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	<title>80 | Go Out!</title>
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	<description>Le magazine culturel genevois</description>
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		<title>Anecdotes Covid de Sens</title>
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				<pubDate>Wed, 13 May 2020 08:49:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Go Out!]]></dc:creator>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter wp-image-15753 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mina-500x389.png" alt="" width="500" height="389" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mina-500x389.png 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mina-768x597.png 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mina-1024x796.png 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mina-100x78.png 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mina.png 1356w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p>Mina</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Je suis si rarement à la maison que j’oublie tout le temps où sont rangées mes affaires. Je dois régulièrement demander à nos chats &#8211; nos locataires &#8211; de me guider à leurs écuelles! Faut dire que notre appart ressemble à un bazar oriental, mix entre le souk de Bagdad, la mosaïque de constructions improbables de Kaboul et la place Jamaa el Fnaa à Marrakech. Le confinement s’est donc dévoilé comme un moment propice pour faire connaissance avec notre chez nous. Ultramotivée, je me suis dit que j’allais tout réorganiser de A à Z. Ca fait 3 semaines qu’on est claquemuré dans un 60 mètres carrés et je n’ai pas encore plié un string! Entre les appels à la famille, aux amis et aux partenaires qui ressemblent à un coup de fil de condamné dans le couloir de la mort (durée moyenne 2h37), les cours de sport des copines en ligne pour garder la ligne, les plats mijotés en mode chef quelques poussières d’étoiles et le télétravail, je n’ai plus une seconde à moi. Je suis carrément plus efficace en temps normal. Faut juste que j’accepte que ce confinement dévoile au grand jour un fait: je ne suis pas du tout une fille idéale à marier!</span></p>
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<p><img class="aligncenter wp-image-15754 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Rayane-500x500.jpeg" alt="" width="500" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Rayane-500x500.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Rayane-150x150.jpeg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Rayane-768x769.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Rayane-1022x1024.jpeg 1022w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Rayane-100x100.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Rayane.jpeg 1202w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Rayane</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Avant que la tornade Covid19 ne chamboule nos vies il y a quelques semaines, je ne réalisais pas vraiment l’impact direct que cela pouvait avoir sur ma vie. Aux prémices du confinement en France, je me rends à Londres. Insouciant &#8211; comme d’ordinaire &#8211;  je ne prends que mon passeport avec moi. Tout content je m’évade pour profiter de cette ville que j’adore. Dès l’annonce du confinement et suite aux durcissement des règles de vies communes, arrive le moment de rentrer dans ma cat gang house à Genève. Je me retrouve à l’aéroport direction la Suisse et là le drame: British Airways refuse mon embarquement car je n’ai pas mon permis B de résident genevois prouvant que je vis bien à Genève ! Pris de panique, je me voyais déjà résolu à repartir sur Paris ou voir pire, bloqué à Londres. Quand surgit de mon ombre, mon duo aux ressources insensées, dégaine mon exeat me permettant finalement d’embarquer. Merci encore à mon post-it vivant de prévoir l’imprévisible. Après 3 semaines de confinement, elle regrette amèrement cette assiduité administrative. </span></p>
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<p><img class="aligncenter wp-image-15766 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0729-500x494.jpeg" alt="" width="500" height="494" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0729-500x494.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0729-768x758.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0729-100x99.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0729.jpeg 800w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Yessine</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Confiné H24, il a quelques jours, je décide de sortir m’acheter des cigarettes. Et histoire de faire d’une pierre deux coups, j’y vais à pied pour me dégourdir les jambes. Chemin faisant, je croise trois adolescents qui par esprit de dissidence ont envoyé balader les panneaux prohibant toutes activités sportives ou récréatives dans le parc! La tension monte. Je poursuis et rencontre mon ami, policier en repos, avec lequel j’observe une distance de sécurité de 4 mètres, parano oblige. Et là surgit de nul part, deux familles nombreuses qui traversent d’une part et d’autre le trottoir pour se rejoindre et s’enlacer! Mon ami les interpelle en leur rappelant les consignes sanitaires à respectercontre le COVID19. Leur réponse? C’est la famille! Dans ma tête? Un film et un rôle : American Psycho et Patrick Bateman tuant, éviscérant, dépeçant, égorgeant, étripant et torturant cette société moderne où triomphe l’égoïsme sur l’empathie. Je suis vite renté serrer bien fort mes parents que j’adore et avec lesquels je vis. Où comment transformer un bain d’hémoglobine avorté en amour illimité. </span></p>
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<p><img class="aligncenter wp-image-15755 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Aurore-500x455.jpg" alt="" width="500" height="455" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Aurore-500x455.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Aurore-100x91.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Aurore.jpg 717w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p>Aurore</p>
<p><span style="font-weight: 400;">En cette période si singulière il faut savoir s’adapter à la situation. Après une semaine passée en isolement chez elle, une de mes amies m’a appelé sur Skype, contrariée.Son souci ? Sa frange. Tous les salons de coiffure étant fermés, elle se retrouvait coincée chez elle avec une mèche de cheveux trop courte pour être domptée par une barrette et trop longue pour lui permettre une bonne vision périphérique. Notre décision fut alors prise : nous devions gérer cette mini-crise. Armées de nos webcams, d’une bonne paire de ciseaux de son côté, d’un tutoriel « comment couper sa frange » du mien, nous étions parées. De cette expérience de confinement nous devions alors retenir comme leçon, 10 minutes plus tard, que couper une frange n’est pas donné à tout le monde. Le côté positif, en plus de notre quart d’heure de fou-rire, c’est que le confinement laissera le temps à sa frange de repousser, et que personne n’en saura rien. Sauf vous bien sûr.</span></p>
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<p><img class="aligncenter wp-image-15756 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/AlexandreKaspar-500x500.jpeg" alt="" width="500" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/AlexandreKaspar-500x500.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/AlexandreKaspar-150x150.jpeg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/AlexandreKaspar-768x768.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/AlexandreKaspar-1024x1024.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/AlexandreKaspar-100x100.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/AlexandreKaspar.jpeg 1162w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p>Alexandre</p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’autre jour, un jour de COVID-LIFE comme un autre, c’est-à-dire morne et anxiogène, je me retrouvai sans gruyère pour mes tagliatelles au poulet sauce crème champignon. Comme vous le savez tous, mon addiction au gruyère est incurable et je devais donc prendre une décision rapidement. Il était 18h30, le temps pressait. Il me fallut quatre minutes pour trouver le grand M et seulement deux de plus pour comprendre où je venais d’arriver. Partout autour de moi, je découvrais des hommes et des femmes munis de masques et de gants poussant de grands chariots débordants. Tantôt rugissant, tantôt grognant derrière leur cache microbes, ils me cernaient. Ni une ni deux, je pris mon courage à deux mains et me décidai à retrouver mon </span><i><span style="font-weight: 400;">fromton</span></i><span style="font-weight: 400;">.  Je fis alors ce que toute personne sensée aurait fait : Jul dans les oreilles et le mode combat activé. Deux minutes plus tard, j’étais au rayon fromage et yaourt et je dansais comme petit un fou, comme avant le COVID, et j’oubliai tout le monde, le temps d’un parmesan.</span></p>
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<p><img class="aligncenter wp-image-15762 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0728-424x500.jpg" alt="" width="424" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0728-424x500.jpg 424w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0728-100x118.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0728.jpg 750w" sizes="(max-width: 424px) 100vw, 424px" /></p>
