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	<title>Nyata Riad | Go Out!</title>
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	<description>Le magazine culturel genevois</description>
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		<title>Le bien-être en boîte</title>
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				<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 01:02:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nyata Riad]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien être]]></category>
		<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>D’où est né le concept de Swiss Beauty Box?  Je suis tombée dans les parfums à l’âge de 5 ans! C’est ce qui m’a conduite à une formation dans la vente-conseil avec une spécialisation en parfumerie sélective. J’ai travaillé pour de très belles enseignes comme Shiseido, Sisley ou encore Chanel. Mon moteur réside dans la transmission de ma passion et ... <a href="https://gooutmag.ch/le-bien-etre-en-boite/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><b>D’où est né le concept de Swiss Beauty Box?<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p>Je suis tombée dans les parfums à l’âge de 5 ans! C’est ce qui m’a conduite à une formation dans la vente-conseil avec une spécialisation en parfumerie sélective. J’ai travaillé pour de très belles enseignes comme Shiseido, Sisley ou encore Chanel. Mon moteur réside dans la transmission de ma passion et voir briller les yeux des personnes à qui je prodigue des conseils. J’ai toujours eu à coeur de mettre en valeur des marques atypiques, de niche, peu conseillées en grande surface. Ainsi, est née l’envie de donner de la visibilité à de jolies marques et faire découvrir des gestes éco-responsables, des produits naturels voire bio et changer les habitudes cosmétiques bien ancrées. Pour cela, je suis sans cesse en quête de nouveautés afin de les présenter aux personnes intéressées.</p>
<p><b>Comment se présentent vos box beauté?<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p>La composition de chacune des box se fait par thème. Par exemple, pour celle intitulée &#8211; <i>Je me ressource &#8211;</i> elle contient un très beau sac-baluchon, multi-usage pour un pique-nique avec des amis, à déplier comme une nappe, pour des achats improvisés dans la journée ou même comme tapis de méditation en pleine nature. A l’intérieur, on découvre plusieurs produits pour son corps mais également pour son chez soi. Ainsi, je propose des bâtons à parfum. J’y intègre également des produits pour se soigner au naturel avec la lithothérapie et les bracelets quartz rose ou encore le roll-on en aromathérapie. A noter que la valeur d’une box est toujours plus basse que les produits achetés séparément car l’idée est de faire découvrir ces marques en minimisant les risques.</p>
<p><b>A qui sont destinées ces box?</b></p>
<p>A tous ceux qui s’intéressent à la cosmétique et qui ont envie de changer leur habitudes ou qui souhaitent découvrir des nouveautés pour soi ou leur amis et qui ne veulent pas mettre n’importe quoi sur leur peau. Ici, l’efficacité est capitale. Je m’attèle à trouver des marques qui ne sont pas seulement naturelles mais effectives.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><b>Votre produit phare ou nouveauté du moment?</b></p>
<p>Je vais dire le savon-shampoing solide 3 en 1 de chez Karethic. On peut l’utiliser pour le corps, les cheveux et le visage. Efficace, il ne dessèche pas la peau et surtout il est exempt de plastique.</p>
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		<title>LA BÂTIE, SONGE D&#8217;UNE FIN D&#8217;ÉTÉ</title>
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				<pubDate>Fri, 23 Aug 2019 06:05:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nyata Riad]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Entre langueur estivale et effervescence de la rentrée, le pluridisciplinaire festival de la Bâtie fait office de parfaittrait d’union en cette période de transition que signentconjointement la fin du mois d’août et le début de celuide septembre. Il permet aux festivaliers en goguette – lamine bronzée et reposée, finalement plutôt contents de retrouver un rythme de vie plus cadré que ... <a href="https://gooutmag.ch/la-batie-songe-dune-fin-dete/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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<p>Entre langueur estivale et effervescence de la rentrée, le pluridisciplinaire festival de la Bâtie fait office de parfaittrait d’union en cette période de transition que signentconjointement la fin du mois d’août et le début de celuide septembre. Il permet aux festivaliers en goguette – lamine bronzée et reposée, finalement plutôt contents de retrouver un rythme de vie plus cadré que celui définipar les parasols et les pastis – de reprendre avec bonheur une vie urbaine et culturelle active. Cette année, la ma- nifestation s’étend sur dix-huit jours dévolus à tous lesaspects que peut prendre l’art mué en spectacle : théâtre,danse, performances et concerts se succéderont donc pour désaltérer les soifs de création contemporaine. Et La Bâtie promet de nous faire bouger, puisqu’elle arpentera le grand Genève et au-delà encore au gré des événements prévus. Une section artistique après l’autre, partons donc pour un (absolument pas exhaustif) tourguidé !</p>
<p>THÉÂTRE</p>
<p>Magistrale ouverture qu’offre le festival au théâtre deCarouge avec Tous des oiseaux de l’auteur, metteur enscène et comédien libano-québécois Wajdi Mouawad !Cette pièce polyglotte (allemand, hébreu, anglais et arabe) servie par de formidables comédiens traite del’histoire d’Eitan, jeune scientifique allemand d’origineisraélienne, et de ce que sa rencontre avec Wahida,étudiante américano-arabe, révèle des conflits de notreépoque, héritage toujours vivace des générations pré- cédentes. Encensé partout où il a été joué, soyez avertis que la première représentation (sur trois) de ce spectacle haletant tout au long de sa durée de presque quatreheures affiche déjà complet à la Bâtie !</p>
<div id="attachment_13622" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tous-des-oiseaux-de-Wajdi-Mouawad-©-Simon-Gosselin.jpg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-13622" class="size-medium wp-image-13622" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tous-des-oiseaux-de-Wajdi-Mouawad-©-Simon-Gosselin-500x333.jpg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tous-des-oiseaux-de-Wajdi-Mouawad-©-Simon-Gosselin-500x333.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tous-des-oiseaux-de-Wajdi-Mouawad-©-Simon-Gosselin-768x512.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tous-des-oiseaux-de-Wajdi-Mouawad-©-Simon-Gosselin-1024x683.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tous-des-oiseaux-de-Wajdi-Mouawad-©-Simon-Gosselin-100x67.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tous-des-oiseaux-de-Wajdi-Mouawad-©-Simon-Gosselin-1464x976.jpg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Tous-des-oiseaux-de-Wajdi-Mouawad-©-Simon-Gosselin-1200x800.jpg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>
<p id="caption-attachment-13622" class="wp-caption-text">Tous des oiseaux de Wajdi Mouawad<br />© Simon Gosselin</p>
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<div class="column">
<p>Autre performance de longue haleine, celle de Robert Cantarella avec Moi-même je me suis déçu, qui tape dans les neuf heures (!). Rassurez-vous, l’idée est ici que les spectateurs aillent et viennent à leur guise pour voir et surtout écouter les acteurs reprendre les entretiens radiophoniques des 50’s entre le célèbre critique Paul Léautaud et l’une des voix de l’ORTF, Robert Mallet. Ces joutes verbales traitant de tous les sujets sont d’autant plus délectables que le premier était surtout connu pour son impertinence éclairée et le second pour sa solennité. Avec Narcisse et Écho, le Berlinois d’ascendance hongroise David Marton – pianiste de formation – fait s’acoquiner théâtre et musique baroque et contemporaine en revisitant Les Métamorphoses d’Ovide, appuyé par son ensemble Road Opéra. Metteur en scène de génie, David Marton parvient dans son travail à faire résonner avec inventivité dramaturgie et mélodie tout en s’affranchissant des codes de l’opéra. Le résultat est unique, iconoclaste à souhait, et fait état d’une recherche approfondie des relations entre ces deux modes d’expressions. Toujours dans le registre des explorations transdisciplinaires, la gréco-genevoise Anna Lemonaki propose deux créations : BLEU, tout d’abord, ovni performatif entre texte, rock et vidéo, le tout évoquant et décor- tiquant en quinze tableaux la notion d’angoisse bien connue de l’artiste qui a souffert d’attaques de panique.Ensuite, avec FUSCHSIA SAIGNANT, elle explore les tourbillons insensés et indomptables de la passion amoureuse, mission pour laquelle elle sollicite sur scène les talents de deux acteurs, une danseuse de flamenco et un musicien, ainsi que&#8230; les paysages d’Islande.Volcanique !</p>
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<div class="column">
<p>DANSE</p>
<p>Du côté de la danse, on se réjouit tout particulièrement de découvrir Shadowpieces 0-IV de la chorégraphe ge- nevoise de longue date Cindy Van Acker. Il s’agit-là en effet d’une création pensée pour La Bâtie, soit cinq pièces d’environ dix minutes chacune interprétées en solo par quatre danseuses et un danseur dans le cadre d’un parcours sinuant de l’ADC aux Eaux-Vives jusqu’à la Place Sturm du quartier de la Cité (lieu du futur Pavillon de la danse). Chaque artiste a choisi son morceau parmi un panel puisant dans l’instrumental et l’électronique, et la chorégraphe a conçu en étroite collaboration avec elle ou lui le solo, prenant en compte morphologies, sensibilités, explosivité, mouvances naturelles de chacun-e. Tout droit débarquée de New York où elle se dessine comme une étoile montant de la scène contemporaine, la chorégraphe Nora Chipaumire, originaire du Zimbabwe où elle a passé sa jeunesse, livre avec #PUNK 100% POP*N!GGA un hommage en trois volets à autant d’icônes qui ont façonné sa fibre artistique, soit Patti Smith, GraceJones et Rit Nzele. Prenant la forme d’album chorégraphié, le show de Nora Chipaumire convie chant et danse en un cocktail explosif de « live art » qui fait voler en éclats les stéréotypes sur la féminité.</p>
