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Publié par le 13.09.2018

La rentrée est là et, comme à son habitude, le Centre d’Art Contemporain accueille l’exposition des bourses, en collaboration avec la ville de Genève. Des quatorze artistes présentant leurs oeuvres entre les murs du Centre d’art, trois sont désigné.e.s lauréat.e.s. lors du vernissage. Attribuées à des artistes de moins de 35 ans, ces bourses ont vu le jour afin de soutenir la jeune création contemporaine et ainsi permettre à ces artistes de développer ou approfondir leurs recherches personnelles. Close-up sur l’édition 2018.

Par ELEONORA DEL DUCA

 

 

 

Les bourses sont devenues un rendez-vous incontournable dans l’horizon artistique genevois. Du côté des participants, l’exposition est un tremplin vers une visibilité supplémentaire mais il s’agit aussi d’une occasion pour les artistes de développer des oeuvres spécifiques faisant écho à leur démarche artistique ; pour le public, les bourses peuvent être vues comme une plateforme de découverte autour de la nouvelle génération d’artistes. Pendant le mois que dure l’exposition, le public est invité à déambuler d’oeuvres en oeuvres, entre arts plastiques et arts appliqués. Il pourra notamment découvrir les sculptures d’Aurélien Martin qui, en naviguant entre design et ready-made, crée des oeuvres aux statuts incertains et fluctuants. Les objets suggèrent alors beaucoup : gestes industriels et artisanaux, lexique conceptuel et formel, recherches esthétiques et interrogations sur la nature de la sculpture. Jérémy Chevalier présente, quant à lui, l’installation « bruit du papier » dont le format est emprunté aux affichages de rue. L’artiste continue ainsi ses recherches autour de la question de l’archive, de la mémoire et à la manière dont l’éphémère peut (ou non) être capté. Les questions de mémorisation sont abordées également par Alice Franchetti ; à travers sa pratique en design graphique, la genevoise interroge aussi la nécessité de la reconstitution. Kleio Obergfell expose la série photographique « Intérieurs », où des maisons de poupées sont le point de départ à une recherche autour de la notion d’espace intérieur et privé. Par ce biais, la photographe interroge le rôle de la femme, qui est à la fois esprit du foyer et maîtresse de maison. Tout cela sans oublier : les travaux numériques de Marion Bareil, les dessins à l’encre de Christoffer Ellegaard, le dispositif d’écoute Radio Pleine Lune de Jeanne Gillard, l’installation d’Arthur Jaquier inspirée de conflits récurrents entre le « devoir à accomplir » et le « désir de contemplation », les huiles de François Jeannin autour des mondes visibles et sensoriels, les travaux à double nature (objet et/ou peinture) de David Knuckey, les ballons imprimés du designer graphique Boris Meister, les interrogations sur les relations émotionnelles du duo Real Madrid, les installations vidéos de Melissa Tun Tun, et l’approche ironique d’Anaïs Wenger.

A noter qu’en plus de ces trois bourses – possibles grâce aux Fonds Berthoud, Lissignol-Chevalier et Galland – trois autres prix ont été décernés à la même occasion pour une artiste de plus de 35 ans, une médiation en art contemporain et un projet photographique documentaire.

Bourses de la ville de Genève

Du 5 septembre au 7 octobre

Centre d’Art Contemporain Genève

10, rue des Vieux-Grenadiers – 1205 Genève

mar.-dim. 11h – 18h

www.centre.ch