelle serait-elle ?<br />
</b>Pour ressentir les émotions. C’est une histoire d’amour, d’amitié, de deuil et de culpabilité. On passe vraiment par beaucoup d’émotions au fil de l’histoire, et c’est ce que j’ai envie de transmettre avec ce roman.</p>
<p><b>Votre premier roman, « La vie en couleur », abordait déjà la reconstruction après un burn-out. Pourquoi cette thématique revient-elle autant dans votre écriture ?<br />
</b>J’ai tendance à aborder des sujets difficiles. Mon premier roman évoque la dépression et le second le deuil. Je pense que cela apporte une dimension réelle à mes histoires, même si elles finissent toujours bien. J’ai d’ailleurs reçu pas mal de messages de lecteurs qui se reconnaissent à travers les personnages, ou qui se sont reconnus dans certaines histoires ou certaines émotions. C’est quelque chose qui me touche beaucoup dans l’écriture : pouvoir créer des personnages ou des situations dans lesquels les lecteurs peuvent retrouver une part d’eux-mêmes.</p>
<p><b>Qu’est-ce que l’écriture vous permet de dire ou d’explorer que vous n’exprimeriez pas autrement ?<br />
</b>L’écriture me permet de me mettre à la place des personnages. Je ne traverse pas forcément moi-même ce genre d’émotions, mais l’écriture me permet de les explorer à travers eux. C’est une manière d’aller chercher des émotions que je ne vis pas nécessairement dans ma propre vie, en essayant de comprendre comment mes personnages peuvent les ressentir et les vivre.</p>
<p><b>Le titre est « Et même après ». « Même après » quoi, finalement : la perte, la colère, le silence… ou l’amour ?<br />
</b>La mort, je dirais. Et puis aussi le fait de tenir ses promesses, notamment celle de garder ce lien qui les unissait. Le titre fait donc référence à ce qui demeure malgré la disparition et à cette volonté de continuer à faire vivre un lien, même après.</p>
<p><b>Votre prochain roman, « Tout ce que l’amour n’est pas », sortira cet automne. Que pouvez-vous déjà nous en dire ?<br />
</b>Ce nouveau roman abordera une nouvelle thématique : les violences conjugales et psychologiques. Il sera à decouvrir tres prochainement&#8230;Une chose est sûre : Alexandra Nine n’a pas fini de faire parler les émotions. Après « Et même après », son prochain roman, « Tout ce que l’amour n’est pas », attendu cet automne. On garde donc le titre bien au chaud.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gooutmag.ch/alexandra-nine-prolonge-notre-ete-avec-et-meme-apres/" data-wpel-link="internal">Alexandra Nine prolonge notre été avec « Et même après »</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gooutmag.ch" data-wpel-link="internal">Go Out!</a>.</p>
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		<title>Claire Guanella : anatomie d’un humain augmenté</title>
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				<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 08:31:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>Du microscope à la matière Avant l’art, Claire Guanella a fréquenté un autre atelier : le laboratoire. Formée comme laborantine médicale avec une spécialisation en biologie moléculaire à Zurich, elle étudie également l’histoire de l’art, puis le dessin et la céramique à Londres. Suivront la poterie, le textile, le papier et des formations entre Lausanne et Boston. Un parcours en ... <a href="https://gooutmag.ch/claire-guanella-anatomie-dun-humain-augmente/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class=""><span class="s1"><b>Du microscope à la matière<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Avant l’art, Claire Guanella a fréquenté un autre atelier : le laboratoire. </span>Formée comme laborantine médicale avec une spécialisation en biologie moléculaire à Zurich, elle étudie également l’histoire de l’art, puis le dessin et la céramique à Londres. Suivront la poterie, le textile, le papier et des formations entre Lausanne et Boston. Un parcours en rhizome, précisément à l’image d’une œuvre qui refuse depuis longtemps les frontières trop sages.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/eb7266e5-205c-4cc1-83e8-45e00179b888.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-34333" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/eb7266e5-205c-4cc1-83e8-45e00179b888-375x500.jpg" alt="" width="375" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/eb7266e5-205c-4cc1-83e8-45e00179b888-375x500.jpg 375w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/eb7266e5-205c-4cc1-83e8-45e00179b888-768x1024.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/eb7266e5-205c-4cc1-83e8-45e00179b888-100x133.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/eb7266e5-205c-4cc1-83e8-45e00179b888-1464x1952.jpg 1464w" sizes="(max-width: 375px) 100vw, 375px" /></a></p>
