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Publié par le 15.06.2018

Alors que pratiquement tous les théâtres genevois ont terminé leur saison au mois de mai, le chaleureux et intime Théâtre de l’Alchimic frappe fort pour sa dernière pièce jouée en juin. En effet, avec Play Strindberg de Friedrich Dürrenmatt, on retrouve non seulement un hommage à notre célèbre auteur suisse, mais également une référence au grand dramaturge suédois qu’est August Strindberg. Play Strindberg est une relecture et une adaptation de la célèbre Danse de mort, huis clos dans lequel trois personnages deviennent l’Enfer des autres. L’Alchimic prête donc sa scène à la metteure en scène Véronique Ros de la Grange pour cette fermeture de rideau forte en émotions et en catharsis qui marque la fin de la saison 2017-2018 du théâtre.

par Ameidie TERUMALAI

(c)Play Strindberg, Alors que pratiquement tous les théâtres genevois ont terminé leur saison au mois de mai, le chaleureux et intime Théâtre de l’Alchimic frappe fort pour sa dernière pièce jouée en juin. En effet, avec Play Strindberg de Friedrich Dürrenmatt, on retrouve non seulement un hommage à notre célèbre auteur suisse, mais également une référence au grand dramaturge suédois qu’est August Strindberg. Play Strindberg est une relecture et une adaptation de la célèbre Danse de mort, huis clos dans lequel trois personnages deviennent l’Enfer des autres. L’Alchimic prête donc sa scène à la metteure en scène Véronique Ros de la Grange pour cette fermeture de rideau forte en émotions et en catharsis qui marque la fin de la saison 2017-2018 du théâtre. par Ameidie TERUMALAI, go out magazine juin 2018

(c)Play Strindberg

De Strindberg à Dürrenmatt

La Danse de mort représente une des pièces emblématiques du dramaturge suédois. L’auteur de Mademoiselle Julie offre avec cette pièce une lutte des sexes à l’aide d’un couple animé de haine l’un pour l’autre mais ne pouvant vivre l’un sans l’autre. L’arrivée d’un troisième personnage confronte le trio à ses problèmes et à sa situation infernale. Dürrenmatt exploite la trame de cette triangulation pour la revisiter en lui apportant des traits d’humour et d’acidité, tout en la recontextualisant dans une société contemporaine et plus identifiable. Un message sans aucun doute sur le mariage de solitude qui rappelle qu’entre amour et haine, il n’y a qu’un pas.

Bouquet final

Maria Mettral, Pierre Banderet et Jacques Michel fouleront donc la scène les derniers avant la pause estivale du théâtre. « L’Enfer c’est l’autre » a énoncé Sartre dans sa pièce Huis clos (elle aussi basée sur la pièce de Strindberg). C’est donc un combat sans fin qui attend les trois comédiens, se battant à coups de joutes verbales afin de définir celui qui en ressortira vivant. Un combat loin d’être juste et où le plus fourbe finit vainqueur. Un piano présent sur scène sert de témoin et de lien entre Alice, Edgar et Kurt (cousin et ex-amant d’Alice). Cet objet se place au cœur des confrontations sans en faire partie, un rôle ambivalent reflétant la dramaturgie de Dürrenmatt, qui inclut son public dans un drame réaliste puis lui rappelle par une farce qu’il s’agit d’une fiction. On file donc voir ce clash des titans pour des comédiens au sommet de leur art et un bouquet final explosif de la saison de l’Alchimic.

Play Strindberg
Jusqu’au 20 juin
Théâtre de l’Alchimic
022 301 68 30

Théâtre de l'Alchimic | Avenue Industrielle 10