<p>Ambre</p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’autre jour, il y a eu un superbe coucher de soleil. J’ai vu le ciel s’embraser en des teintes flamboyantes au-dessus des reliefs sinueux des montagnes jurassiennes. En bas, j’ai vu les arbres en floraison et j’ai entendu le chant lyrique des oiseaux qui annonce le retour des beaux jours. L’autre jour, je me suis émerveillée devant le spectacle de la nature et j’ai repensé à cette phrase de Matisse : « Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir ». </span></p>
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<p><img class="aligncenter wp-image-15760 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ameidie-375x500.jpg" alt="" width="375" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ameidie-375x500.jpg 375w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ameidie-768x1024.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ameidie-100x133.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ameidie-1464x1952.jpg 1464w" sizes="(max-width: 375px) 100vw, 375px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ameidie</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Je m’étais enfin décidée à m’inscrire au fitness et à m’y tenir d’une rigueur de fer, quitte à ralentir ma consommation de séries. Néanmoins, voilà que la vague coronavirus a déferlé sur notre monde, nous forçant à nous confiner et à revoir notre quotidien&#8230; Qu’à cela ne tienne, la communauté des influenceurs de fitness m’a inspirée tel le slogan de Nike à sortir mon matelas de yoga poussiéreux et ma motivation de derrière les fagots. J’avais tout prévu : la tenue de sport, la gourde d’eau, le tapis et le volume à fond. Sauf un détail qui m’avait échappé… tenter de faire des arabesques et des longueurs dans une salle de sport ça fonctionne. Le faire dans sa chambre coincée entre un lit, une armoire et un mur un peu moins. Après m’être cognée moultes fois, j’ai dû me rendre à l’évidence et retrouver mon canapé douillet. A défaut de pouvoir courir un marathon, je suis désormais prête pour un marathon des films Ghibli.</span></p>
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<p><img class="aligncenter wp-image-15770 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6-1-419x500.jpg" alt="" width="419" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6-1-419x500.jpg 419w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6-1-768x916.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6-1-859x1024.jpg 859w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6-1-100x119.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6-1-1464x1746.jpg 1464w" sizes="(max-width: 419px) 100vw, 419px" /></p>
<p>Gharib</p>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;annonce tombe ! C&rsquo;est le confinement jusqu&rsquo;à nouvel ordre. Une petite pensé aux parents qui prendront la mesure de la joie d’une proximité prolongé avec leur enfants. Et voilà la fin des promenades bucolique, du petit marché hebdomadaire sans justificatif, du petite verre à la terrasse d&rsquo;un café en fin de semaine. L&rsquo;heure est maintenant à la vie de poisson rouge, aux balades en intérieur, au petit marché à durée limité et avec justificatif et au petit verre au balcon. C&rsquo;est un moment propice à nouvelle activité forte distrayante, regarder passer les voitures et les gens en prenant son petit-déjeuner à treize de l’après-midi, découvrir les joies du travail du jardin en mode débroussaillage, plantage et démontage de palettes de bois pour créer des carrés potager, sortir faire ces courses avec son petit gel hydroalcoolique, en inventant des subterfuges pour ne rien toucher. </span></p>
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<p><img class="aligncenter wp-image-15758 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/mathieuroux-1-409x500.png" alt="" width="409" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/mathieuroux-1-409x500.png 409w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/mathieuroux-1-768x940.png 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/mathieuroux-1-100x122.png 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/mathieuroux-1.png 817w" sizes="(max-width: 409px) 100vw, 409px" /></p>
<p>Mathieu</p>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;autre jour, suite à des heures de recherche à la Bibliothèque Municipale et des réunions de crise à plus de cinq personnes, mon verdict tombait et il était sans appel: Le corps médical, à la solde des Illuminatis, complote afin que la population n’ait pas accès à la chloroquine. Les instances politiques n’ont rien à voir là-dedans, il s’agit d’une volonté de l’ensemble du personnel soignant s&rsquo;estimant lésé face au combat contre le Covid-19. De retour chez moi, j’ai également fait des recherches sur le Darkweb et Pornhub Premium (gratuit partout dans le monde jusqu’au 23 avril). J’ai ainsi découvert que tous les métiers liés aux soins, tous sans exceptions, échangeaient des messages sur des forums obscurs  avec la volonté cachée de réduire drastiquement la population genevoise. Mobilisez-vous chers/ères lecteurs/trices! Il est encore temps de les arrêter…</span></p>
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<p><img class="aligncenter wp-image-15759 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Pierrem.jpeg" alt="" width="450" height="450" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Pierrem.jpeg 450w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Pierrem-150x150.jpeg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Pierrem-100x100.jpeg 100w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pierrem</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le télétravail, c&rsquo;est l&rsquo;avantage d&rsquo;être disponible pour réceptionner les commandes de vin à domicile. C&rsquo;est aussi fureter sur les bonnes occasions de vieux millésimes sur des sites tout-moisi-hors-du-radar. C&rsquo;est s&rsquo;excuser auprès des bouteilles de sa cave qui n&rsquo;ont pas été retenues pour le confinement et leur dire que leur tour viendra, que là c&rsquo;est la crise. Le confinement, c&rsquo;est aussi ne plus oser partager avec son pote de dégust&rsquo; médecin les quilles déguillées. Mais on se rattrapera. A bientôt, et quand ce sera fini, qu&rsquo;on ne vienne pas nous gourmander avec des discours hygiéno-propagandistes sur le vin. Santé avant tout !</span></p>
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<p><img class="aligncenter wp-image-15763 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0726.jpg" alt="" width="452" height="452" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0726.jpg 452w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0726-150x150.jpg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0726-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 452px) 100vw, 452px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Soraya </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il y a encore trois semaines, je vantais la résistance de mes deux enfants auprès des autres mamans : « Cette hiver, mes fils n’ont pas été malades, pas une seule fois ! ça doit être parce que je les laisse traîner leurs mains n’importe où pour qu’ils fassent leurs immunités&#8230; » Puis, il y a eu le confinement. </span><span style="font-weight: 400;">Et là, tout a basculé. Mère un peu laxiste fût un temps, je suis devenue une mère hystérique. Dorénavant, chaque sortie est un véritable calvaire pour mes deux pauvres chérubins. « Lavez-vous les mains! Ne touchez à rien ! Pourquoi t’as gratté ton nez ? »  Le gel hydroalcoolique est leur plus fidèle compagnon. Et puis c’est arrivé. Huit jours après le début du confinement. Le plus jeune a un petit rhume, il toussote et il a une fièvre légère, très légère, juste assez pour t’inquiéter, au moins un peu. Et là, une multitude de questions me perfore.  Un virus?  Lequel? Et surtout comment il l’a attrapé vu que ça fait plus d’une semaine qu’il ne voit personne à part nous et que ses mains sont aussi désinfectées qu’une salle d’opération&#8230; Question qui restera sans réponse. Mais l’important, c’est qu’il aille bien maintenant.</span></p>
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<p><img class="aligncenter wp-image-15764 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0727-500x334.jpeg" alt="" width="500" height="334" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0727-500x334.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0727-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0727-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0727-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0727-1200x800.jpeg 1200w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0727.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Vincent </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Misanthrope mais de gauche, introverti mais festif, j’ai toujours eu de la peine à choisir mes styles vestimentaires. Pourtant, je voyais bien que d’aucuns de mes concitoyens pratiquaient la méthode “premier de chaque pile”, et me trouvais fort marri devant tant d’aisance dans l’abject. Jaloux même. Ainsi j’étais toujours partagé entre des fringues ultra-flashy et du normcore de frippes de luxe, avec le risque toujours du FFP &#8211; le Fashion Faux-Pas, à ne pas confondre avec ces masques médicaux qui valent plus que des bitcoins. Mais cette pandémie m’a permis de réaliser que pour une fois j’avais une bonne raison de m’habiller comme je l’entendais. Alors qu’en temps normal, j’ai plus de scrupules à faire péter le fantasque, là je suis allé faire les course en long manteau noir, bottines noires, gants en cuir noir eux aussi et un immense chapeau de feutre noir. En temps normal, je passe pour un weirdo de l’enfer; dans le cas qui nous occupe, ma voisine que je croisai en sortant me lança dans cet anglais germanisant que je ressemblait à un “plague doctor” &#8211; cette image archétypale de masque ornitomorphe de la Grande Peste du Moyen-Âge. Je lui ai répondu avec enthousiasme que c’était le meilleur moment. Bon voilà, sinon lavez-vous les mains et grève des loyers !</span></p>
