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	<title>Architecture | Go Out!</title>
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	<description>Le magazine culturel genevois</description>
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		<title>Gabriele Rossi : architecte en strates</title>
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				<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 10:52:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>Vous avez étudié à Columbia dans les années 80. Qu’est-ce que cette immersion a changé dans votre regard ? Ça a été un choc! Une autre échelle, une autre intensité. À New York, tout allait plus vite, plus grand, plus loin. J’ai participé à la planification de Battery Park City, un projet colossal sur un territoire littéralement gagné sur l’Hudson, ... <a href="https://gooutmag.ch/gabriele-rossi-architecte-en-strates/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><strong><span class="s1">Vous avez étudié à Columbia dans les années 80. Qu’est-ce que cette immersion a changé dans votre regard ?<br />
</span></strong><span class="s2">Ça a été un choc! Une autre échelle, une autre intensité. À New York, tout allait plus vite, plus grand, plus loin. J’ai participé à la planification de Battery Park City, un projet colossal sur un territoire littéralement gagné sur l’Hudson, </span><span class="s3">un morceau de Manhattan arraché à l’eau.</span></p>
<p>Mais au-delà du projet, c’est surtout une méthode que j’ai intégrée : une rigueur presque brutale et une ouverture liée au travail collectif. On était en dialogue permanent avec d’autres architectes, d’autres visions. C’est une école de l’exigence, mais aussi de l’humilité.</p>
<div id="attachment_32908" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32908" class="wp-image-32908 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1532-500x322.jpeg" alt="" width="500" height="322" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1532-500x322.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1532-100x64.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1532.jpeg 612w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-32908" class="wp-caption-text">Le Siège administratif MJM à Épagny-Gruyères (c) Archilab</p>
</div>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Vous avez côtoyé des figures majeures comme Richard Meier ou Bob Stern. Qu’est-ce qu’elles vous ont transmis ?<br />
</span></strong>Elles marquent forcément. Richard Meier, par exemple, a influencé ma manière de structurer un projet, d’envisager la lumière, les volumes. Mais il faut savoir s’en détacher. À un moment donné, on digère ces influences pour construire son propre langage. Sinon, on reste dans la citation, pas dans la création.</p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Entre Milan, Florence, Rome… puis New York et la Suisse, comment ces géographies ont-elles sculpté votre regard ?<br />
</span></strong>Énormément. On parle souvent des États-Unis, mais pour moi, l’Italie reste un socle fondamental. J’ai eu la chance de grandir entre Milan, Florence et Rome, au milieu d’une architecture d’une richesse incroyable. Se promener dans ces villes, c’est déjà une leçon en soi.</p>
<div id="attachment_32909" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32909" class="wp-image-32909 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1531-500x500.jpeg" alt="" width="500" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1531-500x500.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1531-150x150.jpeg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1531-768x768.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1531-1024x1024.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1531-100x100.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1531-1464x1464.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-32909" class="wp-caption-text">Le siège de MSC à Genève (c) Archilab</p>
</div>
<p class="p1"><span class="s2">Très tôt, j’ai développé une habitude qui m’a énormément formé : dessiner ce que je voyais. Pas photographier mais dessiner. Parce que le dessin oblige à comprendre. Quand on redessine un bâtiment de la Renaissance ou du baroque, on en saisit les règles, les proportions, la logique. Tout est déjà là : l’ordre, la séquence, la superposition.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">Ensuite, New York a apporté autre chose : une méthode, une ouverture, une intensité. Une manière de penser à grande échelle, de travailler vite, de collaborer avec d’autres visions. Et puis la Suisse, où je me sens profondément à l’aise, m’a permis de trouver une forme de synthèse. Une manière d’ancrer cette culture, cette énergie, dans des projets plus précis, plus contextualisés via <a href="http://www.archilab.ch" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="follow external noopener noreferrer" class="external-link">Archilab</a>. </span></p>
<p class="p1"><span class="s2">Aujourd’hui, je dirais que mon architecture est contemporaine, bien sûr mais toujours consciente de ce qui l’a précédée. On ne crée jamais à partir de rien. Il y a toujours un bagage, une mémoire, une histoire avec laquelle on dialogue.</span></p>
<div id="attachment_32913" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32913" class="wp-image-32913 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1536-500x322.jpeg" alt="" width="500" height="322" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1536-500x322.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1536-100x64.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1536.jpeg 612w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-32913" class="wp-caption-text">La Villa Epalinges (c) Archilab</p>
</div>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Vous évoquez souvent la notion de palimpseste. Pourquoi cette idée revient-elle autant dans votre travail ?<br />
</span></strong><span class="s2">Parce qu’on ne construit jamais sur une page blanche. Il y a toujours une mémoire, une trace, une structure préexistante. L’architecture, pour moi, c’est une écriture dans le paysage. Et comme dans un palimpseste, on écrit par-dessus, sans totalement effacer. Les différentes couches restent perceptibles, en tension, en dialogue.</span></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Vous cherchez donc à laisser transparaître ce qui existait avant ?<br />
</span></strong>Oui, dès que c’est possible. Même lorsqu’un bâtiment disparaît, j’essaie d’en conserver une logique : une trame, une orientation, une proportion. C’est une manière de reconnaître ce qui a été fait avant nous. Une forme de respect, mais aussi de continuité. On ne part jamais de zéro, même quand on le croit.</p>
<div id="attachment_32914" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32914" class="wp-image-32914 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1538-500x322.jpeg" alt="" width="500" height="322" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1538-500x322.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1538-100x64.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1538.jpeg 612w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-32914" class="wp-caption-text">La Fondation Bodmer à Cologny (c) Archilab</p>
</div>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Votre architecture est souvent décrite comme “sans compromis”. Est-ce une forme de résistance aujourd’hui ?<br />
</span></strong>C’est surtout une discipline. Chaque projet recommence à zéro. On analyse l’espace, le temps, le programme, le client. Et seulement ensuite, on propose une réponse. Mais bien sûr, les compromis existent. Les contraintes sont nombreuses : budgets, normes, réglementations. Ce qui est plus problématique aujourd’hui, c’est parfois l’excès de protection. On veut tout figer, tout conserver, au point d’empêcher toute évolution. Or une ville, comme un paysage, est faite pour se transformer.</p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Vous avez cette formule : “profession agriculteur, hobby architecte”. Une provocation ?<br />
</span></strong>Une boutade… mais avec une part de vérité!L’architecture est une passion, presque un privilège. Mais travailler la terre en Toscane, produire de l’huile, c’est un rapport direct, physique, au temps et à la matière. Et au fond, il y a un lien entre les deux : on s’inscrit dans une temporalité longue. On plante, on attend, on construit.</p>
<div id="attachment_32915" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-32915" class="wp-image-32915 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1541-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1541-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1541-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1541-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1541-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1541-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1541-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-32915" class="wp-caption-text">La Clinique Genolier (c) Archilab</p>
</div>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Si vos bâtiments pouvaient parler dans cent ans, que diraient-ils ?<br />
</span></strong>J’aimerais qu’ils transmettent une forme d’optimisme. L’architecture est une opportunité : celle de créer quelque chose pour les autres. Une enveloppe, un espace de vie, un lieu d’expérience. Si, dans cent ans, quelqu’un ressent encore cette générosité, alors le projet aura eu du sens.</p>
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		<title>Fondation CAB : Cube à Beautés</title>
