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	<title>Art &amp; Expos | Go Out!</title>
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	<description>Le magazine culturel genevois</description>
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		<title>Orient de secours</title>
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				<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 08:36:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>L’Orient, ce film dont l’Occident écrivait le scénario Au XIXe siècle, l’Orient est partout. Dans les tableaux, les romans, les salons bourgeois, les expositions universelles et même les objets du quotidien. À mesure que les bateaux à vapeur raccourcissent les distances et que les empires étendent leur influence, l’ailleurs devient une obsession. Peintres, écrivains et collectionneurs partent à la recherche ... <a href="https://gooutmag.ch/orient-de-secours/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’Orient, ce film dont l’Occident écrivait le scénario<br />
</strong>Au XIXe siècle, l’Orient est partout. Dans les tableaux, les romans, les salons bourgeois, les expositions universelles et même les objets du quotidien. À mesure que les bateaux à vapeur raccourcissent les distances et que les empires étendent leur influence, l’ailleurs devient une obsession. Peintres, écrivains et collectionneurs partent à la recherche d’un Orient tantôt observé, tantôt rêvé, parfois les deux à la fois.</p>
<div id="attachment_33429" class="wp-caption alignnone"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Jean-Leon-Gerome_Dance-of-the-Almeh.jpeg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-33429" class="wp-image-33429 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Jean-Leon-Gerome_Dance-of-the-Almeh-500x304.jpeg" alt="" width="500" height="304" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Jean-Leon-Gerome_Dance-of-the-Almeh-500x304.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Jean-Leon-Gerome_Dance-of-the-Almeh-768x467.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Jean-Leon-Gerome_Dance-of-the-Almeh-1024x623.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Jean-Leon-Gerome_Dance-of-the-Almeh-100x61.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Jean-Leon-Gerome_Dance-of-the-Almeh-1464x890.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>
<p id="caption-attachment-33429" class="wp-caption-text">Jean-Léon Gérôme, Dance of the Almeh (vers 1863). Entre fascination, exotisme et mise en scène, le peintre français immortalise une danseuse orientale devenue l’un des motifs récurrents de l’imaginaire orientaliste du XIXe siècle. © Dayton Art Institute</p>
</div>
<p>C’est précisément ce grand mélange de fascination et de fiction que décortique Orientalism: Between Fact and Fantasy. Réunissant près de 180 œuvres, l’exposition confronte les célèbres peintures orientalistes aux objets, textiles, céramiques, armes et chefs-d’œuvre du monde islamique qui les ont inspirées. Une manière de quitter le royaume des fantasmes pour revenir aux sources.</p>
<p><span class="Apple-converted-space"><strong>Quand l’Alhambra devient influenceuse<br />
</strong>Bien avant TikTok, l’Algorithme s’appelait Alhambra. Le palais andalou de Grenade est alors devenu un passage obligé pour artistes, architectes et voyageurs en quête d’exotisme. Ses arabesques, ses cours intérieures et ses jeux de lumière se répandent dans toute l’Europe comme une tendance avant l’heure. L’Orientalisme ne se limite plus aux tableaux : il envahit le mobilier, l’architecture, les arts décoratifs et jusqu’aux intérieurs bourgeois.<br />
</span></p>
<div id="attachment_33432" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33432" class="wp-image-33432 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Osman-Hamdi-Bey_At-the-Mosque-Door-356x500.jpeg" alt="" width="356" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Osman-Hamdi-Bey_At-the-Mosque-Door-356x500.jpeg 356w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Osman-Hamdi-Bey_At-the-Mosque-Door-768x1078.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Osman-Hamdi-Bey_At-the-Mosque-Door-730x1024.jpeg 730w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Osman-Hamdi-Bey_At-the-Mosque-Door-100x140.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Osman-Hamdi-Bey_At-the-Mosque-Door-1464x2054.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 356px) 100vw, 356px" />
<p id="caption-attachment-33432" class="wp-caption-text">Avec At the Mosque Door, Osman Hamdi Bey reprend les codes de l’Orientalisme pour mieux les détourner. Là où tant d’artistes occidentaux regardaient l’Orient de l’extérieur, le peintre ottoman en livre une vision intime, érudite et profondément ancrée dans sa réalité © The Metropolitan Museum of Art, New York</p>
</div>
<p><strong>Le grand bazar des influences<br />
</strong>Mais réduire cette histoire à une simple appropriation serait aussi réducteur que les clichés qu’elle tente de déconstruire. Car les échanges circulaient dans plusieurs directions. Designers européens fascinés par les techniques islamiques, artisans inspirés par des motifs venus de Perse, collectionneurs avides d’objets orientaux : les influences se croisent, se répondent et parfois se confondent. Certaines créations sont même commercialisées comme « persanes » alors qu’elles n’ont jamais vu Téhéran. Le marketing avait déjà trouvé son désert avant le pétrole.</p>
<p><strong>La revanche du regard intérieur<br />
</strong>L’une des révélations de l’exposition porte le nom d’Osman Hamdi Bey. Formé en France mais profondément enraciné dans l’Empire ottoman, il observe son monde depuis l’intérieur alors que tant d’autres le contemplent depuis l’extérieur. Là où certains peintres collectionnent les fantasmes, lui collectionne les nuances. Ses œuvres rappellent que l’Orient n’était pas seulement un sujet regardé : il regardait aussi en retour.</p>
<div id="attachment_33431" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33431" class="wp-image-33431 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Osman-Hamdi-Bey_Young-Woman-Reading-500x355.jpeg" alt="" width="500" height="355" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Osman-Hamdi-Bey_Young-Woman-Reading-500x355.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Osman-Hamdi-Bey_Young-Woman-Reading-768x545.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Osman-Hamdi-Bey_Young-Woman-Reading-1024x727.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Osman-Hamdi-Bey_Young-Woman-Reading-100x71.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Osman-Hamdi-Bey_Young-Woman-Reading-1464x1040.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33431" class="wp-caption-text">Dans Young Woman Reading, Osman Hamdi Bey tourne le dos aux clichés orientalistes les plus tenaces. Pas de harem ni de spectacle exotique, mais une femme absorbée par la lecture. Une scène de savoir, de calme et d’émancipation qui rappelle que l’Orient réel était souvent plus riche et plus complexe que celui imaginé par les peintres occidentaux © Islamic Arts Museum Malaysia</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fond, cette exposition raconte moins l’Orient que notre manière de fabriquer l’ailleurs. Hier avec des pinceaux, aujourd’hui avec des filtres. Les outils changent. Les projections, elles, voyagent remarquablement bien.</p>
<div id="attachment_33434" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33434" class="wp-image-33434 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Helmet-with-Mark-from-the-Ottoman-Arsenal-500x341.jpeg" alt="" width="500" height="341" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Helmet-with-Mark-from-the-Ottoman-Arsenal-500x341.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Helmet-with-Mark-from-the-Ottoman-Arsenal-768x523.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Helmet-with-Mark-from-the-Ottoman-Arsenal-1024x698.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Helmet-with-Mark-from-the-Ottoman-Arsenal-100x68.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Helmet-with-Mark-from-the-Ottoman-Arsenal-1464x998.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33434" class="wp-caption-text">Forgé pour protéger, collectionné pour admirer. Ce casque ottoman des XVe et XVIe siècles rappelle que l’Orientalisme ne s’est pas nourri uniquement de fantasmes et de peintures. Armes, armures, textiles et objets précieux ont également façonné le regard occidental sur le monde islamique. Entre prouesse militaire et raffinement décoratif, cette pièce témoigne d’un savoir-faire où l’acier se faisait aussi élégant que redoutable Collection du The Walters Art Museum © Walters Art Museum</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Marjane Satrapi : L’encre ne meurt jamais</title>
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				<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 13:21:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>À contre-traits On raconte souvent l’Histoire avec des généraux, des présidents ou des révolutions. Marjane Satrapi avait choisi une voie plus subversive : celle d’une petite fille insolente, de parents progressistes, de professeurs absurdes et de voisins ordinaires. Autrement dit, la vraie vie. Lorsque Persepolis paraît en 2000, le livre fait l’effet d’un pavé dans la mare — ou plutôt ... <a href="https://gooutmag.ch/marjane-satrapi-lencre-ne-meurt-jamais/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class="p2"><span class="s2"><strong>À contre-traits</strong><br />
On raconte souvent l’Histoire avec des généraux, des présidents ou des révolutions. Marjane Satrapi avait choisi une voie plus subversive : celle d’une petite fille insolente, de parents progressistes, de professeurs absurdes et de voisins ordinaires. </span>Autrement dit, la vraie vie.</p>
<div id="attachment_33317" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33317" class="wp-image-33317 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5966-500x281.jpeg" alt="" width="500" height="281" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5966-500x281.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5966-768x432.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5966-100x56.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5966.jpeg 805w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33317" class="wp-caption-text">À Rome, en 2012, Marjane Satrapi troque le crayon pour la caméra. L’autrice de Persepolis poursuit alors son dialogue avec le monde, passant des cases de bande dessinée au grand écran sans rien perdre de son regard libre et acéré.<br />AFP PHOTO / TIZIANA FABI</p>
</div>