<div id="attachment_13624" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Nora-Chipaumire-©-Ian-Douglas.jpg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-13624" class="size-medium wp-image-13624" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Nora-Chipaumire-©-Ian-Douglas-333x500.jpg" alt="" width="333" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Nora-Chipaumire-©-Ian-Douglas-333x500.jpg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Nora-Chipaumire-©-Ian-Douglas-100x150.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Nora-Chipaumire-©-Ian-Douglas.jpg 570w" sizes="(max-width: 333px) 100vw, 333px" /></a>
<p id="caption-attachment-13624" class="wp-caption-text">Nora Chipaumire<br />© Ian Douglas</p>
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<div class="column">
<p>MUSIQUE</p>
<p>Toujours bien servie à La Bâtie, la musique s’y annonce une fois encore délicieusement éclectique. Le mul- ti-instrumentiste new-yorkais Rhys Chatham, rendu célèbre par ses orchestres composés d’une centainede guitares électriques (!) se contentera au Pitoëff, dediriger un ensemble de huit talentueux musicos ducoin, dont « seulement » six guitaristes, ce à l’invitationdu trio (chant, guitare, piano) helvétique Pilot on Mars qui prolongera le plaisir grâce à son blues inspiré des auteurs majeurs de l’emblématique Beat Generation, soit Kerouac, Burroughs et consorts.</p>
<div id="attachment_13623" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Soweto-Kinch-©-Iza-Korsak.jpg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-13623" class="size-medium wp-image-13623" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Soweto-Kinch-©-Iza-Korsak-333x500.jpg" alt="" width="333" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Soweto-Kinch-©-Iza-Korsak-333x500.jpg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Soweto-Kinch-©-Iza-Korsak-768x1152.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Soweto-Kinch-©-Iza-Korsak-682x1024.jpg 682w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Soweto-Kinch-©-Iza-Korsak-100x150.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Soweto-Kinch-©-Iza-Korsak.jpg 853w" sizes="(max-width: 333px) 100vw, 333px" /></a>
<p id="caption-attachment-13623" class="wp-caption-text">Soweto Kinch<br />© Iza Korsak</p>
</div>
<p>En coréalisation avec l’AMR, La Bâtie convie le Britannique Soweto Kinch pour une session mâtinée de jazz et de hip hop, âmes sœurs musicales s’il en est. Saxophoniste alto virtuose (récompensé dans la compétition idoine du Montreux Jazz Festival en 2002), Soweto Kinch s’avère également être un MC fort doué, dans la lignée rap conscient de Q-Tip ou de The Roots. Avec les musiciens qui l’ont accompagné sur son al- bum Nonagram, le natif de Birmingham incarne à laperfection la fusion entre Mos Def et Sonny Rollins ; à découvrir absolument !</p>
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<div class="page" title="Page 39">
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<div class="column">
<p>CLUBBING</p>
<p>Pour celles et ceux qui auraient envie de se trémousser à des heures indues, La Bâtie propose quatre soirées en clubs – à audio, à la Gravière, au Zoo et à l’Abri – qui feront la part belle aux musiques électroniques, cela va de soi. On retrouve sur la line-up l’un des pontes de la techno de Detroit, Derrick May himself, pour un set dont on garantit qu’il restera dans les mémoires. La veille du Jeûne genevois s’appréciera aux sons orien- taux tendance psychédélique et house avec une soirée présentée par les gars du cru Ramin &amp; Reda, qui invitentpour l’occasion Insanlar et le DJ Bariş K à nous rejoindredepuis la Turquie. Quant à la jeune mais très demandée Sud-coréenne park hye jin, elle ambiancera le Zoo avec sa house puisant volontiers dans la techno.</p>
<div id="attachment_13621" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/박혜진-park-hye-jin-©-DR.jpg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-13621" class="size-medium wp-image-13621" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/박혜진-park-hye-jin-©-DR-335x500.jpg" alt="" width="335" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/박혜진-park-hye-jin-©-DR-335x500.jpg 335w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/박혜진-park-hye-jin-©-DR-768x1145.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/박혜진-park-hye-jin-©-DR-687x1024.jpg 687w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/박혜진-park-hye-jin-©-DR-100x149.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/박혜진-park-hye-jin-©-DR.jpg 1374w" sizes="(max-width: 335px) 100vw, 335px" /></a>
<p id="caption-attachment-13621" class="wp-caption-text">Park Hye Jin © DR</p>
</div>
<div class="page" title="Page 39">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p>MIAM !</p>
<p>Bien entendu, une présentation, aussi brève soit-elle, de cette édition du festival de La Bâtie, ne saurait faire l’impasse sur le restaurant éphémère (nommé Les Franges en 2019) qui ravira à n’en pas douter les papillesdurant la manifestation, tout en faisant office de lieucentral, mais aussi de bar, espace salon et même de marché gourmand. Exit la salle du Faubourg à deuxpas du QG du comité d’organisation : pour se délecter des savoureux et inventifs menus concoctés par les cheffesSiham Manamani (Le trois plis) et Clémentine Stoll (Les Savoises) il faudra se rendre du côté de la Maison communale de Plainpalais. Sans oublier de déguster lespâtisseries de Laure Platiau ! Le tout servi dans un décordétonnant créé par les mêmes orfèvres qui avaient tropi-calisé le Faubourg en 2018, soit Cédric Riffaud et sa teamde choc, épaulés cette année par Anne-Cécile Espinach. Un cœur battant où convivialité se veut le maître-mot, en parfaite harmonie avec l’esprit de La Bâtie.</p>
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		<title>Baez-er d’adieu à Montreux</title>
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				<pubDate>Mon, 17 Jun 2019 08:36:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nyata Riad]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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								<content:encoded><![CDATA[<p>Née en 1941 à New York, Joan Baez a bien vite réalisé qu’elledisposait d’un don fortrare:sa voix;nous y reviendrons. Entre deux ballottements à l’étranger et aux Etats-Unis dus au poste à l’UNESCO qu’occupe son père, la petite Joan triture du ukulélé, mais c’est un concert-révélation de Pete Seeger auquel elle assiste à l’âge de 13 ans qui la lancera sur la voie de sa destinée. Elle reprend ses chansons puis commence à se produire par-ci, par-là, avant d’acquérir sa première guitare acoustique à 17 ans –une Gibson. Désormais installée avec sa familleà Boston –alors berceau d’une scène folk en pleine ébullition –elle se fait un nom dans le milieuet le grave pour la postérité lors de sa prestation au Newport Folk Festival de 1959, suite auquel elle enregistre son premier album. S’enchaînent alors les succès, les concerts sold outet les albums, sur fond de marches pour les droits civiques des Afro-américains, contre la guerre au Vietnam et autres nobles causes au gré des injustices quele monde ne cesse de fomenter durant les décennies suivantes.</p>
<p>Surtout connue pour ses qualités d’interprète (de Woody Guthrie, Leonard Cohen, Stevie Wonder, Pete Seeger, des Beatles, des Stones, &#8230;), Joan Baez participe à faire de Bob Dylan une star en reprenant ses morceaux. Et pour cause, sa voix cristalline de soprano, capable de toutes les modulations et d’accrocher les aigus avec intensité sans jamais heurter les oreilles, souligne à merveille les textes poétiques et engagés de celui qui fut aussi l’un de ses grands amours. Une relation qui inspirera par ailleurs à Joan Baez l’une des plus belles chansons qu’elle ait écrite, Diamonds and rust. Si l’amour la guide dans ses textes et dans le choix de ses interprétations, c’est avant tout le militantisme qui l’anime. Pacifiste jusqu’à la moelle, la «Reine de la folk» chante depuis soixante ans contre toutes les formes d’oppression: racisme (qu’elle a elle-même subi en raison de ses origines mexicaines), homophobie, guerres, atteintes contre l’environnement, etc. De la lutte pour les droits civiques à Occupy Wall Street, en passant par des sit-in dans des arbres menacés, elle donne de sa voix et de sa personne pour tous les combats, jusqu’à trasher Donald Trump dans son bien-nommé morceau Nasty Man posté sur YouTube en 2017. Alors, pour toutes ces inoubliables chansons et émotions, pour cette énergie sans faille dévolue à la résistance, merci et farewellJoan, vous êtes un exemple qu’il est plus que jamais nécessaire de suivre.</p>
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		<title>Espérances ensevelies</title>
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				<pubDate>Wed, 22 May 2019 07:56:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nyata Riad]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Tout comme l’auteur d’Un Jardin de Sable, Jacky (ou parfois Jack) naît en mai 1931 dans une ferme près de Wichita, Kansas. Un accident de jeunesse d’autant plus malvenu de la part de sa mère Wilma et de son Suédois de père que le pays traverse une crise économique sans précédent. Sans compter que le géniteur du bébé, déjà pas ... <a href="https://gooutmag.ch/esperances-ensevelies/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><span data-contrast="auto">Tout comme l’auteur d’</span><i><span data-contrast="auto">Un Jardin de Sable</span></i><span data-contrast="auto">, Jacky (ou parfois Jack) naît en mai 1931 dans une ferme près de Wichita, Kansas. Un accident de jeunesse d’autant plus malvenu de la p</span><span data-contrast="auto">art de sa mère Wilma et de son S</span><span data-contrast="auto">uédois de père que le pays traverse une crise économique sans précédent. </span><span data-contrast="auto">Sans compter que le géniteur du bébé, déjà pas tellement au taquet pour ce qui concerne la prise en charge de sa nouvelle petite famille, a </span><span data-contrast="auto">le mauvais goût</span><span data-contrast="auto"> de mourir </span><span data-contrast="auto">prématurément </span><span data-contrast="auto">au volant d’une voiture, </span><span data-contrast="auto">avec</span> <span data-contrast="auto">accessoirement </span><span data-contrast="auto">Miss Wichita</span><span