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	<title>Art &amp; culture | Go Out!</title>
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	<description>Le magazine culturel genevois</description>
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		<title>Brasserie Europe : à table, moteur, action !</title>
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				<pubDate>Sat, 22 Aug 2026 20:17:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>Un remake qui valait le détour Certains lieux ont plusieurs vies. Le Plaza, lui, semble avoir décidé de toutes les jouer. Retour au début des années 1950. Marc J. Saugey signe le cinéma Plaza et le Mont-Blanc Centre, manifeste de cette Genève d’après-guerre qui rêve alors de modernité, de verre et de lignes franches. À leurs pieds s’installe déjà une ... <a href="https://gooutmag.ch/brasserie-europe-a-table-moteur-action/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un remake qui valait le détour<br />
</strong>Certains lieux ont plusieurs vies. Le Plaza, lui, semble avoir décidé de toutes les jouer. Retour au début des années 1950. Marc J. Saugey signe le cinéma Plaza et le Mont-Blanc Centre, manifeste de cette Genève d’après-guerre qui rêve alors de modernité, de verre et de lignes franches. À leurs pieds s’installe déjà une <a href="http://brasserie-europe.ch/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Brasserie Europe</a>, héritière du Café de l’Europe qui occupait auparavant l’adresse. Puis les bobines tournent, les décennies défilent et Le Mandarin prend l’affiche, institution chinoise où Genève se retrouve autour de brunchs aux accents cantonais. Jusqu’au dernier service : rideau, lumières éteintes.</p>
<div id="attachment_34058" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34058" class="wp-image-34058 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2820-500x369.jpeg" alt="" width="500" height="369" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2820-500x369.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2820-768x567.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2820-1024x756.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2820-100x74.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2820.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34058" class="wp-caption-text">Le Plaza reprend l’affiche : le monument moderniste de Marc J. Saugey entame un nouveau chapitre, entre cinéma, architecture et art de vivre (c) Angélique Freytag</p>
</div>
<p>Septante ans plus tard, joli travelling arrière : la <a href="http://brasserie-europe.ch/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Brasserie Europe</a> reprend son rôle. Et pour une fois, le remake ne donne pas envie de réclamer l’original. Installée derrière l’immense baie vitrée qui domine Chantepoulet et la rue du Mont-Blanc, la salle cultive une élégance presque cinématographique : travertin, bois de cerisier, aluminium, mosaïques en pâte de verre et mobilier dessiné sur mesure composent un décor où Saugey reste le réalisateur fantôme. FdMP Architectes et Youri Kravtchenko du studio YKRA ont restauré son vocabulaire sans le momifier. Même l’aluminium des anciennes poutres du cinéma s’offre une seconde carrière en poignées sous le comptoir. Ici, le patrimoine ne prend pas la poussière : il tient votre sac. Et mérite largement son second plan.</p>
<p><strong>Le Plat Pays prend de la hauteur<br />
</strong>Mais assez regardé le décor: Moteur. Fourchette. Action! Jean-Jacques Danthine entre en scène sans effets spéciaux inutiles. Le chef belge préfère les assiettes lisibles aux scénarios à tiroirs où il faut attendre le débriefing du serveur pour comprendre ce qu’on vient de manger.</p>
<div id="attachment_34065" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34065" class="wp-image-34065 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2825-375x500.jpeg" alt="" width="375" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2825-375x500.jpeg 375w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2825-768x1024.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2825-100x133.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2825-1464x1952.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2825.jpeg 1536w" sizes="(max-width: 375px) 100vw, 375px" />
<p id="caption-attachment-34065" class="wp-caption-text">« There is no spoon. » Même la table cite Matrix. Au Plaza, le cinéma se glisse jusque sous les couverts — et la pilule rouge se prend volontiers avec le menu (c) DR</p>
</div>
<p>Sa cuisine joue plutôt le cinéma d’auteur : une idée forte, un produit identifiable et juste ce qu’il faut de rebondissement. Pas besoin de sous-titres pour comprendre l’intrigue. Le tartare de bœuf, coupé au couteau, se fait ainsi accompagner d’un gel de thym vinaigré et de pickles de légumes. Et parce que toute bonne intrigue mérite son personnage excessif, l’os à moelle peut venir rejoindre le casting.</p>
<p>Puis la Belgique débarque à Genève sans passer par Bruxelles! Danthine convoque les souvenirs de son pays natal mais leur fait traverser la frontière : son waterzooï abandonne la mer du Nord pour les poissons d’eau douce de la région, plongés dans un bouillon crémeux avec légumes croquants. La carbonnade flamande mijote longuement à la bière ; les croquettes de crevettes grises prennent un coup de frais avec persil et tuile à la moutarde. Et manifestement, ça matche. Même sans happy end à l’américaine.</p>
<div id="attachment_34061" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34061" class="wp-image-34061 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2823-500x328.jpeg" alt="" width="500" height="328" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2823-500x328.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2823-768x503.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2823-1024x671.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2823-100x66.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2823.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34061" class="wp-caption-text">Croquette de crevettes grises, persil frisé, tuile à la moutarde et citron: à la carte de la Brasserie Europe (c) Angelique Freytag</p>
</div>
<p><strong>Trois actes, zéro longueur<br />
</strong>La carte elle-même semble avoir piqué sa structure au cinéma : entrée, plat, dessert. Trois actes, cinq variations chacun. Les saisons réécrivent régulièrement le scénario et les arrivages glissent leurs suggestions du moment au générique. Le meilleur reste peut-être cette absence de démonstration.</p>
<p>Danthine travaille les textures et les contrastes sans transformer le dîner en concours d’architecture comestible. La gourmandise reste au centre du cadre : généreuse, précise, parfois canaille, toujours suffisamment tenue pour se souvenir qu’elle dîne dans une brasserie et non chez sa tante un dimanche midi. Bref, pas de blockbuster gastronomique à 200 millions d’effets spéciaux : le produit tient le premier rôle et joue sans doublure.</p>
<p>Et au dessert, ultime clin d’œil belge : le cuberdon, cette petite bombe violette emblématique de Gand, fond sur un cheesecake au spéculoos. Le Plat Pays avait donc gardé un dernier twist pour la scène post-générique.</p>
<p><strong>Fenêtre sur cour… genevoise<br />
</strong>Dehors, Genève défile derrière la baie vitrée comme un film en plan-séquence : passants pressés, trams, vélos, Chantepoulet en mouvement. Dedans, le temps ralentit. Un peu Fenêtre sur cour, version rive droite : moins Hitchcock, davantage fourchette. Et c’est peut-être là que la <a href="http://brasserie-europe.ch/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Brasserie Europe</a> réussit son meilleur tour. Elle ne se contente pas d’occuper un cinéma historique : elle en prolonge la grammaire. Le cadre, le rythme, le décor, les trois actes de la carte, les références au passé… jusqu’au néon historique du Plaza qui interpelle les passants avec des répliques cinématographiques renouvelées par l’artiste genevois Christian Robert-Tissot.</p>
<div id="attachment_34054" class="wp-caption alignnone"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2819.jpeg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-34054" class="wp-image-34054 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2819-500x375.jpeg" alt="" width="500" height="375" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2819-500x375.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2819-768x576.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2819-100x75.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2819.jpeg 900w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>
<p id="caption-attachment-34054" class="wp-caption-text">Fenêtre sur Genève : derrière la baie vitrée, Chantepoulet assure le plan-séquence pendant que la Brasserie Europe soigne le premier plan (c) Angélique Freytag</p>
</div>
<p>Tout annonce d’ailleurs la suite : début 2027, le Plaza Centre Cinéma doit déployer autour de sa salle historique restaurée un espace immersif, des lieux d’exposition, une librairie-café et même un cinéma-hôtel de 17 chambres pensé comme autant de petites salles de projection privées. Les rideaux de velours y seront, paraît-il, « lynchiens ».</p>
<p>David aurait probablement apprécié : dîner dans le réel, dormir dans un film et se réveiller sans savoir très bien de quel côté de l’écran on se trouve. En attendant ce prochain épisode, la Brasserie Europe tient déjà son premier rôle. Un restaurant dans un cinéma ? Non. Un cinéma qui a enfin compris qu’entre deux histoires, on avait faim.<br />
Coupez. On garde.</p>
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		<title>50 nuances de Bâtie</title>
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				<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 18:16:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Lisa Lorenzelli]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[La Bâtie]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>La Demande d’asile : quand l’administration devient un véritable théâtre Notre premier coup de cœur va à ‘ La Demande d’asile’de Nicolas Barry, une pièce à la croisée de la danse et du théâtre, présentée au Musée Ariana. Pendant 50 minutes, deux interprètes incarnent le face-à-face entre une agente administrative et une femme qui demande l’asile en raison de son ... <a href="https://gooutmag.ch/50-nuances-de-batie/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class="s5"><strong><span class="s8"><span class="bumpedFont15">La Demande d’asile : quand l’administration devient un véritable théâtre<br />
</span></span></strong><span class="s4"><span class="bumpedFont15">Notre premier coup de cœur va à ‘ </span></span><span class="s10"><span class="bumpedFont15">La Demande d’asile’</span></span><span class="s4"><span class="bumpedFont15">de Nicolas Barry, une pièce à la croisée de la danse et du théâtre, présentée au Musée Ariana. Pendant 50 minutes, deux interprètes incarnent le face-à-face entre une agente administrative et une femme qui demande l’asile en raison de son orientation sexuelle. Questions répétées, suspicion, traumatismes à raconter et gestes de plus en plus mécaniques : Nicolas Barry met en scène toute l’absurdité et la violence d’une procédure administrative qui, derrière son langage froid et bureaucratique, touche à l’intime. Une création aussi physique que politique, qui promet de ne pas laisser indifférent.  Au Musée Ariana à Genève, du 26 au 28 août à 19h.</span></span></p>