<p class="p2">Car chez Guanella, tout semble affaire de matière et de mutation. Les corps, les paysages, les mots, les fibres se superposent, se contaminent et se transforment. La scientifique n’a finalement jamais complètement quitté l’artiste. Elle semble simplement avoir troqué la blouse blanche contre une autre manière de disséquer le vivant.</p>
<p class=""><span class="s1"><b>De la cellule au circuit<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Avec </span><span class="s1" style="font-size: 16px;"><i>Getting Robotic</i></span><span class="s2" style="font-size: 16px;">, cette généalogie prend une résonance particulièrement contemporaine. </span>Les silhouettes semblent humaines sans tout à fait le rester. Des tracés les parcourent comme des réseaux nerveux devenus circuits imprimés. Des mots apparaissent, des lignes relient, des fragments s’accumulent. La chair rencontre la donnée. L’ancêtre croise l’algorithme. Mais ici, pas de robot chromé ni de science-fiction sous stéroïdes. La technologie se glisse dans l’humain presque silencieusement. Et c’est beaucoup plus troublant.</p>
<p class="p2">La série s’ancre dans ce que la critique Clotilde Wuthrich décrit comme une pratique de « la filiation et du réseau ». Deux notions qui pourraient sembler opposées : l’une regarde derrière nous, vers les racines ; l’autre devant, vers un monde toujours plus connecté. Guanella les fait collisionner.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6bbec1e5-5fee-4d58-af30-59d6fdcdbf2e_car_4x3.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-34334" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6bbec1e5-5fee-4d58-af30-59d6fdcdbf2e_car_4x3-500x375.jpg" alt="" width="500" height="375" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6bbec1e5-5fee-4d58-af30-59d6fdcdbf2e_car_4x3-500x375.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6bbec1e5-5fee-4d58-af30-59d6fdcdbf2e_car_4x3-768x576.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6bbec1e5-5fee-4d58-af30-59d6fdcdbf2e_car_4x3-1024x768.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6bbec1e5-5fee-4d58-af30-59d6fdcdbf2e_car_4x3-100x75.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6bbec1e5-5fee-4d58-af30-59d6fdcdbf2e_car_4x3-1464x1098.jpg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p class=""><span class="s1"><b>Nos racines ont-elles un wi-fi ?<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">La question devient vertigineuse : </span><span class="s1" style="font-size: 16px;">que reste-t-il de nos héritages lorsque nos existences passent désormais aussi par les machines ? </span>Nos souvenirs vivent dans des clouds, nos visages deviennent données, nos relations empruntent des réseaux et l’intelligence artificielle apprend à parler, écrire, dessiner et raisonner à partir des traces que nous lui abandonnons. Humanité 2.0, certes. Mais avec quelques milliards d’années de vivant encore imprimées sous le capot. Guanella ne tranche pas. Elle relie.</p>
<p class="p2">Ce geste traverse d’ailleurs son travail. Dans sa série consacrée aux migrations, exposée à Muttenz en 2024, l’artiste s’intéressait déjà aux mouvements, aux passages et aux transformations. Elle y rappelait que tout migre : l’être humain, bien sûr, mais également le corps, les plantes, les formes. <span class="s1">Tout est processus. Tout est devenir. </span><i>Getting Robotic</i><span class="s2"> semble prolonger cette pensée : après avoir migré à travers les territoires, l’humain migre désormais jusque dans la technologie.</span></p>
<p class=""><span class="s1"><b>Bugs très humains<br />
</b></span><span style="font-size: 16px;">Présente depuis plusieurs décennies sur la scène artistique suisse et internationale, Claire Guanella a exposé notamment à Genève, Berne, Zurich, Bâle, Fribourg et en France. Son travail figure dans différentes collections publiques et privées en Europe, aux États-Unis, au Japon, en Turquie, au Liban et en Israël. Elle reçoit notamment le Grand Prix du Jury d’Art Forum à Montreux en 1998 et développe parallèlement une œuvre éditoriale autour de la matière, de l’eau, de la terre, des villes et des paysages.</span></p>
<p class="p2">Autant de territoires qui convergent aujourd’hui vers cette drôle de créature : nous. Car le robot le plus fascinant de <span class="s1"><i>Getting Robotic</i></span><span class="s2"> n’est peut-être pas celui que nous fabriquerons demain. C’est l’humain que nous sommes déjà en train de reprogrammer aujourd’hui. </span>Et sous les connexions, les codes et les circuits, Claire Guanella laisse heureusement subsister quelques bugs. Terriblement humains.</p>
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		<title>Modèle animal : bêtes de regard</title>