data-contrast="auto"> 1932</span><span data-contrast="auto"> pour passagère</span><span data-contrast="auto">. Désormais orphelin de père, Jack se retrouve rapidement sans mère,</span><span data-contrast="auto"> pour ainsi dire,</span><span data-contrast="auto"> celle-ci préférant mener une existence plus légère et confiant do</span><span data-contrast="auto">nc l’enfant à ses grands-parents</span><span data-contrast="auto">, les </span><span data-contrast="auto">MacDeramid</span><span data-contrast="auto">. </span><span data-contrast="auto">Cadre initial dans lequel évolue le gamin</span><span data-contrast="auto"> – avec déjà sa dose de détraquements –, la ferme familiale</span> <span data-contrast="auto">finit par être arrachée par la banque, les </span><span data-contrast="auto">MacDeramid</span><span data-contrast="auto"> étant alors contraints de déménager en ville d’une habitation</span><span data-contrast="auto"> plus sordide à une autre au fil</span><span data-contrast="auto"> des boulots qu’ils trouvent, </span><span data-contrast="auto">tâche</span><span data-contrast="auto"> compliqué</span><span data-contrast="auto">e</span><span data-contrast="auto"> par les tonitruantes diatribes anti-Roosevelt dont le </span><span data-contrast="auto">truculent patriarche John</span><span data-contrast="auto"> rabâche les oreilles</span><span data-contrast="auto"> à qui veut bien l’entendre, ou pas. Et bientôt, l’assistance publique et ses interminables files d’attente deviennent </span><span data-contrast="auto">une nécessité. Evidemment, ils trimballe</span><span data-contrast="auto">nt le petit Jacky avec eux, et lui perçoit le peu de confort qui s’amenuise encore, la marginalisation induite par les guenilles qu’il porte… Mais plus que tout, </span><span data-contrast="auto">sa mère lui manque, elle qu’il ne voit </span><span data-contrast="auto">jusqu’à un certain âge </span><span data-contrast="auto">qu’au gré de ses rares visites, toujours si jolie et apprêtée, incarnant la promesse d’une vie meilleure mais aussi l’écrin de ses désirs naissants, façonnés par un complexe d’Œdipe sacrément </span><span data-contrast="auto">hardcore</span><span data-contrast="auto">. </span><span data-contrast="auto">Et ce n’est pas le (prétendu ?) remariage de Wilma avec un certain Bill Wild – </span><span data-contrast="auto">chômeur </span><span data-contrast="auto">alcoolique et cogneur en série – ni la vie qu’il mènera avec eux deux qui calmera ses </span><span data-contrast="auto">perverses </span><span data-contrast="auto">ardeurs, bien au contraire… </span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">En suivant les soubresauts de la jeune vie de Jacky, Earl Thompson dépeint un monde où toute</span><span data-contrast="auto"> velléité morale est violée avant d’être pulvérisée par la masse de mots contenue dans cet immen</span><span data-contrast="auto">se roman</span><span data-contrast="auto">, qu’on se prend comme un parpaing en p</span><span data-contrast="auto">leine poire. Indigeste, ce livre</span><span data-contrast="auto"> ne l’est pas (bien que </span><span data-contrast="auto">parfois </span><span data-contrast="auto">traversé par d</span><span data-contrast="auto">es longueurs) : l’écriture est limpide, flirte avec une juste mesure de lyrisme</span><span data-contrast="auto"> qui offre de très beaux passages, le rythme est </span><span data-contrast="auto">bien </span><span data-contrast="auto">soutenu et le tout plus que prenant. Mais il hante le lecteur, forcément. Ces douze années </span><span data-contrast="auto">initiales</span> <span data-contrast="auto">de l’existence mouvementée de Jack</span><span data-contrast="auto"> le plongent dans la brutalité d’une réalité au jour le jour, à la poursuite </span><span data-contrast="auto">du moindre</span><span data-contrast="auto"> dollar qui permettra d</span><span data-contrast="auto">e payer le loyer d’un taudis et</span><span data-contrast="auto"> d’avaler un repas minable histoire de pouvoir recommencer le lendemain. Et parmi la gal</span><span data-contrast="auto">erie de personnages qui habite</span><span data-contrast="auto"> cette fresque de l’Amérique des oubliés, chacun gère le quotidien selon </span><span data-contrast="auto">les moyens qu’il ou elle a à bord : le vieux </span><span data-contrast="auto">MacDeramid</span><span data-contrast="auto">, graveleux à l’occasion,</span><span data-contrast="auto"> râle</span><span data-contrast="auto"> à qui mieux </span><span data-contrast="auto">mieux</span><span data-contrast="auto">, droit dans ses bottes rigidifiées par d</span><span data-contrast="auto">es convictions inébranlables, tandis que sa femme s’engonce dans les contraintes journalières et la piété, Wilma vend son corps </span><span data-contrast="auto">à des ouvriers ou des marines selon le bled dans lequel elle se trouve</span> <span data-contrast="auto">et </span><span data-contrast="auto">Bill picole, tabasse, baise,</span><span data-contrast="auto"> arnaque et va en taule</span><span data-contrast="auto"> de façon cyclique</span><span data-contrast="auto">. </span><span data-contrast="auto">Sans oublier tous les individus de passage, qui composent un véritable carnaval haut en couleurs de la misère et de la violence</span><span data-contrast="auto"> (ivrognes, pédophiles, nain agressif, prostituées à la pelle, violeurs, nympho obèse, encapuchonnés du KKK, &#8230;)</span><span data-contrast="auto">. </span><span data-contrast="auto">Pendant que Jack, zéro éducation en poche, se bricole un monde intérieur tortueux en fonction de ce qu’on lui a enfoncé dans le crâne et de ce qu’il a sous les yeux, captif comme tous les enfa</span><span data-contrast="auto">nts de la vie qu’on lui impose, mais avec l’obsession incestueuse en plus ; élément dérangeant de ce roman qui n’est </span><span data-contrast="auto">d’ailleurs </span><span data-contrast="auto">pas à mettre en</span><span data-contrast="auto">tre toutes les mains. Malgré tout</span><span data-contrast="auto">, on perçoit à t</span><span data-contrast="auto">ravers cet</span><span data-contrast="auto"> écheveau d’infamie l’</span><span data-contrast="auto">extraordinair</span><span data-contrast="auto">e force de l’espoir en l’avenir</span><span data-contrast="auto">, fabuleux artefact cognitif de l’instinct de survie</span><span data-contrast="auto"> :</span> <span data-contrast="auto">celui</span> <span data-contrast="auto">qui fait tenir Wilma debout sur ses jolies jambes, rêvassant d’une « vie normale » alors que son être </span><span data-contrast="auto">crie la douleur des passes et des coups</span><span data-contrast="auto"> ; celui du grand-père qui se traduit par sa véhémence verbale ; celui de la grand-mère dans la rédemption de l’au-delà ; celui de Jack dans des lendemains qui chantent</span><span data-contrast="auto">, bien qu’il ignore comment chanter juste…</span><span data-contrast="auto"> Et oui, c’est un très beau roman.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
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		<title>En mai, festoie à Lancy !</title>
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				<pubDate>Tue, 14 May 2019 10:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nyata Riad]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Mai au Parc fait partie de ces (trop rares) festivals qui présentent toutes les qualités pour plaire : un cadre pittoresque, une atmosphère conviviale, une affiche éclectique ravissant les yeux et les oreilles de toutes les générations, et le tout pour pas un sou ! Cette édition ne fait pas exception, puisqu’on y trouvera tant de la chanson poétique que de la ... <a href="https://gooutmag.ch/en-mai-festoie-a-lancy%e2%80%af/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><span data-contrast="auto">Mai au Parc fait partie de ces (trop rares) festivals qui présentent toutes les qualités pour plaire : un cadre pittoresque, une atmosphère conviviale, </span><span data-contrast="auto">une affiche éclectique ravissant les yeux et les oreilles de toutes les générations, et le tout pour pas un sou ! Cette édition ne fait pas exception, puisqu’on y trouvera tant de la chanson poétique que de la musique électronique, de la fanfare que de la pop,</span><span data-contrast="auto"> mais aussi</span><span data-contrast="auto"> des vélos-machines</span><span data-contrast="auto"> post-apocalyptiques</span><span data-contrast="auto">, des b</span><span data-contrast="auto">ains chauds et</span><span data-contrast="auto"> des shows lumineux, et même de la philosophie extraterrestre</span><span data-contrast="auto"> (oui, oui)</span><span data-contrast="auto">. </span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Ainsi, </span><span data-contrast="auto">du </span><span data-contrast="auto">côté </span><span data-contrast="auto">des scènes</span><span data-contrast="auto">, </span><span data-contrast="auto">celle</span><span data-contrast="auto"> du Grand Chapiteau accueillera vendredi le son planant sauce </span><span data-contrast="auto">synth</span><span data-contrast="auto">-pop de la coqueluche fribourgeoise </span><span data-contrast="auto">Muddy</span><span data-contrast="auto"> Monk avant de céder la place au groupe </span><span data-contrast="auto">Acid</span> <span data-contrast="auto">Arab</span><span data-contrast="auto">, qui fusionne avec habileté musique orientale et techno pour un résultat des plus hypnotiques. Ondulations garanties ! </span><span data-contrast="auto">Toujours dans le registre ensorcelant, mais sur la scène de La Plaine, Edwin van der </span><span data-contrast="auto">Heide</span><span data-contrast="auto"> régalera le public de ses performances mêlant son et projections 3D, </span><span data-contrast="auto">mis</span><span data-contrast="auto"> en résonance avec l’environnement propre dans lequel ils s’inscrivent. Puis c’est la déjantée </span><span data-contrast="auto">Rebeka</span> <span data-contrast="auto">Warrior</span><span data-contrast="auto"> (Sexy Sushi, </span><span data-contrast="auto">Mansfield.TYA</span><span data-contrast="auto">, </span><span data-contrast="auto">Kompromat</span><span data-contrast="auto">) qui</span><span data-contrast="auto"> se chargera de faire </span><span data-contrast="auto">jumper</span><span data-contrast="auto"> la foule avec un set techno survolté. Le lendemain, cette même scène présentera le Bal des Mollets Saillants lors duquel des artistes de rue délurés s’activent </span><span data-contrast="auto">en musique </span><span data-contrast="auto">sur les étranges bicyclettes susmentionnées. C’est ensuite aux sons des cuivres de la fanfare béninoise </span><span data-contrast="auto">Gangbé</span> <span data-contrast="auto">Brass</span><span data-contrast="auto"> Band que l’on ira se déhancher, peut-être </span><span data-contrast="auto">entre deux</span><span data-contrast="auto"> crochet</span><span data-contrast="auto">s</span><span data-contrast="auto"> vers le Grand Chapiteau</span><span data-contrast="auto">, </span><span data-contrast="auto">où la suave pop </span><span data-contrast="auto">indie</span><span data-contrast="auto"> d’</span><span data-contrast="auto">Infinite</span><span data-contrast="auto"> Bisous précédera la </span><span data-contrast="auto">perfo</span><span data-contrast="auto">’ </span><span data-contrast="auto">assez</span> <i><span data-contrast="auto">wtf</span></i><span data-contrast="auto"> des quatre musiciens autoproclamés « cyber troubadours » de Salut c’est cool.