<p class="s9"><strong><span class="s8"><span class="bumpedFont15">RED, une performance rouge vif et résolument politique<br />
</span></span></strong><span class="s4"><span class="bumpedFont15">Avec ‘</span></span><span class="s10"><span class="bumpedFont15">RED’</span></span><span class="s4"><span class="bumpedFont15">, Eszter Salamon transforme un atelier de peinture en véritable espace de résistance. Inspirée par la figure avant-gardiste Valeska Gert, la chorégraphe mêle corps, peinture, voix, guitare électrique et poésie antifasciste dans une performance aussi physique que sensorielle. Peu à peu, le rouge envahit les surfaces, les matières et les corps, tandis que passé et présent se rencontrent pour faire revivre les voix dissidentes oubliées. Entre cabaret punk, performance plastique et rituel de résistance, </span></span><span class="s10"><span class="bumpedFont15">RED</span></span><span class="s4"><span class="bumpedFont15"> promet une expérience brute et singulière, dans un lieu inédit : les ateliers de peinture des décors du Grand Théâtre de Genève.  Le spectacle est à découvrir aux ateliers de peinture du Grand Théâtre / Coopérative Verntissa à Genève, du 28 au 30 août à 18h.</span></span></p>
<div id="attachment_34017" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34017" class="wp-image-34017 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/picture-for-red-mayrawallraff1-375x500.jpeg" alt="" width="375" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/picture-for-red-mayrawallraff1-375x500.jpeg 375w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/picture-for-red-mayrawallraff1-100x133.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/picture-for-red-mayrawallraff1.jpeg 570w" sizes="(max-width: 375px) 100vw, 375px" />
<p id="caption-attachment-34017" class="wp-caption-text">Eszter salamon &#8211; Red (c) DR</p>
</div>
<p><strong><span class="s8"><span class="bumpedFont15">HOW ROMANTIC, la danse jusqu’à l’épuisement<br />
</span></span></strong><span class="s4"><span class="bumpedFont15">Avec </span></span><span class="s10"><span class="bumpedFont15">HOW ROMANTIC</span></span><span class="s4"><span class="bumpedFont15">, Katerina Andreou transforme la scène en véritable arène. Inspirée des marathons de danse de la Grande Dépression américaine, la chorégraphe lance les quatorze interprètes de la compagnie norvégienne Carte Blanche dans une course effrénée, sans ligne d’arrivée. Les corps s’agrippent, se défient, s’épuisent et recommencent, portés par une énergie brute et une pulsation hypnotique. Entre transe collective, désir de performance et besoin de connexion, la pièce interroge notre fascination pour le spectacle de l’intime et les limites du corps. Une création physique et fiévreuse qui promet de nous tenir en haleine jusqu’au bout.  À decouvrir à la Comédie de Genève, les 3 et 4 septembre à 20h30.</span></span></p>
<div id="attachment_34016" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-34016" class="wp-image-34016 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/cb-how-romantic-2025-haara-187a1463-©-Øystein-Haara-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/cb-how-romantic-2025-haara-187a1463-©-Øystein-Haara-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/cb-how-romantic-2025-haara-187a1463-©-Øystein-Haara-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/cb-how-romantic-2025-haara-187a1463-©-Øystein-Haara.jpeg 570w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-34016" class="wp-caption-text">KATERINA ANDREOU &amp; CARTE Blanche &#8211; How romantic</p>
</div>
<p class="s5"><strong><span class="s8"><span class="bumpedFont15">Repertório N.1, quand la danse devient un acte de résistance<br />
</span></span></strong><span class="s4"><span class="bumpedFont15">Avec </span></span><span class="s10"><span class="bumpedFont15">Repertório N.1</span></span><span class="s4"><span class="bumpedFont15">, Davi Pontes et Wallace Ferreira font du corps un véritable territoire de résistance. Inspiré du voguing, de la culture ballroom, de la capoeira et des codes communautaires queers, le duo brésilien transforme la danse en stratégie d’autodéfense face aux violences sociales et aux discriminations. Créée dans le contexte de l’élection de Jair Bolsonaro en 2018, cette pièce particulièrement frontale détourne le geste de l’arme à feu pour le retourner symboliquement contre le pouvoir. Sans musique, seulement porté par les souffles, les pas et les frottements au sol, le spectacle oscille entre tension, immobilité et mouvements fulgurants. Une performance physique, magnétique et engagée. Une représentation à découvrir au Pavillon ADC à Genève, le 12 septembre à 21h30.</span></span></p>
<div id="attachment_34015" class="wp-caption alignnone"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/870-untitled-23-2-fe-avilla-©-Fe-Avilla.jpeg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-34015" class="wp-image-34015 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/870-untitled-23-2-fe-avilla-©-Fe-Avilla-331x500.jpeg" alt="" width="331" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/870-untitled-23-2-fe-avilla-©-Fe-Avilla-331x500.jpeg 331w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/870-untitled-23-2-fe-avilla-©-Fe-Avilla-100x151.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/870-untitled-23-2-fe-avilla-©-Fe-Avilla.jpeg 570w" sizes="(max-width: 331px) 100vw, 331px" /></a>
<p id="caption-attachment-34015" class="wp-caption-text">Davi Pontes &amp; Wallace Ferreira &#8211; repertorio numéro 3 (c) DR</p>
</div>
<p class="s9"><strong><span class="s8"><span class="bumpedFont15">Roomful of Teeth, quand la voix devient un instrument<br />
</span></span></strong><span class="s4"><span class="bumpedFont15">Avec </span></span><span class="s10"><span class="bumpedFont15">Elevator Songs + Partita for 8 Voices</span></span><span class="s4"><span class="bumpedFont15">, Roomful of Teeth et Gabriel Kahane repoussent les limites de la voix. Récompensé par plusieurs Grammy Awards, l’ensemble américain réunit huit chanteur·euses aux techniques vocales aussi virtuoses qu’inattendues. Au programme : </span></span><span class="s10"><span class="bumpedFont15">Elevator Songs</span></span><span class="s4"><span class="bumpedFont15">, une mosaïque de récits imaginée avec Gabriel Kahane, puis </span></span><span class="s10"><span class="bumpedFont15">Partita for 8 Voices</span></span><span class="s4"><span class="bumpedFont15"> de Caroline Shaw, une pièce devenue incontournable de la musique contemporaine et récompensée par le prix Pulitzer. Entre jeux de timbres, récits, humour et émotions, ce concert promet une véritable expérience sonore. Pour clôturer Le festival, rendez-vous au Bâtiment des Forces Motrices à Genève, le 13 septembre à 20h, pour ce concert inédit.</span></span></p>
<p class="s9"><span class="s4"><span class="bumpedFont15">Six coups de cœur, six façons de vivre La Bâtie : de la danse à la performance, en passant par le théâtre et la musique, cette nouvelle édition promet de belles découvertes. Il ne vous reste plus qu’à choisir votre rendez-vous… et à vous laisser surprendre.</span></span></p>
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		<title>Moteur Afrique Action</title>
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				<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 17:32:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>En 2006, le constat tient presque du mauvais gag : chercher les cinémas africains sur les écrans suisses revient à chercher le Sahara sous la pluie! Une bande d’amis décide donc d’arrêter d’attendre l’invitation et pose ses propres fauteuils. Vingt ans plus tard, près de 900 films ont traversé les écrans lausannois. Pas mal pour ce qui était au départ ... <a href="https://gooutmag.ch/moteur-afrique-action/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p>En 2006, le constat tient presque du mauvais gag : chercher les cinémas africains sur les écrans suisses revient à chercher le Sahara sous la pluie! Une bande d’amis décide donc d’arrêter d’attendre l’invitation et pose ses propres fauteuils.</p>
<div id="attachment_33963" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33963" class="wp-image-33963 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2133-500x500.jpeg" alt="" width="500" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2133-500x500.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2133-150x150.jpeg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2133-768x768.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2133-1024x1024.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2133-100x100.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2133-1464x1464.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33963" class="wp-caption-text">Les Nana Benz du Togo (c) Arnold Anani</p>
</div>
<p>Vingt ans plus tard, près de 900 films ont traversé les écrans lausannois. Pas mal pour ce qui était au départ une histoire de passionnés décidés à ouvrir une fenêtre là où le paysage culturel avait curieusement laissé un mur.</p>
<p>Car le problème commence peut-être avec ce fameux singulier : « l’Afrique ». Un mot immense dans lequel on voudrait parfois faire tenir 54 pays, des milliers de langues, des mémoires, des diasporas et quelques milliards de nuances. Le <a href="http://cinemasdafrique.ch" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">FCAL</a> préfère le pluriel. Celui des regards, des territoires, des esthétiques et surtout des histoires.</p>
<p>Son Panorama aligne cette année 43 œuvres récentes venues de 27 pays : fiction, documentaire, animation, expérimental… aucun genre n’obtient le monopole du bon goût. Le seul videur à l’entrée s’appelle qualité.</p>
<p><strong>Prière de laisser les clichés au vestiaire<br />
</strong>Ici, pas d’Afrique-safari sous filtre sépia. Pas de continent transformé en éternel dossier humanitaire. Encore moins de jolies cases « diversité » cochées au stabilo pour se donner bonne conscience.</p>
<p>Le cinéma reprend quelque chose de beaucoup plus précieux : le droit au hors-champ. Celui d’être drôle sans devoir être folklorique. Politique sans devenir démonstratif. Tendre, chaotique, queer, violent, amoureux, urbain, ancestral, ultra-contemporain. Bref, humain. Le Festival défend depuis vingt ans cette multiplicité des récits et refuse les représentations réductrices qui ont longtemps enfermé le continent dans des scénarios écrits ailleurs. Et pour cette édition anniversaire, le voyage est particulièrement bien monté.</p>
<div id="attachment_33962" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33962" class="wp-image-33962 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2134-500x264.jpeg" alt="" width="500" height="264" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2134-500x264.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2134-768x405.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2134-1024x540.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2134-100x53.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2134-1464x772.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33962" class="wp-caption-text">Mawu-Sika plonge dans l’univers des Nana Benz du Togo, entre héritage familial et pouvoir économique féminin (c) DR</p>
</div>
