Alexandra Nine prolonge notre été avec « Et même après »
La rentrée, c’est aussi l’occasion de glisser quelques nouvelles histoires dans sa pile à lire. Parmi celles qu’on avait envie de vous faire (re)découvrir : « Et même après », le deuxième roman d’Alexandra Nine, sorti cette année. Une lecture idéale pour prolonger encore un peu l’été, puisque l’histoire se déroule à Hossegor et mêle amour, amitié, deuil, culpabilité et reconstruction. À travers ses personnages, l’autrice explore les liens qui nous unissent, les émotions que l’on garde en soi et ce qui demeure malgré les épreuves. Une façon aussi de découvrir son univers avant la sortie, cet automne, de son prochain roman, « Tout ce que l’amour n’est pas », qui abordera une nouvelle thématique : les violences conjugales et psychologiques.
Comment est née l’idée de cette histoire « Et même après »?
L’idée est venue du personnage d’Andréas. C’est un personnage qui aime les autres plus que lui-même, au point d’être prêt à sacrifier son propre bonheur. C’est vraiment lui qui a été à l’origine de l’histoire et qui m’a donné envie de développer cette intrigue autour de lui.
Vic, Andréas ou Tim : lequel vous ressemble le plus ?
Je dirais Vic, notamment dans sa façon de ressentir les choses et d’être loyale. Je me retrouve aussi dans la manière dont elle en veut à Andréas. J’ai mis une partie de mon caractère dans ce personnage, notamment dans sa façon de vivre et d’exprimer ses émotions.
« Et même après », c’est une histoire en trois mots ?
Émouvante, intense et estivale. L’histoire se déroule à Hossegor, ce qui lui donne forcément une atmosphère très estivale. Malgré les thèmes parfois difficiles abordés dans le roman, c’est une histoire qui sent l’été et qui permet, d’une certaine manière, de le prolonger.
Quel personnage avez-vous préféré écrire ?
J’hésite entre Tim et Andréas. Andréas pour sa façon d’aimer : c’est quelque chose que je trouve magnifique, mais qui fait aussi ressentir beaucoup de peine. Il y a beaucoup d’émotions à travers sa manière d’aimer. Et puis il y a Tim, parce qu’on l’aime aussi dans sa douleur. Je le trouve bouleversant à sa façon. Ce sont donc deux personnages très différents, mais auxquels je me suis attachée pour des raisons différentes.
Y a-t-il une scène qui vous a particulièrement marquée pendant l’écriture ?
La scène de la dispute sur la plage. J’aime écrire ce genre de scènes, parce qu’elles permettent de faire ressortir beaucoup de choses entre les personnages et de travailler leurs émotions.
Si vous deviez donner une seule raison de lire « Et même après », laquelle serait-elle ?
Pour ressentir les émotions. C’est une histoire d’amour, d’amitié, de deuil et de culpabilité. On passe vraiment par beaucoup d’émotions au fil de l’histoire, et c’est ce que j’ai envie de transmettre avec ce roman.
Votre premier roman, « La vie en couleur », abordait déjà la reconstruction après un burn-out. Pourquoi cette thématique revient-elle autant dans votre écriture ?
J’ai tendance à aborder des sujets difficiles. Mon premier roman évoque la dépression et le second le deuil. Je pense que cela apporte une dimension réelle à mes histoires, même si elles finissent toujours bien. J’ai d’ailleurs reçu pas mal de messages de lecteurs qui se reconnaissent à travers les personnages, ou qui se sont reconnus dans certaines histoires ou certaines émotions. C’est quelque chose qui me touche beaucoup dans l’écriture : pouvoir créer des personnages ou des situations dans lesquels les lecteurs peuvent retrouver une part d’eux-mêmes.
Qu’est-ce que l’écriture vous permet de dire ou d’explorer que vous n’exprimeriez pas autrement ?
L’écriture me permet de me mettre à la place des personnages. Je ne traverse pas forcément moi-même ce genre d’émotions, mais l’écriture me permet de les explorer à travers eux. C’est une manière d’aller chercher des émotions que je ne vis pas nécessairement dans ma propre vie, en essayant de comprendre comment mes personnages peuvent les ressentir et les vivre.
Le titre est « Et même après ». « Même après » quoi, finalement : la perte, la colère, le silence… ou l’amour ?
La mort, je dirais. Et puis aussi le fait de tenir ses promesses, notamment celle de garder ce lien qui les unissait. Le titre fait donc référence à ce qui demeure malgré la disparition et à cette volonté de continuer à faire vivre un lien, même après.
Votre prochain roman, « Tout ce que l’amour n’est pas », sortira cet automne. Que pouvez-vous déjà nous en dire ?
Ce nouveau roman abordera une nouvelle thématique : les violences conjugales et psychologiques. Il sera à decouvrir tres prochainement…Une chose est sûre : Alexandra Nine n’a pas fini de faire parler les émotions. Après « Et même après », son prochain roman, « Tout ce que l’amour n’est pas », attendu cet automne. On garde donc le titre bien au chaud.
« Et même après »
Alexandre Nine
à la FNAC