<p class="p2"><span class="s2">Lorsque </span><span class="s1">Persepolis</span><span class="s2"> paraît en 2000, le livre fait l’effet d’un pavé dans la mare — ou plutôt d’un encrier renversé sur des décennies de fantasmes occidentaux. D’un coup, l’Iran cesse d’être une abstraction géopolitique. Il retrouve des visages, des éclats de rire, des contradictions et une humanité. </span>Une révolution à l’encre noire.</p>
<p class="p2"><strong>Crochets aux clichés<br />
</strong><span class="s2">Pendant des années, les journaux ont parlé de l’Iran comme on regarde un pays derrière une vitre fumée. </span>Marjane Satrapi, elle, a ouvert la fenêtre. Ses albums racontent les bombardements, l’exil, la répression, mais aussi les fêtes clandestines, les bêtises d’adolescente et les élans de liberté qui poussent toujours entre les pavés de l’autoritarisme. Son génie tenait dans cette capacité rare à faire entrer la géopolitique dans une cuisine familiale sans lui faire perdre son âme.</p>
<div id="attachment_33319" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33319" class="wp-image-33319 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5958-1-390x500.jpeg" alt="" width="390" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5958-1-390x500.jpeg 390w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5958-1-768x985.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5958-1-798x1024.jpeg 798w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5958-1-100x128.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5958-1.jpeg 1292w" sizes="(max-width: 390px) 100vw, 390px" />
<p id="caption-attachment-33319" class="wp-caption-text">Le regard ailleurs, la cigarette suspendue entre les doigts. Une image presque cinématographique de Marjane Satrapi, dont l’œuvre n’a jamais cessé de naviguer entre insolence, mélancolie et liberté (c) DR</p>
</div>
<p><strong>Ni case, ni cage</strong><br />
Au fond, le véritable tour de force de Marjane Satrapi n’était peut-être pas d’avoir conquis à la fois le 9e, le 7e, le 5e ou le 3e art. C’était d’avoir réussi à rester elle-même au milieu de tous ces territoires. Dessinatrice, autrice, réalisatrice, peintre, militante, elle refusait les étiquettes avec la même énergie qu’elle combattait les clichés. Son œuvre ressemble à son parcours : indisciplinée, curieuse, impossible à enfermer dans une seule case. À une époque obsédée par les spécialisations, elle avait choisi de prendre la tangente.</p>
<p><span class="s2">Marjane Satrapi appartenait à cette catégorie d’artistes qui refusent de choisir entre gravité et légèreté. </span>Chez elle, un éclat de rire pouvait côtoyer une révolution. Une blague pouvait tenir tête à une dictature. Un simple dessin pouvait mettre en échec des années de propagande. À une époque où le monde adore les opinions prêtes-à-porter et les vérités sous vide, son œuvre rappelle une chose essentielle : penser reste un sport de combat.</p>
<div id="attachment_33324" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33324" class="wp-image-33324 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5967-500x471.jpeg" alt="" width="500" height="471" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5967-500x471.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5967-768x723.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5967-1024x964.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5967-100x94.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5967.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33324" class="wp-caption-text">Avec sa série “Femmes ou rien”, Marjane Satrapi troque le noir et blanc de Persepolis pour une palette éclatante. Dans “Atomic Women II”, les femmes occupent tout l’espace, entre douceur apparente et puissance contenue. Une manière de rappeler que les révolutions les plus durables commencent souvent par un regard (c) Marjane Satrapi</p>
</div>
<p>Cette liberté se retrouvait aussi dans sa manière d’être. Ceux qui l’ont côtoyée parlent d’une femme entière, chaleureuse, drôle, capable de passer d’un éclat de rire à une réflexion vertigineuse sur l’exil, la mort ou la condition humaine. Son immense succès ne lui avait jamais donné les manières d’une star. Marjane Satrapi préférait les conversations aux cérémonies, les idées aux décorations et l’humour aux postures. Une personnalité rare, dont le charisme tenait moins au bruit qu’elle faisait qu’à la lumière qu’elle dégageait.</p>
<p><strong>Delshekasteh : le coeur brisé </strong><br />
Et puis il y a cette ironie tragique, presque persane. Après avoir traversé les secousses de l’Histoire, l’exil, la censure et les révolutions, Marjane Satrapi aurait été emportée par une blessure infiniment plus intime : l’absence de Mattias Ripa, son mari et compagnon de vie. Comme si celle qui avait passé sa carrière à raconter les fractures du monde avait finalement succombé à la plus universelle d’entre elles. Les Perses ont un mot pour cela : delshekasteh, le cœur brisé. Un terme vieux de plusieurs siècles qui rappelle qu’avant d’être une autrice, une cinéaste ou une icône, Marjane Satrapi était aussi une femme qui avait aimé immensément. Et son crayon, jusqu’au bout, aura boxé dans la bonne catégorie.</p>
<div id="attachment_33327" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33327" class="wp-image-33327 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5969-500x328.jpeg" alt="" width="500" height="328" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5969-500x328.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5969-768x503.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5969-1024x671.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5969-100x66.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5969.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33327" class="wp-caption-text">Mattias Ripa et Marjane Satrapi. Producteur, scénariste, compagnon de route et amour de sa vie, il fut aussi l’un de ses plus proches collaborateurs. Une histoire d’amour qui a traversé l’art, le cinéma et les années, jusqu’à devenir l’un des chapitres les plus bouleversants de son histoire (c) DR</p>
</div>
<p class="p2"><strong>L’encre ne quitte pas le ring<br />
</strong><span class="s1">À l’heure où les certitudes montent sur le ring plus vite que les idées, Marjane Satrapi nous laisse une œuvre qui n’a jamais esquivé le réel. Son crayon n’était ni une arme ni un bouclier. Plutôt une paire de gants. De ceux qui permettent d’encaisser l’Histoire sans jamais cesser de lui rendre coup pour coup.</span></p>
<p>Les grandes artistes ne gagnent pas tous leurs combats. Elles choisissent simplement les bons adversaires. Marjane Satrapi avait choisi l’oubli, les clichés et la peur. Trois poids lourds. Son œuvre continue de leur tenir tête.</p>
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		<title>Kaléidoscope chromatique</title>
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				<pubDate>Fri, 22 May 2026 10:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Olivier Gurtner]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>Un bassin longeant la Cité pourpre interdite, la skyline de Pudong à Shangaï, le village de Grindelwald, le fameux pont de bois à Lucerne et le jet d’eau de Genève… comment donner une nouvelle lecture à ces images devenues icônes ? A travers le prisme de Carolina Fontana, ces représentations sont démultipliées en gammes chromatiques dans son exposition Parallaxe, son ... <a href="https://gooutmag.ch/kaleidoscope-chromatique/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class="s4">Un bassin longeant la Cité pourpre interdite, la <span class="s6">skyline</span> de Pudong à Shangaï, le village de Grindelwald, le fameux pont de bois à Lucerne et le jet d’eau de Genève… comment donner une nouvelle lecture à ces images devenues icônes ? A travers le prisme de Carolina Fontana, ces représentations sont démultipliées en gammes chromatiques dans son exposition Parallaxe, son premier solo-show en Europe.</p>
<p class="s4">Les <span class="s6">must-</span><span class="s6">see</span> sont dépeints avec soin et étirés sur des lignes de fuite, créant diagonales, axes, sécantes qui rappellent le vocabulaire du futurisme italien célébrant le progrès et la vitesse. C’est presque un paradoxe alors que l’exposition vante « l’expérience contemplative du paysage ». On pourra arguer que la (dé)-composition permet en effet une observation lente de l’ADN colorimétrique de l’œuvre en poussant à un examen attentif.</p>
<div id="attachment_33226" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33226" class="wp-image-33226 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4023-500x375.jpeg" alt="" width="500" height="375" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4023-500x375.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4023-768x576.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4023-1024x768.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4023-100x75.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_4023-1464x1098.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33226" class="wp-caption-text">Exposition de Carolina Fontana chez Xippas-Genève ©JulienGremaud</p>
</div>
<p class="s5"><strong><span class="s2">Prisme critique<br />
</span></strong>Lauréate de plusieurs bourses et prix en Chine, au Japon, en Espagne, Carolina Fontana a également arpenté les destinations du « Grand Tour » suisse à la recherche des pépites helvétiques. Ainsi, on peut admirer une route sinueuse menant à Grindelwald, les chalets de bois qui vous accueillent, dominés par le menaçant Eiger, aux couleurs hypertrophiées dans l’espace de la toile, le sujet en occupant une toute petite partie. Le dispositif pousse à apprécier le ton de chaque couleur, sa matérialité, sa température, mais aussi à mieux comprendre ce qui compose et fait d’une image une icône, une référence immédiatement reconnaissable.</p>
<p class="s4">On passe finalement une réalité physique par le prisme d’un produit, positionnable dans le marché du tourisme mondial accessible et hyper connecté. Comme si tout passait par un filtre Instagram ou était généré par l’IA, déshumanisant peut-être ce qui faisait autrefois la saveur, la profondeur et l’histoire d’un lieu ?</p>
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		<title>Takahata, traits d’union</title>