<p>Le Togo prend le premier rôle avec un focus réunissant notamment Mawu-Sika, Cent Douze et Abalo &amp; Afi. Le Burkina Faso, lui, rembobine plusieurs décennies d’histoire avec Traversée du cinéma Burkinabé : mémoire, résistance et modernité. Pas une rétrospective poussiéreuse sous naphtaline : plutôt une façon de rappeler combien le pays occupe une place centrale dans l’histoire du cinéma africain.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><strong>Alger voit la vie en violet<br />
</strong>Et puis il y a <em>Alea Jacarandas</em>. Forcément, celui-là nous cueille un peu plus près du cœur. Hassen Ferhani filme Alger dans le sillage de son père, Ameziane, écrivain habité par ces fameux arbres violets. Au fil de cette chasse aux jacarandas, la ville effeuille ses souvenirs : un quartier, une rue, une présence, une absence. La caméra se glisse entre filiation, transmission et amour, jusqu’à faire de la beauté bien plus qu’un joli plan : une forme douce de résistance.</p>
<div id="attachment_33966" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33966" class="wp-image-33966 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2139-500x273.jpeg" alt="" width="500" height="273" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2139-500x273.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2139-768x419.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2139-1024x559.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2139-100x55.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2139.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33966" class="wp-caption-text">Hassen Ferhani parcourt Alger sur les traces de son père dans Alea Jacarandas (c) DR</p>
</div>
<p>La mémoire ressemble finalement beaucoup aux jacarandas : elle perd parfois ses fleurs, jamais vraiment ses racines.</p>
<p><strong>Le générique finit, la fête commence<br />
</strong>Parce que rester sagement vissé à son fauteuil pendant quatre jours manquerait sérieusement de mouvement, le <a href="http://cinemasdafrique.ch" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">FCAL</a> fait joyeusement déborder le cinéma hors de l’écran.</p>
<p>Le 14 août, Nana Benz du Togo monte le son avant que Spice &amp; Curls ne récupère les platines. Le lendemain, Christian Mukuna débarque avec <em>Et si c’était le dernier ?</em>, présenté pour la première fois à Lausanne, précédé de Mamari. DJ sets, tables rondes, studio photo et séances jeune public viennent joyeusement déranger l’idée selon laquelle un festival de cinéma devrait obligatoirement parler à voix basse.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Et puis il y a cette affiche. Une simple chaise rouge en plastique. Celle du café, de la cour, du mariage, du salon improvisé sur le trottoir. Celle qu’on tire pour quelqu’un en disant : assieds-toi.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2131.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-33965" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2131-500x262.jpeg" alt="" width="500" height="262" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2131-500x262.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2131-768x402.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2131-1024x536.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2131-100x52.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2131-1464x766.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p>Créée par Antoine Brack du Studio LA, elle symbolise l’hospitalité et le partage. Difficile d’imaginer meilleur générique pour ces vingt années. Une chaise. Un écran. Des histoires. Et enfin, ceux qui les vivent derrière la caméra.</p>
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		<title>La force du destin</title>
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				<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 00:44:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Olivier Gurtner]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Classique & opéra]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Talent nonchalant Mikhaïl Pletnev a ouvert le concert avec le Concerto pour piano n°2 de Chopin, une œuvre que le Polonais a composé juste avant son départ pour la France et avant le n°1 (si si). Le pianiste russe y a donné ce soir-là une version arrangée de sa main, dont on peine franchement à saisir l’intérêt. Il maîtrise la ... <a href="https://gooutmag.ch/la-force-du-destin/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class="s4"><strong><span class="s2">Talent nonchal</span><span class="s2">a</span></strong><span class="s2"><strong>nt</strong><br />
</span>Mikhaïl Pletnev a ouvert le concert avec le <span class="s6">Concerto </span><span class="s6">pour piano </span><span class="s6">n°2</span> de Chopin, une œuvre que le Polonais a composé juste avant son départ pour la France et <span class="s6">avant</span> le n°1 (si si). Le pianiste russe y a donné ce soir-là une version arrangée de sa main, dont on peine franchement à saisir l’intérêt. Il maîtrise la partition avec allant, déploie un jeu brillant, parfois cantabile, sans difficulté. C’est peut-être l’écueil, puisqu’il insère des trilles, des traits maniérés, des effets de coquetterie, qui font perdre la ligne… et l’émotion. Ce concerto est pourtant la déclaration d’amour d’un jeune compositeur de 19 ans, au style romantique exacerbé (on peut penser aux versions de Yundi Li, Rafał Blechacz ou KrystianZimermann). A noter toutefois un esprit dansant au dernier mouvement en trois temps à l’allure d’une valse. On soulignera d’ailleurs l’attaque altière au cor de Ruben Hudnik. Malgré un Verbier Festival Orchestra à l’écoute, disponible, le pianiste semble assez nonchalant. Une impression confirmée, puisque son bis sera… une reprise du dernier mouvement. On regrette alors l’émouvante et puissante interprétation du même concerto en 2012, dans cette même salle, par Daniil Trifonov.</p>
<div id="attachment_33922" class="wp-caption alignnone"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1706.jpeg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-33922" class="wp-image-33922 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1706-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1706-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1706-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1706-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1706-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1706-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1706-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>
<p id="caption-attachment-33922" class="wp-caption-text">(c) Nicolas Brodard</p>
</div>
<p class="s4"><strong><span class="s2">Virtuosité orchestrale<br />
</span></strong>« Less is more » ? Connaît pas. Gustav Mahler n’aurait sans doute pas suivi le célèbre motto de Mies van der Rohe. Et sa <span class="s6">Symphonie n°6</span> montre son amour des effectifs larges avec de nombreux musicien-ne-s et pupitres (12 premiers violons, 6 contrebasses et autant de cors). Un monument pour Gianandrea Noseda, célèbre chef italien qui a notamment été directeur musical de l’Opernhaus Zürich et du Teatro Regio de Turin et actuellement à la tête du National Symphony Orchestra au <span class="s7">Trump</span> Kennedy Center. Dans les Combins, le maestro dirige un Verbier Festival Orchestra à très grand format avec sa gestuelle très saccadée, de bas en haut, assez particulière, donnant de sa personne et rapidement en sueur. Les jeunes musiciens venus du monde entier (de la Nouvelle-Zélande aux Etats-Unis en passant par la Corée du Sud et le Vénézuéla) semblent apprécier leur capitaine et jouent avec une rare cohérence cette symphonie « Tragique ».</p>
<p class="s4">Les attaques énergiques des cordes, aux coups d’archet totalement synchrones, donnent tout de suite le ton du premier mouvement aux allures de marche. Suivent les phrasée plus fluides, puis les entrées des cuivres, notamment l’élégant solo de la trompette (João Pedro Moreira Fernandes). Les battues des premiers violons répondent aux seconds, puis le charmantcor solo (Simon Kandel) dialogue avec l’élégiaque Joohye Lee au violon, avant d’être repris par les vibrantes contrebasses. On passe sans attendre au 2<span class="s5">ème</span> mouvement, <span class="s6">Scherzo</span>, alors que d’autres versions placent l’<span class="s6">Andante moderato</span> en seconde position. Avec ses appels et échos de tous côtés, il rappelle par beaucoup le 2<span class="s5">ème</span> mouvement de la <span class="s6">9</span><span class="s8">ème</span><span class="s6"> Symphonie</span> du même compositeur, entre cadences rythmées et lignes mélodiques. Par moments, cuivres et bois se montrent narquois, aigre-doux, dans des sonorités typiquement mahlériennes. <span class="s6">Scherzo</span>ne veut-il pas dire « plaisanterie » en italien ?  Arrive la respiration bienvenue de l’<span class="s6">Andante</span>, avant l’énergique finale. Les débuts se font légers, les bois dialoguent en douceur, notamment la clarinette basse (Mathias Landeau), la flûte traversière (Julin Cheung) et le hautbois si raffiné (Pedro Pais Capelao). Leurs murmures sont une pure délicatesse. Les cordes et cuivres reviennent par grandes ondes émouvantes. On atterrit tout simplement, dans une fin qui évoque les derniers mots de Victor Hugo dans son poème <span class="s6">É</span><span class="s6">claircie</span> : « Tout est doux calme, heureux, apaisé ». Le maestro reprend son souffle.</p>
<div id="attachment_33921" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33921" class="wp-image-33921 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1707-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1707-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1707-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1707-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1707-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1707-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1707-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33921" class="wp-caption-text">(c) Nicolas Brodard</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p class="s4"><strong><span class="s2">Le destin frappe à la porte<br />
</span></strong>Un mouvement aussi long qu’une symphonie des premiers romantiques, l’<span class="s6">Allegro Moderato</span> demande énormément d’énergie et de cohésion des musiciens du VFO, et ils y parviennent amplement sous l’énergique direction de Noseda. Mention spéciale aux trombones qui s’affirment crânement. Les percussions s’en donnent à cœur joie : grosse caisse, timbales, célesta, glockenspiel, cloches de vache (si si), cymbales, cloches tubulaires, triangle, mais surtout cet énorme maillet en bois, spécialement prévu pour <span class="s6">L</span><span class="s6">a Tragique</span> de Mahler. Cet instrument doit marquer le destin implacable qui frappe la vie, et par trois fois, reflet d’une existence qui s’annonce difficile et d’une philosophie pessimiste typiquement mahlérienne. Le compositeur sait jouer d’ailleurs avec les nerfs, car après le premier coup assené, on sent un espoir revenir, on croit que le pire est passé. Mais non, le destin comme le marteau reviennent, implacables. Reste donc la résignation, apaisée, source de plénitude, comme la fin de cette symphonie mammouth, marquée par une toute simple corde pincée, ensemble.</p>
