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Publié par le 16.07.2018

Après New York, Séoul, Hong-Kong, Pékin, Londres et Palo Alto, c’est dans la Cité de Calvin que la galerie américaine Pace a décidé de poser ses valises. Pour son neuvième espace d’exposition, ouvert depuis le mois de mars, Pace a investi une arcade de plus de 300m2 au Quai des Bergues. Spécialisée en art moderne et contemporain, la galerie désire établir une présence permanente sur le territoire helvétique. Les liens avec les communautés culturelles suisses et européennes, qui ont jusqu’à maintenant joué un rôle central dans le travail et l’expansion de Pace, sont ainsi renforcés et pérennisés. Pour la première exposition à Genève, les travaux de Sol LeWitt (1928-2007), Louise Nevelson (1899-1988) et Adam Pendleton (1984) ont été montrés. Prolongée, l’exposition a été (ré)intitulée LeWitt, Nevelson, Pendleton PART II, et de nouvelles pièces sont venues rafraîchir l’ensemble. A visiter jusqu’au 13 juillet

Par Eleonora DEL DUCA

(c)Annek Wetter, PACE Gallery, Après New York, Séoul, Hong-Kong, Pékin, Londres et Palo Alto, c’est dans la Cité de Calvin que la galerie américaine Pace a décidé de poser ses valises. Pour son neuvième espace d’exposition, ouvert depuis le mois de mars, Pace a investi une arcade de plus de 300m2 au Quai des Bergues. Spécialisée en art moderne et contemporain, la galerie désire établir une présence permanente sur le territoire helvétique. Les liens avec les communautés culturelles suisses et européennes, qui ont jusqu’à maintenant joué un rôle central dans le travail et l’expansion de Pace, sont ainsi renforcés et pérennisés. Pour la première exposition à Genève, les travaux de Sol LeWitt (1928-2007), Louise Nevelson (1899-1988) et Adam Pendleton (1984) ont été montrés. Prolongée, l’exposition a été (ré)intitulée LeWitt, Nevelson, Pendleton PART II, et de nouvelles pièces sont venues rafraîchir l’ensemble. A visiter jusqu’au 13 juillet, par eleonora del duca, go out magazine

(c)Annek Wetter, PACE Gallery

LeWitt, Nevelson, Pendleton, PART II s’insère dans une série d’expositions mise en place par Pace depuis plusieurs années. Basé sur un fonctionnement dit institutionnel, le discours créé par l’exposition est le produit d’échanges entre artistes issus de périodes et territoires parfois éloignés ou utilisant des médiums très différents. La volonté de la galerie étant d’établir un dialogue inhabituel et des échanges inattendus. Distants de par leur approche (et leur âge), les artistes exposés en ce moment à Genève peuvent pourtant être reliés au travers des résultats de leurs recherches. Louise Nevelson, Sol LeWitt et Adam Pendleton arrivent à des conclusions similaires par rapport à la couleur, la forme, le matériau ou la signification. Quant aux œuvres qui se déplient dans l’espace, elles se répondent l’une l’autre grâce aux thématiques abordées dont le langage, la géométrie ou l’appropriation.

(c)PACE Gallery, Après New York, Séoul, Hong-Kong, Pékin, Londres et Palo Alto, c’est dans la Cité de Calvin que la galerie américaine Pace a décidé de poser ses valises. Pour son neuvième espace d’exposition, ouvert depuis le mois de mars, Pace a investi une arcade de plus de 300m2 au Quai des Bergues. Spécialisée en art moderne et contemporain, la galerie désire établir une présence permanente sur le territoire helvétique. Les liens avec les communautés culturelles suisses et européennes, qui ont jusqu’à maintenant joué un rôle central dans le travail et l’expansion de Pace, sont ainsi renforcés et pérennisés. Pour la première exposition à Genève, les travaux de Sol LeWitt (1928-2007), Louise Nevelson (1899-1988) et Adam Pendleton (1984) ont été montrés. Prolongée, l’exposition a été (ré)intitulée LeWitt, Nevelson, Pendleton PART II, et de nouvelles pièces sont venues rafraîchir l’ensemble. A visiter jusqu’au 13 juillet, par eleonora del duca, go out magazine

