50 Best Hotels : Suites et merveilles

Pourquoi s’arrêter à 50 quand on peut rêver en grand jusqu’à 100 ? À deux semaines du grand dévoilement parisien, The World’s 50 Best Hotels lève le voile sur les places 51 à 100 de son classement 2026. Cinquante adresses, 23 territoires, 40 villes et une furieuse envie de refaire sa valise. 

50 nuances de palace
On connaissait le top 50. Voici désormais son deuxième acte. Pas vraiment les strapontins, plutôt une autre rangée de fauteuils en velours.

Depuis 2025, The World’s 50 Best Hotels a élargi son terrain de jeu jusqu’à la centième place. Une manière de rappeler que l’excellence hôtelière ne tient pas dans une petite valise cabine. Derrière ce palmarès : plus de 800 spécialistes anonymes, hôteliers, journalistes de voyage, formateurs et globe-trotteurs chevronnés, invités à voter pour les établissements dans lesquels ils ont réellement séjourné. Et cette année, la planète palace tourne franchement vers l’Est.

Tokyo drift… version cinq étoiles
L’Asie mène la danse avec 20 hôtels, dont sept au Japon. Tokyo, surtout, déroule le tapis rouge : Janu Tokyo décroche la 52e place, juste devant Park Hyatt Tokyo, 53e. Suivent The Okura au 69e rang, Palace Hotel Tokyo au 73e et Hoshinoya Tokyo au 85e. Kyoto glisse Hotel The Mitsui à la 79e place, tandis que Waldorf Astoria Osaka fait son entrée au 89e rang. Sept adresses japonaises : le pays du Soleil-Levant n’a visiblement aucune intention de se coucher.

Hong Kong, Bangkok, Bali, Hanoï, Singapour, Shanghai, Shenzhen, Jaipur ou encore les Maldives complètent ce grand ballet asiatique. Du ryokan vertical au resort posé sur l’eau, l’hospitalité se conjugue ici avec autant de langues que de levers de soleil.

L’Italie botte tout le monde
L’Europe résiste avec 16 établissements, mais l’Italie lui vole presque la vedette à elle seule : neuf hôtels transalpins figurent entre les places 51 et 100. Et quelle squadra.

Il San Pietro di Positano entre directement au No.58, Splendido Portofino s’installe au No.60, Castiglion del Bosco au No.62 et Orient Express La Minerva fait siffler le départ à Rome au No.66. Plus haut dans les Dolomites, Forestis prend la 68e place. Puis viennent Borgo Santandrea à Amalfi, Borgo Egnazia dans les Pouilles, Villa Treville à Positano et Reschio en Ombrie. La dolce vita n’est donc toujours pas passée de mode. Elle a simplement changé les draps.

Paris réserve sa place
Côté français, cocorico sans trop gonfler les plumes : La Réserve Paris ouvre carrément cette seconde moitié du classement au No.51. Le Ritz Paris prend la 72e place, le Carlton Cannes la 80e et The Maybourne Riviera, suspendu au-dessus de la Méditerranée à Roquebrune-Cap-Martin, revient au No.93. De Paris à la Riviera, quatre façons de prouver que le chic français sait encore faire chambre à part avec la banalité.

Plus loin, La Mamounia porte seule les couleurs africaines au No.75, tandis que New York place trois hôtels dans le classement : The Fifth Avenue Hotel, Aman New York et The Greenwich Hotel. L’Amérique du Sud répond avec Palacio Nazarenas à Cuzco et Hotel das Cataratas face aux chutes d’Iguaçu. 

Et maintenant, les 50 premiers…
Tout cela n’est pourtant que l’apéritif. Le véritable festin sera servi le 15 septembre à Paris, aux Salles du Carrousel, où sera dévoilé le classement des 50 meilleurs hôtels du monde 2026. La cérémonie sera également diffusée en direct à 20 heures.

En attendant de connaître le numéro un, cette liste 51-100 donne déjà le tournis. Elle raconte surtout une certaine idée du voyage contemporain : moins uniforme, plus tentaculaire, capable de passer d’un gratte-ciel tokyoïte à une falaise amalfitaine, d’un palais parisien à une île des Maldives.

Parce qu’au fond, les classements passent, les étoiles s’alignent… mais le vrai luxe reste peut-être celui-là : ouvrir une porte, poser sa valise et avoir soudain très envie de ne plus repartir.