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				<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 07:30:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mina Sidi Ali]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[<p>Bijou moderniste À Saint-Paul de Vence, il est un cube qui détonne : la Fondation CAB. Un monolithe minimaliste, à quelques battements d’aile de la mer et de la mémoire de Giacometti. Ici, pas de dorures ni d’ostentations – juste l’épure d’un geste architectural et l’obsession du détail bien fait. Le beau brut, version belge exportée sous le soleil du ... <a href="https://gooutmag.ch/fondation-cab-cube-a-beautes/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><strong>Bijou moderniste</strong><br />
</span>À Saint-Paul de Vence, il est un cube qui détonne : la Fondation CAB. Un monolithe minimaliste, à quelques battements d’aile de la mer et de la mémoire de Giacometti. Ici, pas de dorures ni d’ostentations – juste l’épure d’un geste architectural et l’obsession du détail bien fait. Le beau brut, version belge exportée sous le soleil du Midi.</p>
<div id="attachment_29771" class="wp-caption alignnone"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2001.jpeg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-29771" class="wp-image-29771 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2001-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2001-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2001-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2001-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2001-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2001-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2001-1200x800.jpeg 1200w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2001.jpeg 1500w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>
<p id="caption-attachment-29771" class="wp-caption-text">La Fondation CAB et son écrin radical signé Jean Michel Wilmotte (c) DR</p>
</div>
<p class="p1"><span class="s2">Derrière ce lieu hors du temps ? Hubert Bonnet. Collectionneur passionné, entrepreneur à l’élégance discrète, il imagine la Fondation CAB comme une ode au minimalisme, une respiration dans le vacarme visuel ambiant. Après avoir inauguré la première CAB à Bruxelles en 2012 dans un ancien garage Art déco, il réitère l’expérience dans une villa moderniste des années 50, signée Jean-Michel Wilmotte. Le béton, ici, s’écoute autant qu’il se regarde.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">À la Fondation CAB sise à Saint-Paul-de-Vence tout est tension et retenue. </span><span class="s1">La lumière glisse, les œuvres respirent, l’espace écoute.</span><span class="s2"> Le lieu n’impose rien, il propose. Et dans ses murs — ou plutôt entre ses vides — le minimalisme dialogue avec l’essentiel. On y croise des œuvres de Donald Judd, Dan Flavin, Charlotte Posenenske ou Josef Albers, comme des balises. On s’y perd dans des expositions ciselées, souvent monographiques, toujours pensées avec une précision d’orfèvre.</span></p>
<div id="attachment_29779" class="wp-caption alignnone"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2005.jpeg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-29779" class="wp-image-29779 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2005-500x330.jpeg" alt="" width="500" height="330" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2005-500x330.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2005-768x506.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2005-1024x675.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2005-100x66.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2005.jpeg 1179w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>
<p id="caption-attachment-29779" class="wp-caption-text">Felice Varini fait vibrer l’œil entre illusion et architecture : ses cercles orange peints sur la vitre du bookshop transforment l’entrée en une œuvre optique saisissante (C) DR</p>
</div>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Supports/Surfaces : quand la toile se libère<br />
</span></strong><span class="s2">Plus qu’un espace d’exposition, CAB Saint-Paul est un laboratoire. De formes, de matières, d’idées. On y célèbre le mouvement Support/Surfaces né dans le sud de la France à la fin des années 60, qui </span><span class="s1">démonte la peinture pour mieux en découdre</span><span class="s2">. Et ce à travers une exposition &#8211; </span><span class="s3">Partenaires Particuliers (SUPPORTS, SURFACES, DISSÉMINATION)</span><span class="s1"> &#8211; </span>pensée par Hugo Vitrani ( curateur du Palais de Tokyo) <span class="s2">à zieuter entre ombre du figuier et clarté méditerranéenne jusqu’au 29 septembre. Exit le cadre, bonjour l’éclatement. Les noms ? </span><span class="s1">Louis Cane, Noël Dolla, Claude Viallat, Daniel Dezeuze</span><span class="s2">… et d’autres figures majeures de ce courant qui a renversé la table — et tendu la toile sur les arbres. La fondation ne collectionne pas, elle propose. Elle invite. Elle met en tension. Comme un fil tiré entre l’histoire de l’art et les sensibilités d’aujourd’hui.</span></p>
<div id="attachment_29775" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-29775" class="wp-image-29775 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1991-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1991-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1991-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1991-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1991-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1991.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-29775" class="wp-caption-text">Partenaires particulaires explore une peinture sans cadre ni frontières, entre héritage radical et gestes contemporains © Antoine Lippens</p>
</div>
<div id="attachment_29774" class="wp-caption alignnone"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1992.jpeg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-29774" class="wp-image-29774 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1992-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1992-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1992-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1992-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1992-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1992.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>
<p id="caption-attachment-29774" class="wp-caption-text">Vue de l’installation « Partenaires particulaires » © Antoine Lippens</p>
</div>
<p class="p1"><span class="s1">La Fondation CAB ne regarde jamais l’histoire sans l’ouvrir</span><span class="s2">. À côté de ces pionniers du dépouillement, on retrouve des artistes contemporains qui poursuivent ce dialogue avec la matière, la couleur, l’espace. </span><span class="s1">Une passerelle vibrante entre héritage plastique et abstraction présente.</span></p>
<div id="attachment_29778" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-29778" class="wp-image-29778 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2004-500x362.jpeg" alt="" width="500" height="362" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2004-500x362.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2004-768x556.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2004-1024x741.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2004-100x72.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_2004.jpeg 1038w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-29778" class="wp-caption-text">Dans les entrailles modulaires de la maison Prouvé (c) DR</p>
</div>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Un art de vivre à la verticale<br />
</span></strong><span class="s2">Et parce qu’on ne pense jamais mieux que dans le silence, le lieu est aussi résidence d’artistes. Un jardin de sculptures, des chambres d’hôtes design, une table d’hôtes signée </span><span class="s1">Omer Bar &amp; Cuisine et </span><span class="s2">une librairie qui cultive le goût de l’objet imprimé : l’ensemble compose un écosystème où l’art vit, dort, et s’expose à la lumière du Sud.</span> <span class="s2">Tout respire l’épure. </span><span class="s1">Même le café y a l’air conceptuel.</span><span class="s2"> Mais jamais froid. La chaleur vient de l’attention portée à chaque détail, de la justesse des gestes et de la générosité discrète du lieu.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">Parmi les trésors discrets du domaine, une </span><span class="s1">maison démontable signée Jean Prouvé</span><span class="s2"> — architecte de l’essentiel, artisan du progrès. Posée là comme un éclat d’ingéniosité en tôle pliée, cette structure de 6&#215;6 mètres, pensée en 1944 pour reloger les sinistrés de guerre, raconte une vision audacieuse : celle d’un habitat léger, mobile, et d’une beauté brute. Prouvé y déploie son intelligence constructive : montage express, économie de moyens, lignes franches. </span><span class="s1">Et cerise sur le cube : on peut y dormir. La maison se loue pour une nuit hors du temps, entre design iconique et retraite méditative.</span></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Une fondation qui ne crie pas, mais qui marque<br />
</span></strong><span class="s2">À l’heure où tout flashe, elle choisit la durée. À l’époque du flux, elle préfère la structure. </span><span class="s1">Et depuis cet été, la Fondation CAB s’est alliée à De Bethune — maison horlogère suisse et visionnaire — pour une expérience où chaque seconde prend tout son sens.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">CAB, comme une cabane mentale pour amateurs d’alignements, de lumière rasante et de silences éloquents.</span><span class="s2"> Ici, on ne vient pas pour “faire une expo”. On vient pour se faire traverser. Par une ligne, une texture, une idée. Pour se réaccorder à une autre forme de perception. La Fondation CAB, c’est l’antidote à l’art consumé, l’antichambre d’un regard retrouvé. En somme, un luxe rare : celui du vide habité.</span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1994.jpeg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone wp-image-29772 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1994-500x333.jpeg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1994-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1994-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1994-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1994-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/IMG_1994.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
