Go Out Magazine Menu

Publié par le 14.12.2017

À ceux prétextant les frimas pour ne pas quitter leur chez-soi, évoquez le printemps culturel que traverse Genève en cet automne. Les festivals bourgeonnent comme jamais avec, à la clé, une cuvée exceptionnelle réunissant dix grands crus, toutes disciplines confondues.

Plus que jamais au taquet pour glisser son museau là où détonne la création, l’équipe du magazine frise l’hystérie : citons pêle-mêle le festival de musique expérimentale Akouphène (du 24 au 26 novembre), de musique africaine Couleur Café (du 4 au 9 novembre) et de musique afroaméricaine, Soulitude (du 10 au 26 novembre). A l’heure où les poings se crispent pour la campagne #metoo, le festival Les Créatives revient avec la vigueur d’un uppercut replacer les femmes au centre des expressions et ainsi mieux rappeler leur sous-représentation dans l’art.

Côté grand écran, l’image en mouvement entre au stade du bouillonnement avec pas moins de trois festivals qui lui sont dédiés ce mois. Le Festival «Palestine : filmer c’est exister » entame sa 6ème édition dès le 23 novembre, l’ex-festival Tous Ecrans est sur le point de vernir sa nouvelle appellation « Geneva International Film Festival » et Filmar, le plus important festival suisse de films consacré aux cultures latino-américaines, s’apprête à célébrer sa 19ème édition le 17 novembre. Dans cette frénésie, on prend le large à la découverte des lieux culturels des Trois-Chêne. Second épisode (après Meyrin) d’une longue série à travers laquelle Go Out! Met en lumière la diversité des lieux culturels que comptent les communes excentrées. Pour couronner le tout, Avetis inaugure le coup d’envoi de sa nouvelle saison en compagnie du duo Khachatryan tandis que l’opéra « Fantasio » résonnera depuis l’Opéra des Nations comme pour célébrer la venue prochaine de la Cité de la Musique.

Dans ce tourbillon, un hommage particulier est rendu à l’une des plus figures les plus insolites du surréalisme et du mouvement dada, le photographe, peintre et plasticien Man Ray, dont l’une des œuvres habille la cover. Sortez, contemplez et ne rentrez plus jamais. Bonne lecture.

Mina Sidi Ali & Mabrouk Hosni Ibn Aleya