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MAP_affiche_2019_2-Medium.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="alignnone size-medium wp-image-12920" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MAP_affiche_2019_2-Medium-350x500.jpg" alt="" width="350" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MAP_affiche_2019_2-Medium-350x500.jpg 350w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MAP_affiche_2019_2-Medium-100x143.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/MAP_affiche_2019_2-Medium.jpg 537w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /></a></span></p>
<p><span data-contrast="auto">Autour de ces deux scènes, il s’agira </span><span data-contrast="auto">absolument </span><span data-contrast="auto">d’aller fureter plusieurs spectacles et installations</span><span data-contrast="auto">. Parmi ces dernières, il ne faudra pas manquer le Parachute senso</span><span data-contrast="auto">riel proposé par le </span><span data-contrast="auto">Kolectiv</span><span data-contrast="auto"> ARK</span><span data-contrast="auto"> (avec des projets passés par le CERN, la Fête des Lumières, le festival de la Bâtie,…) : immersion dans un univers de sensations inédites assurée. Le collectif </span><span data-contrast="auto">Ceres</span><span data-contrast="auto"> offre quant à lui un délicieux espace</span><span data-contrast="auto"> de détente formé dans les entrelacs d’une végétation lumineuse, authentique installation artistique où l’on pourra aussi savourer des cocktails de saison. Un verre qui ne sera sans doute pas de trop pour se remettre </span><span data-contrast="auto">du « Voyage en bordure du bord du bout du monde » auquel nous convie la géniale troupe franco-genevoise Les Trois Points de Suspension, odyssée rocambolesque entre vieux films d’épouvante et inspiration grand guignolesque, saupoudrée de la fameuse sagesse martienne qui vous aura sans doute </span><span data-contrast="auto">interpellé-e</span><span data-contrast="auto"> quelques lignes plus haut.</span><span data-contrast="auto"> A noter que c’est la dernière fois que la Ville de Lancy se charge de l’organisation de Mai au Parc, celle-ci passant le relais à une association y dévolue dès 2020. On lui souhaite d’ores et déjà autant d’inspiration !</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
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		<title>Electron : l’empire du soleil couchant</title>
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				<pubDate>Mon, 22 Apr 2019 16:58:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nyata Riad]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>C’est fort d’une sympathique mascotte ursine façon Kumamon et d’un credo sans ambages que le festival Electron envisage sa 16ème édition : « Replacer la culture de la nuit et de la fête au cœur de Genève ». On le sait, ladite culture a connu des temps pour le moins difficiles, mais semble renaître depuis quelques années en particulier par la revalorisation du ... <a href="https://gooutmag.ch/electron%e2%80%af-lempire-du-soleil-couchant/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><span data-contrast="auto">C’est fort d’une sympathique mascotte </span><span data-contrast="auto">ursine</span><span data-contrast="auto"> façon </span><i><span data-contrast="auto">Kumamon</span></i> <span data-contrast="auto">et </span><span data-contrast="auto">d’un credo sans ambages que le festival Electron envisage sa 16</span><span data-contrast="auto">ème</span><span data-contrast="auto"> édition : « </span><i><span data-contrast="auto">Replacer la culture de la nuit et de la fête au cœur de Genève </span></i><span data-contrast="auto">». On le sait, ladite culture a connu des temps pour le moins difficiles, mais semble </span><span data-contrast="auto">renaître depuis quelques années</span><span data-contrast="auto"> en particulier par la revalorisation du PAV comme secteur noctambules </span><span data-contrast="auto">friendly</span><span data-contrast="auto">, ceux-ci ne boudant pas leur plaisir lorsqu’il s’agit d’aller s’</span><span data-contrast="auto">enjailler</span><span data-contrast="auto"> à la Gravière, au Motel Campo, du côté du dernier-né Audio – l’enfant prodige ! </span><span data-contrast="auto">–</span> <span data-contrast="auto">ou encore lors des évènements ponctuels au Pavillon </span><span data-contrast="auto">Sicli</span><span data-contrast="auto">, notamment. On ne saurait sous-estimer à</span><span data-contrast="auto"> ce propos l’apport d</span><span data-contrast="auto">’Electron qui, forcé de se réinventer l’an dernier pour cause de complications budgétaires, a pris le parti de se délocaliser </span><span data-contrast="auto">du centre-ville </span><span data-contrast="auto">en investissant les Acacias, </span><span data-contrast="auto">popularisant le coin </span><span data-contrast="auto">avec un joli succès à la clé.</span><span data-contrast="auto"> Le festival réitère l’expérience ce printemps en étendant encore son périmètre d’activité puisqu’en plus du triptyque </span><span data-contrast="auto">du PAV et de l’historique Zoo, le petit dôme </span><span data-contrast="auto">Sicli</span><span data-contrast="auto"> fera office de lieu central durant le second weekend de la manifestation et que la buvette de la Pointe sera </span><i><span data-contrast="auto">the place to </span></i><i><span data-contrast="auto">be</span></i><span data-contrast="auto"> le 4 mai. Ce sans compter les événements artistiques connexes</span><span data-contrast="auto">, conférences et workshop au Commun, à l’HEPIA et à l’école CREA.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<div id="attachment_12723" class="wp-caption alignnone"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Sama-_C_-Roddy-Bow.jpg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-12723" class="size-medium wp-image-12723" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Sama-_C_-Roddy-Bow-333x500.jpg" alt="Sama ©Roddy Bow" width="333" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Sama-_C_-Roddy-Bow-333x500.jpg 333w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Sama-_C_-Roddy-Bow-768x1152.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Sama-_C_-Roddy-Bow-683x1024.jpg 683w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Sama-_C_-Roddy-Bow-100x150.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Sama-_C_-Roddy-Bow.jpg 1200w" sizes="(max-width: 333px) 100vw, 333px" /></a>
<p id="caption-attachment-12723" class="wp-caption-text">Sama ©Roddy Bow</p>
</div>
<p><span data-contrast="auto">Emblème bien trouvé pour réunir les couche-tard sous une même bannière, le lépidoptère nocturne qui ornait les affi</span><span data-contrast="auto">ches du festival en 2018 laisse </span><span data-contrast="auto">la place à une iconographie </span><span data-contrast="auto">réussie </span><span data-contrast="auto">évoquant</span><span data-contrast="auto"> la foisonnante nuit tokyoïte telle qu’elle se déploie à </span><span data-contrast="auto">Kab</span><span data-contrast="auto">ukicho</span><span data-contrast="auto">. A travers l’image, </span><span data-contrast="auto">l</span><span data-contrast="auto">e message, </span><span data-contrast="auto">toujours, </span><span data-contrast="auto">celui qui a pour ambition de faire briller la nuit et les plaisirs qu’elle est la plus à même d’offrir à ses </span><span data-contrast="auto">loyaux </span><span data-contrast="auto">partisans. Plaisirs qui se traduisent avant tout par la musique, bien entendu. Pour satisfaire les oreilles aiguisées de ses festivaliers, Electron</span><span data-contrast="auto"> – dont le programme a été annon</span><span data-contrast="auto">cé à la manière d’un journal télévisé, et en japonais s’il vous plaît ! –</span><span data-contrast="auto"> invite comme à l’accoutumée quelques pontes, parmi lesquels Laurent Garnier (qui n’a pas joué à Genève depuis dix ans), </span><span data-contrast="auto">l’orfèvre de la </span><span data-contrast="auto">deep</span> <span data-contrast="auto">tech</span> <span data-contrast="auto">Recondite</span><span data-contrast="auto">, </span><span data-contrast="auto">le New-Yorkais chantre de la techno underground </span><span data-contrast="auto">Function</span><span data-contrast="auto">, </span><span data-contrast="auto">ou la singulière et percutante </span><span data-contrast="auto">Maya Jane </span><span data-contrast="auto">Coles</span><span data-contrast="auto">.