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		<title>Delphine Reist : quand l’objet se rebelle et que le quotidien se met à parler fort</title>
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				<pubDate>Wed, 21 May 2025 03:35:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Bonté]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Delphine Reist]]></category>
		<category><![CDATA[Pavillon Sicli]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Chez cette artiste genevoise, le banal devient subversif : rouleaux compresseurs qui impriment de l’art, seaux de béton qui prennent la pose, barils d’huile qui signent les murs comme des vandales inspirés. Ça tangue, ça grince, ça vibre – les machines ne sont plus des outils, elles deviennent sujet, parfois même tyrans. Son art a de l’autonomie, du caractère, de ... <a href="https://gooutmag.ch/delphine-reist-quand-lobjet-se-rebelle-et-que-le-quotidien-se-met-a-parler-fort/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p>Chez cette artiste genevoise, le banal devient subversif : rouleaux compresseurs qui impriment de l’art, seaux de béton qui prennent la pose, barils d’huile qui signent les murs comme des vandales inspirés. Ça tangue, ça grince, ça vibre – les machines ne sont plus des outils, elles deviennent sujet, parfois même tyrans.</p>
<p>Son art a de l’autonomie, du caractère, de l’instinct de révolte. Perceuses qui s’activent toutes seules, néons au bord du burn-out, chaises de bureau en pleine crise existentielle. Une sorte de soulèvement silencieux et mécanique, qui vous colle au mur bien plus sûrement qu’un texte de salle.</p>
<div id="attachment_29130" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-29130" class="wp-image-29130 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6caaa321c53428a822bc84465bff4a7b13b54924-724x1086-333x500.jpg" alt="" width="333" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6caaa321c53428a822bc84465bff4a7b13b54924-724x1086-333x500.jpg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6caaa321c53428a822bc84465bff4a7b13b54924-724x1086-768x1152.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6caaa321c53428a822bc84465bff4a7b13b54924-724x1086-683x1024.jpg 683w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6caaa321c53428a822bc84465bff4a7b13b54924-724x1086-100x150.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/6caaa321c53428a822bc84465bff4a7b13b54924-724x1086-1464x2196.jpg 1464w" sizes="(max-width: 333px) 100vw, 333px" />
<p id="caption-attachment-29130" class="wp-caption-text">Delphine Reist ©DR</p>
</div>
<p>Exposée au Centre Pompidou, au MACRO de Rome ou encore au musée Tinguely, Delphine Reist enseigne aussi à la HEAD – autant dire qu’elle sait manier la matière comme la pensée. Le rendez-vous du 22 mai promet d’être vibrant, dans tous les sens du terme. Et pour celles et ceux qui aiment l’art avec un fond sonore et un verre à la main, un apéro suivra. Évidemment.</p>
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		<title>Bâtir le soin</title>
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				<pubDate>Sat, 11 May 2024 18:57:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurore de Granier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[architecte]]></category>
		<category><![CDATA[Cynthia Fleury]]></category>
		<category><![CDATA[Pavillon Sicli]]></category>
		<category><![CDATA[SCAU]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Soutenir, ville, architecture et soin, investit l’espace d’exposition du Pavillon Sicli l’espace de quelques semaines pour venir interroger une architecture bien spécifique, celle dédiée au soin. Un projet créé en codirection par la philosophe Cynthia Fleury et le collectif d’architectes SCAU au lendemain de la crise sanitaire, période pendant laquelle les pays du monde entier se sont retrouvés face aux ... <a href="https://gooutmag.ch/batir-le-soin/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Soutenir, ville, architecture et soin, investit l’espace d’exposition du Pavillon Sicli l’espace de quelques semaines pour venir interroger une architecture bien spécifique, celle dédiée au soin. Un projet créé en codirection par la philosophe Cynthia Fleury et le collectif d’architectes SCAU au lendemain de la crise sanitaire, période pendant laquelle les pays du monde entier se sont retrouvés face aux limites de leur système de santé. Des problématiques variées selon les lieux se sont alors manifestées, mais dans la plupart des nations touchées, la question de l’accessibilité au soin s’est faite évidente, tout comme celle de la capacité d’accueil et de l’adaptabilité à des conditions exceptionnelles des lieux de santé. Un bilan est rapidement établi, en Suisse comme ailleurs, l’architecture et l’urbanisme du soin sont remis en questions. « Début 2020, l’épidémie de Covid fige soudainement l’humanité et vide les villes. Conséquence immédiate de la crise sanitaire, l’exode urbain rappelle les liens fragiles entre ville et santé, entre architecture et prophylaxie, entre cité et hospitalité. Il ouvre ainsi aussi un champ de questionnement pour la ville de demain : accès aux lieux de soin et place de la médecine ; évolution des établissements de santé et prise en charge de toutes les pathologies ; vieillissement de la population et accessibilité des équipements ou logements ; mortalité urbaine et place des sépultures ; impacts sanitaires de nos métabolismes métropolitains et transformation des territoires… » listent les commissaires d’exposition. Tant de questionnements auxquels l’exposition Soutenir tente de répondre à travers des exemples et des cas d’étude concret, dont les Hôpitaux Universitaires de Genève font partie dans l’escale genevoise du projet. </span></p>
<div id="attachment_26953" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-26953" class="wp-image-26953 size-large" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1708431316298-682x1024.jpeg" alt="" width="682" height="1024" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1708431316298-682x1024.jpeg 682w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1708431316298-333x500.jpeg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1708431316298-768x1154.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1708431316298-100x150.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1708431316298.jpeg 800w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" />
<p id="caption-attachment-26953" class="wp-caption-text">Sicli ©DR</p>
</div>
<p><span style="font-weight: 400;">En partant des origines de ces lieux de soin, revenant sur l’histoire des hôpitaux, de leur implantation dans le tissu urbain, mais aussi de leur architecture, l’exposition avance dans le temps, ne manquant jamais de justifier ses postulats par des exemples en nombre de lieux passés ou présents. Des portraits de lieux, mais aussi des thématiques exemplifiées à travers différents médiums, de la photographie à la maquette en passant par des installations. Mais l’exposition ne se contente pas d’analyser des hôpitaux comme nous les connaissons. Elle interroge la notion même de lieu et d’espace de soin, ses frontières, et ses différentes formes existantes et possibles, venant redéfinir ce que nous englobons dans ce terme. Une exposition importante, qui nous ouvre les yeux sur tout un système et ses possibles à travers le filtre de l’architecture.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le MIH, écrin architectural du temps</title>
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				<pubDate>Thu, 04 Apr 2024 06:31:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurore de Granier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Art & Expos]]></category>
		<category><![CDATA[architecture brutaliste]]></category>
		<category><![CDATA[Chaux-de-Fonds]]></category>
		<category><![CDATA[La Chaux-de-Fonds]]></category>
		<category><![CDATA[MIH]]></category>
		<category><![CDATA[Musée International d’Horlogerie]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Brut. Cinquante ans d’un écrin monumental Le projet est immense, monumental. Imaginer un écrin destiné à accueillir la plus grande collection horlogère au monde. Sa place est elle cependant toute trouvée : dans le parc des musées de La Chaux-de-Fonds. Mais l’architecture du musée n’est pas déposée sur la pelouse de la parcelle. Au lieu de cela, elle s’insère dans ... <a href="https://gooutmag.ch/le-mih-ecrin-architectural-du-temps/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><b>Brut. Cinquante ans d’un écrin monumental<br />
