tudor royal, le sacre et le ressac
À Nazaré, avec Clement Roseyro les vagues prennent de la hauteur et l’audace, toute sa mesure ©Tudor
Le poignet à l’heure, les cheveux à l’ouest, l’ego dans l’écume. À Biarritz, Tudor nous a fait prendre le large pour découvrir sa nouvelle Royal, entre mécanique de précision et Atlantique en pleine improvisation. Aux côtés de Clément Roseyro, quatre jours pour prendre la vague, perdre pied et remettre les pendules à l’eau. Du chic au poignet, du sel sur la peau et quelques leçons d’humilité : la montre maîtrise les secondes et nous un peu mieux les vagues.
Du cran dans les crans
Une montre suisse aime la précision. L’Atlantique, beaucoup moins les rendez-vous! Du 21 au 24 septembre, Tudor réunissait ces deux tempéraments sur la côte basque : la mécanique bien réglée et la marée mal peignée. Au programme de cette escapade iodée? Du surf avec Clément Roseyro, du yoga, des démonstrations nautiques et une immersion dans l’univers de l’ambassadeur. De quoi donner au fameux Born to Dare de la maison un peu de sel sur la peau!
Car « oser », depuis un canapé, reste une discipline relativement confortable. Sur une planche, le verbe prend du ventre, des jambes, des bras. Il faut ramer avant de régner. Se redresser sans se raidir. Accepter que l’océan vous remette à votre place — généralement à l’horizontale. Le brushing démissionne, la dignité barbote, le cerveau cesse enfin de tenir réunion. Ne reste que cette petite négociation avec l’immense : encore une vague ?
Clement Roseyro aka the French Waterman © Tudor
Clément, l’océan dans le prénom
Roseyro, lui, parle couramment l’Atlantique. Originaire d’Anglet, sur une planche dès six ans, le Français passe du surf au kite, du stand-up paddle au foil avec l’aisance des êtres qui semblent avoir conservé des branchies. Son surnom, « The French Waterman », tient presque de l’état civil. À Nazaré, où la mer prend des proportions de cathédrale, il collectionne les sommets : vainqueur individuel du Tudor Nazaré Big Wave Challenge en février 2025, il y a aussi signé deux victoires consécutives par équipe avec Nic von Rupp, en février puis en décembre de la même année. Du cran dans les creux, du panache sur les crêtes.
Le retrouver ici, dans un rôle de passeur, donne une autre mesure à la performance. Le champion des grands murs d’eau accompagne les premiers équilibres. Entre son terrain de jeu et celui des apprentis, quelques étages d’écume ; entre les deux, cette même nécessité de choisir son instant. Trop tôt, trop tard : la vague a déjà tourné la page. Le surf a sa ponctuation. Clément en connaît les virgules ; les débutants découvrent surtout les points de suspension.
Collection Royal — Du cran dans la lunette, du caractère au poignet : la nouvelle Tudor Royal fait des heures un jeu d’allure @Tudor
Royal au bar, royale à la barre
Dans cette histoire de houle et d’heures, la nouvelle Tudor Royal faisait aussi son entrée. Un nom à porter la tête haute, même après quelques plongeons involontaires. La précision avait donc rendez-vous avec l’écume : joli jeu de contrastes pour une Royal qui conjugue le chic au choc des vagues.
Utilisé par Tudor dès les années 1950, le nom Royal prend un nouvel élan : trois diamètres de 30, 36 et 40 mm, des Calibres Manufacture et une lunette crénelée redessinée. Le bracelet métallique intégré prolonge les lignes du boîtier, tandis que le fermoir T-fit permet d’ajuster le bracelet au poignet. En acier ou en acier et or jaune, avec des cadrans notamment bleu, vert ou saumon selon les versions, la nouvelle Royal change de ton sans perdre le rythme. Au fond, le rapprochement a du ressort. Une montre mesure les secondes ; une vague leur donne du volume. Quelques-unes suffisent pour hésiter, s’élancer, tenir debout. Ou revoir ses ambitions à la baisse, sous la surface.
Sous le chic, le déclic
Sous les reflets, du répondant. La nouvelle Royal muscle sa mécanique avec des mouvements Manufacture certifiés chronomètres par le COSC : le MT5412 anime la version 36 mm, le MT5633 entraîne la 40 mm. Leur réserve de marche atteint environ 70 heures : de quoi débrancher tout un week-end sans que les aiguilles prennent congé. La précision, elle, reste au garde-à-vous, avec une tolérance annoncée de –2 à +4 secondes par jour. Côté silhouette, la 36 mm joue la finesse avec 9,7 mm d’épaisseur et une date à 3 heures ; la 40 mm affiche aussi le jour de la semaine à midi. Pratique quand les vacances brouillent le calendrier. Toutes deux étanches jusqu’à 100 mètres, elles donnent au mariage du sport et du chic quelques arguments bien trempés. L’allure a son moteur ; l’évasion, sa réserve.
La nouvelle Tudor Royal soigne ses lignes et muscle sa mécanique : du chic en surface, du cran sous le cadran © Tudor
Le sel du temps
À Biarritz, le temps a quitté les tableaux de bord pour monter sur une planche. Il tire dans les bras, tambourine dans la poitrine, pétille dans les embruns. Les pensées prennent le large, les impératifs boivent la tasse. Au poignet, la Royal règle la cadence ; au-dehors, l’Atlantique improvise la danse. Et soudain, quelques secondes debout valent toutes les heures passées à courir. De quoi remettre les priorités à flot : moins compter les minutes, mieux goûter leur sel. Le temps file ? Qu’il glisse.
Tudor Royal, collection 2026
Boîtiers de 30, 36 ou 40 mm, en acier ou acier et or jaune selon les références. Mouvements automatiques Manufacture ; réserve de marche d’environ 50 heures pour la 30 mm et 70 heures pour les versions 36 et 40 mm. Bracelet métallique intégré avec fermoir T-fit. Nombreux cadrans et déclinaisons serties disponibles.
À découvrir auprès des détaillants officiels Tudor.
tudorwatch.com