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Publié par le 18.04.2018

Dans un contexte où le fétichisme voué aux marques, le consumérisme et l’obsolescence programmée collent au vêtement comme du velcro, Hi Bye vient défricher avec le tranchant de la machette l’essence même de l’objet. Jeune collectif formé par trois diplômées en design mode de la Head, Beata Modrzynska, Hélène Gagliardi et Sophie Fellay, Hi Bye déchire les dentelles de la mode pour en soulever –  via des conférences, des workshops et des projections – les problèmes éthiques et socio-écologiques dont il est plus que jamais l’objet.

Think tank, elles dénudent parallèlement l’habit de ses faux-semblants pour en explorer ses multiples facettes, qu’elles soient fonctionnelles, esthétiques ou rituelles. A commencer par le Kimono,  qui sera à l’honneur le samedi 28 avril au Flux Laboratory à Carouge.

Logo du collectif Hi Bye (c) Boris Meister

(c) Boris Meister

« Un kimono est d’abord porté pour une cérémonie ou un événement important puis, s’il se tâche, la mère le nettoie et le recoud pour que sa fille puisse le porter. Il est ensuite utilisé pour en faire des futon, des zabuton (coussins de sol) ou des chiffons. Enfin arrivé à la dernière étape de sa vie, il est brûlé et ses cendres de soie sont utilisées pour nourrir les plantes. »*

À partir de tissus récupérés, préparés et mis à disposition, les participants pourront assembler leur kimono à la main ou à la machine lors d’un workshop. Par la suite. Anne Berger, collectionneuse et expertes des textiles japonais, sera invitée à aborder les différents types de kimonos, ses techniques de tissage ainsi que les fibres et les teintures utilisées dans cet artisanat japonais. A la clef,  300 pièces issues de sa collection privée seront présentées.

Totalisant trois mille pièces, composée de vêtements et tissus allant du XVIIIe siècle à nos jours, la collection d’Anne Berger couvre toute les variété du textile japonais: richesse des fibres, inventivité des techniques de tissages et des méthodes de création de motifs. Cette collection englobe aussi une abondante iconographie composée d’estampes présentant des modèles de kimonos ou motifs, de carnets de recherches textiles et de peintures constituant des motifs originaux pour kimonos.

*(Digital Kimono : HALL Jenny, Fast Fashion, Slow Fashion? in Fashion Theory, p.7, 2017)

La Chose Portée  | Samedi 28 avril de 10:30 à 21:30

Flux Laboratory | Rue Jacques-Dalphin 10