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		<title>La montagne, ça vous gagne</title>
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				<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 08:35:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Olivier Gurtner]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Classique & opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Festival verbier]]></category>
		<category><![CDATA[Hervé Boissière]]></category>
		<category><![CDATA[Verbier]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>  C’est votre troisième année au Verbier Festival. Vous avez très vite apporté de nouvelles idées avec une vraie présence en station, des conférences et une expérience spectateur renouvelée. Quels sont les retours ? Très positifs ! Cela était attendu depuis quelques années. On n’a pas fait la révolution, mais procédé par une mise à jour, assez rapidement et facilement. C’est ... <a href="https://gooutmag.ch/la-montagne-ca-vous-gagne/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p class="s5"><span class="s6"> </span></p>
<p class="s5"><strong><span class="s7">C’est votre </span><span class="s7">troisième</span><span class="s7"> année au V</span><span class="s7">erbier Festival.</span> <span class="s7">Vous avez très vite apporté</span> <span class="s7">de</span><span class="s7"> nouvelles idées</span> <span class="s7">avec une vraie présence en station, </span><span class="s7">des conférences et </span><span class="s7">une expérience spectateur renouvelée. Quels sont les retours ?<br />
</span></strong><span class="s4">Très positi</span><span class="s4">fs ! Cela était attendu depuis quelques années. </span><span class="s4">On n’a pas fait la révolution, </span><span class="s4">mais</span><span class="s4"> procédé par une mise à jour, assez rapidement et facilement.</span> <span class="s4">C’est le</span><span class="s4"> cumul de petites touches </span><span class="s4">qui </span><span class="s4">donne une belle image d’ensemble.</span> <span class="s4">Il s’agissait </span><span class="s4">de </span><span class="s4">traduire </span><span class="s4">plus concrètement </span><span class="s4">l’ADN du festival,</span><span class="s4"> par exemple en rendant plus concrets les nombreux enregistrements de concerts sur plateforme. Ainsi, on an mis en place cette année le juke-box, où le public peut se rendre et vivre la musique physiquement incarnée. Plus largement, une journée à Verbier, c’est juste génial, avec une randonnée accompagnée d’artistes, une conférence avec des professionnels, des concerts en salle et des improvisations dans des lieux inédits. On an mis deux ans pour mettre tout ceci en musique, cela coûte un peu, mais le résultat est là, et on a atteint le niveau souhaité. </span><span class="s4">D’ailleurs, en 2025, les ventes ont augmenté de 25 %.</span></p>
<div id="attachment_33779" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33779" class="wp-image-33779 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Esplanade-Combins_SilviaLaurent_7-500x304.jpeg" alt="" width="500" height="304" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Esplanade-Combins_SilviaLaurent_7-500x304.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Esplanade-Combins_SilviaLaurent_7-768x467.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Esplanade-Combins_SilviaLaurent_7-1024x622.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Esplanade-Combins_SilviaLaurent_7-100x61.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Esplanade-Combins_SilviaLaurent_7-1464x889.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33779" class="wp-caption-text">Le Verbier festival © SilviaLaurent</p>
</div>
<p class="s5"><strong><span class="s7">Parlons des artistes : b</span><span class="s7">eaucoup de célébrités</span><span class="s7"> viennent depuis longtemps au Festival. Quels jeunes artistes sont votre coup de cœur cette année ?<br />
</span></strong><span class="s4">Au concert d’ouverture, la violoniste </span><span class="s4">Amira</span><span class="s4"> Abouzahra</span><span class="s4"> a fait sensation. C’est</span><span class="s4"> un </span><span class="s4">véritable </span><span class="s4">talent </span><span class="s4">qu’</span><span class="s4">on a envie de voir </span><span class="s4">continuer.</span> <span class="s4">D’ailleurs, je remarque que beaucoup de jeunes pianistes émergent, pas mais assez de violonistes. Je profite aussi pour saluer ici le rôle de l’</span><span class="s4">Academy, </span><span class="s4">qui a constitué avec les années une véritable famille de talents. Je citerais par exemple Kirill Gerstein, </span><span class="s4">Timothy Ridout, Adèle Charvet.</span></p>
<p class="s5"><strong><span class="s7">Un projet de </span><span class="s7">C</span><span class="s7">entre </span><span class="s7">C</span><span class="s7">ulturel a été dévoilé l’année dernière, </span><span class="s7">dessiné </span><span class="s7">par Kengo Kuma. </span><span class="s7">Il prévoit </span><span class="s7">pour 2031 </span><span class="s7">une salle de 800 places au cœur de la station</span><span class="s7">.</span> <span class="s7">O</span><span class="s7">ù</span><span class="s7"> en est le processus ?<br />
</span></strong><span class="s4">On va franchir une grosse étape, </span><span class="s4">avec la </span><span class="s4">mise à l’enquête publique début octobre</span><span class="s4">. La commune </span><span class="s4">Val de Bagnes</span><span class="s4"> a proposé un superbe terrain pour ce projet qui prévoit une salle de concert, de studios de pratique mais aussi de galerie d’art et de site pour les congrès. On parle d’ici d’un </span><span class="s4">site </span><span class="s4">majeur qui serait ouvert toute l’année. </span><span class="s4">Au terme du processus, la population sera </span><span class="s4">sûrement </span><span class="s4">appelée à se prononcer</span><span class="s4">. D’ici là, on rencontre les acteurs de la région</span><span class="s4"> et on essaie de comprendre les attentes</span><span class="s4">pour mieux y répondre</span><span class="s4">. </span><span class="s4">Parallèlement</span><span class="s4">, </span><span class="s4">d</span><span class="s4">es recours sont évidemment possibles. Mais vous savez, un tel projet</span> <span class="s4">servirait plusieurs générations</span><span class="s4">, donc si ça prend du temps</span><span class="s4">,</span><span class="s4"> c</span><span class="s4">e n</span><span class="s4">’est pas </span><span class="s4">si </span><span class="s4">grave. Quoiqu’il en soit, je sens un très grand enthousiasme de la population, qui vit ici à l’année et se réjouit du projet. </span><span class="s4">Si on voulait résumer, on pourrait dire que c’est un peu l’histoire de la poule et de l’œuf : aux personnes sceptiques, je dirais qu’un tel centre créerait une offre très attirante à même d’attirer une nouvelle demande pour </span><span class="s4">Verbier.</span></p>
<p class="s5"><strong><span class="s7">Le Verbier Festival est parti cette année à </span><span class="s7">Shenzen</span><span class="s7"> en Chine</span><span class="s7">. </span><span class="s7">En lien avec ce </span><span class="s7">projet</span><span class="s7">,</span><span class="s7"> vous avez déclaré d</span><span class="s7">ans </span><span class="s8">24 Heures</span> <span class="s7">(</span><span class="s7">28.11.2025)</span><span class="s7"> que</span> <span class="s7">« </span><span class="s7">la </span><span class="s7">Chine </span><span class="s7">le </span><span class="s7">Japon et </span><span class="s7">la </span><span class="s7">Corée </span><span class="s7">sont </span><span class="s7">les marchés sont plus ouverts ».</span><span class="s7"> Qu’entendez-vous par là ?<br />
</span></strong><span class="s4">Le Japon a développé la musique classique depuis plus de 50 ans, avec des formations comme l’orchestre de la </span><span class="s4">radio-télévision </span><span class="s4">publique nationale NHK. Plusieurs artistes européens sont venus </span><span class="s4">dès les débuts</span><span class="s4">, par exemple Maurice An</span><span class="s4">d</span><span class="s4">ré. On sent dans le public une culture déjà bien implantée. En Chine et au Corée du Sud, cela est plus récent, moins de 40 ans, et cela s’en ressent. Cette musique touche les jeunes générations, </span><span class="s4">touchées par </span><span class="s4">ce répertoire. </span><span class="s4">On pourrait parler d’un simple décalage temporel finalement. </span><span class="s4">L</span><span class="s4">a Chine a construit beaucoup d’infrastructures et de salles</span><span class="s4">, mais i</span><span class="s4">l reste à mettre sur pied des orchestres.</span><span class="s4"> Vous savez, ce pays est très en avance en termes de technologie, mais témoigne d’un grand respect pour l’art classique occidental. Notre démarche consiste </span><span class="s4">donc </span><span class="s4">à aller les voir, faire connaissance, et leur proposer quelque chose. Il s’agit d’un vrai dialogue, puisque des artistes et des publics viennent ensuite à Verbier pour la musique, peut-être aussi pour nos paysages de montagne [</span><span class="s4">sourire</span><span class="s4">].</span></p>
<p class="s5"><span class="s4"> </span></p>
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		<title>Ensemble, c’est tout</title>
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				<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 09:25:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Olivier Gurtner]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Classique & opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Verbier]]></category>
		<category><![CDATA[musique classique]]></category>
		<category><![CDATA[Simon Rattle]]></category>
		<category><![CDATA[Verbier]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Des airs de grand soir aux Combins ce 20 juillet : un public en nombre dans une salle pleine, quelques élus en mode incognito, beaucoup de journalistes présents. Au programme, le Rach III, Atmosphères de Ligeti, Une vie de Héros de Richard Strauss et une ouverture de Wagner. Et l’intérêt n’était pas forcément où on l’attendait. Loin de la figure toute-puissante ... <a href="https://gooutmag.ch/ensemble-cest-tout/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class="s3">Des airs de grand soir aux Combins ce 20 juillet : un public en nombre dans une salle pleine, quelques élus en mode <span class="s4">incognito</span>, beaucoup de journalistes présents. Au programme, le Rach III, <span class="s4">Atmosphères</span> de Ligeti, <span class="s4">U</span><span class="s4">ne vie de Héros</span> de Richard Strauss et une ouverture de Wagner. Et l’intérêt n’était pas forcément où on l’attendait.</p>
<div id="attachment_33717" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33717" class="wp-image-33717 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1194-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1194-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1194-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1194-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1194-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1194-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1194-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33717" class="wp-caption-text">Un Orchestre du Verbier Festival en pleine forme, sous la conduite bienveillante de Simon Rattle© Nicolas Brodard</p>