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		<title>Cultiver son jardin d’intérieur </title>
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				<pubDate>Thu, 07 May 2020 16:28:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Design]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Confectionnée par 5600 artisans à partir de matériaux naturels, issus de sources durables, BOTANISK est une collection de pots, paniers et bien d’autres accessoires venant agrémenter le plaisir du jardinage d&#8217;intérieur. Cette nouvelle gamme est le fruit d’une intense collaboration entre IKEA et six entrepreneurs sociaux en Thaïlande, Inde, Roumanie et Jordanie. Ces organisations partagent toutes un objectif commun : créer ... <a href="https://gooutmag.ch/cultiver-son-jardin-dinterieur-2/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Confectionnée par 5600 artisans à partir de matériaux naturels, issus de sources durables, BOTANISK est une collection de pots, paniers et bien d’autres accessoires venant agrémenter le plaisir du jardinage d&rsquo;intérieur. Cette nouvelle gamme est le fruit d’une intense collaboration entre IKEA et six entrepreneurs sociaux en Thaïlande, Inde, Roumanie et Jordanie.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ces organisations partagent toutes un objectif commun : créer des emplois pour les personnes précarisées (essentiellement des femmes en l’occurrence) afin de leur offrir des perspectives d’avenir. Fabriqués avec des matériaux tactiles naturels tels que la fibre de banane, le jute et le coton, la collection exploite la thématique botanique. Avis aux mains vertes! </span></p>
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		<title>Jouez confiné</title>
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				<pubDate>Tue, 28 Apr 2020 14:12:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Kawashima]]></category>
		<category><![CDATA[entraînement cérébral]]></category>
		<category><![CDATA[Jeux Video]]></category>
		<category><![CDATA[Luigi's mansion 3]]></category>
		<category><![CDATA[Nintendo]]></category>
		<category><![CDATA[Switch]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>PROGRAMME D&#8217;ENTRAÎNEMENT CÉRÉBRAL DU DR KAWASHIMA Dans un monde surchargé d’infos, ente ordis, smartphones, réseaux sociaux et tv, on perd facilement ses capacités de concentration. Le Programme d&#8217;entraînement cérébral du Dr Kawashima vous permettra de maintenir en forme votre cerveau à l’aide d’exercices faisant appel à vos différents cortex. Véritable booster pour neurones, ce jeu vous accompagnera au gré de ... <a href="https://gooutmag.ch/15721-2/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 1">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p><strong>PROGRAMME D&rsquo;ENTRAÎNEMENT CÉRÉBRAL DU DR KAWASHIMA</strong></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2020-04-28-à-15.22.32.png" data-wpel-link="internal"><img class="size-full wp-image-15732 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2020-04-28-à-15.22.32.png" alt="" width="250" height="404" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2020-04-28-à-15.22.32.png 250w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2020-04-28-à-15.22.32-100x162.png 100w" sizes="(max-width: 250px) 100vw, 250px" /></a></p>
<p>Dans un monde surchargé d’infos, ente ordis, smartphones, réseaux sociaux et tv, on perd facilement ses capacités de concentration. Le Programme d&rsquo;entraînement cérébral du Dr Kawashima vous permettra de maintenir en forme votre cerveau à l’aide d’exercices faisant appel à vos différents cortex. Véritable booster pour neurones, ce jeu vous accompagnera au gré de votre quotidien à l’aide de rappel et de tampon que vous devez apposer après chaque expérience. L’entrainement journalier recommandé consiste à effectuer au minimum 3 exercices simples mais très stimulants. Lorsque vous vous exercez régulièrement de nouveaux jeux vous sont proposés dont certains utilisent la caméra IR à détecteur de mouvements du Joy-Con. Vous pourrez également calculez votre âge cérébral en effectuant une série d&rsquo;exercices qui mettront à l&rsquo;épreuve votre vitesse de traitement de l&rsquo;information, votre mémoire à court terme et votre self-contrôle. Bien évidemment, il évoluera si vous êtes assidu! Autre stimulant: un tournoi mondial d’entraînement cérébral qui vous permettra d’affronter &#8211; en plus de vos amis et votre famille &#8211; des joueurs du monde entier. De quoi gardez l’esprit en forme pendant et après la quarantaine!</p>
</div>
<div class="column">
<p><strong>LUIGI’S MANSION 3 POUR SWITCH</strong></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/luigi-mansion.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-15723 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/luigi-mansion-309x500.jpg" alt="" width="309" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/luigi-mansion-309x500.jpg 309w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/luigi-mansion-768x1242.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/luigi-mansion-633x1024.jpg 633w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/luigi-mansion-100x162.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/luigi-mansion.jpg 866w" sizes="(max-width: 309px) 100vw, 309px" /></a></p>
<p>Le 3ème opus de la série Luigi’s Mansion revient en force avec un jeu haut en terreur et au gameplay prenant et réussi. Ici, Luigi doit à nouveau affronter ses peurs les plus profondes. Dans cette édition, lui et ses amis se rendent dans un hôtel de luxe baptisé « Repos éternel » pour un week-end de rêve qui se transforme en cauchemar quand le Roi Boo &#8211; célèbre rival de Luigi qui y vient semer la terreur. Lancez vous à la recherche de vos amis disparus et faites face à tous les obstacles jonchés sur votre chemin. Résolvez des énigmes et découvrez des secrets avec l’aide du professeur K. Tastroff. Capturez et affrontez des fantômes, véritables entraves à votre mission! Explorez et jouez à plusieurs (jusqu’à 8 joueurs sur la même console) si vous êtes confinés en famille. La claque que procure les graphismes ainsi que la maitrise des cinématique et de l’audio vous laissera pantois. Le potentiel de la Switch est exploité à son maximum pour ce qui pourrait bien être le jeux de l’année.</p>
</div>
</div>
</div>
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		<title>Fausse Solitude</title>
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				<pubDate>Sun, 26 Apr 2020 10:15:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurore de Granier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[On en Parle]]></category>
		<category><![CDATA[confinement]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[on en parle]]></category>
		<category><![CDATA[restez chez vous]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Aujourd’hui j’écris depuis mon canapé. Une tasse de thé fume sur la table basse, et des miettes de crackers au fromage lui servent de compagnon. Dehors il fait grand beau, et je refuse de me plaindre. Je peux sortir sur ma terrasse, aller dans mon jardin, sans prendre de risque, ni pour moi, ni pour les autres. J’appelle ma famille, je prends de leurs nouvelles. Les adultes travaillent depuis la maison, comme ils peuvent, avec des enfants surexcités à gérer. Pour une fois pas de restriction sur les jeux vidéos, même si tout le monde préférerait qu’ils dévorent leurs romans prenant la poussière, mais tout est bon pour faire passer le temps plus vite. Alors on appelle ses amis, on se raconte nos journées, souvent trop vides. On se remémore des souvenirs et on rit, préparant déjà des plans pour se revoir quand enfin ce confinement sera fini. Mais en attendant, il faut suivre les règles. Pour une fois, se soumettre sans râler, éviter de trouver les combines pour contourner les consignes, juste accepter que tout le monde traverse la même chose et que pour bien le faire il faut le faire ensemble, chacun chez soi. Et puis ce temps que nous avons sur les bras, pourquoi ne pas en faire bon usage ? Derrière ce malheur, ne peut-on pas trouver un peu de joie, d’optimisme, voir le bon côté de cette punition infligée au monde entier ? On peut faire très simple, et enfin lire cette pile de romans que l’on s’était promis de dévorer en 2019, mais qu’on a bien sûr laissé de côté. On peut aussi regarder ce film de trois heures que l’on a commencé deux soirs d’affilé, mais devant lequel on s’endormait toujours, épuisé par une journée de travail harassante. Et puis cette recette de minestrone, pourquoi ne pas enfin l’étrenner ? Ou alors se mettre au tricot, aux mots-fléchés, à la peinture, à l’écriture, au ménage de printemps, et à toutes ces taches que l’on repousse sans arrêt, débordés par la vie. Mais la vie a appuyé sur pause. L’écrivain américain Ezra Klein nous parle déjà d’une « récession sociale », qui nous touchera tous à un certain degré durant cette période d’isolement à durée indéterminée.<span class="Apple-converted-space">  </span>Il faut alors prendre le temps de s’occuper, mais aussi penser aux autres, parfois plus seuls que nous. Dans une époque où la sonnerie du téléphone est souvent synonyme de panique &#8211; pourquoi pas un message ? Que se passe-t-il ? &#8211; il va falloir se réhabituer à la fonction première de ces engins : appeler. Dès les premiers soirs de ce confinement forcé je me suis retrouvée à répondre à des appels d’amis, seuls chez eux, mais aussi de membres éloignés de ma famille, inquiets, en quête d’informations, de nouvelles, mais par-dessus tout de compagnie. Explorer Instagram et Facebook finira bien évidemment par vous lasser, et la vraie vie, le contact social, par terriblement vous manquer. Alors certainement comme vous, j’ai repris goût à passer des heures au téléphone avec des copines d’enfance, ou mon petit ami, à discuter de tout et de rien, à refaire le monde. Même plus besoin d’allumer la télévision pour faire face à des informations toujours moins rassurantes, la vie est au bout du fil. </span></p>