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				<pubDate>Thu, 07 May 2026 14:30:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Art & Expos]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>À travers storyboards, celluloïds, croquis, extraits de films et archives rares, l’exposition proposé par le mudac remonte le fil d’un homme qui aura révolutionné le langage du dessin animé en refusant justement… d’en rester au dessin animé. Takahata voulait du réel. Ou plutôt ce qu’il appelait lui-même “l’invention du réel animé”.  Et toute son œuvre semble construite autour de cette ... <a href="https://gooutmag.ch/takahata-traits-dunion/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p>À travers storyboards, celluloïds, croquis, extraits de films et archives rares, l’exposition proposé par le <a href="http://Mudac.ch" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">mudac</a> remonte le fil d’un homme qui aura révolutionné le langage du dessin animé en refusant justement… d’en rester au dessin animé. Takahata voulait du réel. Ou plutôt ce qu’il appelait lui-même “l’invention du réel animé”.<span class="Apple-converted-space">  </span>Et toute son œuvre semble construite autour de cette obsession : donner du poids aux silences, aux gestes minuscules, aux émotions qui ne font pas de bruit mais changent une vie entière.</p>
<div id="attachment_33114" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33114" class="wp-image-33114 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2899-332x500.jpeg" alt="" width="332" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2899-332x500.jpeg 332w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2899-679x1024.jpeg 679w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2899-100x151.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2899.jpeg 750w" sizes="(max-width: 332px) 100vw, 332px" />
<p id="caption-attachment-33114" class="wp-caption-text">Portrait de Isao Takahata © Kishin Shinoyama</p>
</div>
<p>Le parcours navigue ainsi entre <em>Heidi</em>,<em> Le Tombeau des lucioles</em>, <em>Pompoko</em>,<em> Mes voisins les Yamada</em> ou encore <em>Le Conte de la princesse Kaguya</em>, dernier vertige aquarellé d’un cinéaste qui n’aura cessé de déconstruire les codes visuels traditionnels de l’animation.<span class="Apple-converted-space">  </span>Chez lui, même le trait paraît vivant. Même l’imperfection devient chorégraphie. Là où beaucoup d’animations cherchent la fluidité parfaite, Takahata préférait laisser respirer le vide, les textures et le souffle du dessin.</p>
<div id="attachment_33106" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33106" class="wp-image-33106 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2907-500x354.jpeg" alt="" width="500" height="354" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2907-500x354.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2907-768x543.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2907-1024x725.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2907-100x71.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2907-1464x1036.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33106" class="wp-caption-text">Heidi © Studio 100 International</p>
</div>
<p>Mais ce qui rend cette exposition particulièrement passionnante, c’est son angle inédit : les liens profonds que le réalisateur entretenait avec l’Occident — et notamment avec la Suisse. Car derrière Heidi, monument absolu de l’enfance télévisuelle, se cache presque une démarche ethnographique. Takahata observait les paysages alpins, les habitudes, les vêtements, les gestes du quotidien avec une précision quasi documentaire.<span class="Apple-converted-space">  </span>Résultat : une Suisse vue par le Japon… qui finit parfois par sembler plus tendre que la vraie.</p>
<p>L’exposition revient aussi sur son amour du réalisme poétique français, sa fascination pour Prévert et Paul Grimault, ainsi que sur les échanges artistiques qu’il entretenait avec plusieurs créateurs occidentaux. Takahata apparaît alors moins comme un simple maître japonais que comme un immense passeur culturel. Un homme capable de faire dialoguer les Alpes et les cerisiers en fleurs sans jamais tomber dans l’exotisme de carte postale.</p>
<div id="attachment_33112" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33112" class="wp-image-33112 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2901-391x500.jpeg" alt="" width="391" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2901-391x500.jpeg 391w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2901-768x981.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2901-801x1024.jpeg 801w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2901-100x128.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2901-1464x1871.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 391px) 100vw, 391px" />
<p id="caption-attachment-33112" class="wp-caption-text">Le Tombeau des lucioles © Akiyuki Nosaka/Shinchosha, 1988</p>
</div>
<p>Et puis il y a <em>Le Tombeau des lucioles</em>. Impossible de parler de Takahata sans évoquer ce film-là. Une œuvre qui continue de briser des générations entières avec une douceur presque insupportable. Là où d’autres parlent de guerre avec fracas, lui choisissait les silences, les ventres vides et les regards fatigués. Chez Takahata, la tragédie ne hurle jamais. Elle s’assoit discrètement à côté de vous.</p>
<p>En parallèle de l’exposition, le <a href="http://mudac.ch" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">mudac</a> déploie tout un programme entre projections, concerts dessinés, ateliers manga, origami et même une Fête de la Musique spéciale Japon.<span class="Apple-converted-space">  </span>Une manière de prolonger cet univers où l’animation devient moins un genre qu’une façon de regarder le monde autrement.</p>
<div id="attachment_33113" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33113" class="wp-image-33113 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2900-500x327.jpeg" alt="" width="500" height="327" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2900-500x327.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2900-768x503.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2900-1024x670.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2900-100x65.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2900.jpeg 1057w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33113" class="wp-caption-text">Le Tombeau des lucioles © Akiyuki Nosaka/Shinchosha, 1988</p>
</div>
<p>Au fond, Takahata aura passé sa vie à prouver une chose très simple : le dessin animé n’est pas un territoire réservé aux enfants. C’est parfois l’endroit où les adultes viennent récupérer les morceaux oubliés de leur sensibilité.<br />
Une luciole qui refuse obstinément de s’éteindre.</p>
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		<title>Leïla Alaoui, ode à une lumière indocile</title>
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				<pubDate>Wed, 06 May 2026 06:08:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Photographe et vidéaste franco-marocaine, Leila Alaoui n’aura eu de cesse de sonder les lignes fragiles entre identité, mémoire, déracinement et transmission. À travers ses séries réalisées au Maroc, au Liban, en Inde ou auprès de populations migrantes, elle développait une photographie profondément habitée, où l’esthétique ne venait jamais lisser le réel mais lui rendre sa densité humaine. Son travail avançait ... <a href="https://gooutmag.ch/leila-alaoui-ode-a-une-lumiere-indocile/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p>Photographe et vidéaste franco-marocaine, Leila Alaoui n’aura eu de cesse de sonder les lignes fragiles entre identité, mémoire, déracinement et transmission. À travers ses séries réalisées au Maroc, au Liban, en Inde ou auprès de populations migrantes, elle développait une photographie profondément habitée, où l’esthétique ne venait jamais lisser le réel mais lui rendre sa densité humaine. Son travail avançait à contre-courant des regards sensationnalistes, préférant la proximité à l’exotisme, la dignité au voyeurisme, l’écoute au vacarme médiatique.</p>
<p>À Genève, ses images reviennent aujourd’hui comme des braises encore chaudes. Et ce qui frappe immédiatement dans l’exposition &#8211; <em>The Other, un hommage en images &#8211; </em>proposée au <a href="http://www.ecolint-cda.ch/fr/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Centre des arts de l’École internationale de Genève</a>, c’est l’absence totale de misérabilisme. Chez Leïla Alaoui, même l’exil garde la tête haute. Même la fatigue possède une noblesse. Même le silence parle fort.</p>
<div id="attachment_33040" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33040" class="wp-image-33040 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2739-500x368.png" alt="" width="500" height="368" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2739-500x368.png 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2739-768x565.png 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2739-100x74.png 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2739.png 777w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33040" class="wp-caption-text">Les Marocains (c) Leila Alaoui</p>
</div>
<p>La série <em>Les Marocains</em>, probablement la plus emblématique, agit comme une galerie de majestés anonymes. Photographiés sur fond noir dans les villages du Rif, de l’Atlas ou d’Essaouira, ses sujets semblent surgir d’un théâtre intérieur. Chaque ride devient territoire. Chaque étoffe raconte une mémoire. Chaque regard désarme. Elle transformait les places de marché en studio de cinéma existentiel, avec cette capacité rare à faire d’un portrait une déclaration politique sans jamais tomber dans le slogan.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<div id="attachment_33044" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33044" class="wp-image-33044 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2733-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2733-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2733-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2733-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2733-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2733-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2733-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33044" class="wp-caption-text">Natreen (2013) (c) Leila Alaoui</p>
</div>
<p>Plus loin,<em> Natreen et Crossings</em> déplacent le regard vers les routes migratoires. Mais là encore, Alaoui refuse la statistique froide. Elle photographie des individus là où le monde ne voit souvent que des flux. Des familles syriennes déplacées au Liban, des migrants subsahariens suspendus entre deux continents, entre deux langues, entre deux vies. Son œuvre ne documente pas l’exil : elle lui redonne un prénom.<span class="Apple-converted-space"><br />
</span></p>
<p>Et puis il y a ces images inédites, montrées pour la première fois à Genève, issues des séries <em>My Body My Rights et My Fair Home</em>. Des photographies qui continuent d’interroger la place des femmes, des travailleuses invisibles, des corps politiques aussi. Comme si Leïla Alaoui avait compris avant beaucoup d’autres que la photographie pouvait être un refuge autant qu’un miroir.</p>