</div>
<p class="s3">Loin de la figure toute-puissante du maestro autocratique et autocentré, le chef Simon Rattle a un talent incomparable pour aller chercher chez les jeunes musiciens du VF Orchestra le meilleur, se mettre à leur service de manière communicative pour les mettre en confiance. Et ça marche. Dans le <span class="s4">C</span><span class="s4">oncerto</span><span class="s4">pour piano</span><span class="s4"> n°3</span> de Rachmaninov, Le corniste Claudio Minervini livre des solos élégiaques, tout comme le flûtiste Julin Cheung. Après l’entracte, c’est le hautbois solo qui dévoile tout son charme dans le dernier mouvement de <span class="s4">Heldenleben</span>. Mais la force de Rattle, c’est en plus de dessiner une ligne d’ensemble, de susciter une cohérence, loin d’une succession manière de morceaux de bravoure.</p>
<p class="s3"><span class="s2"><strong>Petite astuce</strong><br />
</span>Prenons les choses dans l’ordre : la soirée débute avec <span class="s4">Atmosphères</span>, une pièce sombre de Ligeti alternant silences tendus et crescendos inquiétants, pour grand orchestre et piano préparé. Les contrebasses sont rugissantes, les altos se font plaisir, les percussions aussi. Le morceau termine par un murmure… un silence… une battue à vide du chef, qui passe sans transition aux premières notes éthérées de l’ouverture de <span class="s4">Lohengrin</span>. Bien joué de Simon Rattle, qui avait fait le même coup il y a quelques années au Victoria Hall, avec le Berliner Philharmoniker. Aux Combins ce soir-là, l’orchestre a tenu un impressionnant crescendo, des premières notes chuchotées au finale brillant et puissant.</p>
<div id="attachment_33716" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33716" class="wp-image-33716 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1195-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1195-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1195-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1195-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1195-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1195-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1195-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33716" class="wp-caption-text">© NicolasBrodard</p>
</div>
<p class="s3"><strong><span class="s2">Un piano </span><span class="s2">troppo</span> <span class="s2">presto<br />
</span></strong>On l’attendait comme le moment de la soirée, et certains étaient déçus. Si le <span class="s4">Concerto n°3</span> de Rachmaninov a été magnifiquement tenu par orchestre uni, les cordes parlant d’une seule voix, les bois prenant leur place, le pianiste Kirill Gerstein a de son côté surpris, voire décontenancé. Son équilibre main gauche main droite est intéressant et différent, son expression parfois mystérieuse, mais il n’est pas toujours facile à suivre. Il impose surtout des tempos très compliqués, erratiques, comme s’il cherchait à montrer sa maitrise en accélérant la cadence. L’échange avec l’orchestre devient difficile, virant parfois au dialogue de sourds. Rapide et démonstratif, il sait pourtant prendre son temps, et le montre à la reprise du thème d’ouverture, plus délicat et expressif. Soyons clairs : la partition demande un jeu d’équilibriste, le long d’un fil ténu, qui lui donne toute cette saveur et ces couleurs. Mais il ne faut pas confondre allure claudicante et démarche boiteuse. À ce jeu-là, il perd son équilibre.</p>
<p class="s3"><strong><span class="s2">Strauss, vie héroïque<br />
</span></strong>Disons-le tout de suite, la partition de Richard Strauss dans <span class="s4">Heldenleben</span> est parfois difficile à suivre, alternant maladroitement ambition bravache et tendresse un peu niaise, dans des temps resserrés. Un côté lourdaud qui fait penser à certaines symphonies de Bruckner… Il n’empêche, le maestro et l’orchestre développent une présence brillante. Mention spéciale à Polina Senatulova, première violon solo, qui a superbement tenu le pupitre avec charisme, assurance et élégance dans le 3<span class="s5">e</span> mouvement « Das Helden Gefahrtin ». On se réconcilie avec l’œuvre au dernier mouvement « Das Helden Weltflucht und Vollendung », très harmonique, entre le finale de la <span class="s4">Walkyrie</span> et les « Variations Enigma ». Comme quoi, tout est possible.</p>
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		<title>Le football selon Ruth Emma Davis</title>
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				<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 18:28:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Lisa Lorenzelli]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Art & Expos]]></category>
		<category><![CDATA[Art britannique]]></category>
		<category><![CDATA[art contemporain]]></category>
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		<category><![CDATA[Ruth Emma Davis]]></category>
		<category><![CDATA[Sport et culture]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Pour Ruth Emma Davis, le football n’est jamais un simple sujet de représentation. C’est une sensation, une mémoire visuelle, un langage émotionnel qui transcende le terrain. Dans son travail, le jeu devient presque abstrait : les gestes, les trajectoires et les corps en mouvement se fragmentent, comme si l’on observait le football à travers un souvenir ou un rêve. La ... <a href="https://gooutmag.ch/le-football-selon-ruth-emma-davis/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p>Pour Ruth Emma Davis, le football n’est jamais un simple sujet de représentation. C’est une sensation, une mémoire visuelle, un langage émotionnel qui transcende le terrain. Dans son travail, le jeu devient presque abstrait : les gestes, les trajectoires et les corps en mouvement se fragmentent, comme si l’on observait le football à travers un souvenir ou un rêve.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-25-1.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-33707" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-25-1-401x500.jpeg" alt="" width="401" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-25-1-401x500.jpeg 401w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-25-1-768x957.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-25-1-822x1024.jpeg 822w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-25-1-100x125.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-25-1.jpeg 1178w" sizes="(max-width: 401px) 100vw, 401px" /></a></p>
<p>La Coupe du monde a agi comme un formidable amplificateur. En quelques semaines, elle a condensé une quantité d’images et de récits que le football produit habituellement sur une saison entière. Les matchs n’ont plus seulement été vécus dans leur durée : ils ont été découpés, recomposés, commentés et rejoués jusqu’à saturation. Le football est ainsi devenu un langage surchargé, où chaque action semblait immédiatement investie d’une portée symbolique.</p>
<p><strong>Ruth Emma Davis : penser le football autrement</strong><br />
C’est dans ce paysage saturé que le travail de l’artiste britannique Ruth Emma Davis prend tout son sens. Son approche du football ne cherche jamais à illustrer le sport tel qu’il est vu en direct. Elle s’intéresse plutôt à ce qu’il laisse derrière lui. Dans ses œuvres, le match n’est pas un récit linéaire mais une sensation fragmentée. Les gestes, les corps et les trajectoires apparaissent comme déconstruits, presque effacés, comme s’ils étaient observés à travers un souvenir instable. Le football devient une matière émotionnelle plus qu’un événement sportif : quelque chose qui continue d’exister après le coup de sifflet final, dans cet espace mental où l’image résonne encore sans jamais être totalement précise.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-15.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-33702" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-15-500x494.jpeg" alt="" width="500" height="494" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-15-500x494.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-15-768x760.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-15-1024x1013.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-15-100x99.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-15.jpeg 1178w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p><strong>Un langage du geste, du rythme et de la trace<br />
</strong>Dans le travail de Ruth Emma Davis, les corps ne sont jamais simplement représentés. Ils semblent traverser l’image plus qu’ils ne l’habitent. Le mouvement prime sur la forme, la tension sur la narration. Le football devient alors un langage fait de rythmes, de répétitions et de ruptures. Un sport transformé en composition visuelle, où l’action se dissout dans sa propre intensité. Cette approche s’inscrit dans une culture où le football est déjà omniprésent : iconographie sportive, archives télévisuelles et esthétique des réseaux sociaux. L’artiste ne s’éloigne pas de cette saturation ; elle la reconfigure.</p>
<p><strong>Un sport devenu culture totale<br />
</strong>Ce qui émerge de cette lecture dépasse largement le cadre du sport. Le football apparaît aujourd’hui comme un système culturel total, traversant la mode, l’art, les médias et les imaginaires contemporains. Il ne se limite plus au terrain, ni même au temps du match. Il survit dans ses prolongements : les images, les commentaires, les récits secondaires et les émotions différées.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-9.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-33703" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-9-403x500.jpeg" alt="" width="403" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-9-403x500.jpeg 403w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-9-768x954.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-9-825x1024.jpeg 825w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-9-100x124.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Ruth-Emma-Davis-OVERSTANDARD-9.jpeg 1178w" sizes="(max-width: 403px) 100vw, 403px" /></a></p>
<p>Dans ce contexte, le travail de Ruth Emma Davis agit comme une invitation à ralentir. Il ouvre une parenthèse dans le flot incessant des images et propose une autre manière de regarder ce que l’on croit déjà connaître.</p>
<p><strong>Le football après le match<br />
</strong>Le football, finalement, n’est plus seulement ce qui se joue dans l’instant. Il est aussi ce qui persiste après coup, dans la mémoire visuelle et émotionnelle du spectateur. C’est précisément dans cet « après » — ce résidu d’image, ce trouble du souvenir — que se situe le travail de Ruth Emma Davis. Un football moins spectaculaire, mais plus intérieur. Moins immédiat, mais infiniment plus durable.</p>
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		<title>PlasMAH: Anatomie d’une pierre vivante</title>