</span><span data-contrast="auto"> Au moins tout aussi réjouissants, les deux vendredis du f</span><span data-contrast="auto">estival proposent une programmation thématique prometteuse</span><span data-contrast="auto"> (et avec un </span><span data-contrast="auto">pass</span><span data-contrast="auto"> à 20 CHF pour la soirée, valable pour tous les clubs)</span><span data-contrast="auto">. Ainsi, le 26 avril réunit sous le label « First Time, First Class » une rib</span><span data-contrast="auto">ambelle d’artistes dont il s’agit du</span><span data-contrast="auto"> premier passage à Genève. On attend tout particulièrement le </span><span data-contrast="auto">set de SAMA’, DJ palestinienne de Ramallah qui envoie une techno</span><span data-contrast="auto"> complexe </span><span data-contrast="auto">sans transiger sur l’efficacité, </span><span data-contrast="auto">flirtant volontiers av</span><span data-contrast="auto">ec des percussions tribales</span><span data-contrast="auto">. Le 3 mai, la part belle est donnée aux labels et consorts qui dessinent les contours de la musique électronique contemporaine avec l’appellation « Labels de nuit ». A cette occasion</span><span data-contrast="auto">, chaque lieu s’acoquinera avec un genre musical et des icônes idoines : techno avec le label berlinois </span><span data-contrast="auto">Tresor</span><span data-contrast="auto"> à Audio ; house et disco avec le collectif </span><span data-contrast="auto">queer</span> <span data-contrast="auto">Honey</span> <span data-contrast="auto">Soundsystem</span><span data-contrast="auto"> et </span><span data-contrast="auto">Octo</span> <span data-contrast="auto">Octa</span><span data-contrast="auto"> à la Gravière ; </span><span data-contrast="auto">kuduro</span><span data-contrast="auto"> et baile funk au Motel Campo avec le label portugais Principe et Dj </span><span data-contrast="auto">Nervoso</span><span data-contrast="auto"> ; UK techno au Zoo avec le label </span><span data-contrast="auto">Whities</span><span data-contrast="auto"> et son fer de lance Nic </span><span data-contrast="auto">Tasker</span><span data-contrast="auto">.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">A noter </span><span data-contrast="auto">enfin </span><span data-contrast="auto">que</span><span data-contrast="auto"> dans une volonté </span><span data-contrast="auto">de rassembler </span><span data-contrast="auto">son public, </span><span data-contrast="auto">le festival</span><span data-contrast="auto"> propose plusieurs activités gratuites</span><span data-contrast="auto"> : </span><span data-contrast="auto">une exposition</span><span data-contrast="auto"> (les installations immersives du studio genevois SIGMASIX), les soirées du jeudi à Audio et à la Gravière, l’espace </span><span data-contrast="auto">Sicli</span><span data-contrast="auto"> pour une ambiance passant graduellement de </span><span data-contrast="auto">chill</span><span data-contrast="auto"> à plus cadencée, le spectacle de danse de la compagnie </span><span data-contrast="auto">BudGE</span><span data-contrast="auto"> et « Cocon », la chambre </span><span data-contrast="auto">anéchoïque</span><span data-contrast="auto"> sise à l’HEPIA</span><span data-contrast="auto"> (sur inscription)</span><span data-contrast="auto">. « </span><i><span data-contrast="auto">La chambre quoi ?</span></i><i><span data-contrast="auto">!</span></i><i><span data-contrast="auto"> </span></i><span data-contrast="auto">». </span><span data-contrast="auto">Anéchoïque</span><span data-contrast="auto">, soit une chambre sourde. L’o</span><span data-contrast="auto">ccasion unique d’écouter le </span><span data-contrast="auto">silence, au point de n’entendre plus que son propre sang faire son chemin dans ses veines</span><span data-contrast="auto">… Une</span><span data-contrast="auto"> expérience</span><span data-contrast="auto"> d’autant plus déroutante lorsque savourée entre deux bonnes doses de frénésie</span><span data-contrast="auto"> servies par Electron.</span></p>
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		<title>Cats</title>
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				<pubDate>Thu, 11 Apr 2019 10:45:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nyata Riad]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<title>Cully, tout de jazz et dolce vita</title>
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				<pubDate>Mon, 08 Apr 2019 17:18:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nyata Riad]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Le Cully Jazz Festival, c’est cette année plus de 140 concerts, dont 38 font partie de la programmation payant du IN. Ceux-ci sont répartis sur les trois scènes du festival – le Chapiteau, les Next Step et le Temple – et comptent près d’un quart d’artistes suisses. Impossible ici d’en faire le tour, on notera cependant la présence toujours appréciée ... <a href="https://gooutmag.ch/cully-tout-de-jazz-et-dolce-vita/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><span data-contrast="auto">Le </span><span data-contrast="auto">Cully</span><span data-contrast="auto"> Jazz Festival, c’est cette année plus de 140 concerts, dont 38 font partie de la programmation payant du IN. Ceux-ci sont répartis sur les trois scènes du festival – le Chapiteau, les </span><span data-contrast="auto">Next</span> <span data-contrast="auto">Step</span><span data-contrast="auto"> et le Temple – et comptent près d’un quart d’artistes suisses. Impossible ici d’en faire le tour, on notera cependant</span><span data-contrast="auto"> la présence toujours appréciée du trompettiste Erik </span><span data-contrast="auto">Truffaz</span><span data-contrast="auto"> (le 8 avril), accompagné pour l’occasion de son quartet et du rappeur helvétique bercé de </span><span data-contrast="auto">rastafarisme</span> <span data-contrast="auto">Nya</span><span data-contrast="auto">, pour une expérience live aux frontières du jazz, du hip hop et d’électronique. A l’ouverture du festival le 5 avril, on se réjouit de retrouver la légendaire chanteuse malienne </span><span data-contrast="auto">Oumou</span><span data-contrast="auto"> Sangaré. Elle revient avec son nouvel album </span><i><span data-contrast="auto">Mogoya</span></i><span data-contrast="auto">, le premier sorti depuis 2009. Véritable porte-drapeau du féminisme ouest-africain, </span><span data-contrast="auto">Oumou</span><span data-contrast="auto"> Sangaré – qui est également entrepreneuse à la ville – réchauffera </span><span data-contrast="auto">Cully</span><span data-contrast="auto"> de sa voix puissante. Le 9 avril, c’est le génialissime bassiste Stanley Clarke et son band composé de jeunes talents qui enflammeront le Chapiteau avec un live galvanisé par une énergie funk sans pareil. Grâce à son expérience et sa virtuosité, Stanley Clarke est l’un des rares musiciens à offrir ses lettres de noblesse à la basse, instrument si souvent et injustement relégué au second plan. </span><span data-contrast="auto">Enfin, le dernier soir du festival (le 13 avril) verra se produire </span><span data-contrast="auto">Yemen</span><span data-contrast="auto"> Blues, un fabuleux projet musical né de l’initiative du chanteur israélien </span><span data-contrast="auto">Ravid</span> <span data-contrast="auto">Kahalani</span><span data-contrast="auto"> mêlant sonorités arabisantes, latines et africaines pour un savoureux melting-pot mâtiné de jazz, de funk et de blues. A découvrir absolument ! </span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2018-©Marko-Stevic.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="size-medium wp-image-12642" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2018-©Marko-Stevic-500x333.jpg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2018-©Marko-Stevic-500x333.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2018-©Marko-Stevic-768x511.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2018-©Marko-Stevic-1024x682.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2018-©Marko-Stevic-100x67.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2018-©Marko-Stevic-1200x800.jpg 1200w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2018-©Marko-Stevic.jpg 1202w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p><span data-contrast="auto">Quant à l’offre gratuite du OFF, </span><span data-contrast="auto">cœur battant de l’événement, </span><span data-contrast="auto">dont la qualité et l’ambiance chaleureuse contribuent </span><span data-contrast="auto">haut</span><span data-contrast="auto">ement à la marque de fabrique si plaisante du </span><span data-contrast="auto">Cully</span><span data-contrast="auto"> Jazz Festival, elle se décline en une centaine de concerts sur dix-sept scènes, à écouter en déambulant d’un caveau, café ou scène extérieure à l’autre. </span><span data-contrast="auto">Rien</span><span data-contrast="auto"> de tel pour (</span><span data-contrast="auto">re</span><span data-contrast="auto">)découvrir des artistes confirmés ainsi que la foule de talents en herbe qui s’y produit, tout en profitant</span><span data-contrast="auto"> des joies de la viticulture locale, du bourg de </span><span data-contrast="auto">Cully</span><span data-contrast="auto"> et </span><span data-contrast="auto">des rivages du lac. </span><span data-contrast="auto">En 2018, ceux-ci ont accueilli pas moins de 70&rsquo;000 spectateurs – alors que la localité ne compte que 1&rsquo;750 résidents à l’année ; nul doute que cette 37</span><span data-contrast="auto">ème</span><span data-contrast="auto"> édition en attirera au moins autant prêts à </span><span data-contrast="auto">jouir de la </span><i><span data-contrast="auto">dolce </span></i><i><span data-contrast="auto">vita</span></i> <span data-contrast="auto">culliérane</span><span data-contrast="auto"> !</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2017-©Michel-Bertholet.jpg" data-wpel-link="internal"><img class="aligncenter size-medium wp-image-12643" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2017-©Michel-Bertholet-500x332.jpg" alt="" width="500" height="332" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2017-©Michel-Bertholet-500x332.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2017-©Michel-Bertholet-768x510.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2017-©Michel-Bertholet-1024x680.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2017-©Michel-Bertholet-100x66.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2017-©Michel-Bertholet-1464x973.jpg 1464w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/Cully-Jazz-2017-©Michel-Bertholet-1200x800.jpg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
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		<title>FIFDH : images au poing</title>