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				<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 13:08:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>L’œil sauvage Un rhinocéros nous accueille. Massif, magnifique, presque mythologique. Celui de Balthasar Burkhard ouvre les hostilités et donne immédiatement le ton : ici, l’animal n’est ni accessoire ni faire-valoir. Il prend la pose, la place et parfois le pouvoir. Coproduite par Photo Elysée et les Rencontres d’Arles, l’exposition traverse près de deux cents ans de photographie pour raconter une ... <a href="https://gooutmag.ch/modele-animal-betes-de-regard/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’œil sauvage<br />
</strong>Un rhinocéros nous accueille. Massif, magnifique, presque mythologique. Celui de Balthasar Burkhard ouvre les hostilités et donne immédiatement le ton : ici, l’animal n’est ni accessoire ni faire-valoir. Il prend la pose, la place et parfois le pouvoir. Coproduite par Photo Elysée et les Rencontres d’Arles, l’exposition traverse près de deux cents ans de photographie pour raconter une obsession aussi vieille que le médium : capturer le vivant. Capturer. Le mot n’est pas innocent.</p>
<div id="attachment_34271" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34271" class="wp-image-34271 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4372-500x322.jpeg" alt="" width="500" height="322" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4372-500x322.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4372-768x495.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4372-1024x660.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4372-100x64.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4372.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34271" class="wp-caption-text">Eliott Erwitt, New York City, États-Unis, 2000 Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de Magnum Photos</p>
</div>
<p>Car photographier l’animal, ce fut longtemps vouloir le comprendre pour mieux le contenir. On observe, classe, mesure, dissèque, décompose le mouvement. Dès les balbutiements de la photographie, l’œil scientifique s’empare du vivant : ailes, poils, pattes, galops passent sous la loupe. William Henry Fox Talbot photographie les ailes d’une mouche lanterne, Auguste Bertsch agrandit un acarien jusqu’au vertige, Eadweard Muybridge décompose le mouvement et transforme chevaux et créatures en chorégraphies anatomiques. L’homme veut percer les secrets de la bête. La bête, elle, garde superbement les siens.</p>
<p><strong>Drôles de spécimens<br />
</strong>Puis l’objectif se fait piste de cirque. On dresse, on exhibe, on domestique. L’animal devient spectacle, statut, symbole. Panthères apprivoisées, caniches acrobates, bêtes de zoo : derrière chaque prouesse animale se dessine surtout l’étrange besoin humain de faire entrer le sauvage dans ses cases. Et c’est précisément là que <em>Modèle animal</em> mord.</p>
<p>L’exposition ne distribue ni bons points ni croquettes morales. Elle juxtapose, confronte, laisse grincer. Le spectaculaire devient parfois spécieux, le merveilleux légèrement monstrueux. Les braques de Weimar de William Wegman prennent des poses délicieusement humaines. Ailleurs, Walter Chandoha transforme le chat en star absolue après avoir consacré sa vie à en photographier des milliers. Bien avant Instagram, l’humanité avait donc déjà compris une vérité fondamentale : mettez un chat dans l’image et tout le monde regarde. Internet n’a rien inventé. Il a simplement ajouté des likes.</p>
<div id="attachment_34266" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34266" class="wp-image-34266 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4369-500x500.png" alt="" width="500" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4369-500x500.png 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4369-150x150.png 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4369-768x768.png 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4369-1024x1024.png 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4369-100x100.png 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4369-1464x1464.png 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34266" class="wp-caption-text">Pieter Hugo, Abdullahi Mohammed avec Mainasara, Ogere-Remo, Nigeria, 2007 Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de Stevenson, Cape Town/Amsterdam</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>À poil, à plume<br />
</strong>Puis le rapport s’adoucit. L’animal quitte la cage pour gagner le canapé. Compagnon, confident, colocataire parfois tyrannique, il entre dans nos maisons et nos mémoires. Les photographies d’Elliott Erwitt racontent cette proximité avec tendresse et malice ; celles de Rinko Kawauchi effleurent le vivant plutôt qu’elles ne l’empoignent.</p>