</b>Le projet est immense, monumental. Imaginer un écrin destiné à accueillir la plus grande collection horlogère au monde. Sa place est elle cependant toute trouvée : dans le parc des musées de La Chaux-de-Fonds. Mais l’architecture du musée n’est pas déposée sur la pelouse de la parcelle. Au lieu de cela, elle s’insère dans son sol, dans sa paroi, s’inspirant directement des habitations troglodytes se nichant dans la pierre. Derrière cette inspiration, la volonté de créer une expérience totale pour le visiteur. Il ne fait pas qu’entrer dans un musée, le Musée International de l’Horlogerie a pour vocation de nous immerger dans la mesure du temps. L’enjeu est important, la récession n’aide pas, mais en 1974 le musée ouvre ses portes au public. 50 ans plus tard, il est toujours là. L’histoire de ce lieu, écrin des gardes temps les plus précieux, est alors racontée dans la nouvelle exposition portée par le musée qui associe l’univers de l’horlogerie à celui de l’architecture, le temps d’un accrochage temporaire. Nous revenons alors sur le récit de ce musée directement inspiré de la vague brutaliste. Derrière ce projet se trouve un architecte natif de la ville vaudoise, Georges-J. Hæfeli accompagné sur ce chantier par le Zurichois Pierre Zoelly, qui se doit alors d’imaginer un écrin adapté à ce qu’il renferme tout en respectant l’environnement dans lequel il s’implante. « L’écrin monumental imaginé par les architectes remplit intelligemment toutes les exigences du programme. Il concilie les antagonismes et les jeux d&rsquo;échelle. D’étroites collaborations se nouent avec des spécialistes en physique des bâtiments (…). Unanimement salué par la presse à son inauguration, le MIH est lauréat du premier Prix Béton, en 1977. Il reçoit le Prix Cembureau et est promu Musée européen de l’année 1978 » racontent les commissaires de l’exposition. Pour nous immerger dans cette histoire du bâti, le musée propose aujourd’hui une projection d’images d’archives nous permettant de mieux comprendre l’architecture de ce lieu d’exception. À travers des photos et des témoignages, nous sommes invités à nous familiariser avec ce bâtiment tout de béton, aux courbes surprenantes, aux lignes droites à la géométrie parfaite, radicale. Mais la meilleure manière de le redécouvrir reste encore de l’observer sous toutes ses coutures. Cette exposition qui s’achèvera le 10 novembre prochain s’inscrit également dans une perspective de rétrospective en amont de la future rénovation du musée qui prendra place dans les années à venir, garantissant au projet brutaliste de perdurer pendant le prochain demi-siècle.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-26661" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MIH-J-Hoffman_2-1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MIH-J-Hoffman_2-1024x683.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MIH-J-Hoffman_2-500x333.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MIH-J-Hoffman_2-768x512.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MIH-J-Hoffman_2-100x67.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MIH-J-Hoffman_2-1464x976.jpg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MIH-J-Hoffman_2-1200x800.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><b>Nouvelles acquisitions, rétrospective<br />
</b>De passage au musée, nous en profitons pour partir à la découverte de la seconde exposition organisée par le MIH consacrée à ses nouvelles acquisitions de la dernière année. « L’année écoulée restera gravée dans les annales du MIH, tant les 280 pièces achetées et reçues revêtent une importance significative pour l’histoire de l’horlogerie. Parmi une vingtaine de donatrices et donateurs différents, mentionnons deux personnalités singulières, récemment disparues, dont la générosité enrichit notablement les collections du MIH : Michel Hubert et Eduard Streit » précisent les équipes du musée. À découvrir jusqu’au 28 février 2025.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-26666" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Pendulette-rÃÂ©veil-ÃÂ©lectrique-Brac-2000-1024x682.jpg" alt="" width="1024" height="682" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Pendulette-rÃÂ©veil-ÃÂ©lectrique-Brac-2000-1024x682.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Pendulette-rÃÂ©veil-ÃÂ©lectrique-Brac-2000-500x333.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Pendulette-rÃÂ©veil-ÃÂ©lectrique-Brac-2000-768x512.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Pendulette-rÃÂ©veil-ÃÂ©lectrique-Brac-2000-100x67.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Pendulette-rÃÂ©veil-ÃÂ©lectrique-Brac-2000-1464x976.jpg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Pendulette-rÃÂ©veil-ÃÂ©lectrique-Brac-2000-1200x800.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L’expérience de l’espace par la matière</title>
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				<pubDate>Sat, 27 Jan 2024 18:05:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurore de Granier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[architecte]]></category>
		<category><![CDATA[art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Bijoy Jain]]></category>
		<category><![CDATA[designer]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Cartier]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Cartier pour l’art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Nouvel]]></category>
		<category><![CDATA[Studio Mumbai]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>C’est dans le bâtiment imaginé par Jean Nouvel que s&#8217;installent les travaux d’un architecte venu de l’autre côté du globe. Bijoy Jain, né à Mumbai, en Inde, y installe sa propre agence en 1995 après avoir été diplômé de l’université de Washington, et travaillé auprès d’importants bureaux américains, à l’image de celui de Richard Meier. À la fois designer et ... <a href="https://gooutmag.ch/lexperience-de-lespace-par-la-matiere/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">C’est dans le bâtiment imaginé par Jean Nouvel que s&rsquo;installent les travaux d’un architecte venu de l’autre côté du globe. Bijoy Jain, né à Mumbai, en Inde, y installe sa propre agence en 1995 après avoir été diplômé de l’université de Washington, et travaillé auprès d’importants bureaux américains, à l’image de celui de Richard Meier. À la fois designer et architecte, il est aussi professeur, et enseigne sur les terres suisses, à l’Università della Svizzera Italiana de Mendrisio. Mais c’est depuis sa ville natale qu’il pratique son art et imagine des bâtiments qui viennent s’installer de part le monde. Ce créatif distingue son approche architecturale par un rapport étroit à la matière. Fasciné par les éléments, pour lui l’eau, l’air, la lumière, mais aussi le temps ne peuvent pas être séparés de l’architecture. Une approche unique qui relie directement ses projets à la question de la sensorialité et à notre rapport à l’objet. </span></p>
<div id="attachment_26202" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-26202" class="wp-image-26202 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/c-Cyril-Marcilhacy-1.jpeg" alt="" width="1000" height="667" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/c-Cyril-Marcilhacy-1.jpeg 1000w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/c-Cyril-Marcilhacy-1-500x334.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/c-Cyril-Marcilhacy-1-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/c-Cyril-Marcilhacy-1-100x67.jpeg 100w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" />
<p id="caption-attachment-26202" class="wp-caption-text">Lamento ©Cyril Marcilhacy</p>
</div>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour son installation à la Maison Cartier, c’est cette relation qu’il a tenté de mettre en place en invitant une multitude de matériaux à s’exprimer dans l’espace. Ainsi, la terre et la brique côtoient la pierre et l’eau. Mais d’autres éléments, plus fugaces, omniprésents mais moins visibles, sont aussi convoqués. Parmi ceux-ci, la gravité et la légèreté, les jeux d’ombre et de lumière. Mais aussi le silence, que Bijoy Jain place au cœur de Souffle de l’architecture. « Le silence a un son, nous l&rsquo;entendons résonner en nous. Ce son connecte tous les êtres vivants. C’est le souffle de la vie. Il est synchrone en chacun de nous. Le silence, le temps et l&rsquo;espace sont éternels, tout comme l&rsquo;eau, l&rsquo;air et la lumière, qui sont notre construction élémentaire. Cette abondance de phénomènes sensoriels, de rêves, de mémoire, d&rsquo;imagination, d&rsquo;émotions et d&rsquo;intuition provient de ce réservoir d&rsquo;expériences, ancré dans les coins de nos yeux, dans la plante de nos pieds, dans le lobe de nos oreilles, dans le timbre de notre voix, dans le murmure de notre souffle et dans la paume de nos mains » confiait-il aux commissaires de l’exposition. </span></p>
<div id="attachment_26203" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-26203" class="wp-image-26203 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/c-Cyril-Marcilhacy-.jpeg" alt="" width="1000" height="667" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/c-Cyril-Marcilhacy-.jpeg 1000w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/c-Cyril-Marcilhacy--500x334.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/c-Cyril-Marcilhacy--768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/c-Cyril-Marcilhacy--100x67.jpeg 100w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" />
<p id="caption-attachment-26203" class="wp-caption-text">©Cyril Marcilhacy</p>
</div>
<p><span style="font-weight: 400;">Les éléments se côtoient alors et échangent dans l’espace. Des sculptures en terracotta s’installent à côté d’éléments vernaculaires de l’architecture urbaine indienne, tandis que structures en bambous et constructions en briques s’additionnent aux créations invitées de la dessinatrice chinoise Hu Liu et aux travaux modelés de la céramiste danoise Alev Ebüzziya Siesbye. Un dialogue entre les matériaux et les formes qui se calque toujours sur l’espace, en réalité matière centrale à la pratique de Bijoy Jain, qui confiait, « L’espace et l’architecture doivent être inclusifs ». Une expérience spatiale, matérielle, métaphysique, à découvrir jusqu’au 21 avril prochain.</span></p>