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				<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 12:44:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>Dans la cour du MAH, un mocassin semble avoir fossilisé en pleine promenade. Plus loin, des coquillages géants poussent dans le marbre comme si la mer avait décidé de s’installer en vieille ville. Puis viennent des lavabos, des toilettes, des siphons, des gargouilles et des fontaines qui brouillent joyeusement les frontières entre sculpture antique et plomberie contemporaine. On ne sait ... <a href="https://gooutmag.ch/plasmah-anatomie-dune-pierre-vivante/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la cour du <a href="http://www.mahmah.ch/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">MAH</a>, un mocassin semble avoir fossilisé en pleine promenade. Plus loin, des coquillages géants poussent dans le marbre comme si la mer avait décidé de s’installer en vieille ville. Puis viennent des lavabos, des toilettes, des siphons, des gargouilles et des fontaines qui brouillent joyeusement les frontières entre sculpture antique et plomberie contemporaine. On ne sait plus très bien si l’on visite un musée, des thermes romains ou les entrailles d’un organisme géant. C’est précisément là que l’expérience commence.</p>
<div id="attachment_33685" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33685" class="wp-image-33685 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0865-281x500.jpeg" alt="" width="281" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0865-281x500.jpeg 281w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0865-768x1365.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0865-576x1024.jpeg 576w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0865-100x178.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0865-1464x2603.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 281px) 100vw, 281px" />
<p id="caption-attachment-33685" class="wp-caption-text">Des coquillages qui semblent avoir oublié de retourner à la mer… pour mieux coloniser le musée (c) Go Out magazine</p>
</div>
<p>Le duo franco-britannique Daniel Dewar &amp; Grégory Gicquel n’a jamais eu peur de salir les mains de la sculpture. Leur matière préférée ? Le vivant. Celui qui transpire, qui circule, qui se transforme et qui refuse obstinément de rester figé. Ici, la pierre cesse d’être un matériau inerte : elle semble respirer, gonfler, digérer et parfois même sourire. Le marbre n’imite plus la vie. Il finit par en adopter le pouls.</p>
<p>Le titre, La chair et le siphon, donne immédiatement le ton. D’un côté, le corps, ses muscles, ses fluides, ses désirs. De l’autre, les canalisations qui permettent à tout cela de circuler. Une association aussi absurde qu’évidente. Après tout, les cathédrales ont leurs gargouilles, les palais leurs fontaines, les villes leurs égouts. Pourquoi nos corps feraient-ils exception ?</p>
<div id="attachment_33684" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33684" class="wp-image-33684 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0864-281x500.jpeg" alt="" width="281" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0864-281x500.jpeg 281w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0864-768x1365.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0864-576x1024.jpeg 576w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0864-100x178.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0864-1464x2603.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 281px) 100vw, 281px" />
<p id="caption-attachment-33684" class="wp-caption-text">Les Romains avaient les thermes. Le MAH a désormais son sanctuaire du siphon (c) Go Out magazine</p>
</div>
<p><span class="Apple-converted-space"></span></p>

<p>L’exposition dialogue avec les collections historiques du musée sans jamais leur manquer de respect. Elle les chatouille plutôt. Les sculptures antiques, les fragments lapidaires et l’architecture monumentale deviennent les complices d’œuvres qui osent parler de ce que les musées évoquent rarement : les orifices, les écoulements, les métamorphoses, bref tout ce qui fait de nous des êtres vivants avant d’être des statues.</p>
<p>Le résultat est aussi drôle que troublant. On sourit devant un bloc de marbre transformé en toilettes, puis l’on réalise que les Romains avaient déjà fait des bains publics un art de vivre. On contemple un coquillage monumental avant de comprendre qu’il ressemble presque à un organe. Même le célèbre drapeau genevois, partagé entre l’aigle impériale et la clé de saint Pierre, paraît soudain dialoguer avec cette exposition où tout est affaire de passages, d’ouvertures et de circulation.</p>
<div id="attachment_33683" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33683" class="wp-image-33683 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0873-281x500.jpeg" alt="" width="281" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0873-281x500.jpeg 281w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0873-768x1365.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0873-576x1024.jpeg 576w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0873-100x178.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0873-1464x2603.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 281px) 100vw, 281px" />
<p id="caption-attachment-33683" class="wp-caption-text">Au MAH, le marbre n’est plus un piédestal. Il devient une peau (c) Go Out magazine </p>
</div>
<p>Avec PlasMAH, le <a href="http://www.mahmah.ch/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">MAH</a> poursuit son programme estival qui invite des artistes contemporains à réinventer la cour du musée et à questionner son architecture en attendant sa transformation future. Une manière de rappeler qu’un musée n’est pas un mausolée, mais un organisme capable d’évoluer, de provoquer et parfois même… de faire sourire.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
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		<title>David Hockney : le grand plongeon</title>
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				<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 10:36:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Art & Expos]]></category>
		<category><![CDATA[art contemporain]]></category>
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		<category><![CDATA[histoire de l'art]]></category>
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		<category><![CDATA[piscines iconiques]]></category>
		<category><![CDATA[Pop Art]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Pendant que l’art contemporain conceptualisait, déconstruisait et théorisait à tout-va, David Hockney continuait de peindre… une piscine. Dit comme ça, cela paraît presque banal. Sauf que chez lui, une piscine devenait un manifeste. Une éclaboussure racontait une présence invisible. Un palmier transformait Los Angeles en état d’esprit. Quant à un simple arbre en fleurs, il prenait des allures de feu ... <a href="https://gooutmag.ch/david-hockney-le-grand-plongeon/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_33631" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33631" class="wp-image-33631 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0753-500x340.jpeg" alt="" width="500" height="340" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0753-500x340.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0753-768x522.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0753-1024x697.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0753-100x68.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0753.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33631" class="wp-caption-text">Mr and Mrs Clark and Percy, 1970–1971 © DAVID HOCKNEY COLLECTION/TATE, U.K/JONATHAN WILKINSON</p>
</div>
<p>Pendant que l’art contemporain conceptualisait, déconstruisait et théorisait à tout-va, David Hockney continuait de peindre… une piscine. Dit comme ça, cela paraît presque banal. Sauf que chez lui, une piscine devenait un manifeste. Une éclaboussure racontait une présence invisible. Un palmier transformait Los Angeles en état d’esprit. Quant à un simple arbre en fleurs, il prenait des allures de feu d’artifice végétal. Le bleu n’était plus une couleur. C’était une émotion.</p>
<div id="attachment_33633" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33633" class="wp-image-33633 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0751-500x493.jpeg" alt="" width="500" height="493" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0751-500x493.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0751-768x757.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0751-1024x1009.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0751-100x99.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0751.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33633" class="wp-caption-text">Graham Wood pour le Times</p>
</div>
<p>Né en 1937 dans le Yorkshire industriel, Hockney aurait pu se laisser engloutir par les gris de son Angleterre natale. Il a préféré partir chercher le soleil en Californie. Là-bas, il n’a pas seulement trouvé une lumière. Il a trouvé son langage. Ses piscines, immortalisées dans <em>A Bigger Splash ou Portrait of an Artist</em> (Pool with Two Figures), ont fini par devenir aussi célèbres que la Joconde… avec infiniment moins de barrières de sécurité.</p>
<div id="attachment_33630" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33630" class="wp-image-33630 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0754-500x488.jpeg" alt="" width="500" height="488" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0754-500x488.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0754-768x749.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0754-1024x998.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0754-100x98.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0754.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33630" class="wp-caption-text">A Bigger Splash, 1967 © DAVID HOCKNEY COLLECTION/TATE, UK/JONATHAN WILKINSON</p>
</div>
<p>Mais réduire David Hockney à ses bassins turquoise serait comme résumer Picasso à un cube ou Monet à un nénuphar. Portraitiste d’une tendresse infinie, amoureux des paysages, décorateur d’opéras, photographe, théoricien, expérimentateur infatigable, il n’a jamais cessé de déplacer les lignes. Pendant que certains artistes se méfiaient des nouvelles technologies, lui dessinait déjà sur fax, photocopieur, iPhone ou iPad. Peu importait l’outil. Ce qui comptait, c’était le regard. Et quel regard!</p>
<div id="attachment_33636" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33636" class="wp-image-33636 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0748-500x178.jpeg" alt="" width="500" height="178" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0748-500x178.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0748-768x273.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0748-1024x365.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0748-100x36.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0748.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33636" class="wp-caption-text">Détail de “Une année en Normandie 2020-2021”, une œuvre peinte sur iPad par Hockney © DAVID HOCKNEY</p>
</div>
<p>L’un des premiers artistes de sa génération à représenter ouvertement l’amour entre hommes, il l’a fait sans slogan, sans provocation calculée, sans chercher à choquer. Il peignait simplement ce qui existait. À une époque où cela relevait déjà d’un acte de courage. Plus les années passaient, plus son œuvre semblait rajeunir. Alors que beaucoup regardent le passé avec nostalgie, Hockney préférait observer un pommier en fleurs comme si la nature venait tout juste d’inventer le printemps.</p>