(c)PACE Gallery

Louise Nevelson, figure féminine de l’exposition, en est aussi l’aînée. Pionnière dans la production d’œuvres « site-specific » et dans les installations, elle a été active sur la scène artistique tout au long du XXème siècle. En assemblant des objets du quotidien et des éléments trouvés dans les environs de son studio (spécialement des pièces en bois), Nevelson créait de nouvelles structures, peintes ensuite de façon monochrome. Les éléments disparates devenant de ce fait une structure unique, un système unifié. Bien que Nevelson s’intéressait aussi à d’autres médiums, comme le collage, Pace propose de découvrir notamment ses sculptures, dont Small Cities, qui explore le rapport de l’artiste à l’architecture et à la ville. Et mention spéciale pour le documentaire Clés du regard, Louise Nevelson : Ma vie comme un collage (61), réalisé par Pierre Koralnik et projeté tout au long de l’exposition. Sol LeWitt, autre artiste présenté lors de cette exposition, est lui reconnu entre autres pour ses travaux en deux ou trois dimensions. Chef de file de l’art conceptuel, il cherchait à s’éloigner, dès les années 60, d’un certain formalisme et a développé une pratique artistique faite de sérialité, de répétitions et d’études des systèmes de lignes et couleurs. Touche-à-tout, LeWitt faisait appel à une pluralité de supports – dessins muraux, photographies, peintures, gravures, gouaches, sculptures – et ce sont deux des nombreux médiums que la galerie a décidé d’exposer. A la sculpture blanche et triangulaire Pyramid#10, datant des années 80, viennent s’ajouter des gouaches inédites. Cadet de l’exposition, Adam Pendleton a lui aussi une pratique qui navigue de supports en supports. Son approche est particulièrement caractérisée par l’appropriation et les renvois. Il mixe ainsi références historiques, politiques ou artistiques (c’est là que le lien entre les trois artistes entre en jeu) pour mieux les déconstruire et les examiner. Une fois les images ou les textes récoltés, il assimile les différents fragments, les photocopie puis en fait, par exemple, des sérigraphies. Avec des œuvres comme Untitled (code poem), l’artiste questionne les limites entre la matérialité d’une sculpture et l’abstraction du langage. Finalement, c’est peut-être le travail d’Adam Pendleton qui devient une sorte de connecteur entre les trois figures : ses assemblages renvoient à ceux de Louise Nevelson et ses références au travail de Sol LeWitt.

Sol LeWitt, Pyramid #10 (1985), Après New York, Séoul, Hong-Kong, Pékin, Londres et Palo Alto, c’est dans la Cité de Calvin que la galerie américaine Pace a décidé de poser ses valises. Pour son neuvième espace d’exposition, ouvert depuis le mois de mars, Pace a investi une arcade de plus de 300m2 au Quai des Bergues. Spécialisée en art moderne et contemporain, la galerie désire établir une présence permanente sur le territoire helvétique. Les liens avec les communautés culturelles suisses et européennes, qui ont jusqu’à maintenant joué un rôle central dans le travail et l’expansion de Pace, sont ainsi renforcés et pérennisés. Pour la première exposition à Genève, les travaux de Sol LeWitt (1928-2007), Louise Nevelson (1899-1988) et Adam Pendleton (1984) ont été montrés. Prolongée, l’exposition a été (ré)intitulée LeWitt, Nevelson, Pendleton PART II, et de nouvelles pièces sont venues rafraîchir l’ensemble. A visiter jusqu’au 13 juillet, par eleonora del duca, go out magazine

Sol LeWitt, Pyramid #10 (1985)

LeWitt, Nevelson, Pendleton, PART II
Jusqu’au 13 juillet
Pace Gallery
15-17 quai des Bergues – 1201 Genève
Ma ─ Sa : 10h-18h
022 900 16 50

Pace Gallery | Quai des Bergues