<div id="attachment_26200" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-26200" class="wp-image-26200 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/c-Cyril-Marcilhacy-Lumento-2.jpeg" alt="" width="667" height="1000" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/c-Cyril-Marcilhacy-Lumento-2.jpeg 667w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/c-Cyril-Marcilhacy-Lumento-2-334x500.jpeg 334w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/c-Cyril-Marcilhacy-Lumento-2-100x150.jpeg 100w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" />
<p id="caption-attachment-26200" class="wp-caption-text">©Cyril Marcilhacy</p>
</div>
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		<title>The Twist : un musée sculpture</title>
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				<pubDate>Mon, 04 Dec 2023 10:57:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurore de Granier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[BIG-Bjarke Ingels]]></category>
		<category><![CDATA[Do Ho Suh]]></category>
		<category><![CDATA[Kistefos Museum]]></category>
		<category><![CDATA[Liquid Life]]></category>
		<category><![CDATA[musée Kistefos]]></category>
		<category><![CDATA[Norvège]]></category>
		<category><![CDATA[Oslo]]></category>
		<category><![CDATA[Randselva]]></category>
		<category><![CDATA[The Twist]]></category>
		<category><![CDATA[Tony Cragg]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Perdu au milieu de la forêt de conifères, c’est un musée qui se visite pour sa collection, mais également pour son architecture. Imaginé par le groupe BIG-Bjarke Ingels, il se fait pièce maîtresse de l’institution Kistefos qui accueillait déjà par le passé un imposant parc de sculptures rassemblant des œuvres des artistes les plus influents du 20ème et 21ème siècle. ... <a href="https://gooutmag.ch/the-twist-un-musee-sculpture/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_25867" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-25867" class="wp-image-25867 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/04_BIG_KIS_The-Twist_Image-by-Laurian-Ghinitoiu.jpg" alt="" width="750" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/04_BIG_KIS_The-Twist_Image-by-Laurian-Ghinitoiu.jpg 750w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/04_BIG_KIS_The-Twist_Image-by-Laurian-Ghinitoiu-500x333.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/04_BIG_KIS_The-Twist_Image-by-Laurian-Ghinitoiu-100x67.jpg 100w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" />
<p id="caption-attachment-25867" class="wp-caption-text">Sis au coeur de la forêt norvégienne, The Twist, le Musée Kistefos au nord d&rsquo;Oslo ©DR</p>
</div>
<p><span style="font-weight: 400;">Perdu au milieu de la forêt de conifères, c’est un musée qui se visite pour sa collection, mais également pour son architecture. Imaginé par le groupe BIG-Bjarke Ingels, il se fait pièce maîtresse de l’institution Kistefos qui accueillait déjà par le passé un imposant parc de sculptures rassemblant des œuvres des artistes les plus influents du 20ème et 21ème siècle. Désormais, c’est une sculpture monumentale qui vient mettre un point final à ce projet, se faisant à la fois objet d’art et d’architecture, pont, et espace d’exposition. « The Twist est un lieu hybride qui couvre plusieurs catégories traditionnelles : c’est un musée, c’est un pont, c’est une sculpture habitable. Comme un pont, il reconfigure le parc de sculpture en transformant le voyage à travers le parc en une boucle continue. En tant que musée, il relie deux espaces distincts : une galerie verticale intérieure et une galerie horizontale extérieure avec vue panoramique sur la rivière. Un troisième espace est créé par la création entre ces deux galeries du twist. La forme qui en résulte devient une autre sculpture parmi les sculptures du parc » expliquent les curateurs du lieu culturel. Monument hybride, c’est également sa situation géographique qui le rend unique en son genre. Loin de la capitale d’Oslo, le musée est en immersion totale dans la forêt norvégienne, une conception humaine émergent de la nature dense et sauvage rythmée par les forêts et la rivière Randselva. L’aluminium réfléchissant de sa façade souligne ce contraste, servant également de rappel au passé industriel des lieux, mais invite aussi à l’immersion dans son paysage. Au fil des saisons, les couleurs de la nature se reflètent alors dans les tôles, faisant pour ainsi dire disparaître la construction hybride une fois venus l’hiver et ses épaisses neiges.</span></p>
<div id="attachment_25869" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-25869" class="wp-image-25869 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/08_BIG_KIS_The-Twist_Image-by-Laurian-Ghinitoiu.jpg" alt="" width="750" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/08_BIG_KIS_The-Twist_Image-by-Laurian-Ghinitoiu.jpg 750w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/08_BIG_KIS_The-Twist_Image-by-Laurian-Ghinitoiu-500x333.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/08_BIG_KIS_The-Twist_Image-by-Laurian-Ghinitoiu-100x67.jpg 100w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" />
<p id="caption-attachment-25869" class="wp-caption-text">Prouesse architecturale désignée par le groupe BIG-Bjarke Ingels ©DR</p>
</div>
<p><span style="font-weight: 400;">Une merveille d’esthétisme qui porte en elle une grande technicité. La structure rectiligne subit en son centre une torsion à 90°, venant conférer au Twist sa forme si singulière, et par la même occasion lui donner son nom. Le visiteur du musée est alors invité à explorer ses formes aux esthétiques à la fois organiques et industrielles. Depuis la berge boisée menant à l’entrée de l’institution, nous sommes entraînés dans la première galerie proposant des expositions temporaires dédiées à l’art contemporain. Parmi les curations proposées, par le passé le musée a eu l’occasion d’accueillir des pièces du sculpteur anglais Tony Cragg, de l’artiste coréen Do Ho Suh, ou encore les installations du projet Liquid Life. Une plongée dans le monde de l’art contemporain profondément immersive, la première partie du bâtiment n’offrant aucune ouverture vers l’extérieur. Et puis tout à coup les fenêtres se multiplient et s’agrandissent, pour laisser place à une baie vitrée donnant tout le loisir aux visiteurs d’observer la rivière et ses deux berges bordées de forêt. L’espace d’exposition sert alors également de pont, permettant aux visiteurs du Kistefos de compléter la boucle qui fait le tour du jardin de sculptures, en passant par la Nybruket Gallery proposant un autre programme, dans une ancienne usine dont l’architecture de briques rouges traditionnelles de l’ère industrielle a été préservée. À travers la forêt se dévoilent alors les sculptures d’Olafur Eliasson, Fernando Botero, Yayoi Kusama, et au détour d’un sapin, on aperçoit le Twist dans toute sa splendeur au-dessus des flots agités de la Randselva. </span></p>
<div id="attachment_25868" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-25868" class="wp-image-25868 size-full" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/87876752e14044d2be06f2fb738e1b24.6e7b65d0.jpg" alt="" width="780" height="520" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/87876752e14044d2be06f2fb738e1b24.6e7b65d0.jpg 780w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/87876752e14044d2be06f2fb738e1b24.6e7b65d0-500x333.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/87876752e14044d2be06f2fb738e1b24.6e7b65d0-768x512.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/87876752e14044d2be06f2fb738e1b24.6e7b65d0-100x67.jpg 100w" sizes="(max-width: 780px) 100vw, 780px" />
<p id="caption-attachment-25868" class="wp-caption-text">Prouesse architecturale désignée par le groupe BIG-Bjarke Ingels ©DR</p>
</div>
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		<title>Réalité virtuelle</title>
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				<pubDate>Tue, 07 Nov 2023 10:26:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurore de Granier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Bambimou]]></category>
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		<category><![CDATA[pop up store]]></category>
		<category><![CDATA[Séoul]]></category>
		<category><![CDATA[Simon Porte Jacquemus]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Au premier regard, le nouveau pop up store Jacquemus évoque une image en réalité augmentée. Et pourtant, cette boutique éphémère installée à Séoul en octobre dernier est bien réelle. Après avoir fait rouler les sacs Bambino en version géante dans les rues de Paris, puis leur avoir fait prendre un bain dans la baie de Ville-Franche-sur-Mer, la marque française Jacquemus ... <a href="https://gooutmag.ch/realite-virtuelle/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Au premier regard, le nouveau pop up store Jacquemus évoque une image en réalité augmentée. Et pourtant, cette boutique éphémère installée à Séoul en octobre dernier est bien réelle. Après avoir fait rouler les sacs Bambino en version géante dans les rues de Paris, puis leur avoir fait prendre un bain dans la baie de Ville-Franche-sur-Mer, la marque française Jacquemus s’est imposée comme experte dans le marketing faisant appel à la réalité augmentée. Une réussite qui pousse celui que certains surnomment le Prince Soleil à sauter le pas, à sortir de l’écran. Derrière le pop up de Séoul, une idée de plus simple : passer de la réalité artificielle à la réalité. Dans ce lieu éphémère Simon Porte Jacquemus et ses équipes reprennent le concept implanté quelque temps plutôt dans le grand magasin parisien, les Galeries Lafayette : le Café Fleurs. Sans surprise, le concept fait mouche, attirant autant curieux qu’influenceurs à foison, venant acheter un bouquet, boire un café, parfois se laisser tenter par un accessoire de la marque, dans cet espace au design immaculé. À Séoul, l’identité propre et léchée, minimaliste mais malgré tout solaire, se retrouve dans la boutique à l’architecture plus qu’originale. Sa forme ? Le dernier né de la marque, le Bambimou, présenté lors du dernier défilé parisien Jacquemus au Château de Versailles. Nouvelle coqueluche des réseaux et de la rue, le sac à main devenu emblématique en l’espace de quelques heures se déploie dans les rues de Séoul dans un format démesuré. Depuis la rue, c’est un sac immaculé reproduit dans les moindres détails de la maroquinerie originale du Bambimou. Chaque caractéristique est respectée, la matière reproduisant l’aspect moelleux du tissu, les coutures reproduites à la lettre, les proportions nous plongeant tout à coup dans le monde d’Alice au pays des merveilles.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À l’intérieur nous sommes alors transportés dans les entrailles de l’accessoire. Comme à l’extérieur, c’est ici le blanc qui domine dans un design des plus minimalistes seulement agrémenté d’un bar à la courbe géométrique devançant les étagères sur lesquelles reposent les bouquets de lisianthus monogrammés du Café Fleurs. La couleur elle ne se manifeste qu’à travers les accessoires, dont font bien évidemment partie les sacs Bambimou, cette fois-ci en taille réelle, déclinés dans des tonalités tantôt solaires, tantôt pastels. Un nouveau coup marketing réussi pour Jacquemus dont on attend maintenant avec impatience de nouvelles surprises passant du monde virtuel au monde réel. </span></p>