<div id="attachment_15711" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-15711" class="wp-image-15711 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Fausse-solitude-1.jpg" alt="" width="600" height="845" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Fausse-solitude-1.jpg 600w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Fausse-solitude-1-355x500.jpg 355w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Fausse-solitude-1-100x141.jpg 100w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" />
<p id="caption-attachment-15711" class="wp-caption-text">Salvador Dali, La jeune femme à la fenêtre, 1925</p>
</div>
<p class="p1"><span class="s1">Et puis il y a ces journées ou essayer est trop difficile. Pas envie de me mettre à ce hobby, ni de faire une séance de sport, ni d’être positive. Une journée sans, ou l’on se morfond sur soi-même, mélancolique à souhait, ne prenant même plus la peine de répondre au téléphone. Tout n’est pas rose en quarantaine. Alors ces jours là, quand je regarde cette obligation de confinement, et les heures qui passent, se ressemblant inlassablement, je me prends à me rêver en héroïne de Jane Austen, assise à sa table à dessin, devant sa fenêtre, un livre ouvert devant elle et une lettre en suspend. C’est une leçon en réalité, un morceau de la vie de nos ancêtres, qui s’ils n’étaient pas confinés chez eux de force connaissaient la solitude. Au 21ème siècle ce mot semble à la fois irréel et cauchemardesque. Et pourtant, nous retournons à l’essence de tout, face à nous-mêmes, perdus devant l’absence de toute distraction. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"> Joan Didion dans son essai « De Tenir un Journal » parle de ses propres écrits comme d’une distraction d’elle-même, un moyen de se rassurer, parler des autres, des gens que l’on rencontre, que l’on aperçoit, pour ensuite se regarder soi-même, se rassurer, se juger, mais ne jamais s’examiner de trop près. Si vous êtes courageux vous avez peut-être commencé à rédiger le vôtre en cette étrange saison, et peut-être vous êtes vous retrouvez face à une page blanche, ou alors l’avez vous noircie en quelques minutes, relâchant tous les sentiments que vous inspirent cette prison qu’est devenu votre chez vous. Quand au début de mon isolement j’ai ouvert mon journal, que je tiens depuis maintenant des années, je n’ai rien écrit. J’ai posé mon stylo, fermé mon carnet, et je suis restée là à regarder par la fenêtre. J’avais trop lu, trop écrit, trop regardé la télé, trop fait de mots fléchés. Et puis je me suis souvenue que l’on n’était jamais vraiment seul, qu’il y aurait toujours quelqu’un au bout du fil, un ami, un voisin, un collègue, un parent, une connaissance qui pourrait nous sortir de cette solitude, et pour qui nous pourrions faire de même. Quelqu’un qui aurait en réalité peut-être encore plus besoin de ce coup de fil, de ces quelques minutes de conversation dans une journée qui nous fait sentir comme un Bill Murray désespéré dans un <i>Jour sans Fin, </i>version film catastrophe. Peut-être avions nous besoin de cela en réalité, si ce n’est simplement pour nous rappeler que nous ne sommes jamais vraiment seuls si nous prenons simplement le temps de penser aux autres. Penser aux autres. Je me retrouve alors à réfléchir à la suite, à la fin de tout cela, au retour à la normale, mais différemment. Car cette épreuve m’a aussi changée. Maintenant, j’apprécierais les simples trajets, marcher jusqu’à la boulangerie pour acheter une baguette, des croissants le dimanche matin, des pâtisseries pour l’anniversaire d’une amie. M’arrêter chez le fleuriste au lieu de foncer attraper le bus après une longue journée de travail, prendre le temps de choisir chaque fleur une à une. Et puis arrêter de dire non aux soirées de dernière minute, ne plus jamais refuser un diner parce qu’on est trop fatigué. Ne plus oublier d’appeler cette amie qui est partie au bout du monde, cette grand-tante qui ne pourra cacher sa joie en entendant notre voix à l’autre bout du fil. La vie se passe maintenant. Et si j’ai apprécié apprendre à aimer ma solitude, si j’ai aimé faire de cette étrange période un moment aussi joyeux que possible, je sais que quand tout cela sera terminé je ne serais plus la même. Maintenant je sais que la vie n’attend pas. </span></p>
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		<title>L&#8217;ouragan Khaite</title>
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				<pubDate>Sat, 25 Apr 2020 15:08:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurore de Granier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Mode]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Holstein]]></category>
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		<category><![CDATA[créateur]]></category>
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		<category><![CDATA[fashion]]></category>
		<category><![CDATA[Khaite]]></category>
		<category><![CDATA[Khaite NYC]]></category>
		<category><![CDATA[mode]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Instagram et simplicité Beaucoup d’entre nous l’ont découverte pour la première fois sur les réseaux sociaux. Une photographie prise par un paparazo a tout fait basculer, et nous rappelle avec une énorme claque qu’aujourd’hui l’impact d’une image diffusée sur Instagram relègue les critiques de mode spécialisés au rang de has been. La photo ? Katie Holmes, hélant un taxi dans ... <a href="https://gooutmag.ch/louragan-khaite/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<h3 class="p1 intertitre"><span class="s1">Instagram et simplicité</span></h3>
<p class="p1"><span class="s2">Beaucoup d’entre nous l’ont découverte pour la première fois sur les réseaux sociaux. Une photographie prise par un paparazo a tout fait basculer, et nous rappelle avec une énorme claque qu’aujourd’hui l’impact d’une image diffusée sur Instagram relègue les critiques de mode spécialisés au rang de has been. La photo ? Katie Holmes, hélant un taxi dans les rues de New York vêtue d’une brassière et d’un gilet assorti en cachemire. Une publicité gratuite qui change la vie d’une marque et de sa créatrice pour les propulser sur le devant de la scène : Catherine Holstein, à la tête du label Khaite. Marque encore niche avant cette photographie, aujourd’hui il devient difficile d’échapper à Khaite qui est rapidement adoubée par le public, en faisant une des marques phares de l’hiver 2019-2020. Au-delà de ce coup marketing non planifié, la designer arrive sur la scène au bon moment, alors que les marques italiennes ne cessent de jouer la carte de l’extravagance, et que l’élégance simple d’une certaine Phoebe Philo déserte Céline. Catherine Holstein apparaît comme une figure du retour au source, proposant des pièces luxueuses, qualitatives, et avant tout adaptées au quotidien des femmes d’aujourd’hui. Le maître mot de ses créations ? Un minimalisme chic et terre à terre. Dans ses collections, des pièces basiques, des essentiels de la garde-robe qui vous suivront toute une vie, indémodables et correspondant à chaque femme à une période où les critères de choix se durcissent et où chacune souhaite changer le monde. Après avoir fait ses armes chez Vera Wang et GAP, elle se lance alors en 2016 pour répondre à ce désir en créant des pièces d’une élégante simplicité qui rappelle l’esthétique adorée de Phoebe Philo. Des jeans coupés à la perfection, des cachemires d’exception travaillés dans des coupes à la fois basiques et originales, et des pantalons au tombé parfait pour toutes occasions. C’est ainsi que commence l’aventure Khaite, et en seulement quatre ans la créatrice new yorkaise parvient à nous convaincre que nous devrions piocher dans ses collections pour totalement refaire notre garde-robe. </span></p>
<div id="attachment_15695" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-15695" class="wp-image-15695 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Khaite-2.jpg" alt="" width="480" height="720" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Khaite-2.jpg 480w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Khaite-2-333x500.jpg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Khaite-2-100x150.jpg 100w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" />
