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Publié par le 17.07.2018

Qui dit nouvelle tête à la direction dit nouvelle ligne artistique et nouveaux intérêts dramaturgiques. Après avoir fait ses adieux à son directeur de longue date, Valentin Rossier, la saison passée, c’est sous des auspices verdoyants que le Théâtre de l’Orangerie accueille Andrea Novicov, son nouveau chef d’orchestre. Verdoyants et très contemporains, puisque le point d’orgue de la programmation d’Andrea Novicov est marqué par un retour à la nature et notre rapport à l’environnement. Le concept de permaculture est importé au sein de l’Orangerie pour redonner goût à son nom en bourgeonnant en « Jardin des délices ». En effet, l’espace sera exploité sous toutes ses facettes puisque le théâtre sera aussi un verger riche en légumes et fruits et offrira une restauration gastronomique proposée par un nouveau gérant. Focus sur un été théâtral qui s’annonce fructueux.

Par Ameidie TERUMALAI

(c)Tristesse animal noir © Nicolas Di Meo, Qui dit nouvelle tête à la direction dit nouvelle ligne artistique et nouveaux intérêts dramaturgiques. Après avoir fait ses adieux à son directeur de longue date, Valentin Rossier, la saison passée, c’est sous des auspices verdoyants que le Théâtre de l’Orangerie accueille Andrea Novicov, son nouveau chef d’orchestre. Verdoyants et très contemporains, puisque le point d'orgue de la programmation d’Andrea Novicov est marqué par un retour à la nature et notre rapport à l’environnement. Le concept de permaculture est importé au sein de l’Orangerie pour redonner goût à son nom en bourgeonnant en « Jardin des délices ». En effet, l’espace sera exploité sous toutes ses facettes puisque le théâtre sera aussi un verger riche en légumes et fruits et offrira une restauration gastronomique proposée par un nouveau gérant. Focus sur un été théâtral qui s’annonce fructueux., par ameidie terumalai, go out magazine

« Tristesse animal noir » © Nicolas Di Meo

Un écosystème

Le Théâtre de l’Orangerie a subi des rénovations tant du côté de son théâtre que de ses deux serres. Le potager laissé à l’abandon a repris vie pour attiser la curiosité de ses visiteurs et les inviter à goûter aux fruits bio. A l’entrée du théâtre se trouvera, durant le début du mois de juillet, la Mobithèque des Bibliothèques municipales. Pour le mois d’août, le Théâtre de l’Orangerie s’est associé avec le Service de la Jeunesse pour distraire nos chères têtes blondes tous les après-midis. Des activités qui se passeront donc au sein de l’Orangerie, mais aussi à proximité de l’espace pour marquer l’envie du nouveau directeur d’un écosystème fécond à l’image d’un jardin en floraison.

Mère Nature au programme

Il faut croire qu’outre la réhabilitation botanique du Théâtre de l’Orangerie, sa saison 2018 sera gouvernée par une pensée écologique s’enracinant dans une thématique très actuelle. Deux fils rouges guideront les pièces de cette saison : il s’agit du « Voyage » et de la « Forêt ». Sans tomber dans la morale, cette programmation souhaite au contraire proposer à son public, à travers « des spectacles aux univers forts », des clés de lecture qui ouvriraient « plusieurs portes d’accès ». Une invitation à l’interprétation sans en forcer la compréhension ou le message subliminal.

Le songe d'une nuit d'été© Paul von Borax, Il faut croire qu’outre la réhabilitation botanique du Théâtre de l’Orangerie, sa saison 2018 sera gouvernée par une pensée écologique s’enracinant dans une thématique très actuelle. Deux fils rouges guideront les pièces de cette saison : il s’agit du « Voyage » et de la « Forêt ». Sans tomber dans la morale, cette programmation souhaite au contraire proposer à son public, à travers « des spectacles aux univers forts », des clés de lecture qui ouvriraient « plusieurs portes d’accès ». Une invitation à l’interprétation sans en forcer la compréhension ou le message subliminal., par ameidie terumalai, go out magazine

« Le songe d’une nuit d’été » © Paul von Borax

Bouquet de pièces florales

Au total, il faudra compter cinq pièces et trois spectacles en collaboration avec le Festival de la Bâtie. On se notera d’aller voir entre autres : Tristesse animal noir d’Anja Hilling et du Collectif sur un malentendu. Une pièce où une nature apocalyptique prend le pas sur des personnages trop confiants, en les assujettissant à sa propre loi. Espaces verts, une coproduction avec la Bâtie, et Les Fondateurs, qui est un projet interactif basé sur l’improvisation, nous immergeant dans une « végétation qui aurait repris ses droits sur l’humain », un monde luxuriant et utopique. Pour conclure, alors que l’été touchera à sa fin, l’Orangerie proposera Songe d’une nuit d’été mis en scène par le talentueux Joan Mompart. Ce classique shakespearien viendra résumer et clore cette saison estivale 2018 qui promet de vous ouvrir les portes du Jardin d’Eden.

Théâtre de l’Orangerie
Du 27 juin au 30 septembre
Parc La Grange
66b, quai Gustave-Ador
1207 Genève
022 70 93 63

Parc La Grange | Quai Gustave-Ador