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		<title>Un OVNI en Catalogne</title>
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				<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 06:17:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurore de Granier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Clément Cividino]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[Maison Xasteros]]></category>
		<category><![CDATA[Nikolaos Xasteros]]></category>
		<category><![CDATA[OVNI]]></category>
		<category><![CDATA[OVNI architectural]]></category>
		<category><![CDATA[Terra Remota]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>L’histoire d’un sauvetage C’est un projet qui naît du pur hasard. Tout commence en 2016 quand un ami du galeriste Clément Cividino s’envole pour la Grèce et découvre cet étrange objet architectural dans un petit village situé non loin d’Athènes. Il lui envoie un cliché de l’insolite maisonnette, et la décision est alors prise de la rapatrier sur le territoire ... <a href="https://gooutmag.ch/un-ovni-en-catalogne/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><b>L’histoire d’un sauvetage<br />
</b>C’est un projet qui naît du pur hasard. Tout commence en 2016 quand un ami du galeriste Clément Cividino s’envole pour la Grèce et découvre cet étrange objet architectural dans un petit village situé non loin d’Athènes. Il lui envoie un cliché de l’insolite maisonnette, et la décision est alors prise de la rapatrier sur le territoire français. Transportée en kit, elle est reconstruite puis restaurée dans sa forme originale, la seule modification réalisée se faisant au niveau du coloris du vitrage passant au brun fumé. Un sauvetage en quelque sorte donc, qui vient rappeler la rareté des Maisons Xasteros. Si au départ elles sont imaginées par l’architecte grec dans le cadre d’un contrat avec une entreprise nommée Alta, le brevet étant déposé en 1969, elles sont ensuite produites par l’architecte lui-même, mais réalisées en très petite quantité. Aujourd’hui il ne subsisterait plus que dix exemplaires, dont l’un deux exposés à Athènes au début du siècle, ayant depuis mystérieusement disparu. La Maison Xasteros n’est pas la première installation architecturale menée par Clément Cividino. Elle vient en réalité s’inscrire dans une jeune série de projets similaires, débutée en 2021 avec l’exposition du Chalet Nova du Studio Rochel, puis en 2022 de la Maison Marabout de Raymond Camus. Ses choix sont dictés par sa passion pour l’architecture préfabriquée réalisée à petite échelle durant le XXème siècle, période foisonnante pour ce mouvement niche dont il ne reste aujourd’hui que de discrets vestiges.</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-25354 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-1-500x375.png" alt="" width="500" height="375" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-1-500x375.png 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-1-768x576.png 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-1-1024x769.png 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-1-100x75.png 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-1-1464x1099.png 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-1.png 1600w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p><b>Une architecture hors du temps<br />
</b>Imaginée durant les années 1960, la Maison Xasteros se veut comme un projet de petite demeure préfabriquée, d’une surface habitable de 50 mètres carrés, comprenant un salon, une chambre, une cuisine et une salle de bain. Un espace habitable donc, mais dont le design hors du commun vient le démarquer des constructions de ce même type. Entièrement réalisée en fibre de verre, elle rend possible la création de formes ovoïdes et organiques aboutissant à une esthétique rappelant sans effort les représentations de vaisseaux OVNI. Les pieds sur lesquels elle est posée, ainsi que l’escalier dépliable donnant l’accès, ne font qu’accentuer ce caractère encore renforcé par le coloris immaculé. À l’origine de ce projet vivait alors la volonté de concevoir des maisons faciles à fabriquer, et pouvant être installées dans n’importe quel lieu. Une loi interdisant l’installation de préfabriqués sur des parcelles de taille réduite à mis fin au projet, qui n’a finalement vu naître que dix exemplaires. Malgré tout, Nikolaos Xasteros est encore aujourd’hui reconnu comme pionnier, ayant imaginé une architecture alliant à la fois technologie par l’utilisation extensive de la fibre de verre, la production de masse, et la mobilité sans sacrifier l’esthétique ni la practicalité.</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-25353 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-375x500.png" alt="" width="375" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-375x500.png 375w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-768x1025.png 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-767x1024.png 767w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-100x133.png 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-1464x1954.png 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard.png 1600w" sizes="(max-width: 375px) 100vw, 375px" /></p>
<p><b>Écrin de design<br />
</b>Si elle fut imaginée pour accueillir des habitants, la Maison Xestaros se fait dans le domaine viticole de Terra Remota un espace d’exposition consacré au design. Le collectionneur et galeriste Clément Cividino allie alors ses deux passions en exposant dans la maison préfabriquée des objets de design de collection créés dans les années 1960 et 1970. Dans l’espace de 50m2 on retrouve alors le célèbre lampadaire Manta Ray du designer Louis Durot, mais aussi des créations de Mario Sabot ou encore Michel Dumas. La maison se prête à merveille à cette installation, un white cube ovoïde en quelques sortes. Mais le dialogue fonctionne dans les deux sens. Si l’espace valorise l’objet, l’objet vient rendre sa fonction à l’espace. Abandonnée et oubliée la maison reprend son rôle premier en étant meublé, ne serait-ce que l’espace de quelques semaines.</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-25349 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-2-500x375.png" alt="" width="500" height="375" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-2-500x375.png 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-2-768x576.png 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-2-1024x767.png 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-2-100x75.png 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-2-1464x1097.png 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Stephen-Julliard-2.png 1600w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
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		<title>La Villa « Le Lac » fête ses 100 ans</title>
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				<pubDate>Sun, 16 Jul 2023 14:20:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurore de Granier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Corseaux]]></category>
		<category><![CDATA[la Villa « Le Lac »]]></category>
		<category><![CDATA[Le Corbusier]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Un OVNI sur les bords du lac La Villa « Le Lac » reste l’un des projets les plus personnels menés par le célèbre urbaniste et architecte chaux-de-fonnier Le Corbusier. C’est en 1923 que démarre ce projet qui allait marquer à jamais la carrière de ce visionnaire. À l’origine bâtie pour ses parents, puis est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en ... <a href="https://gooutmag.ch/la-villa-le-lac-fete-ses-100-ans/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><b>Un OVNI sur les bords du lac<br />
