La rentrée fait son cinéma
Robert Pattinson dans Primetime (c) DR
Septembre arrive avec ses lumières plus douces, ses soirées qui raccourcissent et cette envie très précise de s’installer dans un fauteuil, lumière tamisée, pour laisser le monde dehors quelques heures. Pour la rentrée, le cinéma nous embarque dans des histoires de deuil, de désir, d’obsession et de secrets. Cinq films, cinq univers, cinq bonnes raisons de faire un détour par les salles obscures.
Billie Mélody — 9 septembre
Grandir quand l’enfance vient brutalement de se fissurer. Billie a 14 ans. La veille de la mort de son père, elle assiste à une violente dispute entre ses parents. Puis tout bascule. Avec sa mère, aussi magnétique qu’énigmatique, et son frère happé par les turbulences de l’adolescence, elle quitte tout pour tenter de recommencer ailleurs. Mais peut-on vraiment déménager sans emporter ses fantômes ? Entre les silences, les souvenirs et les questions qui ne cessent de revenir, Billie cherche un chemin pour faire son deuil et comprendre ce qui s’est réellement passé.
Si tu penses bien — 16 septembre
Quand l’amour ressemble d’abord à une évidence… avant de devenir une emprise. À Dubaï, Gil rencontre Jacques. Quelques regards, un coup de foudre et un mariage précipité. Sur le papier, le début parfait d’une grande histoire. Mais derrière la promesse romantique se dessine bientôt une fracture. Jacques vit sa foi avec une intensité que Gil ne partage pas. Peu à peu, il tente de lui imposer sa vision du monde, jusqu’à transformer les mots d’amour en injonctions. Un film sur ce qui se joue lorsque l’on aime quelqu’un sans vouloir devenir quelqu’un d’autre.

Primetime — 23 septembre
Les années 2000. La télévision en pleine lumière. Et derrière les projecteurs, une histoire qui dérange. En 2006, Chris Hansen, présentateur de To Catch a Predator, entreprend de marquer l’histoire de la télévision. Dans une époque où l’écran devient peu à peu le miroir de nos obsessions, Primetime nous replonge dans les coulisses d’un phénomène télévisuel qui interroge autant le pouvoir des images que les frontières du spectacle. Un voyage dans un autre temps médiatique, pas si lointain, où faire de l’audience pouvait parfois vouloir dire aller toujours plus loin.
Le Fantôme de l’Opéra — 23 septembre
Sous les dorures de l’Opéra Garnier, les histoires les plus sombres vivent dans l’ombre. Anastasia a 18 ans. Elle danse, rêve et découvre les coulisses de l’Opéra Garnier. Jusqu’au jour où elle attire l’attention d’un homme mystérieux, défiguré, qui vit dans les profondeurs labyrinthiques du bâtiment. Un ballet entre beauté et ténèbres, où les couloirs deviennent des passages secrets, où les ombres semblent avoir une vie propre et où l’amour se confond dangereusement avec l’obsession.

Verity — 30 septembre
Il y a les maisons dans lesquelles on entre. Et celles dont on aurait peut-être mieux fait de rester loin. Jeremy Crawford engage Lowen Ashleigh pour terminer les romans de son épouse, Verity, écrivaine à succès désormais incapable d’écrire après un mystérieux accident. Lowen s’installe alors dans leur maison. Elle ouvre les manuscrits. Elle cherche l’inspiration. Puis elle découvre quelque chose qu’elle n’aurait probablement jamais dû lire. À mesure que les pages se tournent, la frontière entre fiction et réalité se brouille. Les secrets s’accumulent. Et une question s’installe : qui était vraiment Verity ?
Cinq histoires pour traverser la rentrée autrement : des secrets à déterrer, des fantômes à apprivoiser, des passions à questionner et quelques frissons à savourer. Parce qu’au fond, le vrai luxe de septembre, c’est peut-être ça : s’offrir deux heures pour disparaître dans une autre histoire.