<p id="caption-attachment-15695" class="wp-caption-text">©Khaite, collection Printemps-Eté 2019</p>
</div>
<h3 class="p1 intertitre"><span class="s1">Une identité intemporelle</span></h3>
<p class="p1"><span class="s2">C’est un chic sans effort qui se dégage de ses looks, des pièces qui s’assemblent entre elles comme un puzzle aux milles combinaisons. Une chemise à la fois travaillée et simple qui vient s’ajouter à un jean à la coupe impeccable et au confort sans pareil, un pull en cachemire négligemment jeté sur les épaules, Khaite a réussi le pari de créer bien plus qu’une marque, mais un univers auquel nous rêvons d’appartenir. Ses looks à la fois cool et originaux partagent également le désir d’une mode adaptée à toutes, peu importe l’âge, la taille, ou encore la vie. Une femme au foyer, une businesswoman, une étudiante, une retraitée, il est aisé de s’imaginer toutes les femmes qui viennent colorer notre monde dans les vêtements de Catherine Holstein. Personnage encore énigmatique, la jeune créatrice n’en révèle que peu sur elle-même à travers ses créations, car elle dessine une garde-robe universelle, mais raconte le début de son aventure avec une candeur exquise. Pour elle tout a commencé par une frustration. Où pouvait-elle acheter ces vêtements qu’elle aurait envie de mettre tous les matins, qui lui donneraient une allure à la fois habillée et décontractée, qui seraient d’une qualité sans défaut, intemporels, qu’elle pourrait emprunter à sa mère, à sa soeur, à ses amies, des pièces qui auraient une identité sans vraiment en avoir ? Nulle part. Alors elle s’est lancée, et la suite de l’histoire nous la connaissons.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_15696" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-15696" class="wp-image-15696 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Khaite-1.jpg" alt="" width="480" height="720" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Khaite-1.jpg 480w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Khaite-1-333x500.jpg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Khaite-1-100x150.jpg 100w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" />
<p id="caption-attachment-15696" class="wp-caption-text">©Khaite, Collection Resort 2019</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<h3 class="p1 intertitre"><span class="s1">La mode new yorkaise renait de ses cendres</span></h3>
<p class="p1"><span class="s2">Figure du renouveau de la création américaine, Catherine Holstein se démarque également par son amour pour la mode new yorkaise et sa fashion week. Si nombre de journalistes nous prédisent depuis plusieurs années la fin de la mode sur la côte Est avec le départ de tous les grands designers préférant présenter leurs collections de l’autre côté de l’Atlantique, une myriade de jeunes designers, à l’image de Catherine Holstein, profitent de cette envolée de moineaux pour faire leurs nids. En réalité, à ses yeux cette ville est le lieu parfait pour présenter une collection jeune et ancrée dans le réel, « C’est une ville démocratique, et le départ de tous ces créateurs nous laisse l’opportunité d’exprimer nos idées », déclarait-elle après son dernier défilé. « Je suis fière de présenter à New York » ajoute-elle, expliquant que cette ville sera le lieu de naissance des futurs leaders du milieu, un lieu qui fait malgré lui table rase du passé pour laisser s’exprimer un futur plus démocratique et terre à terre, une mode qui retourne à l’essentiel.</span></p>
<div id="attachment_15697" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-15697" class="wp-image-15697 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Khaite-3.jpg" alt="" width="480" height="720" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Khaite-3.jpg 480w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Khaite-3-333x500.jpg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Khaite-3-100x150.jpg 100w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" />
<p id="caption-attachment-15697" class="wp-caption-text">©Khaite, Pre-Fall 2019</p>
</div>
<p class="p1"><span class="s1">À travers ses collections présentées durant la semaine de la mode, elle témoigne d’un besoin de retour à la réalité, flagrant, douloureux parfois, ôtant toute magie à l’univers de la mode pour revenir à l’essentiel. Pour recommencer à apprécier le vêtement, à vivre dedans, à rire, pleurer, travailler, chanter, aimer, dans ces pièces en cachemire, ces chemisiers aux imprimés à la fois 80’s et futuristes, ses jeans qui ne passeront jamais de mode. Catherine Holstein nous assure alors que la relève est bien là, que cette mode universelle, intemporelle, qui nous fait à la fois rêver par sa beauté tout en nous ramenant dans le monde réel par sa simplicité, nous promet de faire revivre la mode new yorkaise, et de dévaler sur le monde entier comme un ouragan de féminité et d’<i>effortless chic</i>. Le phoenix de la mode américaine à maintenant un nom, <i>Khaite</i>. </span></p>
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		<title>Antoniolo, joyau du Nebbiolo</title>
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				<pubDate>Wed, 22 Apr 2020 11:48:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Emmanuel Fehr]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Gastronomie & Vin]]></category>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>Le renouveau de Gattinara</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Lorsque nous pensons aux vins du Piémont, c’est le plus souvent aux appellations Barolo et Barbaresco du sud du Piémont dans les Langhe, sur leurs collines essaimées de villages perchés. Mal nous en prend ! Le Haut-Piémont a une riche histoire viticole, avec la DOCG Gattinara en tête de liste parmi les appellations les plus réputées. Victime du phylloxéra et de l’industrialisation, il faudra attendre les années d’après guerres pour que quelques vignerons en quête de qualité et d’indépendance reprennent le flambeau et portent l&rsquo;appellation à son sommet. Parmi eux, Mario Antoniolo, qui embouteille ses premiers Gattinara avec le millésime 1955. Prenant la suite de Mario, c&rsquo;est sa fille Rosanna qui redonne à Gattinara ses lettres de noblesse. Ce sont aujourd&rsquo;hui ses enfants, Lorella et Alberto, qui veillent au grain. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>La fraîcheur dans toute sa splendeur</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">A Gattinara, le Nebbiolo appelé localement <i>Spanna</i>, règne en maître. Les vignes poussent en légère altitude (250 à 450 mètres) le long des collines de la Vallée de Sesia. Le terrain est d&rsquo;origine volcanique, avec une roche mère affleurante riche en granit et porphyre, et une terre très acide. Comme en Bourgogne, l’appellation est disséquée en « climats », dont une vingtaine sont officiellement identifiés. Parmi les plus réputés, ceux du domaine Antoniolo, <i>Vigneto Castelle</i>, <i>San Francesco</i> et le plus fameux, monopole du domaine, <i>Osso san Grato</i>. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les vins de Barolo et Barbaresco sont souvent comparés à ceux de la Bourgogne, même si à notre sens la finesse et la fraîcheur aromatique des vins de cette dernière est plus proche de celle du Haut-Piémont. Sans doute grâce à la fraîcheur nocturne dévalant du Mont-Rose voisin, à la plus forte humidité, à la luminosité plus faible à l&rsquo;automne pour une maturation lente et au sol plus acide favorisant une structure fine des vins. Les vins de Gattinara ne sont pas flamboyants ou musculeux, mais jouent sur le registre de la grâce et d&rsquo;une sobre élégance. A la dégustation, on retrouve fréquemment des notes d&rsquo;herbes médicinales, de fruits rouges framboisés-groseillés, de poivre blanc, de métal rouillé, de violette ou rose séchée. La bouche est soyeuse malgré l&rsquo;acidité qui est toujours au rendez-vous et permet de trouver un équilibre, même sur les millésimes chauds. Les tannins sont serrés, souvent accrocheurs et humides, mais toujours souples. Avec l&rsquo;âge, la texture se suavise, et ce qui pouvait être pris dans la prime jeunesse pour de l&rsquo;incivilité, se mue en une grande délicatesse aristocratique.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1"> </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Azienda Agricola Antoniolo</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L&rsquo;Azienda Agricola Antoniolo propose quatre cuvées différentes, un <i>Gattinara Classico</i>, assemblage de différents climats de Gattinara, <i>Vigneto Castelle</i>, une parcelle de plateau au sol très acide, <i>San Francesco</i>, vignoble de côteau de 3 hectares regardant l&rsquo;ouest et abritant une chapelle célébrant Saint François (c&rsquo;est souvent la parcelle réputée pour être la plus fraîche et élégante). Puis l&rsquo;<i>Osso San Grato </i>(Saint Patron des vignerons locaux), parcelle exposée sud, avec la roche mère à 50 cm du sol, monopole du domaine Antoniolo. C&rsquo;est un terroir d&rsquo;exception, le plus réputé de Gattinara.</span></p>
<div id="attachment_15687" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-15687" class="wp-image-15687 size-large" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image2-3-1024x768.jpg" alt="" width="1024" height="768" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image2-3-1024x768.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image2-3-500x375.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image2-3-768x576.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image2-3-100x75.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/image2-3-1464x1098.jpg 1464w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />