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				<pubDate>Fri, 08 Mar 2019 15:53:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nyata Riad]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Les droits humains en péril Les atteintes aux droits humains ne connaissent bien entendu pas les frontières et présentent une multitude de visages. Ainsi, pour s’y retrouver dans ce tourbillon de violence, de résistance, de questionnements – et accessoirement dans la programmation du festival –, le FIFDH mouture 2019 se décline en plusieurs axes majeurs. Outre les catégorisations d’ordre géographique, ... <a href="https://gooutmag.ch/fifdh-images-au-poing/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<h3 class="p1 intertitre"><span class="s1">Les droits humains en péril</span></h3>
<p class="p2">Les atteintes aux droits humains ne connaissent bien entendu pas les frontières et présentent une multitude de visages. Ainsi, pour s’y retrouver dans ce tourbillon de violence, de résistance, de questionnements – et accessoirement dans la programmation du festival –, le FIFDH mouture 2019 se décline en plusieurs axes majeurs. Outre les catégorisations d’ordre géographique, les thèmes prépondérants de cette édition sont les migrations, les mouvements citoyens, la justice, l’environnement, les médias, le numérique et l’innovation, la précarité et la santé. A noter que le festival s’ouvre le 8 mars, soit la journée internationale des droits des femmes, celles-ci étant particulièrement bien représentées de même que les problématiques liées aux discriminations faites à l’encontre de la moitié des représentants de notre espèce. Les offenses aux droits des personnes LGBT+ sont également mises en avant, notamment par l’hommage à la jeune Evdokia Romanova, militante condamnée en Russie pour « propagande homosexuelle »… Pour dresser au mieux un état des lieux de l’actuel champ de ruines des droits humains, le FIFDH propose donc de déconstruire l’articulation de ces thématiques les unes avec les autres, comme autant de fils rouges entremêlés de la vaste toile qui fait suffoquer l’humanité.</p>
<p class="p2">Tenu en marge du principal Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, le FIFDH lui fait écho mais de manière bien plus radicale que par les souvent timorés échanges en salons feutrés. Le festival est l’occasion pour les artistes, intellectuels et activistes de tout poil de se réunir à Genève, d’y présenter leurs œuvres – principalement des films –, de (re)mettre à jour des situations alarmantes de par le monde, de débattre, d’envisager des solutions et surtout de partager, y compris avec le public toujours plus nombreux (et jeune ! plus de la moitié des festivaliers a moins de 35 ans). Pour ce faire, le principe est donc toujours le même, résidant dans une savante orchestration entre les aspects « forum » et « film » tout en intégrant des supports alternatifs tels les conférences, rencontres, les expositions, le théâtre, la BD et même un hackaton ! Impossible ici de faire le tour de cet événement particulièrement fourni ; Go Out ! vous propose donc une sélection, nécessairement trop modeste – en plus d’être arbitraire – au regard de la richesse du programme.</p>
<div id="attachment_12301" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-12301" class="wp-image-12301 size-medium" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/EvdokiaRomanovaDR-500x263.jpg" alt="" width="500" height="263" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/EvdokiaRomanovaDR-500x263.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/EvdokiaRomanovaDR-768x403.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/EvdokiaRomanovaDR-1024x538.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/EvdokiaRomanovaDR-320x168.jpg 320w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/EvdokiaRomanovaDR-640x336.jpg 640w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/EvdokiaRomanovaDR-360x189.jpg 360w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/EvdokiaRomanovaDR-720x378.jpg 720w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/EvdokiaRomanovaDR-1080x567.jpg 1080w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/EvdokiaRomanovaDR-800x420.jpg 800w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/EvdokiaRomanovaDR-100x53.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/EvdokiaRomanovaDR.jpg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<p id="caption-attachment-12301" class="wp-caption-text">Evdokia Romanova © DR</p>
</div>
<h3 class="p1 intertitre"><span class="s1">Forum</span></h3>
<p class="p2">La soirée d’ouverture est dédiée aux femmes qui consacrent toute leur énergie à la défense des droits humains et donne la parole à trois d’entre elles, soit Sareta Ashraph, avocate enquêtant pour l’ONU sur les exactions de Daesh ; Hajer Sharief, engagée dans l’encouragement à la participation politique des femmes et des jeunes en Libye ; et Tetiana Pechonchyk, éminente défenseuse de la liberté d’expression en Ukraine. A cette occasion, c’est le documentaire multi-primé <i>On Her Shoulders</i> d’Alexandria Bombach qui sera projeté (en compétition dans la catégorie Documentaire de création). Celui-ci retrace l’épuisant combat de Nadia Murad, Prix Nobel de la Paix 2018, jeune yézidie anciennement captive de Daesh et qui, depuis sa fuite, s’est lancée corps et âme dans l’inlassable défense de son peuple. Mais à quel prix ?</p>
<p class="p2">Autre conséquence de la mainmise de Daesh et de l’ensemble des conflits et jeux de pouvoir stratégiques moyen-orientaux en cours sur l’actualité: la Palestine se trouve comme reléguée au placard. Pour en discuter, Pierre Krähenbühl, Commissaire général de l’UNRWA, et Me Noura Erakat, spécialiste des droits humains. Le film <i>The Occupation of the American Mind</i>, narré par Roger Waters (membre fondateur de Pink Floyd), démontre en parallèle à quel point les informations relatives à ce conflit sont biaisées dans les médias américains.</p>
<h3 class="p1 intertitre"><span class="s1">Documentaires de création</span></h3>
<p class="p2"><span class="s2">Dans le cadre du conflit israélo-palestinien encore, la combative avocate israélienne Léa Tsemel fait l’objet d’un film qui porte son nom, dressant le portrait de celle qui défend avec acharnement des Palestiniens de toutes obédiences depuis un demi-siècle. Honnie par beaucoup dans son pays, elle répond à ses parfois très menaçants détracteurs par une répartie sans pareil et des convictions farouches.</span></p>
<h3 class="p1 intertitre"><span class="s1">Grands reportages </span></h3>
<p class="p2">Parmi les douze reportages en compétition, <i>Strange Fish</i> de Giulia Bertoluzzi – aussi présenté dans le cadre d’un débat autour de la criminalisation de la solidarité –s’intéresse aux pêcheurs de Zarzis en Tunisie, qui retrouvent régulièrement des cadavres flottants de personnes ayant tenté la traversée de la Méditerranée, auxquels ils offrent systématiquement un enterrement.</p>
<p class="p2">Sur un ton plus léger bien qu’il traite d’une situation dramatique, <i>Hamada</i>, réalisé par Eloy Dominguez Serén, pose le regard sur une zone complètement oubliée du reste du monde : le Sahara occidental. Disputée aux Sahraouis par le Maroc depuis le retrait des colons espagnols en 1975, cette gigantesque étendue désertique s’est vue affubler par Rabat d’un mur de sable de 2700 km – agrémenté de mines antipersonnel, entres autres armes – visant à tenir à distance les indépendantistes. Avec pour résultat des camps de réfugiés isolés dans le désert depuis des décennies. <i>Hamada</i> donne la parole à des jeunes nés dans l’un de ces camps, des passionnés de mécanique occupés à bidouiller des voitures qui ne les emmèneront probablement jamais bien loin.</p>
<p class="p2">Mentionnons encore la présence du célèbre artiste et dissident chinois Ai Wei Wei qui présentera <i>XIMEI</i> aux côtés d’Andy Cohen, réalisateur de ce film consacré à Liu Ximei, jeune femme luttant pour les droits des personnes séropositives en Chine, dont beaucoup ont été contaminées lors de campagnes de dons du sang encouragées par le gouvernement dans les années 90. Mais encore, à une échelle très locale, <i>Opération Papyrus se</i> penche sur cette mesure inédite et tout juste achevée visant à régulariser le statut des « sans papiers » présents sur sol genevois depuis plus de dix ans.</p>
<h3 class="p1 itw-question intertitre"><span class="s1">Fictions </span></h3>
<p class="p2"><span class="s2">Du côté des réalisations fictives en compétition, citons <i>aKasha</i> du Soudanais Hajooj Kuka, qui conte l’histoire d’un jeune soldat parmi les rebelles alors au pouvoir, aussi épris de son AK-47 que de sa fiancée. Malencontreusement condamné à être arrêté suite à un retard après une permission, il se trouve en fuite avec un pacifiste et donc déserteur. Commence alors une épopée tragi-comique, tournée sur place avec des comédiens du cru.</span></p>
<p class="p2">Primé au Festival de Venise l’an dernier, <i>Manta Ray</i>, premier film de Phuttiphong Aroonpheng, dépeint le drame des Rohingyas par le biais de l’amitié improbable entre un pêcheur thaïlandais et un homme qu’il retrouve inconscient et muet, le tout servi par une ambiance sonore et visuelle ultra travaillée, laissant présager au cinéaste une grande carrière.</p>
<div id="attachment_12331" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LespecheursdeZarzismisalhonneurdansStrangeFishDR.jpg" data-wpel-link="internal"><img aria-describedby="caption-attachment-12331" class="size-medium wp-image-12331" src="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LespecheursdeZarzismisalhonneurdansStrangeFishDR-500x333.jpg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LespecheursdeZarzismisalhonneurdansStrangeFishDR-500x333.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LespecheursdeZarzismisalhonneurdansStrangeFishDR-768x512.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LespecheursdeZarzismisalhonneurdansStrangeFishDR-1024x683.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LespecheursdeZarzismisalhonneurdansStrangeFishDR-320x213.jpg 320w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LespecheursdeZarzismisalhonneurdansStrangeFishDR-640x427.jpg 640w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LespecheursdeZarzismisalhonneurdansStrangeFishDR-360x240.jpg 360w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LespecheursdeZarzismisalhonneurdansStrangeFishDR-720x480.jpg 720w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LespecheursdeZarzismisalhonneurdansStrangeFishDR-1080x720.jpg 1080w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LespecheursdeZarzismisalhonneurdansStrangeFishDR-800x533.jpg 800w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LespecheursdeZarzismisalhonneurdansStrangeFishDR-100x67.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/LespecheursdeZarzismisalhonneurdansStrangeFishDR.jpg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>
