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Publié par le 15.06.2018

Le mois dernier les colossales sculptures de l’artiste espagnol Manolo Valdés ont investi avec poésie La Réserve Genève. Elles font écho à une expo à l’Opera Gallery où l’artiste multimédium dévoile une série de peintures offrant un aperçu d’un langage visuel novateur. Son inspiration à foison, il la puise à travers des œuvres qui ont marqué sa formation pour rendre vie aux enseignements du passé par le biais de trouvailles du présent. Il revisite avec une dextérité singulière de la forme, de la couleur et de la matière, et ce de façon quasi obsessionnelle, nos classiques en leur donnant une présence d’une modernité inouïe. Ainsi, chez Pablo Picasso il fait écho à la géométrie du portrait cubiste, chez Diego Velázquez il affronte les mystères des Ménines ou encore chez Henri Matisse il rend hommage au premier tableau fauviste intitulé La femme au chapeau. Un travail qui s’observe à travers la loupe de l’histoire de l’art et dont cet artiste érudit assume complètement la réinterprétation. On l’a rencontré à La Réserve Genève, jetlagué mais avec un bagout de fou à la fougue exaltante. Morceaux choisis.

par Mina SIDI ALI

Manolo Valdés, Le mois dernier les colossales sculptures de l'artiste espagnol Manolo Valdés ont investi avec poésie La Réserve Genève. Elles font écho à une expo à l'Opera Gallery où l'artiste multimédium dévoile une série de peintures ofrant un aperçu d'un langage visuel novateur. Son inspiration à foison, il la puise à travers des œuvres qui ont marqué sa formation pour rendre vie aux enseignements du passé par le biais de trouvailles du présent. Il revisite avec une dextérité singulière de la forme, de la couleur et de la matière, et ce de façon quasi obsessionnelle, nos classiques en leur donnant une présence d’une modernité inouïe. Ainsi, chez Pablo Picasso il fait écho à la géométrie du portrait cubiste, chez Diego Velázquez il affronte les mystères des Ménines ou encore chez Henri Matisse il rend hommage au premier tableau fauviste intitulé La femme au chapeau. Un travail qui s'observe à travers la loupe de l'histoire de l'art et dont cet artiste érudit assume complètement la réinterprétation. On l'a rencontré à La Réserve Genève, jetlagué mais avec un bagout de fou à la fougue exaltante. Morceaux choisis. par Mina SIDI ALI, go out magazine juin 2018

Manolo Valdés

Vous avez débuté comme peintre et avez évolué sur les autres médiums artistiques. Pourriez-vous nous narrer cette transition et quelle est aujourd’hui votre support de prédilection ?

Les artistes traversent très facilement les disciplines, qu’il s’agisse d’illustrations, de peintures ou de sculptures. Je parle non seulement d’aujourd’hui, mais également du XXème siècle où des artistes comme Matisse et Picasso le faisaient aisément. Dans mon cas, je prends une image d’un autre artiste et la relis ou la réinterprète, donc, en plus de faire une peinture, si je fais aussi une sculpture de la même image, alors la lecture et l’interprétation de l’image originale deviendront plus profondes, plus complexes. Je ne sais jamais si je vais être plus intéressé par une peinture ou une sculpture, alors je travaille sur les deux simultanément. Il y aura des périodes où je me concentrerai davantage sur un média et des périodes où je me concentrerai davantage sur l’autre.

« Cabeza Dorada » (2017) (c)Manolo Valdés, Le mois dernier les colossales sculptures de l'artiste espagnol Manolo Valdés ont investi avec poésie La Réserve Genève. Elles font écho à une expo à l'Opera Gallery où l'artiste multimédium dévoile une série de peintures ofrant un aperçu d'un langage visuel novateur. Son inspiration à foison, il la puise à travers des œuvres qui ont marqué sa formation pour rendre vie aux enseignements du passé par le biais de trouvailles du présent. Il revisite avec une dextérité singulière de la forme, de la couleur et de la matière, et ce de façon quasi obsessionnelle, nos classiques en leur donnant une présence d’une modernité inouïe. Ainsi, chez Pablo Picasso il fait écho à la géométrie du portrait cubiste, chez Diego Velázquez il affronte les mystères des Ménines ou encore chez Henri Matisse il rend hommage au premier tableau fauviste intitulé La femme au chapeau. Un travail qui s'observe à travers la loupe de l'histoire de l'art et dont cet artiste érudit assume complètement la réinterprétation. On l'a rencontré à La Réserve Genève, jetlagué mais avec un bagout de fou à la fougue exaltante. Morceaux choisis. par Mina SIDI ALI, go out magazine juin 2018