<div id="attachment_33047" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33047" class="wp-image-33047 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2729-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2729-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2729-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2729-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2729-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2729-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2729-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33047" class="wp-caption-text">Awa Ouedraogo, My Body My Rights de Leila Alaoui</p>
</div>
<p>Ce qui bouleverse surtout, c’est cette tension constante entre esthétique et engagement. Ses images sont sublimes — au sens presque pictural du terme — mais elles ne cherchent jamais à séduire gratuitement. Elles regardent. Elles insistent. Elles dérangent parfois. Chez elle, la beauté n’est pas un filtre Instagram : c’est une manière de rendre justice.</p>
<div id="attachment_33048" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33048" class="wp-image-33048 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2727-333x500.jpeg" alt="" width="333" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2727-333x500.jpeg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2727-768x1152.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2727-683x1024.jpeg 683w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2727-100x150.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2727-1464x2196.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 333px) 100vw, 333px" />
<p id="caption-attachment-33048" class="wp-caption-text">(c) Leila Alaoui</p>
</div>
<p>L’exposition rappelle aussi combien Genève était un écrin logique pour accueillir cet hommage. Ville des droits humains, des dialogues internationaux et des frontières mouvantes, elle résonne naturellement avec une œuvre traversée par les thèmes de la migration, de la dignité et de l’identité culturelle.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<div id="attachment_33045" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-33045" class="wp-image-33045 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2732-500x355.png" alt="" width="500" height="355" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2732-500x355.png 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2732-768x545.png 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2732-100x71.png 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2732.png 1006w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-33045" class="wp-caption-text">(c) Leila Alaoui</p>
</div>
<p>Et comme si son histoire refusait de s’éteindre, un film inspiré de sa vie est actuellement en préparation :<em> Leïla et la Nuit</em>, réalisé par Fellipe Barbosa, avec Roschdy Zem et Marina Foïs notamment au casting. La preuve que certaines lumières continuent d’éclairer même après la nuit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Philippine d’Otreppe, dress code : poésie — service compris!</title>
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				<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 08:19:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>Ce n’est pas un dîner. C’est ce qu’il en reste. Une trace tiède, un décor encore chargé de présences évaporées. Philippine d’Otreppe ne met pas la table : elle la laisse parler après coup, quand les mots sont partis et que les objets prennent le relais. Le goût des choses qui manquent Son expo chez Edji Gallery à Art Paris ... <a href="https://gooutmag.ch/philippine-dotreppe-dress-code-poesie-service-compris/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n’est pas un dîner. C’est ce qu’il en reste. Une trace tiède, un décor encore chargé de présences évaporées. <a href="https://philippinedotreppe.com/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Philippine d’Otreppe</a> ne met pas la table : elle la laisse parler après coup, quand les mots sont partis et que les objets prennent le relais.</p>
<div id="attachment_32751" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32751" class="wp-image-32751 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0939-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0939-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0939-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0939-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0939-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0939-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0939-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-32751" class="wp-caption-text">Le Dîner abandonné de Philippine d’Otreppe (c) DR</p>
</div>
<p><strong>Le goût des choses qui manquent</strong><br />
Son expo chez <a href="http://www.edjigallery.com/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Edji Gallery</a> à <a href="http://www.artparis.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Art Paris</a> — Le<em> dîner abandonné</em> — n’est pas une scène figée, c’est une digestion émotionnelle. Tout est là : assiettes, fruits, verres… mais rien ne se consomme. Et pourtant, le regard salive.</p>
<p>Parce que ce qu’elle sert, ce n’est pas de la nourriture, c’est du souvenir. Une bouchée de passé, une gorgée d’absence. On reconnaît sans avoir vécu, on ressent sans pouvoir nommer. C’est une cuisine du manque. Et elle est terriblement savoureuse.</p>
<div id="attachment_32747" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32747" class="wp-image-32747 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0943-333x500.jpeg" alt="" width="333" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0943-333x500.jpeg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0943-768x1152.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0943-683x1024.jpeg 683w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0943-100x150.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0943-1464x2196.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 333px) 100vw, 333px" />
<p id="caption-attachment-32747" class="wp-caption-text">Le Dîner abandonné de Philippine d’Otreppe (c) DR</p>
</div>
<p><strong>Une esthétique qui mijote à feu doux<br />
</strong>Chez elle, rien ne crie. Tout infuse. Les formes sont simples, presque naïves, mais chargées d’une intensité sourde. Comme un plat longuement réduit, où chaque détail concentre plus qu’il ne montre.</p>
<p>Elle ne cherche pas la perfection plastique — elle cherche la justesse émotionnelle. Et elle la trouve dans ces petits décalages : une assiette trop pleine pour être vraie, un fruit trop silencieux pour être innocent.</p>
<div id="attachment_32761" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32761" class="wp-image-32761 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0948-333x500.jpeg" alt="" width="333" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0948-333x500.jpeg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0948-768x1152.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0948-683x1024.jpeg 683w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0948-100x150.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0948-1464x2196.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 333px) 100vw, 333px" />
<p id="caption-attachment-32761" class="wp-caption-text">La géniale illustratrice et céramiste Philippine d’Otreppe (c) DR</p>
</div>
<p><strong>Manger avec les yeux, ressentir avec la mémoire<br />
</strong>On dit souvent qu’on mange d’abord avec les yeux. Ici, on ressent d’abord avec la mémoire. Ses objets ne nourrissent pas le corps — ils réveillent des sensations enfouies : un dîner qui s’éternise, une solitude à table, une joie trop brève. Chaque pièce est un déclencheur. Un souvenir en veille qui attend qu’on le regarde pour se rallumer.</p>
<p><a href="https://philippinedotreppe.com/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Philippine d’Otreppe</a> ne rassasie jamais. Elle ouvre. Elle creuse. Elle laisse une place vide et c’est précisément là que tout se passe. Son art ne comble pas. Il donne faim. Et cette faim-là, impossible de la faire taire.</p>
<div id="attachment_32765" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32765" class="wp-image-32765 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0950-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0950-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0950-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0950-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0950-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0950-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0950-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-32765" class="wp-caption-text">Le dîner abandonné de Philippine d’Otreppe chez Edji Gallery à Art Paris (c) DR</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Nkanga — Peaux de terre</title>
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				<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 11:15:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Art & Expos]]></category>
		<category><![CDATA[art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[écologie et art]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition Lausanne]]></category>
		<category><![CDATA[extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[I dreamt of you in colours]]></category>
		<category><![CDATA[Installations immersives]]></category>
		<category><![CDATA[MCBA Lausanne]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire et territoire]]></category>
		<category><![CDATA[Otobong Nkanga]]></category>
		<category><![CDATA[Plateforme 10]]></category>
		<category><![CDATA[tapisseries contemporaines]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Entrer au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne (MCBA) pour visiter l’exposition — I dreamt of you in colours— c’est accepter de perdre ses repères pour mieux retrouver ses racines…même celles qu’on ignorait porter. Chez Nkanga, rien n’est fixe. Tout circule : les matières, les corps, les récits. La couleur elle-même devient migration. Elle ne recouvre pas, elle révèle. Elle ... <a href="https://gooutmag.ch/nkanga-peaux-de-terre/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p>Entrer au <a href="http://mcba.ch" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne</a> (MCBA) pour visiter l’exposition — <i>I dreamt of you in colours— </i>c’est accepter de perdre ses repères pour mieux retrouver ses racines…même celles qu’on ignorait porter. Chez Nkanga, rien n’est fixe. Tout circule : les matières, les corps, les récits. La couleur elle-même devient migration. Elle ne recouvre pas, elle révèle. Elle n’habille pas, elle exhume.</p>
