Diptyque: Bains antiques et pauses poétiques

Du baume, du beau, du botanique : la douceur cultive son jardin chez Diptyque © Diptyque

À force de courir après le temps, même la peau finit par demander une pause. Diptyque lui fait couler des jours meilleurs. Avec ses nouveaux Rituels de Soin, la maison parisienne réveille les bains antiques, met les sens en mouvement et les urgences en peignoir. Bergamote à l’aube, camomille au crépuscule : du réveil au rêve, une invitation à se faire mousser et à laisser les soucis s’évaporer.

Les thermes de la résistance
Pour trouver le chemin du bain, Diptyque remonte le courant. Direction les thermes grecs et romains, lorsque prendre soin de soi occupait davantage qu’un interstice entre deux impératifs. Le corps avait droit de cité ; le geste, le temps de se déployer. La maison reprend ce fil antique pour le dérouler jusque dans la salle de bains. Une flamme frémit, une senteur s’étire, une main s’attarde. Le rituel commence là, dans cette minuscule insurrection contre la précipitation. Rien à chronométrer, personne à impressionner. À force de vouloir être partout, quel plaisir de se retrouver quelque part. Même entre le lavabo et la baignoire.

Diptyque cultive son jardin de soins pour que le quotidien fasse enfin une fleur à la peau ©Diptyque

L’aube à fleur de peau
Le matin a parfois les dents longues et les paupières lourdes. La bougie Le Matin lui répond par des notes vives et végétales. Une façon de lever le rideau sans brusquer les coulisses. La brosse sèche prépare le terrain ; la Gelée Lavante Bienfaisante fait entrer bergamote et lait d’amande douce dans la danse. La mousse se déploie. Le jour peut commencer à faire les yeux doux.

Une à deux fois par semaine, la Pommade Gommante Vivifiante polit le propos grâce à sa poudre de coques de noisette. Puis le Lait Hydratant Réconfortant mêle néroli et huile de lin, tandis que l’Huile Légère Embellissante habille corps et cheveux d’un fini soyeux. Sur les lèvres, une cire ferme la marche. Avant les premiers mots, un peu de velours. La journée aura bien assez d’occasions de sortir ses griffes.

Bonsoir les armes
Le soir venu, déposer les dossiers, les défenses, les épaules. Tout ce qui pèse sans figurer sur la balance. La bougie Le Soir ouvre cette petite cérémonie du désarmement sur des notes de camomille. Sous la douche, la gelée lavante retrouve l’éponge naturelle ; le geste ralentit, la journée se délave.

Du lait, du calme et de la volupté : chez Diptyque, la douceur se dessine avant de s’étaler ©Diptyque

Place au Baume Riche Apaisant, dont le parfum fait se rencontrer orge torréfiée et rose. Du grain et de la grâce, un pétale qui s’encanaille. L’Huile-en-Huile Relaxante associe noisette et amande douce ; le gua sha en céramique accompagne le massage du corps. La main suit une courbe au lieu d’une consigne. Encore faut-il résister à l’envie de réussir sa détente : le repos n’a aucune raison de passer un entretien de performance.

Le parfum prend corps
Dans cette partition, le nez mène aussi la main. La parfumeure Nathalie Cetto a accompagné la création de la gamme, donnant à chaque soin sa signature olfactive, en accord avec sa texture, son geste, son heure. Le parfum se glisse dans l’épaisseur d’un baume, se déplie dans une mousse, s’attarde dans une huile. Une ponctuation invisible sur la page de la peau.

La maison annonce des concentrés parfumants composés à 100 % d’ingrédients d’origine naturelle, ainsi que des formules atteignant, pour certaines, cette même proportion. Les flacons en verre sont majoritairement rechargeables. Sur leurs ovales, des scènes de bains antiques côtoient des couronnes végétales. De petits paysages pour le regard, pendant que le reste prend le large.

Beaux objets, bains sujets
Autour des soins, le décor cultive lui aussi l’art de s’attarder. L’illustratrice Julie Serre fait pousser un herbier imaginaire sur des objets en bois laqué réalisés au Vietnam. À la Manufacture de Couleuvre, le biscuit de porcelaine prête son blanc mat aux pots d’apothicaire. Quant aux coquilles d’huîtres recyclées, elles se retrouvent dans le terrazzo de miroirs de poche en édition limitée. Après avoir abrité la mer, les voilà qui recueillent un visage.

Brûler la mèche plutôt que la chandelle par les deux bouts : Le Soir allume la flamme et tamise le drame ©Diptyque

L’ensemble appartient au registre du luxe, tarifs compris. Son idée la plus précieuse se passe pourtant de coffret : accorder enfin un peu d’attention à ce corps qui entasse, enlace, avance. Lui rendre caresse pour service rendu. Et laisser, derrière la porte, le monde battre la cadence. Ici, pour quelques instants, c’est la peau qui donne le tempo. Que le monde se démène : la peau se promène…


Les Rituels de Soin Diptyque
Collection lancée en septembre

Diptyque Genève
Rue Neuve-du-Molard 8, 1204 Genève
www.diptyqueparis.com