<p>Il répétait souvent que « le monde est très, très beau si l’on prend le temps de le regarder. » Une phrase d’une simplicité désarmante. Et peut-être la plus révolutionnaire de toutes. Dans un monde où l’on collectionne les images sans plus vraiment les voir, David Hockney nous rappelait que regarder est déjà une manière d’aimer.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0749.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-33635" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0749-500x483.jpeg" alt="" width="500" height="483" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0749-500x483.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0749-768x741.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0749-1024x988.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0749-100x97.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0749.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p>Jusqu’à ses derniers jours, malgré la maladie et le fauteuil roulant, il a continué à peindre. Comme d’autres continuent de respirer. Quelques mois avant sa disparition, il confiait simplement : « Je vais continuer à peindre. » Il l’a fait jusqu’au bout. Au fond, David Hockney n’a jamais seulement peint la lumière. Il nous a appris à ne plus passer à côté d’elle.</p>
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		<title>L&#8217;expo qui fait rire (et réfléchir)</title>
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				<pubDate>Sat, 11 Jul 2026 07:57:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Lisa Lorenzelli]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Art & Expos]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Lorsque l&#8217;on pense à Rome, on imagine immédiatement le Colisée, les ruelles pavées du Trastevere ou encore les terrasses baignées de soleil. Pourtant, la capitale italienne est aussi une destination incontournable pour les amateurs d&#8217;art contemporain. Cet été, le MAXXI – le Musée national des arts du XXIᵉ siècle – confirme son statut avec “Tragicomica”. , une exposition ambitieuse qui ... <a href="https://gooutmag.ch/lexpo-qui-fait-rire-et-reflechir/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p class="s7"><span class="s6"><span class="bumpedFont15">Lorsque l&rsquo;on pense à Rome, on imagine immédiatement le Colisée, les ruelles pavées du Trastevere ou encore les terrasses baignées de soleil. Pourtant, la capitale italienne est aussi une destination incontournable pour les amateurs d&rsquo;art contemporain. Cet été, le <a href="https://www.maxxi.art/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">MAXXI</a> – le Musée national des arts du XXIᵉ siècle – confirme son statut avec “Tragicomica”. , une exposition ambitieuse qui explore une facette profondément ancrée dans la culture italienne : cette capacité unique à transformer les drames du quotidien en ironie, à répondre à l&rsquo;absurde par l&rsquo;humour et à faire cohabiter légèreté et gravité.</span></span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-7.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-33622" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-7-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-7-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-7-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-7-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-7-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-7-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-7-1200x800.jpeg 1200w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-7.jpeg 1581w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p class="s7"><span class="s6"><span class="bumpedFont15">À travers plus de 300 œuvres réalisées par 130 artistes italiens, le parcours retrace l&rsquo;évolution de l&rsquo;art italien de l&rsquo;après-guerre jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui. Peintures, sculptures, vidéos, installations, photographies et archives dialoguent librement dans une scénographie vivante qui dépasse largement les frontières de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art. Ici, le cinéma, la littérature, le théâtre ou encore l&rsquo;architecture viennent enrichir la réflexion, offrant une lecture originale de l&rsquo;identité culturelle italienne. Loin d&rsquo;une exposition chronologique classique, Tragicomica fonctionne comme une succession de rencontres où chaque salle réserve son lot de surprises. </span></span><span class="s6"><span class="bumpedFont15">Nos quatre œuvres coup de cœur.</span></span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-2.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-33620" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-2-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-2-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-2-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-2-1024x682.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-2-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-2-1464x975.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-2-1200x800.jpeg 1200w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-2.jpeg 1501w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p class="s3"><strong>La banane qui a fait le tour du monde : “Comedian” de Maurizio Cattelan</strong><br />
<span class="s6"><span class="bumpedFont15">Impossible d&rsquo;évoquer “Tragicomica” sans s&rsquo;arrêter devant l&rsquo;œuvre qui a déchaîné les réseaux sociaux et les salles de ventes du monde entier. Une simple banane fixée au mur par un morceau de ruban adhésif gris. Derrière cette image devenue virale se cache pourtant une réflexion bien plus profonde sur la valeur que l&rsquo;on accorde à l&rsquo;art, sur le marché de l&rsquo;art contemporain et sur notre rapport aux images. Fidèle à son humour provocateur, Maurizio Cattelan réussit à faire sourire tout en questionnant sérieusement les codes de la création artistique.</span></span></p>
<p class="s3"><strong><span class="s6"><span class="bumpedFont15">Lucio Fontana ou l&rsquo;art de bousculer les certitudes<br />
</span></span></strong>Avant même ses célèbres toiles lacérées, Lucio Fontana s&rsquo;amusait déjà à détourner les conventions. Dans “Io sono un santo”, une simple phrase devient une déclaration aussi ironique que philosophique. Le spectateur oscille entre sourire et interrogation, sans jamais savoir s&rsquo;il doit prendre l&rsquo;œuvre au premier ou au second degré. C&rsquo;est précisément cette ambiguïté qui résume parfaitement l&rsquo;esprit de l&rsquo;exposition : rien n&rsquo;est totalement tragique, rien n&rsquo;est complètement comique.</p>
<p class="s3"><strong><span class="s6"><span class="bumpedFont15">L&rsquo;expérience immersive de Monica Bonvicini<br />
</span></span></strong>Avec “Built for Crime”, l&rsquo;art ne se regarde plus, il se vit. Jeux de lumière, architecture métallique et ambiance presque oppressante plongent le visiteur dans une installation où les sensations prennent le dessus. On avance avec curiosité, parfois avec une légère appréhension, avant de comprendre que le malaise fait lui aussi partie de l&rsquo;expérience. Une œuvre spectaculaire qui démontre que le rire et l&rsquo;inconfort peuvent naître d&rsquo;une même émotion.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica-7-di-131.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-33618" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica-7-di-131-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica-7-di-131-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica-7-di-131-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica-7-di-131-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica-7-di-131-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica-7-di-131-1200x800.jpeg 1200w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica-7-di-131.jpeg 1440w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p class="s3"><strong><span class="s6"><span class="bumpedFont15">L&rsquo;irrévérence de Piero Manzoni<br />
</span></span></strong>Visionnaire, provocateur et souvent incompris de son vivant, Piero Manzoni occupe une place essentielle dans le parcours. Son travail remet constamment en question la figure de l&rsquo;artiste et les règles qui définissent une œuvre d&rsquo;art. Plus de cinquante ans après leur création, ses œuvres continuent d&rsquo;interroger le public avec une étonnante modernité. Elles rappellent que l&rsquo;humour peut aussi être une forme de contestation particulièrement efficace.</p>
<p class="s3"><strong><span class="s6"><span class="bumpedFont15">Une exposition qui fait du bien<br />
</span></span></strong>Ce qui frappe avant tout dans cette installation, c&rsquo;est son accessibilité. Pas besoin d&rsquo;être spécialiste de l&rsquo;art contemporain pour apprécier le parcours. Chaque œuvre raconte une histoire, provoque une émotion ou déclenche un sourire. L&rsquo;exposition alterne moments de contemplation, installations immersives et œuvres cultes dans un rythme particulièrement agréable qui donne envie de prendre son temps.</p>
<p class="s3"><span class="s6"><span class="bumpedFont15">À une époque où l&rsquo;actualité semble parfois pesante, “Tragicomica” rappelle que l&rsquo;humour n&rsquo;est jamais futile. Il devient un outil pour observer le monde autrement, prendre du recul et questionner nos certitudes. Une philosophie profondément italienne qui traverse toute l&rsquo;exposition et qui résonne encore aujourd&rsquo;hui.</span></span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-12.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-33619" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-12-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-12-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-12-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-12-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-12-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-12-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tragicomica_exhibition_view_foto©Simon_dExea_courtesy_Fondazione_MAXXI-12-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p class="s3"><span class="s6"><span class="bumpedFont15">Que l&rsquo;on soit passionné d&rsquo;art contemporain ou simplement de passage à Rome pour quelques jours, cette exposition constitue l&rsquo;une des plus belles surprises culturelles de l&rsquo;été. Une raison supplémentaire de faire une halte au MAXXI avant de reprendre le chemin des places ensoleillées et des cafés romains.</span></span></p>
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		<title>Garorock 2026 : édition express, souvenirs XXL</title>
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				<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 06:27:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Lisa Lorenzelli]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Garorock]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>La soirée a débuté devant la scène de Disiz, dont l’énergie a rapidement donné le ton. Dans le public, les premiers chants s’élèvent, les bras se lèvent et l’on retrouve immédiatement cette sensation propre aux festivals : celle de faire partie d’un moment collectif. Mais Garorock ne se limite pas à ses concerts. Entre deux sets, le site se transforme ... <a href="https://gooutmag.ch/garorock-2026-edition-express-souvenirs-xxl/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class="s3"><span class="s2"><span class="bumpedFont15">La soirée a débuté devant la scène de Disiz, dont l’énergie a rapidement donné le ton. Dans le public, les premiers chants s’élèvent, les bras se lèvent et l’on retrouve immédiatement cette sensation propre aux festivals : celle de faire partie d’un moment collectif.</span></span></p>