<p>Le regard change. On ne possède plus seulement l’animal, on se projette en lui. Et soudain, la frontière vacille. Un museau devient visage. Une posture ressemble étrangement à la nôtre. Les grands singes photographiés par James Mollison imposent leurs individualités, leurs expressions, presque leurs états d’âme. À vouloir obstinément distinguer l’homme de l’animal, la photographie finit par brouiller la ligne au lieu de la tracer. Qui observe qui ? Qui apprivoise qui ? Qui est vraiment la bête de l’autre ?</p>
<p><strong>Sauvage!<br />
</strong>Reste l’indomptable. Celui qui échappe au canapé, au cirque et au microscope. Sebastião Salgado magnifie le monde sauvage. Vincent Munier le cherche dans le blanc, le froid et le silence. Masahisa Fukase peuple le ciel de corbeaux noirs comme des pensées. George Shiras photographie dès la fin du XIXe siècle la faune nocturne et ouvre la voie à une photographie animalière où l’homme accepte enfin de se faire petit. Ici, le clic devient presque chuchotement.</p>
<div id="attachment_34270" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34270" class="wp-image-34270 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4373-500x330.jpeg" alt="" width="500" height="330" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4373-500x330.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4373-768x507.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4373-1024x676.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4373-100x66.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4373.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34270" class="wp-caption-text">Masahisa Fukase, Cap Erimo, 1976, série Ravens [Corbeaux] Avec l’aimable autorisation de Masahisa Fukase Archives et de Michael Hoppen Gallery</p>
</div>
<p>Il ne s’agit plus de capturer, mais d’attendre. De laisser surgir. De comprendre que le vivant ne pose pas toujours pour nous. Et c’est peut-être là que l’image devient la plus belle : lorsqu’elle cesse de vouloir dominer ce qu’elle regarde.</p>
<p><strong>Dans le viseur<br />
</strong>Mais derrière la beauté rôde la brutalité. Captivité, élevage intensif, expérimentation, disparition des espèces : à partir de la seconde moitié du XXe siècle, l’appareil photo change de rôle. Il n’est plus seulement témoin. Il devient preuve, parfois plaidoyer. L’exposition pose alors une question autrement plus inconfortable : jusqu’où montrer la souffrance animale pour la dénoncer sans, à nouveau, l’exploiter ?</p>
<p>Le paradoxe est féroce. Nous photographions ce que nous détruisons. Nous admirons ce que nous enfermons. Nous protégeons ce que nous avons commencé par posséder. L’image caresse d’une main et accuse de l’autre.</p>
<p><strong>clic instinctif<br />
</strong>Puis vint Internet. Et avec lui, le grand carnaval numérique du vivant. Chats stars, chiens déguisés, créatures improbables, mèmes et désormais chimères fabriquées par intelligence artificielle : notre vieux besoin de projeter nos fantasmes sur les animaux a simplement changé de terrain de jeu.</p>
<p>Le dernier volet de l’exposition explore ce regard viral, celui des algorithmes qui ont transformé le bestiaire en machine à clics. Internet n’a pas créé notre obsession pour les images animales. Il lui a simplement offert une planète entière comme galerie d’exposition. Et face aux chimères générées par IA, chats à plusieurs têtes et autres créatures synthétiques, le constat devient presque délicieux : après deux siècles à vouloir copier, classer, dresser et réinventer le vivant, l’homme découvre que la nature avait déjà une imagination autrement plus débridée.</p>
<p><strong>La bête, c’est nous<br />
</strong>C’est toute la force de Modèle animal. Sous prétexte de parler d’eux, l’exposition parle furieusement de nous. De notre besoin de posséder ce que nous aimons, de nommer ce qui nous échappe, de mettre en cage ce qui nous fascine, de mettre en scène ce qui nous ressemble. Et de photographier frénétiquement ce que nous avons peur de voir disparaître.</p>
<p>Sept regards structurent le parcours : anatomique, performatif, affectif, fasciné, éthique, plastique et viral. Sept façons de regarder la bête qui fonctionnent finalement comme autant de miroirs tendus à notre propre espèce. Car depuis deux cents ans, nous pensions avoir mis l’animal dans le viseur. À Arles, il nous revient en pleine figure.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gooutmag.ch/modele-animal-betes-de-regard/" data-wpel-link="internal">Modèle animal : bêtes de regard</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gooutmag.ch" data-wpel-link="internal">Go Out!</a>.</p>
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