</b>La Villa « Le Lac » reste l’un des projets les plus personnels menés par le célèbre urbaniste et architecte chaux-de-fonnier Le Corbusier. C’est en 1923 que démarre ce projet qui allait marquer à jamais la carrière de ce visionnaire. À l’origine bâtie pour ses parents, puis est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2016, la gestion muséale incombant à l’Association Villa « Le Lac » Le Corbusier depuis 2013. Un projet aujourd’hui célébré, et considéré comme novateur, qui au début des années 1920 apparaît comme un OVNI architectural. En effet, Le Corbusier utilise cette construction privée pour mettre en place différents essais, venant notamment inclure dans ce projet des plus originaux pour l’époque un toit plat. Les ouvertures sur l’extérieur marquent un avant et un après, avec ici la réalisation d’une fenêtre mesurant 11 mètres de long, véritable prouesse technique pour l’époque, qui vient témoigner du désir de l’architecte de créer un lien indéfectible entre espace intérieur et extérieur. L’exposition imaginée pour le centenaire, intitulée <i>Il était une fois la Villa &#8211; Le plan avant le terrain et autres histoires,</i> invite les visiteurs à observer la bâtisse à travers le regard de ceux qui ont eu la chance de la côtoyer entre les années 1950 et 1960. Les nombreux témoignages, regroupant ceux d’architectes, d’historiens, mais aussi de voisins et habitants de la commune, rappellent l’originalité d’une telle construction il y a cent ans. Vidéos, photographies d’une grande rareté, mais aussi audios et écrits viennent ponctuer la Villa qui se redécouvre pour cet anniversaire, un an après sa réouverture au public suivant des travaux de rénovation.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-24793" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/front-gallery-01_01-1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/front-gallery-01_01-1024x683.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/front-gallery-01_01-500x333.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/front-gallery-01_01-768x512.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/front-gallery-01_01-100x67.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/front-gallery-01_01-1464x976.jpg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/front-gallery-01_01-1200x800.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><b>Laboratoire d’expérimentations<br />
</b>Une construction hors du commun pour l’époque, la Villa « Le Lac » l’était sans aucun doute. Mais elle fut également un terrain d’expérimentations sans pareil pour Le Corbusier qui allait dans ce projet poser les fondations de son travail, mettant ici en place trois des « cinq points d’une architecture nouvelle ». Si la construction atteint une surface de seulement 64m2, elle permet à l’architecte d’expérimenter avec le plan libre, la fameuse fenêtre en longueur, et le toit-jardin. Plaçant en son centre l’ergonomie et le fonctionnalisme, l’architecture de la Villa se dessine sur une travée unique, jouant sur l’étroitesse du terrain qui ne se fait plus entrave au projet, et est à l’inverse désirée. Une typologie qui vient en réalité créer la maison idéale pour ses habitants, où le confort se fait central, et la valorisation pratique des volumes s’exemplifie. Autre point majeur de la Villa, le rapport entre intérieur et extérieur, le lac, et le jardin, semblant faire partie intégrante de la maison grâce aux nombreuses et vastes ouvertures vitrées.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-24794" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/front-gallery-01_02-1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/front-gallery-01_02-1024x683.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/front-gallery-01_02-500x333.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/front-gallery-01_02-768x512.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/front-gallery-01_02-100x67.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/front-gallery-01_02-1464x976.jpg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/front-gallery-01_02-1200x800.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><b>Pour fêter ça…<br />
</b>Au-delà de l’exposition<b>,</b> c’est tout un panel d’événements qui s’articule autour de cet anniversaire. Parmi les rendez-vous à ne pas rater, une programmation de cinéma en plein air dans le jardin de la villa, mais aussi des conférences aux thématiques variées toujours axées autour de l’univers de l’architecture. Le jardin se fera aussi scène avec des concerts, on relève notamment le 15 juillet un concert de piano de Jérémie Conus qui interprétera des pièces du répertoire de la mère et du frère de Le Corbusier. Enfin, impossible de rater le concours canin dont le premier opus aura lieu le 9 juillet, première des dix dates, où les petits chiens pourront venir se mesurer sur le tremplin créé par Le Corbusier pour permettre au fox terrier de sa mère d’aboyer à sa guise sur les passants !</p>
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		<title>Vidy : l’éphémère éternel</title>
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				<pubDate>Fri, 14 Apr 2023 10:23:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurore de Granier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Architecture]]></category>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-large wp-image-23936" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Matthieu_Gafsou_S23_2-1024x819.jpg" alt="" width="1024" height="819" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Matthieu_Gafsou_S23_2-1024x819.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Matthieu_Gafsou_S23_2-500x400.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Matthieu_Gafsou_S23_2-768x614.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Matthieu_Gafsou_S23_2-100x80.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Matthieu_Gafsou_S23_2-1464x1171.jpg 1464w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><b>Près de 60 ans plus tôt<br />
</b>Tout commence en 1964, lors de l’Exposition nationale. Dans le cadre de cet événement un immense pavillon dédié à la culture est construit, incluant ce qui est aujourd’hui le Théâtre de Vidy. C’est sous la direction de l’architecte et designer élève du Bauhaus Max Bill que le projet prend vie, et grâce à la volonté de Charles Apothéloz qu’il subsiste alors que sa durée d’existence ne devait se limiter qu’à six mois. Ardemment défendu dans sa conservation, il continue d’occuper sa fonction originelle : celle d’un théâtre, faisant la part belle à la création originale. En 1972 son destin bascule à nouveau quand il devient propriété de la Ville de Lausanne. En quelques années le lieu s’affirme comme un haut lieu du théâtre en Suisse romande, mais également un véritable pôle de création reconnu à l’échelle européenne. Épicentre culturel, l’architecture du théâtre subit cependant les affres du temps. N’ayant pas été construit pour durer, sa fragilité s’affiche rapidement, et les travaux de rénovations et de remaniements se multiplient. Les dix dernières années font également état d’une obsolescence technique désormais impossible à ignorer, tout comme les carences en question de sécurité et d’énergie. Mais les besoins de Vidy ont eux aussi évolués. Centre de création reconnu à l’échelle européenne, le théâtre nécessitait la construction d’une salle de répétition, aujourd’hui ajoutée à la composition des lieux dans le respect de l’esthétique du bâti référent. La remise aux normes du bâtiment ne peut plus être repoussée, et est alors lancée la délicate opération de son remaniement, assurant à celui qui était voué à l’éphémère une pérennité incalculable.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-23935" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ARebetez1-794x1024.jpeg" alt="" width="794" height="1024" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ARebetez1-794x1024.jpeg 794w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ARebetez1-387x500.jpeg 387w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ARebetez1-768x991.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ARebetez1-100x129.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ARebetez1-1464x1889.jpeg 1464w" sizes="(max-width: 794px) 100vw, 794px" /></p>
<p><b>Héritage identitaire<br />
</b>Si au fil des ans les bâtiments additionnels se sont multipliés au sein du théâtre, ici toute l’attention est portée au pavillon bâti par Max Bill auquel vient s’ajouter une nouvelle salle de répétition. Un défi majeur qui doit répondre à deux enjeux : respecter et conserver au maximum le patrimoine architectural des lieux, et réaliser des changements qui ancreront le théâtre dans les besoins de son époque. Pour les architectes de PONT12 une question se pose : comment rénover/restaurer l’existant et comment le prolonger par le nouveau volume de la salle de répétition? Les décennies précédentes ont été le théâtre de nombreux travaux qui ont modifié les lieux. Les façades ont été remplacées, l’espace divisé, mais pour les architectes de PONT12 le plus important est là : la base.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">On retrouve dans la structure la géométrie nette et presque tranchante de l’espace sous la main de Max Bill et les influences de son école. Une identité visuelle très forte qui elle n’a pas disparu, et permet aux architectes de cette rénovation de marcher dans ses pas. Au centre de leur préoccupation, on retrouve l’identité visuelle du théâtre qui ne doit pas être perdue au prix de la modernisation. « Dans l’esprit de Max Bill, les interventions sont nettes, simples, répétitives et apparentes, pensées et réalisées avec le minimum de moyens » expliquent les architectes en charge du projet. Il s’agit en effet ici d’un patrimoine rare, le dernier témoin de l’intervention de l’architecte et designer sur la ville des rives du Léman, mais aussi l’un de ses projets les plus importants et persistant dans le domaine public, avec l’École de design de Ulm. Le plus grand défi pour les architectes de PONT12 vit cependant dans l’extérieur des lieux. Dans chacun de ses projets, Max Bill vouait une attention toute particulière au contexte et aux aménagements extérieurs. Adepte d’une approche rationnelle et raisonnée, le travail de l’architecte tend vers une sensibilité empruntée à sa passion pour le Japon  et ses jardins. Dans sa nouvelle version, le théâtre accentue cette relation à l’extérieur avec une composition offrant une ouverture sur le lac et les jardins. Dans le parc, le Théâtre de Vidy se détache alors sur le vert de la végétation environnante comme une œuvre d’art à part entière à qui auraient été rendue ses lettres de noblesse. Si le métal reluisant de l’acier inoxydable porte avant tout en lui la réalisation des normes énergétiques et acoustiques, difficile de ne pas admirer cette façade géométrique miroitante comme une sculpture. Une nouvelle peau qui vient également accueillir la création d’une œuvre d’art imaginée pour l’espace. </span></p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-23939" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ARebetez2-1024x683.jpeg" alt="" width="1024" height="683" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ARebetez2-1024x683.jpeg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ARebetez2-500x333.jpeg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ARebetez2-768x512.jpeg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ARebetez2-100x67.jpeg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ARebetez2-1464x976.jpeg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/ARebetez2-1200x800.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><b>Rencontres sous le regard de l’art<br />