<p class="s3"><span class="s2"><span class="bumpedFont15">Mais <a href="http://www.garorock.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Garorock</a> ne se limite pas à ses concerts. Entre deux sets, le site se transforme en véritable terrain de jeu. Les festivaliers déambulent entre les nombreux stands et attractions, prennent de la hauteur dans les manèges, tentent leur chance aux différents jeux et se laissent surprendre par les animations disséminées un peu partout.</span></span></p>
<p class="s3"><strong><span class="s2"><span class="bumpedFont15">L&rsquo;art de vivre un festival en quelques heures<br />
</span></span></strong>Parmi les expériences les plus appréciées de la soirée, le stand de maquillage fluorescent, qui révèle toute sa magie une fois la nuit tombée, a rencontré un franc succès. Plus loin, une boîte de nuit cachée, baptisée Le Club, attire les plus curieux. Une parenthèse festive au cœur même du festival, où l’on danse quelques morceaux avant de repartir à la découverte du site.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/729349949_1350225540378301_1658819538668046553_n-1.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-33570" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/729349949_1350225540378301_1658819538668046553_n-1-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/729349949_1350225540378301_1658819538668046553_n-1-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/729349949_1350225540378301_1658819538668046553_n-1-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/729349949_1350225540378301_1658819538668046553_n-1-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/729349949_1350225540378301_1658819538668046553_n-1-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/729349949_1350225540378301_1658819538668046553_n-1-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/729349949_1350225540378301_1658819538668046553_n-1-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p class="s3"><span class="s2"><span class="bumpedFont15">Sur la scène CTRL + B, le spectacle de Michel Hubert a également marqué les esprits. Avec ses nombreux changements de costumes et sa proximité avec le public, le chanteur a offert un show décalé et généreux, transformant son concert en véritable moment de partage. Pour immortaliser cette édition particulière, les photocalls installés sur le site n’ont pas désempli. Les groupes d’amis se succèdent devant les objectifs, conscients de vivre une édition qui restera singulière dans l’histoire du festival.</span></span></p>
<p class="s3"><strong><span class="s2"><span class="bumpedFont15">Des décibels et des saveurs<br />
</span></span></strong>L’expérience Garorock passe aussi par les saveurs. Entre les cornets de frites maison, les stands mettant à l’honneur les fruits et légumes de saison et l’incontournable bar à vin, chacun a trouvé de quoi prolonger la soirée autour de quelques découvertes gourmandes.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/730608679_1544624103861540_4248319435861385901_n.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-33569" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/730608679_1544624103861540_4248319435861385901_n-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/730608679_1544624103861540_4248319435861385901_n-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/730608679_1544624103861540_4248319435861385901_n-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/730608679_1544624103861540_4248319435861385901_n-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/730608679_1544624103861540_4248319435861385901_n-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/730608679_1544624103861540_4248319435861385901_n-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/730608679_1544624103861540_4248319435861385901_n-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p class="s3"><span class="s2"><span class="bumpedFont15">Puis la nuit a pris une autre dimension avec les performances de Big Flo </span></span><span class="s2"><span class="bumpedFont15">&amp; Oli, Last Train,</span></span><span class="s2"><span class="bumpedFont15"> Major Lazer, Mosimann et de Timmy Trumpet. Les artistes ont offert une fin de soirée résolument festive, transformant le site en immense dancefloor à ciel ouvert et rappelant, une dernière fois, la force de rassemblement de la musique.</span></span></p>
<p class="s3"><span class="s2"><span class="bumpedFont15">Si cette 30e édition n’aura pas eu le déroulé espéré, elle aura tout de même prouvé une chose : il suffit parfois d’une seule soirée pour retrouver l’esprit d’un festival et repartir avec l’impression d’avoir vécu un moment à part.</span></span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/732675567_1696640688153828_2887766041878019114_n.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-33566" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/732675567_1696640688153828_2887766041878019114_n-375x500.jpeg" alt="" width="375" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/732675567_1696640688153828_2887766041878019114_n-375x500.jpeg 375w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/732675567_1696640688153828_2887766041878019114_n-768x1024.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/732675567_1696640688153828_2887766041878019114_n-100x133.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/732675567_1696640688153828_2887766041878019114_n-1464x1952.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/732675567_1696640688153828_2887766041878019114_n.jpeg 1536w" sizes="(max-width: 375px) 100vw, 375px" /></a></p>
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		<title>Come up, listen, slow down</title>
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				<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 10:56:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Olivier Gurtner]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Classique & opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Gstaad]]></category>
		<category><![CDATA[Menuhin]]></category>
		<category><![CDATA[menuhin festival]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Véritable Ballenberg des fortunés, Gstaad est un jardin alpin à l’ambiance particulière. En 2026, son Menuhin Festival place l’affiche sous le slogan Family Matters. Sélection parmi la programmation. Voyage d’hiver en été Amateur-ice-s de Franz Schubert, cette soirée est pour vous. Le fameux Winterreise est donné en version trio, le piano d’Oliver Schnyder sera accompagné d’Andreas Janke au violon et ... <a href="https://gooutmag.ch/come-up-listen-slow-down/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class="s3">Véritable Ballenberg des fortunés, Gstaad est un jardin alpin à l’ambiance particulière. En 2026, son Menuhin Festival place l’affiche sous le slogan <span class="s5">Family Matters</span>. Sélection parmi la programmation.</p>
<div id="attachment_33558" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33558" class="wp-image-33558 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_8839-500x308.jpeg" alt="" width="500" height="308" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_8839-500x308.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_8839-768x473.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_8839-1024x631.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_8839-100x62.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_8839-1464x902.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33558" class="wp-caption-text">Jaap van Zweden dirigera la 5ème de Beethoven © Raphael Faux</p>
</div>
<p class="s3"><span class="s4"><strong>Voyage d’hiver en été</strong><br />
</span>Amateur-ice-s de Franz Schubert, cette soirée est pour vous. Le fameux <span class="s5">Winterreise</span> est donné en version trio, le piano d’Oliver Schnyder sera accompagné d’Andreas Janke au violon et du violoncelle de Benjamin Nyffenegger. Ensemble, ils donneront ce voyage d’hiver si typique de la mélancolie romantique, chanté par le baryton Daniel Behle. À l’image du poète Wilhelm Müller dont il s’inspire pour ses Lieder, Schubert se pense comme un artiste au destin contrarié, solitaire et maintenu dans l’ombre. Du même Müller, il empruntera d’ailleurs les écrits pour sa « schöne Müllerin ». Une soirée intime, intérieure, à apprécier le 14 août à l’église de Zweisimmen.</p>
<p class="s3"><strong><span class="s4">Boulevard des tubes<br />
</span></strong>Ainsi pourrait s’appeler la soirée du 15 août, baptisée en l’occurrence <span class="s5">Celebration</span>. Le directeur artistique du festival Daniel Hope –un violoniste, comme Yehudi bien sûr– jouera le concerto d’Edward Elgar, avec le Gstaad Festival Orchestra, dont le début enjoué contraste avec celui dramatique du concerto pour violoncelle du même compositeur. Au pupitre, Jaap van Zweden fera résonner les premières notes mythiques de la <span class="s5">Symphonie 5</span> de L.v. Beethoven. Un concert sous la tente du Festival, idéal pour les <span class="s5">first</span> <span class="s5">timers</span> !</p>
<div id="attachment_33556" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33556" class="wp-image-33556 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_8841-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_8841-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_8841-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_8841-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_8841-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_8841-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_8841-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33556" class="wp-caption-text">Daniel Behle chantera le Winterreise de Schubert © Simon Pauly</p>
</div>
<p class="s3"><strong><span class="s4">Sergei &amp; Gustav<br />
</span></strong>Un début mystérieux de vents sur un lit de cordes, un finale flamboyant de cuivres ; c’est la <span class="s5">Symphonie n°1</span> « Titan » de Mahler, qui s’invite au concert du 16 août. Une symphonie assez courte –est-ce seulement possible chez Gustav?– qui place déjà le vocabulaire du compositeur : cors aux airs alpins, instruments placés à distance, instants frémissants avant un bouillonnement orchestral, mélange de grâce et d’ironie mordante. Il faudra aussi laisser la place au « Rach III » ou <span class="s5">C</span><span class="s5">oncerto </span><span class="s5">pour piano </span><span class="s5">n°3</span> de Sergei Rachmaninov, avec Isata Kanneh-Mason au clavier, une artiste britannique qui a notamment joué avec… Elton John ! L’interprète donnera également « Vocalise » du compositeur russe, une pièce imaginée au départ pour un ou une artiste lyrique mais sans parole, adaptée cette fois pour orchestre, en l’occurrence celui du Menuhin. Il sera dirigé par l’inspirant et espiègle IvánFischer, passé maître dans l’art de vous faire écouter autrement des œuvres tant entendues. Ça vaut bien le coup d’une promenade à Gstaad, non ?</p>
<p class="s3">
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