<p id="caption-attachment-15687" class="wp-caption-text">Double verticale du domaine Antoniolo, San Francesco et Osso San Grato</p>
</div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Double verticale d&rsquo;anthologie</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Grâce à la folle et généreuse envie d&rsquo;un ami de comparer les deux parcelles emblématiques du domaine, nous avons remonté les années, en appréciant les différences d&rsquo;expression des deux terroirs sur des millésimes aux profils très variés&#8230; </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">2014 : sur ce millésime à la production réduite, pas de cuvée <i>San Francesco</i>. L’<i>Osso san Grato </i>est juteux, fluide, fraisotant. C&rsquo;est un miracle sur ce millésime compliqué.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">2013 : le claquant et la fraîcheur du <i>San Francesco</i> est cinglante, il bourguignone avec un nez minéral et de rose poivrée tout en gardant une trâme serrée, alors que son grand frère l’<i>Osso</i> <i>San Grato</i> est plus fermé. Il ne laisse pas indifférent, mais n’est pas commode. Un ermite mal rasé aux tannins collants, au nez de cendre froide, dans lequel sommeille Epicure. L&rsquo;austérité qu&rsquo;on aime !</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">2012 : l’<i>Osso</i> <i>San Grato</i> se livre dans l’obscurité, c’est un puits profond de goudron et de fruits noirs à la finale carrée, alors que le <i>San Francesco </i>est suave et âpre à la fois, avec des envolées de guimauve et de cuivre.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">2011 : millésime sous-estimé, il est magique chez Antoniolo. Sur le <i>San Francesco</i>, le nez de violette nous fait tourner la tête, alors que la premier contact est tout en souplesse et les tannins surfins. L’<i>Osso</i> <i>San Grato </i>est archétypique, tout en équilibre sur ce millésime charmeur et chaleureux. C’est un vin envoûtant et racé : notes de havane, bouillon de boeuf, rose séchée, prune fraîche, âpre mais fluide.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">2010 : coup de cœur de la soirée, ce millésime est monumental. La texture du <i>San Francesco</i> est velours pur, entouré de notes de tabac blond, d&rsquo;orange et de chocolat. Tout y est, il évolue minute après minute, un danseur classique, sévère, précis et aérien. L’<i>Osso</i> <i>San Grato</i> est plus végétal et truffé, sombre, il avance lentement à pas mesurés, avec une acidité perçante qui nous bouscule sans nous secouer, le tout encadré par une structure ferme: le vin complet par excellence. Chanceux ceux qui en ont encavé en quantité !<span class="Apple-converted-space">     </span></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">2009 : millésime solaire, mûr et dense. Le <i>San Francesco</i> girofle, avec une profondeur pulpeuse, alors que l’<i>Osso</i> <i>San Grato</i> flirte avec les essences florales et de prune macérée. Une grosse amplitude qui confite.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Nous terminons sur un <i>Osso san Grato </i>2008 à l&rsquo;approche végétale, aux notes typiques de bouillon de bœuf japonais et de salé-épicé très gattinarien. Il n’est ni lourd, ni léger, ni puissant, mais à la fois tellement <i>Osso</i>, une sorte d&rsquo;Emile Zátopek au style peu conventionnel, mais si touchant.</span></p>
<p class="p3">Une dégustation qui a rassasié notre curiosité, mais qui a confirmé que les vins d’Antoniolo sont à ce point profonds, que leur plus bel écrin est une attention simple, à étirer le long d’une soirée en l’observant cheminer.</p>
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		<title>La recette du chef Cyrille Azevedo: tartare de bar, mangue, avocat, yuzu</title>
		<link>https://gooutmag.ch/la-recette-du-chef-cyrille-azevedo-tartare-de-bar-mangue-avocat-yuzu/</link>
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				<pubDate>Wed, 22 Apr 2020 10:57:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Go Out!]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Gastronomie & Vin]]></category>
		<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>INGRÉDIENTS (2 PERSONNES) &#8211; Sel, poivre • Préparation de la mousse d&#8217;avocat &#8211; 1 avocat &#8211; 30 ml jus de citron yuzu &#8211; 5 g coriandre fraiche • Préparation du tartare &#8211; 1 Filet de Bar élevages (450 g poids brut) &#8211; 1 mangue (moitié brunoise, moitié coulis) &#8211; 20 g de cébette thaïlandaise &#8211; 10 ml d’huile olive &#8211; ... <a href="https://gooutmag.ch/la-recette-du-chef-cyrille-azevedo-tartare-de-bar-mangue-avocat-yuzu/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 61">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p>INGRÉDIENTS (2 PERSONNES)</p>
<p>&#8211; Sel, poivre</p>
<p>• Préparation de la mousse d&rsquo;avocat</p>
<p>&#8211; 1 avocat<br />
&#8211; 30 ml jus de citron yuzu &#8211; 5 g coriandre fraiche</p>
<p>• Préparation du tartare</p>
<p>&#8211; 1 Filet de Bar élevages (450 g poids brut) &#8211; 1 mangue (moitié brunoise, moitié coulis) &#8211; 20 g de cébette thaïlandaise<br />
&#8211; 10 ml d’huile olive<br />
&#8211; 10 ml jus de citron<br />
&#8211; 1 fruit de la passion</p>
<p>PRÉPARATION</p>
<p>• Étape 1 : Préparation de la mousse d&rsquo;avocat</p>
<p>Dans un robot, mettre l&rsquo;avocat, la moitié du yuzu et la coriandre. Mixer le tout pour obtenir un guacamole. Le mettre dans une pipette et réserver au frais.</p>
<p>• Étape 2 : Préparation du tartare</p>
<p>Dans un bol inox, émincé le bar en tartare. Couper la mangue en brunoise très petite. Émincer la cébette thaï- landaise. Mélanger le bar avec la mangue en brunoise et le coulis, le reste de yuzu, l&rsquo;huile d&rsquo;olive et la cébette, ainsi que le jus de citron.</p>
<p>Étape 3 : Coulis de mangue passion</p>
<p>Mixer le reste de la mangue avec un fruit de la passion, un peu de jus de citron<br />
Si le coulis est un peu trop épais rajouter un peu d’eau tout simplement.<br />
Débarrasser dans une pipette et réserver au frais</p>
<p>• Étape 4 : Finition et présentation</p>
<p>Dans une assiette, cerclé le tartare de bar mariné. A côté et au-dessus du tartare de bar, mettre des pointes de mélange d&rsquo;avocat et des pointes de coulis de mangue. Décorer le tartare de tuile dentelle et de pousse d’herbes.</p>
<p>Servir très frais. Le reste du guacamole<br />
Server le, à part et n’oubliez pas de faire toaster le pain &#8230;.</p>
</div>
</div>
</div>
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		<title>Théâtre Compagnie Utopia</title>
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				<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 16:07:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurore de Granier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
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		<category><![CDATA[compagnie Utopia]]></category>
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		<title>Visites audio : les podcasts des musées parisiens</title>
		<link>https://gooutmag.ch/visites-audio-les-podcasts-des-musees-parisiens/</link>
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				<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 15:58:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurore de Granier]]></dc:creator>
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		<title>Béjart Ballet Lausanne</title>
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				<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 15:55:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurore de Granier]]></dc:creator>
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		<title>Les artisans du rêve</title>
		<link>https://gooutmag.ch/les-artisans-du-reve/</link>
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				<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 14:32:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurore de Granier]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>L’artisanat, la nouvelle mine d’or de la mode En 2016 une nouvelle ère commençait pour la marque Christian Dior. La designer Maria Grazia Chiuri, à la tête de la maison Valentino depuis des années, prenait son envole pour Paris et venait diriger seule cette maison de couture que l’on ne peut que qualifier d’emblématique. Sa première collection marqua les esprits ... <a href="https://gooutmag.ch/les-artisans-du-reve/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<h3 class="p1 intertitre"><span class="s1">L’artisanat, la nouvelle mine d’or de la mode</span></h3>
<p class="p1"><span class="s2">En 2016 une nouvelle ère commençait pour la marque Christian Dior. La designer Maria Grazia Chiuri, à la tête de la maison Valentino depuis des années, prenait son envole pour Paris et venait diriger seule cette maison de couture que l’on ne peut que qualifier d’emblématique. Sa première collection marqua les esprits par sa revisite de l’esthétique de monsieur Dior lui-même, reprenant des coupes et des looks élaborés par le designer français des années auparavant. Mais Chiuri allait faire bien plus que retrouver l’essence visuelle de la marque, elle allait retourner à une origine alors de plus en plus délaissée par les designers : l’artisanat. Parler de l’artisanat dans le monde de la mode c’est évoquer la face cachée de cet univers glamour, des podiums et des tapis rouges. C’est parler des heures de travail de ces petites mains, des anonymes, qui font pourtant naitre la magie là où nous l’attendons chaque saison.</span></p>