<div id="attachment_32731" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32731" class="wp-image-32731 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0883-354x500.jpeg" alt="" width="354" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0883-354x500.jpeg 354w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0883-768x1086.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0883-724x1024.jpeg 724w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0883-100x141.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0883-1000x1414.jpeg 1000w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0883.jpeg 1061w" sizes="(max-width: 354px) 100vw, 354px" />
<p id="caption-attachment-32731" class="wp-caption-text">Otobong Nkanga Social Consequences V: The Harvest, 2022 Acrylique et adhésifs sur papier, 42×29,7cm Collection Wim Waumans ©Otobong Nkanga Photo: Courtoisie de l’artiste</p>
</div>
<p>Dès les premières salles, le ton est donné : le dessin n’est pas un geste, c’est une fouille. Une archéologie intime où souvenirs d’enfance et cartographies émotionnelles se superposent comme des strates. L’artiste creuse dans sa mémoire comme dans la nôtre et fait remonter à la surface des fragments d’humanité, bruts, parfois disloqués, toujours vibrants.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<div id="attachment_32729" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32729" class="wp-image-32729 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0885-500x377.jpeg" alt="" width="500" height="377" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0885-500x377.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0885-768x579.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0885-1024x771.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0885-100x75.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0885-1464x1103.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0885.jpeg 1500w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-32729" class="wp-caption-text">Otobong Nkanga Leaving trails in the distance, 2021 Tapis en laine, cordes en coton nouées à la main, sculptures en bois de hêtre pleureur, sculptures en verre soufflé à la main, sculptures en argile, métal, son, matériaux organiques et huiles diverses Dimensions globales définies par l&rsquo;espace Collection de l&rsquo;artiste ©Otobong Nkanga Photo: Objets pointuS</p>
</div>
<p>Puis le regard bascule. Le sol devient sujet. Les mines, les minerais, les flux d’extraction ne sont plus des données économiques, mais des cicatrices ouvertes. Avec <em>In Pursuit of Bling</em>, le “bling” perd son éclat pour révéler son coût. Derrière la brillance : des territoires vidés, des histoires pillées, des corps usés. La richesse ici n’est jamais innocente, elle est chargée, littéralement!</p>
<p>Nkanga ne dénonce pas frontalement. Elle infiltre. Elle tisse. Elle compose des installations comme des écosystèmes, où chaque élément — minéral, textile, sonore — dialogue avec l’autre. Le spectateur devient alors un maillon de cette chaîne sensible. On ne regarde plus une œuvre, on entre dans une circulation.</p>
<div id="attachment_32727" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32727" class="wp-image-32727 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0887-333x500.jpeg" alt="" width="333" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0887-333x500.jpeg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0887-768x1153.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0887-682x1024.jpeg 682w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0887-100x150.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0887.jpeg 999w" sizes="(max-width: 333px) 100vw, 333px" />
<p id="caption-attachment-32727" class="wp-caption-text">Otobong Nkanga Reflections of the Raw Green Crown, 2014 Vidéo HD monocanal, couleur, son, 2&rsquo;52 » ©Otobong Nkanga Photo: Michael Mann</p>
</div>
<p>Et puis il y a ces tapisseries monumentales. Des paysages qui respirent, qui suintent presque. Des mondes où les profondeurs marines rencontrent les cicatrices terrestres, où les corps humains se fondent en minéraux, comme si l’histoire elle-même s’était fossilée dans la matière. Une ligne traverse ces œuvres — orange, incandescente — comme une veine ouverte. Elle monte, elle insiste, elle rappelle que tout est lié : climat, mémoire, exploitation et survie.</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0828.tiff" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-32738" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0828.tiff" alt="" width="1" height="1" /></a></p>
<div id="attachment_32739" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32739" class="wp-image-32739 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0890-500x340.jpeg" alt="" width="500" height="340" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0890-500x340.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0890-768x522.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0890-1024x697.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0890-100x68.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0890.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-32739" class="wp-caption-text">Otobong Nkanga Just waiting for us to play, 2006 Acrylique, gouache, vernis à ongles et perforations sur papier, 92×120cm Collection C. Mallard ©Otobong Nkanga Photo: ©Grégory Copitet</p>
</div>
<p>Mais au cœur de cette densité, une autre énergie affleure : celle de la réparation. Nkanga n’est pas dans la fatalité, elle est dans la recomposition. Ses installations deviennent des refuges, presque des sanctuaires. Des espaces où l’on peut s’allonger, respirer, sentir. Littéralement. Les odeurs, les textures, les sons… tout participe à une expérience sensorielle qui dépasse le regard.</p>
<p>Comme si l’art pouvait, un instant, recoudre ce que le monde a déchiré. Et c’est peut-être là que réside la force de cette exposition : dans sa capacité à tenir ensemble les contradictions. Montrer la violence sans l’écraser. Faire surgir la beauté sans l’édulcorer. Imaginer une économie du soin là où règne celle de l’extraction.</p>
<p>Nkanga ne donne pas de réponses. Elle ouvre des lignes. Des lignes de fuite, de faille, de vie…</p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0888.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-32726" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0888-355x500.jpeg" alt="" width="355" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0888-355x500.jpeg 355w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0888-768x1083.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0888-726x1024.jpeg 726w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0888-100x141.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_0888.jpeg 1064w" sizes="(max-width: 355px) 100vw, 355px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Ducaté, décors déchaînés — quand l’art déborde du cadre</title>
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				<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 17:50:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
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		<category><![CDATA[art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Arts décoratifs]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier d’artiste]]></category>
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		<category><![CDATA[Exposition Simultanés]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Ducaté]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Atelier-monde, œuvre-miroir Chez Ducaté, l’atelier n’est pas un lieu, c’est un état. Un espace mental autant que matériel, où le privé et le public s’emmêlent, où la vie infiltre l’œuvre jusqu’à la rendre indissociable de son décor. Depuis plus de trente ans, elle y compose une cartographie intime : vases, tissus, armoires repeintes, fragments de gestes accumulés comme autant de ... <a href="https://gooutmag.ch/32635-2/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Atelier-monde, œuvre-miroir<br />
</strong>Chez Ducaté, l’atelier n’est pas un lieu, c’est un état. Un espace mental autant que matériel, où le privé et le public s’emmêlent, où la vie infiltre l’œuvre jusqu’à la rendre indissociable de son décor. Depuis plus de trente ans, elle y compose une cartographie intime : vases, tissus, armoires repeintes, fragments de gestes accumulés comme autant de couches de mémoire.</p>
<div id="attachment_32643" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32643" class="wp-image-32643 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9739-375x500.jpeg" alt="" width="375" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9739-375x500.jpeg 375w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9739-768x1024.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9739-100x133.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9739-1464x1951.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 375px) 100vw, 375px" />
<p id="caption-attachment-32643" class="wp-caption-text">Marie Ducaté, sourire en clair-obscur, devant son œuvre. © Boris Dunand, Musée Ariana</p>
</div>
<p>Elle se dit peintre mais déborde immédiatement de cette définition. Sa pratique glisse entre disciplines, brouille les frontières, refuse les catégories. Une peinture qui devient objet, un objet qui devient décor, un décor qui devient récit. Ici, rien n’est figé. Tout évolue, se transforme, se recouvre. Même les meubles deviennent surfaces picturales, comme si le quotidien refusait d’être neutre.</p>
<p><strong>Corps, mythes et malice<br />
</strong>Dans ses œuvres, les figures apparaissent puis se déplacent — Adam, Ève, serpent, tigre — comme des personnages rejouant l’histoire de l’art avec un sourire en coin. Pas de révérence, mais une réécriture. Ducaté détourne les mythes fondateurs, désamorce les symboles, redistribue les rôles. Le regard masculin ? Elle le contourne. La narration classique ? Elle la fissure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_32647" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32647" class="wp-image-32647 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9743-500x375.jpeg" alt="" width="500" height="375" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9743-500x375.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9743-768x576.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9743-1024x768.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9743-100x75.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9743-1464x1099.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-32647" class="wp-caption-text">Marie Ducaté. Simultanés au Musée Ariana (c)Boris Dunand, Musée Ariana</p>