« Cabeza Dorada » (2017) (c)Manolo Valdés

Et comment procédez-vous pour choisir l’œuvre d’art sur laquelle vous souhaitez répondre et réinterpréter ?

Je n’interprète ou ne commente que des peintures et des œuvres que j’aime. La peinture que je crée reste autonome par rapport à l’image originale. Je me place devant l’image originale de la même manière qu’un artiste s’assoirait devant un arbre, un lac ou un paysage. Le point de départ est toujours le même. Je ne pourrais jamais répondre à une image que je n’aime pas.

Votre échelle est évidemment beaucoup plus grande que l’original…

Généralement, oui. Concrètement, mon point de dé- part est l’œuvre de Velázquez, par exemple. Ensuite, à partir d’une de ses peinture, je choisis un fragment. Généralement, c’est une tête. Entre le moment où cette tête a été créée au XVIIème siècle et maintenant, tant de choses se sont passées dans l’histoire de l’art : l’abstrait, les Nouveaux Réalistes, le pop art… Alors je me demande ce que le pop art nous a enseigné ? Cela nous a appris à grande échelle et j’en retiens l’importance des images et plus particulièrement leur valeur iconique. Alors quand je regarde et relis la peinture de Velázquez, je ne peux m’empêcher de penser et de bloquer tout ce qui s’est passé dans l’histoire de l’art entre cette période et aujourd’hui. Tout cette période passée devient un outil afin réinterpréter l’image originale.

« Mariposas » (2016) (c)Manolo Valdés, Le mois dernier les colossales sculptures de l'artiste espagnol Manolo Valdés ont investi avec poésie La Réserve Genève. Elles font écho à une expo à l'Opera Gallery où l'artiste multimédium dévoile une série de peintures ofrant un aperçu d'un langage visuel novateur. Son inspiration à foison, il la puise à travers des œuvres qui ont marqué sa formation pour rendre vie aux enseignements du passé par le biais de trouvailles du présent. Il revisite avec une dextérité singulière de la forme, de la couleur et de la matière, et ce de façon quasi obsessionnelle, nos classiques en leur donnant une présence d’une modernité inouïe. Ainsi, chez Pablo Picasso il fait écho à la géométrie du portrait cubiste, chez Diego Velázquez il affronte les mystères des Ménines ou encore chez Henri Matisse il rend hommage au premier tableau fauviste intitulé La femme au chapeau. Un travail qui s'observe à travers la loupe de l'histoire de l'art et dont cet artiste érudit assume complètement la réinterprétation. On l'a rencontré à La Réserve Genève, jetlagué mais avec un bagout de fou à la fougue exaltante. Morceaux choisis. par Mina SIDI ALI, go out magazine juin 2018

« Mariposas » (2016) (c)Manolo Valdés

La femme, votre source d’inspiration principale: comment a-t-elle évolué à travers le temps et comment la définiriez-vous ?

Les sculptures dans les rues sont souvent commémoratives et elles sont souvent là pour rendre hommage à des hommes. De manière générale, la femme a toujours été très présente dans l’histoire de l’art ainsi je trouvais normal de la sublimer à travers la sculpture. Je ne pense pas à une muse en particulier et je la représente toujours libre.

Jusqu’au 15 juin
Opera Gallery
10-12 Place Longemalle – 1204 Genève
www.operagallery.com/geneva

Jusqu’en août 2018
Trois pièces monumentales sont à découvrir au hasard d’une
promenade à l’extérieur et trois autres sont situées au sein du
lobby et du Café Lauren.
La Réserve Genève

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