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Publié par le 17.06.2018

L’Atelier de Grandi poursuit son panorama des artistes suisses chers au cœur des deux frères de Grandi et présente, jusqu’au 1er juillet, Wilhelm Gimmi. Peintre, dessinateur et lithographe, le Zurichois à la production particulièrement féconde est peu connu en Suisse, et moins encore en Romandie, alors que ses œuvres ont fait mouche dans le Paris de l’entre-deux-guerres. L’exposition embrasse sa production de 1910 à 1955 et offre au regard du spectateur quarante œuvres – dont trente huiles sur toiles et une dizaine de dessins, toutes issues de la Fondation Wilhelm Gimmi.

par Quentin ARNOUX

« Nu au fauteuil, de dos » (1930) (c)Wihelm Gimmi, L’Atelier de Grandi poursuit son panorama des artistes suisses chers au cœur des deux frères de Grandi et présente, jusqu’au 1er juillet, Wilhelm Gimmi. Peintre, dessinateur et lithographe, le Zurichois à la production particulièrement féconde est peu connu en Suisse, et moins encore en Romandie, alors que ses œuvres ont fait mouche dans le Paris de l’entre-deux-guerres. L’exposition embrasse sa production de 1910 à 1955 et ofre au regard du spectateur quarante œuvres – dont trente huiles sur toiles et une dizaine de dessins, toutes issues de la Fondation Wilhelm Gimmi., par quentin arnoux, go out magazine juin 2018, culture

« Nu au fauteuil, de dos » (1930) (c)Wihelm Gimmi

Avant quoi ?

D’abord fondateur du Moderne Bund – dont les groupes expressionnistes allemands avec en tête d’affiche Die Brücke et Der Blaue Reiter avaient valeur d’influenceurs, Wilhelm Gimmi est de ces artistes modernes suisses qui promeuvent l’Avant-garde Outre-Sarine. S’ensuit une relative reconnaissance lorsqu’il expose aux côtés d’artistes internationaux et parisiens. Humant le vent des nouveautés et digérant peu à peu les influences avant-gardistes, l’artiste zurichois se constitue progressivement un style personnel. Mais, aléa de l’histoire, il tombe dans l’oubli ! L’effacement de Gimmi dans le paysage artistique romand peut s’appréhender avec le sentiment antigermanique tenace qui s’y développe dans la première moitié du XXème et à contrario, par le solide attrait qu’exerce la culture française depuis toujours sur des artistes romands. Comme ses compères, le Zurichois se mouille à Paris mais s’installe ensuite à Chexbres dès 1940 et les peintures de nus laissent place à des paysages plus en lien avec son nouvel habitat.

Dessiner ces dames

Un mode d’observation et un fondement de la peinture, le dessin est pour Gimmi le moyen de prendre connaissance des motifs. Sans pour autant les insérer dans son processus artistique, ces esquisses, études de la nature, sont parfois reprises et certains détails sont isolés puis remployés sur ses toiles. C’est aussi sous le prisme du dessin que peuvent s’appréhender les représentations de nus féminin qu’exalte Gimmi. Le fusain fait onduler la ligne d’un corps plantureux, où le galbé voluptueux du trait donne aux figures un aspect sculptural et mystérieusement lascif.

Wilhelm Gimmi, Une vie pour la peinture
Du 19 avril au 1er juillet 2018
Atelier de Grandi
022 922 43 43

Atelier de Grandi | Chemin d'Entre-Deux-Villes 7