</div>
<p>Résultat? Une iconographie à la fois familière et dérangeante, où le sacré flirte avec le domestique, où la sensualité circule sans hiérarchie. Une horizontalité des corps, des désirs, des récits.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><strong>Matière fluide, pensée en mouvement<br />
</strong>Ce qui frappe surtout, c’est cette obsession du passage. L’eau qui dilue les contours, le verre qui capte la lumière, les textiles qui absorbent la couleur. Rien n’est dur sans être contredit, rien n’est stable sans être troublé. Le verre, notamment, devient terrain d’expérimentation : soufflé, gravé, sablé, il dialogue avec le geste et avec l’autre — car Ducaté travaille toujours en relation, avec des artisans, des souffleurs, des savoir-faire.</p>
<div id="attachment_32648" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32648" class="wp-image-32648 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9742-375x500.jpeg" alt="" width="375" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9742-375x500.jpeg 375w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9742-768x1024.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9742-100x133.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9742-1464x1951.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 375px) 100vw, 375px" />
<p id="caption-attachment-32648" class="wp-caption-text">Marie Ducaté. Simultanés au Musée Ariana (c) Crédit photo Boris Dunand, Musée Ariana</p>
</div>
<p>Son œuvre ne cherche pas la pureté, mais la circulation. Pas l’épure froide, mais la souplesse vivante. Une esthétique du lien plus que de la ligne.</p>
<p><strong>Habiter l’art, porter le décor<br />
</strong>Et puis il y a ce basculement subtil : chez elle, l’art ne se regarde pas seulement, il se porte, il se traverse. Colliers, broches, objets activables… Le spectateur devient acteur, presque matière à son tour.</p>
<p>On ne visite pas son univers, on y entre. On s’y reflète, littéralement, face à des miroirs, des surfaces, des textures qui prolongent le geste artistique dans le corps du regardeur.</p>
<p><strong>Regard critique, trop plein ou trop juste ?<br />
</strong>Cette profusion peut dérouter. À force de tout mêler — disciplines, références, matières — Ducaté frôle parfois la saturation. Le regard cherche un point d’ancrage, une respiration. Mais c’est peut-être précisément là que réside sa force : dans ce refus de simplifier, de lisser, de réduire. Une œuvre qui ne se laisse pas consommer rapidement, qui demande d’être apprivoisée. Pas un art qui se donne. Un art qui se diffuse.</p>
<div id="attachment_32636" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32636" class="wp-image-32636 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9735-351x500.jpeg" alt="" width="351" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9735-351x500.jpeg 351w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9735-768x1095.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9735-718x1024.jpeg 718w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9735-100x143.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_9735-1464x2088.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 351px) 100vw, 351px" />
<p id="caption-attachment-32636" class="wp-caption-text">Marie Ducaté. Simultanés Dessins choisis Selected Drawings Photographie © Marie Ducaté</p>
</div>
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		<title>HELIOSE: Soleil frontal, vulnérabilité verticale</title>
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				<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 10:26:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Art & Expos]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Kaspar]]></category>
		<category><![CDATA[art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Heliose]]></category>
		<category><![CDATA[lausanne]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Lou Dumauthioz]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Scénographie immersive]]></category>
		<category><![CDATA[Val d’Hérens]]></category>
		<category><![CDATA[Valais]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Quand la lumière devient langage Inspiré par l’imaginaire des anciens sanatoriums alpins — ces lieux où l’on croyait soigner à coups d’air pur et d’exposition solaire  — l’exposition HELIOSE détourne le mythe. Ici, la lumière ne guérit pas : elle révèle. Elle sonde les failles. Elle met à nu les tensions intérieures. Marie-Lou Dumauthioz travaille la photographie comme un laboratoire ... <a href="https://gooutmag.ch/heliose-soleil-frontal-vulnerabilite-verticale/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quand la lumière devient langage<br />
</strong>Inspiré par l’imaginaire des anciens sanatoriums alpins — ces lieux où l’on croyait soigner à coups d’air pur et d’exposition solaire<span class="Apple-converted-space">  </span>— l’exposition HELIOSE détourne le mythe. Ici, la lumière ne guérit pas : elle révèle. Elle sonde les failles. Elle met à nu les tensions intérieures.</p>
<div id="attachment_32206" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32206" class="wp-image-32206 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1215-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1215-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1215-768x511.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1215-1024x681.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1215-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1215-1464x974.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1215-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-32206" class="wp-caption-text">Vues d&rsquo;exposition, Heliose, du 12 février au 5mars 2026 à la Rue des Oliviers 1 à Lausanne. (Marie-Lou Dumauthioz)</p>
</div>
<p>Marie-Lou Dumauthioz travaille la photographie comme un laboratoire sensoriel. Les repères se brouillent, les corps apparaissent puis se dissolvent, les mises en scène flirtent avec le symbolique. Chaque image semble naître de la précédente, comme si le projet avançait au rythme d’un pouls — fragile, intense, irrégulier.</p>
<p>HELIOSE, c’est l’équilibre instable entre ombre et éclat, mémoire et présent, vulnérabilité et exposition au monde. Une lumière qui tremble.Une intimité qui ose.</p>
<p><strong>Le rôle du regard : structurer la brûlure<br />
</strong>Un feu sans cadre se consume. Un regard sans feu s’éteint. Ainsi, Alexandre Kaspar est là pour apporter l’architecture à l’émotion. Formé en histoire de l’art, nourri de littérature et de pratiques curatoriales contemporaines, il ne surligne pas le travail, il le canalise.Dans l’espace de 14 m² à Lausanne, la scénographie devient dispositif mental : bois pour l’écho alpin, mur blanc pour la respiration, surface argentée réfléchissante — presque clinique — telle une couverture de survie.</p>
<div id="attachment_32210" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32210" class="wp-image-32210 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1193-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1193-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1193-768x511.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1193-1024x681.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1193-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1193-1464x974.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1193-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-32210" class="wp-caption-text">Vues d&rsquo;exposition, Heliose, du 12 février au 5mars 2026 à la Rue des Oliviers 1 à Lausanne. (Marie-Lou Dumauthioz)</p>
</div>
<p>Les images ne sont pas accrochées, elles gravitent. Trois grands formats captent le regard depuis la vitrine, le reste s’organise en constellation sensible. Marie-Lou fragmente. Alexandre relie. Elle expose l’intime. Il en dessine la trajectoire.</p>
<p><strong>Une vitrine comme un révélateur<br />
</strong>Du 12 février au 5 mars 2026, au 1 rue des Oliviers à Lausanne , HELIOSE transforme une vitrine en chambre solaire. On entre par curiosité. On ressort déplacé. Parce que cette exposition ne cherche pas à séduire. Elle cherche à confronter. Et dans ce face-à-face avec la lumière, une question flotte : sommes-nous prêts à être vus aussi intensément que nous regardons ?</p>
<div id="attachment_32212" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32212" class="wp-image-32212 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1393-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1393-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1393-768x511.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1393-1024x681.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1393-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1393-1464x974.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MLD_1393-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-32212" class="wp-caption-text">Vues d&rsquo;exposition, Heliose, du 12 février au 5mars 2026 à la Rue des Oliviers 1 à Lausanne. (Marie-Lou Dumauthioz)</p>
</div>
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		<title>Le MAH: œil pour œil, œuvre pour œuvre</title>
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				<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 15:08:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
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		<category><![CDATA[Carte Blanche]]></category>
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		<category><![CDATA[JOHN ARMLEDER]]></category>
		<category><![CDATA[John M Armleder]]></category>
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		<category><![CDATA[MAH Genève]]></category>
		<category><![CDATA[Muséographie expérimentale]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Le MAH en mode mirador esthétique Pour sa sixième Carte Blanche, le MAH invite Armleder à faire ce qu’il sait faire de mieux : désacraliser sans jamais désenchanter. Plus de 500 œuvres de l’artiste dialoguent — parfois se frottent, parfois se narguent — avec les collections permanentes. Résultat? Un parcours thématique où animaux, fleurs, musique, mobilier, abstractions et lumières se ... <a href="https://gooutmag.ch/le-mah-oeil-pour-oeil-oeuvre-pour-oeuvre/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_32012" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32012" class="wp-image-32012 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6599-375x500.jpeg" alt="" width="375" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6599-375x500.jpeg 375w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6599-768x1024.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6599-100x133.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6599-1464x1952.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 375px) 100vw, 375px" />
