Le fond du moule

Chez les Vinçon, les retrouvailles avaient le goût du chocolat. Richard arrivait de La Baule avec un fondant sous le bras, qu’Henry attendait presque autant que son père. Puis un jour, le gâteau fait faux bond. Branle-bas de cacao : père et fils écument Genève, pâtisserie après pâtisserie, sans la moindre miette à se mettre sous la dent. Verdict ? Au pays du chocolat, impossible de mettre la main sur leur fondant. Plutôt que de rester sur leur faim, ils décident d’en écrire un nouveau chapitre. La suite ? Une histoire de famille qui allait prendre une tout autre saveur.

Les oublis ont mauvaise réputation. Celui-ci a fini par avoir très bon goût. Henri et Richard Vinçon retournent Genève comme une pâte feuilletée. Les vitrines défilent, les papilles s’emballent, les espoirs retombent plus vite qu’un soufflé vexé. Rien. Pas l’ombre d’un fondant capable de réveiller leurs souvenirs. Comme quoi, on peut vivre au royaume du chocolat… et rester orphelin de son dessert préféré !

Alors ils prennent une décision aussi simple qu’audacieuse : puisque ce gâteau refuse obstinément de se laisser retrouver, ils vont lui offrir une seconde naissance. À Genève. Avec l’accent du terroir.

Le beurre a ses raisons…
On sous-estime toujours un fondant. Jusqu’à essayer d’en créer un. Là, les grammes prennent le pouvoir, le four joue les arbitres et la cuisson décide, certains jours, de faire grève. Chez les Vinçon, la gourmandise devient presque une discipline olympique. On fouette les idées autant que les œufs. On tamise les doutes. On pèse les convictions. On recommence. Encore. Puis encore. Parce qu’entre un gâteau qui se mange et un gâteau qui se raconte, il y a tout un monde… et quelques fournées de différence.

Inspiré d’une recette des années 1930 revisitée, le Fondant Genevois prend vie avec la complicité des maisons Caromela et Chocolat Villars. Une alliance qui met le chocolat suisse au premier plan et donne naissance à une gourmandise qui revendique fièrement son ADN 100 % helvétique.

Le fondant prend la clé des champs
Le reste appartient aux papilles. De petits gâteaux ronds, si fondants qu’ils semblent avoir signé un pacte avec la gravité, habillés de chocolat suisse et d’une recette des années 1930 remise au goût du jour avec la complicité de Caromela et de Chocolat Villars. Des gâteaux de voyage, pensés pour passer d’une main à l’autre, d’une ville à l’autre, d’une envie à l’autre. Les formats changent, les étuis et les boîtes aussi, mais le scénario reste le même : en offrir un… et regretter presque aussitôt de ne pas l’avoir gardé!

Et parce qu’une bonne histoire mérite parfois une suite, le fondant s’autorise désormais deux nouveaux rebondissements :la pistache et la framboise. De quoi rappeler qu’on peut avoir plusieurs cordes à son moule!

Drôle de destin pour un gâteau né d’un oubli. Il fallait bien qu’un jour, ce qui manquait aux Vinçon finisse par manquer à tout le monde. Comme quoi, les plus beaux héritages ne tiennent parfois ni dans un coffre-fort, ni dans un arbre généalogique. Juste dans un moule bien beurré.