<p id="caption-attachment-12331" class="wp-caption-text">Les pêcheurs de Zarzis, mis à l&rsquo;honneur dans Strange Fish © DR</p>
</div>
<h3 class="p1 intertitre"><span class="s1">En partenariat</span></h3>
<p class="p2">Parmi la dizaine d’événements partenaires, citons la projection de <i>Docteur Junod, le troisième combattant</i>, de Romain Guélat et Jean-François Berger, ancien délégué du CICR tout comme l’était Marcel Junod (1904-1961), autour duquel tourne le film. Figure plutôt méconnue en des terres helvétiques qui l’ont pourtant vu naître, le Dr. Junod – médecin-aventurier à l’engagement humanitaire sans compromis – jouit d’une forte notoriété au Japon. Et pour cause, il fut le premier médecin étranger à débarquer avec des soins à Hiroshima en 1945. En sus du Japon, le tournage s’est poursuivi en République Démocratique du Congo sur les traces d’une cheffe de délégation du CICR, Christine Cipolla, et de l’héritage du Dr. Junod dans le cadre de missions de terrain qui ont bien changé depuis son époque.</p>
<h3 class="p1 intertitre"><span class="s1">Mais encore…</span></h3>
<p class="p2">Quantité d’expositions – photographiques en particulier – sont à découvrir en parallèle au festival, nous menant de Meyrin à l’Algérie, du Liberia à Hong Kong, de Gaza au Venezuela ; autant de périples en images qui nous rappellent que les violations des droits humains et leurs conséquences laissent leur empreinte absolument partout. Et pour en discuter – ou de tout autre chose ! – avec celles et ceux qui y ont eu affaire de façon certainement plus directe, des projections et repas sont prévus dans les centres d’hébergement collectif des Tattes et de Presinge.</p>
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		<title>La sélection de livres de Nyata</title>
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				<pubDate>Sat, 16 Feb 2019 22:17:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nyata Riad]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Léonard de Vinci anatomiste Talentueux, prolifique, touche-à-tout et visionnaire, Léonard de Vinci représente par excellence – et depuis un demi-millénaire tout de même ! – l’indétrônable incarnation du génie. Si le grand Leonardo est depuis fort longtemps acclamé pour sa production artistique (déjà largement reconnue de son vivant) et ses prouesses d’inventeur-ingénieur, une fascinante facette de ce personnage hors du ... <a href="https://gooutmag.ch/la-selection-de-livres-de-nyata/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<div class="wide-image"><img class="aligncenter size-medium wp-image-11935" src="https://gooutmag.ch//wp-content/uploads/1200Wgoout68_86-414x500.jpg" alt="" width="414" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200Wgoout68_86-414x500.jpg 414w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200Wgoout68_86-768x927.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200Wgoout68_86-848x1024.jpg 848w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200Wgoout68_86-100x121.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200Wgoout68_86.jpg 1200w" sizes="(max-width: 414px) 100vw, 414px" /></div>
<h3 class="p1 intertitre"><span class="s1">Léonard de Vinci anatomiste</span></h3>
<p class="p2">Talentueux, prolifique, touche-à-tout et visionnaire, Léonard de Vinci représente par excellence – et depuis un demi-millénaire tout de même ! – l’indétrônable incarnation du génie. Si le grand Leonardo est depuis fort longtemps acclamé pour sa production artistique (déjà largement reconnue de son vivant) et ses prouesses d’inventeur-ingénieur, une fascinante facette de ce personnage hors du commun demeure cependant moins célèbre : il fut également un formidable anatomiste. En complément de ses perçantes observations du vivant, de Vinci a procédé à de nombreuses dissections d’animaux et scruté les entrailles d’environ trente corps humains. De ces expériences, il a tiré quantité de croquis étourdissants de réalisme, des étapes <i>in utero</i> jusqu’à la mort, la patte reconnaissable entre mille du Florentin rehaussant évidemment au rang d’œuvres ces dessins scientifiques doublés de commentaires, ceux-ci trahissant somme toute l’appartenance de l’homme à son époque (recherche d’un idéal esthétique humain, perfection divine,…). Grâce à l’entremise d’Actes Sud, 87 de ces feuilles du maître sont à découvrir dans l’édition française du livre de Martin Clayton et Ron Philo, <i>Léonard de Vinci anatomiste</i>. En plus de ces captivantes et minutieuses reproductions, l’ouvrage met en résonance les travaux du génie avec les connaissances anatomiques et physiologiques d’aujourd’hui. Aussi beau que passionnant !</p>
<p class="p4"><b><i>Léonard de Vinci anatomiste<br />
</i></b>De Martin Clayton et Ron Philo<br />
Sortie en février 2019<br />
Actes Sud<br />
256 pages<br />
<a href="http://www.actes-sud.fr" target="_blank" rel="noopener follow external noreferrer" data-wpel-link="external" class="external-link">www.actes-sud.fr</a></p>
<hr />
<div class="wide-image"><img class="aligncenter size-medium wp-image-11896" src="https://gooutmag.ch//wp-content/uploads/1200Wgoout68_39-500x500.jpg" alt="" width="500" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200Wgoout68_39-500x500.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200Wgoout68_39-150x150.jpg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200Wgoout68_39-768x768.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200Wgoout68_39-1024x1024.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200Wgoout68_39-100x100.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200Wgoout68_39.jpg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></div>
<h3 class="intertitre">Born to Ice</h3>
<p class="p2">Fervent écologiste, le photographe naturaliste Paul Nicklen sait faire un usage intelligent des médias sociaux pour la bonne cause. Ainsi, cet intrépide canadien distille ses conseils en faveur de la protection des océans sur Twitter, par ses talents d’orateur habitué des fameux Ted Talks, ou encore en partageant ses sublimes clichés avec ses 5 millions d’abonnés sur Instagram. Mais c’est finalement avec un format bien moins 3.0 qu’il nous séduit le plus : le beau livre de photographies. Parmi la foule d’ouvrages de ce type publiés en fin d’année – Noël oblige – <i>Born to Ice</i> tient le haut du panier. Ce (très) gros bébé de près de 4 kg subjugue dès les premières images : que du grand format, beaucoup de double pages, une qualité irréprochable… et l’émotion qui transperce chaque feuille que l’on tourne. S’y succèdent en effet des clichés proprement renversants, qu’il s’agisse de paysages ou d’animaux, capturés lors d’expéditions qu’on devine intenses, menées du côté de l’Arctique et de l’Antarctique par Paul Nicklen. Cet homme qui a grandi sur l’île de Baffin, spécialiste de biologie marine et éminent photographe du magazine <i>National Geographic</i> nous livre ici tout son inconditionnel amour pour ces terres et océans des extrêmes, et pour toutes les créatures qui y vivent ; un véritable plaidoyer pour les pôles en somme. Ou lorsqu’art et science se conjuguent pour produire un manifeste écologiste infiniment plus éloquent que tous les <i>tweets</i> du monde…</p>
<p class="p4"><b><i>Born to Ice<br />
</i></b>De Paul Nicklen<br />
2018<br />
teNeues<br />
344 pages<br />
<a href="http://www.teneues-books.com" target="_blank" rel="noopener follow external noreferrer" data-wpel-link="external" class="external-link">www.teneues-books.com</a></p>
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		<title>Bestial bestiaire littéraire</title>
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				<pubDate>Thu, 13 Dec 2018 14:28:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nyata Riad]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Robert Penn Warren (1905-1989), immense poète, romancier et intellectuel, est à ce jour le seul écrivain à avoir été honoré de trois prix Pulitzer, dont l’un lui a été décerné pour son œuvre Tous les hommes du roi, publiée la première fois en 1946 et pierre angulaire de sa vie et de sa carrière. Dans ce roman construit sur fond ... <a href="https://gooutmag.ch/bestial-bestiaire-litteraire/" class="more-link" data-wpel-link="internal">Read More</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-medium wp-image-11757 aligncenter" src="https://gooutmag.ch//wp-content/uploads/1200WTous_les_hommes_du_roi_de_Robert_Penn_Warren-500x500.jpg" alt="" width="500" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WTous_les_hommes_du_roi_de_Robert_Penn_Warren-500x500.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WTous_les_hommes_du_roi_de_Robert_Penn_Warren-150x150.jpg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WTous_les_hommes_du_roi_de_Robert_Penn_Warren-768x766.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WTous_les_hommes_du_roi_de_Robert_Penn_Warren-1024x1021.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WTous_les_hommes_du_roi_de_Robert_Penn_Warren-100x100.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WTous_les_hommes_du_roi_de_Robert_Penn_Warren.jpg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><br />
Robert Penn Warren (1905-1989), immense poète, romancier et intellectuel, est à ce jour le seul écrivain à avoir été honoré de trois prix Pulitzer, dont l’un lui a été décerné pour son œuvre <em>Tous les hommes du roi</em>, publiée la première fois en 1946 et pierre angulaire de sa vie et de sa carrière. Dans ce roman construit sur fond de manigances politiques se dégagent les relents poisseux et lourds de culpabilité du Sud des Etats-Unis, les fronts dégoulinants de sueur des notables de province ventripotents y disputant la primauté avec la scélératesse déployée dans la course aux pouvoirs maigres et étendus. Au gré d’allers-retours dans le temps agencés avec finesse, on y suit l’étonnante trajectoire de Willie Stark, alias le Boss, bouseux têtu devenu gouverneur intransigeant, sauf avec le respect de la loi. Le tout sous le regard désabusé du narrateur, Jack Burden, observateur à la fois proche et détaché du Boss, collaborateur et membre de son entourage, ou plutôt de sa cour, qui se retrouve aux premières loges du drame qui se joue au fil des pages.</p>