<p id="caption-attachment-32012" class="wp-caption-text">Portrait de John Armleder (c) Annik Wetter</p>
</div>
<p><strong>Le MAH en mode mirador esthétique</strong><br />
Pour sa sixième Carte Blanche, le <a href="http://mahmah.ch" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">MAH</a> invite Armleder à faire ce qu’il sait faire de mieux : désacraliser sans jamais désenchanter. Plus de 500 œuvres de l’artiste dialoguent — parfois se frottent, parfois se narguent — avec les collections permanentes. Résultat? Un parcours thématique où animaux, fleurs, musique, mobilier, abstractions et lumières se répondent comme des constellations imprévues. Le musée n’est plus un coffre-fort, mais un organisme vivant, traversé de pulsations contemporaines.</p>
<p><strong>Salles sur salles, sens en spirale<br />
</strong>Armleder imagine des architectures éphémères, inspirées de ses propres dessins, qui créent des « salles dans les salles ». On passe d’un univers à l’autre comme on feuillette un carnet de pensées. Une boule à facettes nous accueille d’emblée — manifeste disco-philosophique — avant de glisser vers une peinture abstraite en arc de cercle, des fleurs artificielles plantées dans des pneus, des instruments de musique devenus sculptures mentales. Tout est affaire de collision douce entre l’ordinaire et l’esthétique.</p>
<div id="attachment_32017" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32017" class="wp-image-32017 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6601-500x356.jpeg" alt="" width="500" height="356" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6601-500x356.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6601-768x546.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6601-1024x728.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6601-100x71.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6601-1464x1041.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-32017" class="wp-caption-text">John M Armleder (1948) CP (Furniture sculpture), 2004 (C) MAH</p>
</div>
<p><strong>Quand le son scintille et le silence s’illumine<br />
</strong>La musique, chère à l’artiste, résonne partout : piano miroir, guitares électriques, références à John Cage. La lumière clignote, se réfléchit, se démultiplie. Même le vide devient sujet : armures absentes, cadres volontairement vides, films miroitants qui brouillent la vision. Ici, l’absence parle aussi fort que la présence. Et c’est peut-être là que le regard s’aiguise le plus.</p>
<div id="attachment_32011" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32011" class="wp-image-32011 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6602-500x353.jpeg" alt="" width="500" height="353" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6602-500x353.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6602-768x542.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6602-1024x723.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6602-100x71.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6602-1464x1034.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-32011" class="wp-caption-text">John M Armleder (1948) Furniture Sculpture 237, 1990 (C) Musée d’art et d’histoire, Genève</p>
</div>
<p><strong>Le visiteur, co-auteur du sens<br />
</strong>Observatoires n’impose rien : elle suggère, elle provoque. Le visiteur devient acteur, monteur invisible d’un récit personnel. Une exposition évolutive, avec rotations d’œuvres tous les trois mois, qui s’inscrit dans la vision d’un « musée des contingences » : ouvert, imprévisible, poreux au monde.</p>
<div id="attachment_32010" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32010" class="wp-image-32010 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6600-244x500.jpeg" alt="" width="244" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6600-244x500.jpeg 244w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6600-768x1573.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6600-500x1024.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6600-100x205.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_6600-1464x2999.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 244px) 100vw, 244px" />
<p id="caption-attachment-32010" class="wp-caption-text">John M Armleder (1948) Guitar Multiple (Furniture Sculpture 164), 1987 (C) Musée d’art et d’histoire, Genève</p>
</div>
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		<title>Kunstmuseum Basel 2026 : une saison sous tension créative</title>
		<link>https://gooutmag.ch/kunstmuseum-basel-2026-une-saison-sous-tension-creative/</link>
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				<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 08:22:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Lisa Lorenzelli]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Art & Expos]]></category>
		<category><![CDATA[Art moderne et contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Art numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Création contemporaine]]></category>
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		<category><![CDATA[histoire de l'art]]></category>
		<category><![CDATA[Identités et genres]]></category>
		<category><![CDATA[Kunstmuseum Basel]]></category>
		<category><![CDATA[Pop Art]]></category>
		<category><![CDATA[Saison 2026]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>The First Homosexuals – 7 mars au 2 août 2026 L’exposition d’ouverture plonge dans les premières représentations du désir homosexuel et de la diversité des genres dans l’art. À travers une centaine de peintures, sculptures, photographies et œuvres sur papier, The First Homosexuals explore la formation d’une iconographie nouvelle de la sexualité, du genre et de l’identité à partir de ... <a href="https://gooutmag.ch/kunstmuseum-basel-2026-une-saison-sous-tension-creative/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p class="s3"><strong><span class="s8"><span class="bumpedFont15">The First Homosexuals – 7 mars au 2 août </span></span><span class="s8"><span class="bumpedFont15">2026<br />
</span></span></strong><span class="s7"><span class="bumpedFont15">L’exposition d’ouverture plonge dans les premières représentations du désir homosexuel et de la diversité des genres dans l’art. À travers une centaine de peintures, sculptures, photographies et œuvres sur papier, </span></span><span class="s10"><span class="bumpedFont15">The First Homosexuals</span></span><span class="s7"><span class="bumpedFont15"> explore la formation d’une iconographie nouvelle de la sexualité, du genre et de l’identité à partir de 1869, année de la première mention du terme « homosexuel ». Une plongée dans un monde de réseaux queer, de portraits intimes, de désirs codés et de modes de vie audacieux.</span></span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/The-First-Homosexuals.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-31916" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/The-First-Homosexuals-332x500.jpeg" alt="" width="332" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/The-First-Homosexuals-332x500.jpeg 332w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/The-First-Homosexuals-768x1156.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/The-First-Homosexuals-680x1024.jpeg 680w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/The-First-Homosexuals-100x151.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/The-First-Homosexuals-1464x2204.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 332px) 100vw, 332px" /></a></p>
<p class="s9"><strong><span class="s8"><span class="bumpedFont15">Helen Frankenthaler &#8211; 18 avril au 23 août </span></span><span class="s8"><span class="bumpedFont15">2026<br />
</span></span></strong><span class="s7"><span class="bumpedFont15">À 23 ans seulement, Helen Frankenthaler bouleversa la peinture grâce à sa technique novatrice du « soak-stain ». En appliquant de la peinture diluée sur une toile non apprêtée étendue au sol, elle générait des compositions lumineuses, souvent monumentales. Le Kunstmuseum Basel présentera plus de 50 œuvres mettant en valeur la force créatrice de cette figure incontournable de l’après-guerre aux États-Unis. Il s’agira de la plus vaste présentation de son œuvre picturale en Europe à ce jour et de sa première exposition individuelle en Suisse.</span></span></p>
<p><strong><span class="s8"><span class="bumpedFont15">Cao Fei – Testimonies to the Near Future &#8211; 30 mai au 18 octobre 2026<br />
</span></span></strong><span class="s7"><span class="bumpedFont15">Artiste chinoise née en 1978 à Guangzhou, Cao Fei compte parmi les voix les plus marquantes de sa génération et figure parmi les pionnières de la création d’univers numériques. Pour sa première exposition individuelle en Suisse, elle transformera le Kunstmuseum Basel | Gegenwart en une œuvre totale immersive, sous la forme d’une ville où installations et mondes vidéo issus de vingt ans de création s’entremêlent. Déployée sur trois niveaux, l’exposition offrira au public une immersion complète dans son univers.</span></span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Helen-Frankenthaler.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-31915" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Helen-Frankenthaler-500x342.jpeg" alt="" width="500" height="342" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Helen-Frankenthaler-500x342.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Helen-Frankenthaler-768x525.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Helen-Frankenthaler-1024x700.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Helen-Frankenthaler-100x68.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Helen-Frankenthaler-1464x1001.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p class="s9"><strong><span class="s8"><span class="bumpedFont15">Roy Lichtenstein – Sweet Dreams, Baby! &#8211; 22 août 2026  au 3 janvier 2027<br />