</b>C’est une œuvre d’Augustin Rebetez qui vient mettre un point final à cette rénovation et annoncer la réouverture du théâtre en janvier dernier. S’inscrivant dans le cadre du Pour-cent culturel, cette commande à l’artiste n’est pas anodine. En effet, Augustin Rebetez a souvent été accueilli à Vidy dans le cadre de sa pratique, et cette contribution au nouveau théâtre tombe sous le sens. Il imagine et réalise alors un projet répondant aux deux lignes directrices de la commande : une œuvre visible de loin, et reliant les différents bâtiments du théâtre entre eux. Pour se faire, l’artiste fait le choix de deux interventions distinctes. La première réalisée en néon représente deux visages se faisant face, et symbolisant les Rencontres possibles que l’on peut réaliser dans le cadre de l’institution culturelle. « On peut y voir une relation amoureuse, un débat d’idées, un échange, quelque chose de circulaire, en mouvement. Et aussi quelque chose qui grandit, menaçant, et se tourne vers nous » explique l’artiste. La seconde partie de l’installation sera elle réalisée prochainement aux alentours du théâtre et viendra parer d’un décor peint son sol. Ces peintures figuratives viendront ainsi jouer le rôle d’une œuvre d’art, mais également guider le public vers les différentes entrées de Vidy, chacune d’entre elles dévoilant un nouveau monde à découvrir.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-23937" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Matthieu_Gafsou_S64-1024x819.jpg" alt="" width="1024" height="819" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Matthieu_Gafsou_S64-1024x819.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Matthieu_Gafsou_S64-500x400.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Matthieu_Gafsou_S64-768x614.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Matthieu_Gafsou_S64-100x80.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Matthieu_Gafsou_S64-1464x1171.jpg 1464w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
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		<title>Langage (d’architecture) vernaculaire</title>
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				<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 12:56:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurore de Granier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Cabo San Lucas]]></category>
		<category><![CDATA[designer]]></category>
		<category><![CDATA[Jennifer Kranitz]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[studio PROjECT]]></category>

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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><b>Quand l’architecture raconte une histoire<br />
</b>En partant en vacances à l’autre bout du monde, c’est un dépaysement et une incursion dans la culture locale que l’on espère. De la gastronomie à la culture, en passant également par l’architecture et le décor dans lequel nous séjournerons. À Cabo San Lucas, destination mexicaine phare, la designer et architecte d’intérieur Jennifer Kranitz, du studio PROjECT basé à Chicago, voulait offrir aux futurs locataires de cette villa de vacances une véritable plongée dans l’histoire et la culture mexicaine. En parlant de son projet, elle déclare sans équivoque la nécessité de donner une âme à une maison qui n’en possédait alors pas, un espace de location de plus dans un complexe de vacances uniforme. La villa de Cabo San Lucas est indéniablement enrichie d’une personnalité à part entière. Le projet, partant pour ainsi dire d’une page blanche, se devait avant tout de raconter une histoire aux futurs occupants, et à travers le choix du mobilier, des matériaux, des œuvres d’art, raconter l’histoire d’une région et d’une culture. À une époque où tout s’importe depuis l’étranger, et paradoxalement où l’apologie de la consommation locale est faite au quotidien, l’architecte avait pour souhait de trouver la majorité des matériaux et objets dans la plus grande proximité de la villa. « Une maison mexicaine devrait être remplie d’objets mexicains. Expédier des matériaux de Chine ou de San Diego à Cabo ? Pas question ! Nous voulions réduire notre impact » explique-t-elle. Une logique qui pendant des décennies a appartenu au passé, et qui pourtant est toujours restée très ancrée dans les constructions du pays d’Amérique Centrale, favorisant une architecture vernaculaire.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-23518" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/©Arturo-Yepez-683x1024.jpg" alt="" width="683" height="1024" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Le grand retour de l’organique<br />
</b>Dans le projet mené par Jennifer Kranitz, c’est le caractère organique de la demeure qui ressort au premier regard. Le choix de matériaux dans cette rénovation fait la part belle à la nature non altérée, aux matériaux bruts, et à la mise en valeur des ressources locales. Les coloris de la villa s’inscrivent dans une grande neutralité, au service d’une élégance épurée qui ne retire en rien le caractère organique du design. Les sols réalisés en pierre sourcée dans la région viennent répondre par leur tonalité effacée aux murs peints dans une couleur leur étant très proche, ponctuée par des cabinets en bois lui aussi puisé dans la région de manière durable. Mais au-delà de la base de la villa, ce sont ses apports décoratifs qui viennent faire toute la différence. Du côté du mobilier, le bois tzalam est à l’honneur, et vient répondre aux portes des différentes pièces et des espaces de rangement. Matériau omniprésent dans le projet, il est issu de diverses essences et a subi des traitements variés permettant son accumulation dans les objets tout en conservant un relief et en évitant un caractère uniforme. Pour l’adoucir, le tissu tient une place de choix, notamment dans la pièce à vivre. La pierre du sol est ici recouverte par un tapis en jute de la marque mexicaine La Metropolitana, tandis que le mobilier d’assise apporte de la texture grâce au bouclé du canapé et d’une chaise recouverte de fils végétaux. Naviguant dans les tons bruns, gris, et beige dans la totalité de la villa, Jennifer Kranitz se joue alors des textures, laissant une place de choix à l’organique. Ici pas de plastique ni d’artificiel, tous les matériaux sont naturels, se complétant les uns les autres et rappelant sans cesse la beauté du naturel. La table de la salle à manger reste l’exemple le plus flagrant. Elle aussi sourcée localement, elle offre au regard les imperfections du bois donnant immédiatement du caractère à la pièce. Objet fort, la table est entourée de chaises réalisées par un designer mexicain qui apportent un caractère indéniablement contemporain, utilisant ici une nouvelle fois le bois. Un travail de la matière qui est le résultat de créations d’artistes et artisans locaux, point d’orgue de cette villa de Cabo San Lucas.</p>
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<p><b>Valoriser l’artisanat<br />
</b>Comme le disait Jennifer Kranitz en présentant son projet, une maison mexicaine doit être remplie d’objets mexicains. Et c’est en suivant cette adage que l’architecte d’intérieur a sélectionné le mobilier et les éléments décoratifs de la villa. Ainsi, les pièces imaginées par des créateurs locaux s’accumulent. Dans le salon, une chaise entièrement fabriquée à la main et recouverte de centaines de fibres d’agave &#8211; un produit récupéré ici qui est généralement jeté comme déchet dans la production du mezcal &#8211; a été réalisée par l’artiste Angela Damman, basée dans le Yucatan, et elle côtoie une création AD HOC, soit un tabouret en noyer et laine tissée à la main. Les interventions d’artistes sont omniprésentes dans la villa, du mobilier aux objets décoratifs à l’image de l’imposant lustre tissé en corde de coton par la créatrice de bijoux Daniela Bustos Maya, possédant un atelier à Merida. Conçu exclusivement pour ce projet, le lustre s’impose comme une œuvre d’art au-dessus de la table en bois de la salle à manger. Oeuvre d’art aussi, mais cette fois-ci peinte à-même les murs dans la chambre réservée aux enfants. Plutôt que d’utiliser du papier peint, qui aurait été importé, Jennifer Kranitz décide de faire appel à l’artiste de Guadaljara Priscila Gonzalez Urrea pour venir représenter sur les murs la faune de la région. La villa de vacances imaginée par PROjECT se propose alors comme un voyage en elle-même. C’est une plongée dans l’univers du design et de l’art mexicain qui est ici réalisée, le tout avec en tête tout au long de sa réalisation la réduction de l&#8217;empreinte carbone et la valorisation du local. Une preuve que parfois il ne faut pas aller chercher si loin de chez soi pour trouver des merveilles.</p>
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