<div id="attachment_15652" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-15652" class="wp-image-15652 size-large" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-4-709x1024.jpg" alt="" width="709" height="1024" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-4-709x1024.jpg 709w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-4-346x500.jpg 346w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-4-768x1109.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-4-100x144.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-4.jpg 1440w" sizes="(max-width: 709px) 100vw, 709px" />
<p id="caption-attachment-15652" class="wp-caption-text">Réalisation des boutons d’une veste chez ©Chanel</p>
</div>
<p class="p1"><span class="s1">Alors que Maria Grazia Chiuri arrivait à la tête de Dior, il y a maintenant quatre ans, l’artisanat s’était fait plus discret, les designers préférant des designs plus nets, des coupes droites, et cultivant un goût pour l’absence de détails, faisant même des imprimés un lieu d’expression plus simple, où les couleurs disaient tout, sans fioriture. Ce premier défilé Dior à la patte italienne allait tout changer et chambouler notre vision de la mode mais aussi sa valeur. Des robes aux imprimés oniriques dignes des univers de Chagall, des broderies astrologiques aux détails époustouflants, les idées de Maria Grazia Chiuri réveillèrent la mode et nous rappelèrent à ses valeurs premières : la recherche de l’esthétique, le travail bien fait, la valeur du vêtement en temps que tel. Si nous avons seulement vu la designer saluer sur scène à la fin du défilé cette saison-là, il était impossible de donner tout le crédit à la créatrice. Ses idées merveilleuses qui nous faisaient plonger dans un univers de constellations et de rêves, avaient été rendues possibles grâce aux arisants qui mettaient à profit de la marque leurs talents, dans la discrétion des ateliers Dior. Mais si Maria Grazia Chiuri a remis sur le devant de la scène les valeurs artisanales de la mode à travers ses collections, elle a également ouvert les portes de ces ateliers. </span></p>
<div id="attachment_15648" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-15648" class="wp-image-15648 size-large" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A1-683x1024.jpg" alt="" width="683" height="1024" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A1-683x1024.jpg 683w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A1-333x500.jpg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A1-768x1152.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A1-100x150.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" />
<p id="caption-attachment-15648" class="wp-caption-text">©Dior</p>
</div>
<p class="p1"><span class="s1">C’est un nouvel engouement qui secoue le monde, comme coupé en deux. D’un côté la fast fashion, l’obsession de la consommation, la volonté de tout avoir tout de suite. Et de l’autre, une redécouverte des valeurs du travail, un goût nouveau pour les petits créateurs, la volonté de ne plus commander ses meubles sur internet, mais d’aller les commander au menuisier du coin, ou alors de réaliser son sac à main sur mesures. L’artisanat s’est débarrassé de cette image d’un vieil homme dans son atelier occupé à son tour ou à sa scie. Aujourd’hui les artisans ont tous les visages, tous les âges, et nous démontrent avec talent que l’important réside dans le détail et l’originalité. Une leçon assimilée par Dior, qui a tout misé sur l’artisanat, dévoilant ses coulisses à travers d’innombrables vidéos diffusées sur son site internet, mais laissant les petites mains dans l’ombre des quatre lettres de son nom. Un filon au gout doux-amer qui vaut de l’or.</span></p>
<div id="attachment_15646" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-15646" class="wp-image-15646 size-large" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-2-1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-2-1024x683.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-2-500x333.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-2-768x512.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-2-100x67.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />
<p id="caption-attachment-15646" class="wp-caption-text">Artisan maroquinier chez ©Hermès</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<h3 class="p1 intertitre"><span class="s2">Artistes anonymes ?</span></h3>
<p class="p1"><span class="s1">Une question se pose alors. Ces artisans anonymes, ces designers d’imprimés, ces brodeuses, ces plumassiers, ces couturières, sont-ils réellement des artisans ? Un mot nous picote la langue alors que nous observons les moindres détails de ces broderies oniriques chez Dior, alors que nous détaillons la complexité des plissés dans le dernier défilé Valentino, tandis que nous nous ébahissons devant le travail du cuir chez Saint Laurent : ne seraient-ils pas en réalité des artistes ? Des artistes évoluant dans un monde de profit, des artistes dont les noms et les visages sont inconnus, des artistes qui s’effacent et laissent la gloire aux idées, comme si leur réalisation n’avait pas tant de poids. La limite semble de plus en plus fine entre ces deux mondes, et l’univers de la mode la réduit chaque saison, sans pour autant rendre à César ce qui appartient à César. Il est amusant de voir que l’exposition Dior du Victoria &amp; Albert Museum de Londres mettait en avant l’artisanat dans ses créations. Nous pouvions lire sur chaque cartel le nom de la collection, les matières employées, le nom du designer alors à la tête de la maison, mais les noms derrières ces plis, ces fleurs, ces perles, ces plumes, ces broderies, restent un mystère. C’est peut-être ça aussi, la magie de la mode. Ses secrets de fabrication bien gardées, ses ateliers de maroquinerie florentins impossibles à localiser où naissent les sacs à main les plus en vogues, ses heures de coutures en blouse blanche. La mode ne peut vivre sans l’artisanat, et les marques comprennent de plus en plus ce désir du public de découvrir des pièces qui ne sont plus de simples vêtements, mais des créations qui flirtent avec des oeuvres d’art, des imprimés qui auraient leur place au mur d’une galerie, des vêtements faits de perles et de plumes que l’on ne serait presque pas étonnés de découvrir dans une foire d’art. En retournant à sa source artisanale la mode est-elle en train de prendre une nouvelle dimension ?</span></p>
<div id="attachment_15647" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-15647" class="wp-image-15647 size-large" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-3-1024x922.jpg" alt="" width="1024" height="922" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-3-1024x922.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-3-500x450.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-3-768x691.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-3-100x90.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-3.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />
<p id="caption-attachment-15647" class="wp-caption-text">©Valentino</p>
</div>
<h3></h3>
<h3 class="p1 intertitre"><span class="s1">Un flou cultivé par le savoir-faire</span></h3>
<p class="p1"><span class="s2">C’est une retour aux origines de la mode qui s’opère alors depuis quelques années chez des designers de plus en plus nombreux, mais qui est également à l’origine d’une limite de plus en plus floue art et mode. Le sac Lady Dior semble parfaitement l’illustrer. Produit dans des ateliers florentins par des maitres maroquiniers, assemblant à la main chacune des pièces du sac, réalisant surpiqures et finitions, le Lady Dior a également fait l’objet de collaborations artistiques. L’ironie est presque trop évidente. L’art puise dans les créations artisanales pour créer, et la seule différence qui semble exister entre les créations de maroquinerie de la marque et leur revisite par des artiste est l’utilité de l’objet. La voilà la barrière infranchissable. Et pourtant, des designers à l’image de Maria Grazia Chiuri, plaçant de plus en plus l’artisanat au coeur de leurs créations, viennent nous rappeler le travail d’orfèvre qui habite la haute couture. Un jour peut-être les imprimés de la collection Automne-Hiver 2020 seront encadrés et accrochés au mur d’une galerie, car si la mode se réinvite et repousse ses limites, elle ne pourrait le faire sans l’aide de ses artisans. D’ici là, nous n’avons qu’un seul souhait : que designers et artisans travaillent main dans la main, et continuent à faire grandir ce rêve qui vit dans les détails et le savoir-faire.</span></p>
<div id="attachment_15651" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-15651" class="wp-image-15651 size-large" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-6-1024x650.jpg" alt="" width="1024" height="650" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-6-1024x650.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-6-500x317.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-6-768x488.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-6-100x63.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Mode-A-6.jpg 1260w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />
<p id="caption-attachment-15651" class="wp-caption-text">Petites mains au service de la perfection et du sur-mesure chez ©Lanvin Homme</p>
</div>
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		<title>Shrigley chahute Ruinart</title>
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				<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 11:21:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Art & Expos]]></category>
		<category><![CDATA[Gastronomie & Vin]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Vous devez recevoir beaucoup d&#8217;offres de collaborations. Quels sont vos critères de sélection ? Chaque projet, chaque collaboration est l&#8217;occasion d&#8217;apprendre quelque chose de nouveau, mais aussi de voir son travail différemment, à travers les yeux de quelqu&#8217;un d&#8217;autre. J’ai accepté le projet avec Ruinart car j&#8217;aime faire de l&#8217;art et j&#8217;aime boire du champagne. J&#8217;ai toujours voulu faire un ... <a href="https://gooutmag.ch/shrigley-chahute-ruinart/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><b>Vous devez recevoir beaucoup d&rsquo;offres de collaborations. Quels sont vos critères de sélection ?</b><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Chaque projet, chaque collaboration est l&rsquo;occasion d&rsquo;apprendre quelque chose de nouveau, mais aussi de voir son travail différemment, à travers les yeux de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. J’ai accepté le projet avec Ruinart car j&rsquo;aime faire de l&rsquo;art et j&rsquo;aime boire du champagne. J&rsquo;ai toujours voulu faire un travail où je suis obligé de boire du champagne, donc je suis enfin heureux! J&rsquo;ai beaucoup appris sur la boisson à bulles. J’ai l’impression d’être plus intelligent et sophistiqué lorsque j’en bois maintenant. La résidence fût un véritable voyage d’exploration en terres inconnues et je pense que c’est ici l’un de mes critères principals: découvrir quelque chose de nouveau.</span></p>
<div id="attachment_15632" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_3381.jpg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-15632" class="wp-image-15632 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_3381-375x500.jpg" alt="" width="375" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_3381-375x500.jpg 375w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_3381-768x1024.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_3381-100x133.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_3381-1464x1952.jpg 1464w" sizes="(max-width: 375px) 100vw, 375px" /></a>
<p id="caption-attachment-15632" class="wp-caption-text">David Shrigley par Mina Sidi Ali<span style="font-size: 16px;"> </span></p>
</div>
<p><b>Quelles ont été les choses les plus surprenantes que vous ayez apprises lors de cette aventure chez Ruinart ?</b><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Avant de visiter Reims, je savais que j&rsquo;aimais le champagne mais comme je l’ai déjà souligné, je n’en connaissais pas grand-chose. J&rsquo;ai appris que c’est un produit vivant. Il est fabriqué à partir d&rsquo;une plante qui pousse dans le sol; qu&rsquo;il est soumis aux éléments; qu&rsquo;il est soumis au sol et au ciel, aux conditions météorologiques, aux insectes qui volent autour de lui &#8211; qui le détruisent ou facilitent la pollinisation. Pour moi, il y a beaucoup de métaphores intéressantes ici. Il y a aussi une certaine magie dans laquelle les micro-organismes qui font les bulles créent l&rsquo;élément critique du champagne. J&rsquo;aime l&rsquo;idée qu&rsquo;il faille le garder dans l&rsquo;obscurité et que toutes ces choses doivent arriver dans le noir dans une grotte qui se trouve à 30 mètres du sol. J’ai également eu beaucoup de plaisir à échanger avec Frédéric Panaïotis, le chef de caves de chez Ruinart. Il me transmettait plein d’informations à propos du vin et chaque fois qu’il me demandait mon avis, je répondais bêtement que c’était vraiment bon. Un peu comme si on offrait des fleurs à un gorille (rires). Aujourd’hui, je pense que je dois être l&rsquo;une des rares personnes en Grande-Bretagne qui sait comment le champagne est fabriqué.</span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-11.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-15637 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-11-373x500.jpg" alt="" width="373" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-11-373x500.jpg 373w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-11-768x1029.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-11-764x1024.jpg 764w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-11-100x134.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-11-1464x1961.jpg 1464w" sizes="(max-width: 373px) 100vw, 373px" /></a></p>
<p><b>Pour qui créez-vous ?</b><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Mes œuvres ne ciblent pas des groupes spécifiques mais j&rsquo;ai l&rsquo;habitude de discuter de l&rsquo;art avec des gens qui y sont hostiles. J&rsquo;ai travaillé comme guide de galerie durant environ 5 ans lorsque j&rsquo;ai quitté mon école d&rsquo;art et cela m&rsquo;a toujours surpris que l&rsquo;art suscite souvent un retour aussi négatif. Je pense que beaucoup de gens comprennent mal ce qu&rsquo;est l&rsquo;art et ont une mauvaise relation avec ce monde. Donc en quelque sorte, je crée de l&rsquo;art pour faire réagir ces gens. </span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-19.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-15630 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-19-374x500.jpg" alt="" width="374" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-19-374x500.jpg 374w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-19-768x1028.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-19-765x1024.jpg 765w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-19-100x134.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-19-1464x1959.jpg 1464w" sizes="(max-width: 374px) 100vw, 374px" /></a></p>
<p><b>Comment créez vous? Est-ce que vous dessinez d’abord ou écrivez? </b><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">J’ai plus tendance à écrire d’abord puis imager. Pour le projet avec Ruinart, j’ai établi une liste avec les mots qui représentent l’enseigne: durabilité, continuité, élégance.. Puis, j’ai écrit une série de poèmes autour de ces thèmes. J’ai également travaillé autour d’une succession de mots propre à la viticulture comme la terre, le soleil, le ver de terre…Tout cela fait partie du processus mais ne sera pas exposé. </span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-8.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-15629 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-8-379x500.jpg" alt="" width="379" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-8-379x500.jpg 379w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-8-768x1014.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-8-775x1024.jpg 775w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-8-100x132.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-8-1464x1933.jpg 1464w" sizes="(max-width: 379px) 100vw, 379px" /></a></p>
<p><b>Il faut parfois boire plusieurs verres de champagne pour réaliser et/ou accepter la réalité à laquelle vous nous confrontez dans vos oeuvres…</b><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Je pense que cela peut effectivement aider à saisir le message! C&rsquo;est le travail de l&rsquo;artiste d&rsquo;essayer de dire la vérité et de ne pas se cacher derrière une mauvaise politique. De manière générale, je suis très déçu de la voie politique que le Royaume-Uni semble avoir choisie. Le Brexit est une erreur et beaucoup de gens en souffriront, mais que puis-je faire? Je suppose que j&rsquo;ai une voix plus importante que la plupart des gens parce que je suis artiste. Ainsi, je continuerai donc à dire ce que je pense et à encourager la positivité. Il est facile d’être négatif en ces temps sombres, mais j’ai décidé d’être positif et de boire davantage de champagne. D’ailleurs, je vous recommande vivement d’en déguster avant d’aller à mon vernissage ce soir! </span></p>
<p><b>Et si je vous dis Go Out!. A quoi pensez vous? </b><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Je dirai qu’il fait bon d’être dehors. C’est bon pour la santé…mais peut être pas en ce moment avec ce nouveau virus. Il faut se laver les mains et faire attention.</span></p>
<p><b>Et ce que le COVID19 vous fait peur (à ce moment ni la France, ni l’Angleterre n’étaient encore en confinement) ? </b><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Je dirais que ce je crains le plus c’est de ne plus pouvoir aller voir de matchs de foot. </span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-15636 aligncenter" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-2-377x500.jpg" alt="" width="377" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-2-377x500.jpg 377w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-2-768x1019.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-2-772x1024.jpg 772w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-2-100x133.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/DAVIDSHRIGLEY_ARTWORKS_DRAWINGS_RUINART_2020-2-1464x1943.jpg 1464w" sizes="(max-width: 377px) 100vw, 377px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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