</span></span></strong><span class="s7"><span class="bumpedFont15">La légende du pop art américain Roy Lichtenstein sera à l’honneur avec une exposition consacrée à son œuvre graphique. De ses iconiques explosions inspirées des bandes dessinées à ses relectures de chefs-d’œuvre classiques, l’exposition couvre cinq décennies d’expérimentations visuelles. Sérigraphies, eaux-fortes, lithographies, gravures sur bois et linogravures permettront de découvrir comment Lichtenstein a intégré le langage de la culture populaire dans l’art et en a transformé les codes. Une trentaine d’œuvres inviteront à explorer un univers coloré, ironique et riche en références.</span></span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/11_kw11-0017308-2017-09-06-s-001_777ba0ce.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-31907" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/11_kw11-0017308-2017-09-06-s-001_777ba0ce-370x500.jpeg" alt="" width="370" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/11_kw11-0017308-2017-09-06-s-001_777ba0ce-370x500.jpeg 370w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/11_kw11-0017308-2017-09-06-s-001_777ba0ce-768x1037.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/11_kw11-0017308-2017-09-06-s-001_777ba0ce-758x1024.jpeg 758w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/11_kw11-0017308-2017-09-06-s-001_777ba0ce-100x135.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/11_kw11-0017308-2017-09-06-s-001_777ba0ce.jpeg 1185w" sizes="(max-width: 370px) 100vw, 370px" /></a></p>
<p class="s9"><strong><span class="s8"><span class="bumpedFont15">Van Gogh, Hodler et un cabriolet – La collectionneuse Gertrud Dübi-Müller &#8211; 19 septembre 2026  au 7 février 2027<br />
</span></span></strong><span class="s7"><span class="bumpedFont15">Passionnée de photographie, d’alpinisme et de conduite automobile, modèle pour Ferdinand Hodler et l’une des plus grandes collectionneuses d’art de Suisse, Gertrud Dübi-Müller (1888–1980) occupe une place singulière dans l’histoire culturelle européenne. Le Kunstmuseum Basel lui consacre la première exposition d’envergure, réunissant environ 80 œuvres de grands noms issus de sa collection internationale, ainsi que des photographies et documents inédits. L’occasion de retracer son influence majeure sur l’histoire de l’art et la circulation des œuvres.</span></span></p>
<p class="s9"><strong><span class="s8"><span class="bumpedFont15">Relation ouverte – Collection Gegenwart &#8211; 14 novembre 2026  au 29 mars 2027<br />
</span></span></strong><span class="s7"><span class="bumpedFont15">Comme son titre l’annonce avec humour, </span></span><span class="s10"><span class="bumpedFont15">Relation ouverte</span></span><span class="s7"><span class="bumpedFont15"> s’intéresse aux liens entre œuvres, pratiques artistiques et relations entre public et objets d’art. Réalisées majoritairement ces cinquante dernières années, les œuvres — peintures, vidéos, installations, photographies, performances — sont présentées en dialogue. Certaines ont été conçues spécialement pour le bâtiment du St. Alban-Rheinweg ; d’autres n’avaient pas été exposées depuis longtemps, voire jamais. Une exposition pensée comme un espace de circulation et de résonances.</span></span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Relation-ouverte-–-Collection-Gegenwart.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-31917" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Relation-ouverte-–-Collection-Gegenwart-500x338.jpeg" alt="" width="500" height="338" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Relation-ouverte-–-Collection-Gegenwart-500x338.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Relation-ouverte-–-Collection-Gegenwart-768x519.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Relation-ouverte-–-Collection-Gegenwart-1024x692.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Relation-ouverte-–-Collection-Gegenwart-100x68.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Relation-ouverte-–-Collection-Gegenwart-1464x989.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p class="s9"><span class="s7"><span class="bumpedFont15">Le <a href="https://kunstmuseumbasel.ch/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Kunstmuseum Basel</a> signe une saison 2026 ambitieuse, mêlant histoire de la représentation, grandes figures du modernisme et expérimentations contemporaines. De la naissance de nouvelles identités à l’exploration du futur numérique, en passant par la redécouverte d’une collectionneuse visionnaire, l’année s’annonce riche en perspectives artistiques et humaines. On a hâte de la découvrir en intégralité.</span></span></p>
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		<title>Genève se met en veille… pour mieux rêver</title>
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				<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 11:55:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Go Out!]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>La nuit tombe. Et soudain, Genève ne s’éteint pas : elle bascule. Avec Geneva Lux, la ville propose moins une promenade qu’un passage. Un glissement du réel vers l’imaginaire, du béton vers le symbole, de l’hiver vers une lumière qui pense. Un portail vers l&#8217;ailleurs Dès l’entrée du Jardin Anglais, The Doors d’Atom Sphère agit comme un rituel d’initiation. Seize ... <a href="https://gooutmag.ch/geneve-se-met-en-veille-pour-mieux-rever/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p>La nuit tombe. Et soudain, Genève ne s’éteint pas : elle bascule. Avec <a href="https://genevalux.ch/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Geneva Lux</a>, la ville propose moins une promenade qu’un passage. Un glissement du réel vers l’imaginaire, du béton vers le symbole, de l’hiver vers une lumière qui pense.</p>
<p><strong>Un portail vers l&rsquo;ailleurs</strong><br />
Dès l’entrée du Jardin Anglais, The Doors d’Atom Sphère agit comme un rituel d’initiation. Seize arches d’acier sombre, légèrement pivotées, tapissées de LED matricielles en 3D. Un tunnel. Un seuil. Une faille douce. On ne regarde pas l’œuvre : on la traverse. Et dans ce franchissement, quelque chose se dépose — le bruit du monde, le poids du jour. La lumière dessine une frontière immatérielle et murmure : ici commence autre chose.</p>
<div id="attachment_31883" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-31883" class="wp-image-31883 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5746-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5746-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5746-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5746-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5746-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5746-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5746-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-31883" class="wp-caption-text">The Doors — Atom Sphère Un portail lumineux comme une faille douce dans le réel. Seize arches pour quitter le monde ordinaire et entrer dans celui des possibles. Ici, la lumière n’éclaire pas : elle autorise le passage. (C) Geneva Lux</p>
</div>
<p><strong>Le mythe du bug<br />
</strong>Au cœur du Jardin Anglais, Kraken de Jérémy Oury &amp; Thomas Voillaume surgit comme une anomalie magnifique. Une créature monumentale filaire, en low-poly, échappée des premiers âges de la 3D. Un bug devenu totem. La sculpture perturbe le réel, comme si la nature elle-même s’était emparée du langage numérique.</p>
<p>Symbole des forces sauvages qui dépassent l’homme, Kraken parle autant de forêts et d’océans que de technologies incontrôlables. Ici, le futur n’est pas lisse. Il est brut, instable, indomptable.</p>
<p><strong>Une étoile tombée sur Terre<br />
</strong>Toujours au Jardin Anglais, Polaris de Structurals &amp; Owelle agit comme un champ gravitationnel. Un dôme lumineux aux arches convergentes, attirant le regard vers un noyau incandescent. On s’approche. On entre. On se laisse absorber.</p>
<p>Les séquences audiovisuelles, construites sur des géométries euclidiennes, orchestrent un voyage du froid cosmique vers la chaleur vibrante du cœur stellaire. Le temps se dilate. L’espace se déforme. Le visiteur devient corps céleste.</p>
<div id="attachment_31882" class="wp-caption alignnone"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5744.jpeg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-31882" class="wp-image-31882 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5744-500x362.jpeg" alt="" width="500" height="362" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5744-500x362.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5744-768x556.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5744-1024x742.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5744-100x72.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5744-1464x1060.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>
<p id="caption-attachment-31882" class="wp-caption-text">Polaris — Structurals &amp; Owelle Une étoile tombée sur Terre. Sous ce dôme incandescent, le visiteur gravite du froid cosmique vers la chaleur du noyau. Un voyage sensoriel où le temps se dilate et l’espace se dissout. (C) DR</p>
</div>
<p><strong>Architecture sensible<br />
</strong>Dans la Cour Saint-Pierre, BamX Lux créé par l’EPFL Geometric Computing Laboratory &amp; Félix Michel change la respiration du festival. Une agora en bambou, humble en apparence, mais née de calculs complexes. Le geste ancestral rencontre l’algorithmie, la matière durable dialogue avec la puissance mathématique.</p>
<p>Animée par les compositions lumineuses et la scénographie immersive de Félix Michel, l’œuvre devient expérience totale : lumière, architecture, son en quadriphonie, immersion à 360°. La nature s’y fait tour à tour refuge, souffle, menace. Un voyage intérieur, presque chamanique, au cœur d’une architecture qui écoute.</p>
<div id="attachment_31891" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-31891" class="wp-image-31891 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5747-500x355.jpeg" alt="" width="500" height="355" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5747-500x355.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5747-768x546.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5747-1024x727.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5747-100x71.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_5747-1464x1040.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-31891" class="wp-caption-text">BamX Lux — EPFL Geometric Computing Laboratory &amp; Félix Michel Une agora de bambou où l’algorithme épouse la matière. Tradition et calcul s’entrelacent, la lumière respire, le son enveloppe. Architecture du futur, expérience du présent (c) Geneva Lux</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quand Genève ne brille pas, mais révèle</strong><br />
À travers ces œuvres, <a href="https://genevalux.ch/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Geneva Lux</a> ne cherche pas l’effet. Il cherche le sens. La lumière devient langage. Le numérique devient mythe. L’architecture devient émotion. Genève ne s’illumine pas pour séduire. Elle s’illumine pour penser, ressentir, relier.</p>
<p>La nuit tombe. La ville s’ouvre. Et quelque chose, en nous aussi, franchit le seuil.</p>
<p><strong> </strong></p>
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