<p>L’intrigue politique sert de fil rouge mais se présente en filigrane, prétexte à dévoiler les rouages sombres de l’âme humaine. <em>Tous les hommes du roi</em> est avant tout un roman qui transporte dans les strates du temps et le poids de son inexorable sentence, et celui de la filiation qui s’insinue ; un ouvrage où la sublime plume tour à tour lyrique puis acérée de Robert Penn Warren se mue en poignard qui se plante dans les tripes du lecteur, les expédiant en des cieux métaphysiques, distillant au passage son encre dans l’esprit de façon marquante. Une œuvre construite comme une toile d’araignée, belle, ciselée, inoubliable de par sa poétique délicatesse tout comme par sa force implacable.</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em>Tous les hommes du roi<br />
</em></strong>De Robert Penn Warren<br />
640 pages</p>
<hr />
<p><img class="size-medium wp-image-11753 aligncenter" src="https://gooutmag.ch//wp-content/uploads/1200WPersonne_ne_gagne_de_Jack_Black-500x500.jpg" alt="" width="500" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WPersonne_ne_gagne_de_Jack_Black-500x500.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WPersonne_ne_gagne_de_Jack_Black-150x150.jpg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WPersonne_ne_gagne_de_Jack_Black-768x766.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WPersonne_ne_gagne_de_Jack_Black-1024x1021.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WPersonne_ne_gagne_de_Jack_Black-100x100.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WPersonne_ne_gagne_de_Jack_Black.jpg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p>Fi de lyrisme, <em>Personne ne gagne</em> est le récit brut d’une vie affranchie ; publié en 1926, cet ouvrage autobiographique de Jack Black (né Thomas Callaghan en 1871 et décédé en 1932 dans des conditions mystérieuses), transporte le lecteur dans l’univers en pleine mutation des Etats-Unis à l’orée du XX<sup>ème</sup> siècle, mais reste pourtant terriblement actuel par ce refus des conventions qui l’habite de part en part.</p>
<p>Très tôt orphelin de mère, flanqué d’un père qui a d’autres chats à fouetter, le jeune Jack passe vite de la fin de l’internat chez les bonnes sœurs à une vie sur la route et sur les rails, au jour le jour, d’une aventure à l’autre. L’homme étant un animal social, il s’acoquine rapidement de la généralement bienveillante compagnie des <em>hobos</em> rencontrés en chemin et ne perd pas une miette de leurs conseils avisés sur l’art de survivre totalement libre dans l’Ouest américain de la fin du XIX<sup>ème</sup>. De petits larcins en maîtrise de l’art du perçage des coffres-forts, de séjours en prison ponctuels à la cavale quasi permanente, le gamin à la tête pleine de rêves simples se mue au fil des pages en malfrat rodé aux techniques du crime et largement accro aux fumeries d’opium et aux salles de jeux… jusqu’à ce que l’histoire prenne un tour encore différent.</p>
<p>Pas manichéen pour deux sous, Jack Black livre un récit d’une honnêteté déconcertante, une analyse fine de ce qui pousse des individus vers la marge et de la violence inhérente à un système judiciaire qui torture et condamne à mort. Son regard aguerri n’est complaisant ni à l’égard de ceux qui se prélassent dans l’aveuglement bien-pensant, ni sur le prix à payer pour s’en extraire et le combat quotidien pour préserver sa liberté. « Personne ne gagne », en effet, si ce n’est l’intemporalité de cette affirmation.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Personne ne gagne<br />
</strong></em>De Jack Black<br />
480 pages</p>
<hr />
<p><img class="size-medium wp-image-11725 aligncenter" src="https://gooutmag.ch//wp-content/uploads/1200WEt_quelquefois_jai_comme_une_grande_idée_de_Ken_Kesey-500x500.jpg" alt="" width="500" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WEt_quelquefois_jai_comme_une_grande_idée_de_Ken_Kesey-500x500.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WEt_quelquefois_jai_comme_une_grande_idée_de_Ken_Kesey-150x150.jpg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WEt_quelquefois_jai_comme_une_grande_idée_de_Ken_Kesey-768x766.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WEt_quelquefois_jai_comme_une_grande_idée_de_Ken_Kesey-1024x1021.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WEt_quelquefois_jai_comme_une_grande_idée_de_Ken_Kesey-100x100.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WEt_quelquefois_jai_comme_une_grande_idée_de_Ken_Kesey.jpg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p>Plus de vingt personnes et huit ans de travail : voilà le niveau d’exigence qu’ont requis la traduction et l’édition de ce monument de littérature par Monsieur Toussaint Louverture – un acharnement qui mérite la reconnaissance éternelle de nombreux lecteurs francophones. Car <em>Et quelquefois j’ai comme une grande idée</em> de Ken Kesey (1935-2001), plus connu pour avoir écrit <em>Vol au-dessus d’un nid de coucou,</em> est la définition même du chef-d’œuvre : une claque magistrale et inoubliable.</p>
<p>A l’aube des années soixante dans un petit bled côtier de l’Oregon où tout et tous subsistent grâce au commerce du bois, une communauté de bûcherons en grève rencontre la résistance d’un clan local, les irréductibles Stamper, ces hommes aux yeux verts qui persistent à exploiter la forêt et vendre leur bois à une importante compagnie. Rarement la description de la trame d’un roman n’aura dit si peu à son sujet : si <em>Et quelquefois j’ai comme une grande idée</em> traite des luttes syndicales, celles-ci ne représentent qu’une part infime des combats qui émaillent l’ouvrage, par ailleurs servi par une remarquable écriture, jamais pesante. Combat permanent mené contre la nature – protagoniste principale, somptueusement dépeinte –  impitoyable, fourbe, débordante à l’image de la rivière Wakonda Auga, ses flux et reflux, et de ces arbres vaillants qu’il faut abattre ; combat contre la fatalité de la filiation et des rivalités fraternelles, contre l’âcre poison distillé par la rancœur, contre les non-dits qui déforment les vies en silence, jour après jour… Grâce à une narration très habile servie par des astuces typographiques, on navigue entre la description des scènes, les dialogues et les voix intérieures des personnages : le résultat engloutit le lecteur et en marque l’esprit aussi intensément que du vécu hors norme.</p>
<p>C’est résolument l’un de ces livres, ceux dont on osait à peine rêver l’existence, dont on tourne la dernière page dans la douleur, sans tout à fait réaliser alors qu’il nous aura chamboulé pour toujours ; une lecture indispensable.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Et quelquefois j’ai comme une grande idée<br />
</strong></em>De Ken Kesey<br />
896 pages<br />
<a href="http://www.monsieurtoussaintlouverture.net" target="_blank" rel="noopener follow external noreferrer" data-wpel-link="external" class="external-link">www.monsieurtoussaintlouverture.net</a></p>
<hr />
<p><img class="size-medium wp-image-11744 aligncenter" src="https://gooutmag.ch//wp-content/uploads/1200WLe_Dernier_stade_de_la_soif_de_Frederick_Exley-500x500.jpg" alt="" width="500" height="500" srcset="https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WLe_Dernier_stade_de_la_soif_de_Frederick_Exley-500x500.jpg 500w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WLe_Dernier_stade_de_la_soif_de_Frederick_Exley-150x150.jpg 150w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WLe_Dernier_stade_de_la_soif_de_Frederick_Exley-768x766.jpg 768w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WLe_Dernier_stade_de_la_soif_de_Frederick_Exley-1024x1021.jpg 1024w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WLe_Dernier_stade_de_la_soif_de_Frederick_Exley-100x100.jpg 100w, https://gooutmag.ch/wp-content/uploads/1200WLe_Dernier_stade_de_la_soif_de_Frederick_Exley.jpg 1200w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p>Roman pour partie autobiographique (mais jusqu’où ?), <em>Le dernier stade de la soif </em>pourrait être le manifeste de tous les génies incompris. Génial, Frederick Exley (1929-1992) l’était assurément, et donc forcément une âme à la marge.</p>
<p>Alcoolique notoire, lettreux bourré de références, artiste de l’auto-sabotage affectif et professionnel, fan absolu de l’équipe de football américain new-yorkaise des Giants et au bénéfice de plusieurs passages en institutions psychiatriques, Exley le bigarré croque avec autodérision, lucidité et une plume stupéfiante une existence hors norme et parsemée d’échecs. Au fil de ceux-ci, racontés dans une chronologie saccadée par les souvenirs qui remontent à la surface et l’analyse qui en découle, il parcourt les Etats-Unis d’un bout à l’autre au cours des années 50 et 60, ponctuant son périple de séjours à l’asile et de rencontres plus incroyables les unes que les autres ; tellement invraisemblables, d’ailleurs, que ces personnages parfaitement hallucinants doivent obligatoirement tirer leur sève du vécu de l’auteur, ce qui en dit long sur sa densité, croyez-le bien. Bien entendu, Frederick Exley se frotte à la « normalité », s’y insinue et prétend s’y complaire par moments, mais il se trouve toujours comme rattrapé par son authentique lui-même, vaincu par sa propre moelle et une inexorable fatalité.</p>
<p>L’écrivain maudit ne se laisse cependant jamais happer par l’auto-apitoiement, et livre une œuvre pleine de relief, aussi drôle que touchante, un vrai délice doux-amer. Grâce à son panache et son acuité sur lui-même et le monde qui l’entoure, Frederick Exley se dessine comme un héros : il incarne l’antithèse du rêve américain, et <em>Le dernier stade de la soif</em> se révèle la sublimation qui émane des fissures putrescentes de l’hypocrite masque qui habille ce sournois mirage.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong> </strong><strong>Le dernier stade de la soif<br />
</strong></em>De Frederick Exley<br />
512 pages</p>
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		<title>Unknown Mortal Orchestra</title>
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				<pubDate>Thu, 08 Nov 2018 12:09:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nyata Riad]]></dc:creator>
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